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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 21:54

 

FRANCO

Version française – FRANCO – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Franco – Paolo Pietrangelis.d.

 

 

 

 

quelqu'un qui s'en va à la recherche des chansons et qui les récolte afin qu'elles ne se perdent plus. Par ailleurs, il était lui-même interprète de ces chansons populaires.

 

 

 

Ohlàlà, la tête que tu nous fais, Lucien l'âne mon ami… Reprends tes esprits, détends-toi, je comprends bien ton désarroi. Mais, tu le sais pourtant qu'il y a plein de gens qui portent ce prénom de Franco. Allons, il ne s'agit pas du tout d'une canzone qui ferait le panégyrique de ce sinistre tyran espagnol.

 

 

Tu ne te trompais pas, Marco Valdo M.I. mon ami, j'étais plus que perplexe quand j'ai vu ce titre… Je suis très sensible aux titres et là, je te l'avoue, j'étais pour le moins étonné. Mais, dis-moi alors de qui, de quoi il est vraiment question…

 

 

Comme tu l'imagines, il s'agit d'un homme prénommé Franco, comme je te l'ai dit, c'est un prénom fort répandu. Donc, le Franco dont il est question ici, je te l'assure était un type bien, un gars que tu aurais eu saisir à rencontrer… Il exerçait l'honorable profession de « chercheur en chansons »…

 

 

Chercheur en chansons… De quoi s'agit-il ?

 

 

Mais tout simplement de quelqu'un qui s'en va à la recherche des chansons et qui les récolte afin qu'elles ne se perdent plus. Par ailleurs, il était lui-même interprète de ces chansons populaires. En fait, il poursuivait le même objectif que nous ici… en considérant la chanson comme un des modes d'expression les moins muselés de faire circuler la parole en liberté. Là où les industries culturelles échouent tant elles sont sous la coupe des gens d'argent et de pouvoir, la chanson – entendons, essentiellement la chanson populaire et la chanson dite d'auteur, la chanson qui a mis son point d'honneur à ne paraître jamais à la télévision, comme disait Léo Ferré [[7786]], qui en matière de chansons en connaissait un bout, donne vie et voix à cela-même qu'on veut occulter et parfois même, carrément, interdire.

 

Mais qui était-il ?

 

C'était Franco… Franco Coggiola. Rassembleur de chansons, de son état.

 

 

Oui, en effet, c'est un très beau métier qu'il faisait ce Franco-là. Quant à nous, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde télévisuel, étranglé, asphyxié et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 

 

Comme la chose serait plus opportune
S'il n'y avait plus personne
Si disparaissaient jamais les commerçants
Les ouvriers, les employés et les étudiants.

Disparus comme fumée au vent
Disparus comme l'an mil neuf cent
Dans un nuage un peu rougeâtre
Impressionnés sur une plaque

Derniers signes d'un siècle évanescent.

Je perdis conscience déjà à Guernica
Sauvé par une amie, déjà
Je repris connaissance à Stalingrad, bientôt
Poignardé malgré moi par ces salauds de Salò.

En voyage organisé
Je suis allé en Bolivie avec Che
Puis au Chili avec Allende
Un communiste ne se rend jamais
Nous avons libéré Saigon, pas vrai ?
Et tintèrent nos verres.
Aujourd'hui se moque d'hier
Pendant quarante ans otage
Prisonnier d'un village.
Place Fontana et puis Bologne
Entre Brescia et la honte
Les années de plomb dans les poumons
On n'écrivait plus de chansons
Plus jamais nous ne chantions.

Voleurs, clowns et danseuses
Puis ils nous jetèrent à la frontière
Un mur nous tomba sur la tête
La TV sera le futur
Mais il n'y a plus d'avenir.

Non, il ne servirait d'ailleurs à rien
S'il n'y avait plus personne
À qui confier la mémoire
Nous nous défions de l'histoire
Depuis que Franco, tu es parti si loin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

FRANCO
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Marco Valdo M.I.
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 22:34

 

Tract

 

Canzone française – Tract – Marco Valdo M.I. – 2014

 

Le Livre Blanc 10

 

Opéra-récit contemporain en multiples épisodes, tiré du roman de Pavel KOHOUT « WEISSBUCH » publié en langue allemande – Verlag C.J. Bucher, Lucerne-Frankfurt – en 1970 et particulièrement de l'édition française de « L'HOMME QUI MARCHAIT AU PLAFOND », traduction de Dagmar et Georges Daillant, publiée chez Juillard à Paris en 1972.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évidemment, mon ami Lucien l'âne, comme dans toute affaire qui fait l'objet de polémiques, de communiqués, de rétraction… On voit fleurir d'autres types de réactions. Ainsi voit-on surgir de ce qui était un vide vertigineux des libelles, des feuillets, des feuilles, des papiers, des tracts. D'où sortent-ils ? On ne sait… Mais ils sont là…

 

 

Oh, les libelles et tout ça, les tracts, je connais ça. J'en ai vu depuis fort longtemps ; dès qu'on a pu imprimer, même rudimentairement, dès que l'on eut le papier, ils sont apparus. Le tract est l'arme du réprouvé, il est la voix du faible, il passe le mot sous le manteau. Il peut se répandre à petites doses, venter comme la brise sur l'océan ou déferler comme des vagues marines. Donc, la chanson est un tract, c'est bien ça ?

 

 

Exactement. Une chanson-tract ou un tract en chanson. Mais pas n'importe quel tract, un tract poétique et comme bien des tracts, d'une virulence explosive. Et c'est bien son but, frapper comme une balle. Pas n'importe quel tract, c'est le tract que les jeunes adressent à leurs pères, autrement dit aux pouvoirs en place. Il y a dans ce tract comme un souffle de jeunesse, une sorte de concentré de ce qui se disait à la fin des années soixante du siècle dernier et qui – il faut l'espérer – resurgira au prochain printemps.

 

 

Il me semble aussi entendre d'autres voix, venues d'un autre temps… Par exemple, ces mots de justice et liberté étaient le nom d'un mouvement de résistance sous le fascisme et on les entendit aussi, dans la France de la fin du siècle des Lumières, puis dans l'Europe de 1848… Et bien souvent aussi, ailleurs. On dirait un recommencement, une sorte d'éternel retour…

 

 

Mais c'est de cela qu'il s'agit, Lucien l'âne mon ami, c'est là un épisode classique de la Guerre de Cent Mille Ans et la revendication qu'il porte de changer le monde pour changer la vie devra bien un jour être rencontrée. Car, vois-tu, cette exigence est plus profonde que certains se plaisent à l'imaginer ; elle résulte d'une insatisfaction abyssale, née précisément du trop plein, née cette avalanche de choses, née de la marchandisation du temps et de la vie elle-même. Pour dire les choses plus précisément encore : née de la réification du monde… Ils ont transformé le monde en choses et par le fait-même, ils ont condamné la vie à l'inertie quotidienne.

 

 

Ce sont, écoute bien ce que je dis, Marco Valdo M.I. mon ami, ce sont des apprentis sorciers que ces bâtisseurs d'empire et malgré leur morgue et leur puissance, et sans doute en raison de leur morgue et de leur puissance, telle la vague de la mer cent mille fois recommencée, revient le lancinant propos :

 

« Quant à nous, oui, nous...

Nous, nos espérances sont infinies.

Nous voulons changer la vie,

Nous voulons changer tout. »

 

 

 

L'Histoire n'est pas finie, en effet, dit Marco Valdo M.I. elle n'arrête pas de jouer des tours à ceux qui entendent l'arrêter. Comme si on pouvait arrêter le temps.

 

 

Et nous, pour notre part, nous poursuivons notre notre tâche et nous tissons, imperturbables, le linceul de ce monde ronflant, mercantile, dogmatique, croyant et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

 

Comme les ours,

Vous hibernez.

Vous n'êtes plus dans la course,

Il vous faut vous réveiller.

Ô pères et autres vieux

Chevaux domestiqués aux tristes yeux

Pris dans les œillères

Ô pères, aux vérités mensongères

Aux mille dogmes, aux mille crédos,

Cette prison de machines emplie,

Croulant sous les frigos, les autos,

C'est votre monde sans vie.

 

 

Quant à nous, oui, nous...

Nous, nos espérances sont infinies.

Nous voulons changer la vie,

Nous voulons changer tout.

Nous, au nom de l'humanité,

De l'avenir, du futur du monde

Contre votre bêtise, contre votre lâcheté,

Votre sclérose, votre hypocrisie immondes,

Au nom de Jean Huss, de Giordano Bruno,

De Galileo Galilée, de tous les réprouvés,

Nous voulons créer un monde nouveau,

Un monde de justice et de liberté.

 

 

Alors, nous allons tout boycotter

Vos églises : boycotter

Vos partis : boycotter

Votre presse : boycotter

Votre radio : boycotter

Vos télés : boycotter

Vos cinémas : boycotter

Vos magasins : boycotter

Vos écoles : boycotter

Et vos universités.

Nous boycotterons tout

Car de votre monde, nous, on s'en fout !

 

Tract
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Marco Valdo M.I.
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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 20:24

 

LE RÊVE

 

Version française – LE RÊVE – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Il sogno – Franca Rame – 1977

Paroles de Dario Fo et Franca Rame

Musique de Fiorenzo Carpi

 

 

En amoureux, il m'a emmenée au ciné

C'était un beau film, mais sur la pellicule

Ne jouaient pas des artistes étrangers,

C'était nous les protagonistes.

 

 

 

 

La vie est un rêve… Ainsi parlait Calderon de la Barca vers 1635. Enfin, il l'écrivait sous forme de pièce de théâtre : « La vida es sueño ». Une histoire assez alambiquée dont je ne t'entretiendrai pas. Mais il reste ce titre plus grand que l'aventure de Sigismond… Donc, le rêve...

 

 

Ou le cauchemar ou le fantôme ou le fantasme… ou comme le spectre qui hante le Manifeste du parti communiste, dont accoucha le couple Karl Marx et Friedrich Engels, il y a un peu plus d'un siècle. Ou l'esprit comme celui qui se cachait dans la queue du chat, dit Lucien l'âne en éclatant d'un rire franc et massif. (https://www.youtube.com/watch?v=69S4GTFJg3A)

 

 

Certes, mais la canzone de Fo et Rame n'a pas de prétention, elle raconte un rêve qui rêve du monde d'au-delà de la Guerre de Cent Mille Ans, une journée dans un temps où auraient abandonné la course à la richesse, n'auraient plus ce sentiment pervers et destructeur qu'est l'envie, ne nourriraient plus d'ambition, vivraient sans arrogance, un monde matériellement simple et humainement complexe d'où la pauvreté aurait chassé la misère.

 

 

Que voilà un beau rêve et même si ce n'est qu'un rêve… Alors, Marco Valdo M.I. mon ami, raison de plus pour reprendre notre tâche et tisser encore et toujours le linceul de ce vieux monde ambitieux, avare (vis-à-vis des pauvres et des miséreux), arrogant, absurde, aboulique et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 

L'autre nuit j'ai rêvé

Qu'à l'usine j'étais à travailler

Et près de mon métier

L'ingénieur travaillait

Moi, à manipuler les peignes, je l'initiais

Et lui m'a même dit merci,

C'était gentil.

On n'entendait pas ce grand vacarme

On ne sentait pas la pestilence de teinture,

Ma tante accordait les pauses,

On allait tranquilles, c'était commode.

Sans même le demander, j'allais

Aussi aux cabinets

Et assise à mon aise, je lisais

Tout un grand journal

Où on voyait ce titre phénoménal :

« Travailler peu, vivre beaucoup ».

Je suis allée sur le coup

Faire une petite balade

Dans un grand parc rempli d'enfants

Et dans ma promenade

Je vis sur la pelouse mon enfant.

Mon enfant m'a pris par la main

Et m'a ramenée à notre maison.

On vivait au premier étage,

Ce n'était pas un de ces immeubles

Où nous sommes maintenant, comme en prison.

Mon mari était déjà rentré,

En congé, il faisait la lessive

Il faisait la lessive et n'était pas enragé

En amoureux, il m'a emmenée au ciné

C'était un beau film, mais sur la pellicule

Ne jouaient pas des artistes étrangers,

C'était nous les protagonistes.

Tous des gens du coin.

L'un se levait et nous demandait

Ce dont il avait besoin ;

Tous on en discutait,

Et puis après, chaque question

Trouvait sa solution.

Personne ne faisait le fanfaron,

Aucun n'avait l'air de commander,

Chacun était tout sourire.

Et il y avait un grand panneau à regarder

Avec écrit dessus : « Interdit d'interdire ».

Et puis, les gens parlaient d'une autre voix

Personne ne disait : « Ceci est à moi et ça, c'est à toi » ;

Les choses à toi ou à moi, c'était du passé.

Tout était nôtre, tout était à nous tous.

Même l'amour avait changé,

Ce n'était pas plus une affaire

Entre toi et moi contre les autres ;

C'était avec les autres.

L'amour était l'amour des autres en même temps…

C'en était fini de l'égoïsme,

On vivait véritablement

Le communisme.

C'en était fini de l'égoïsme,

On vivait véritablement

Le communisme.

 

LE RÊVE
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Marco Valdo M.I.
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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 18:49

La Mort Grise

Ou

Giacinto, Il Cameriere – Giacinto, Le Serveur

 

Chanson bilingue – franco-italienne - La Mort Grise ou Giacinto, Il Cameriere – Giacinto, Le Serveur– Marco Valdo M.I. - 2005

 

 

 

Les "camerieri - serveurs" sont

 les figurants du second plan. 

 

 

 

 

Giacinto est une canzone leviane, une canzone bilingue – français – italien. Elle est tout droit issue de L'Orologio, un roman hautement poétique et tout aussi hautement politique de Carlo Levi. Cette canzone peut se chanter dans l'une ou l'autre de ces langues ou dans les deux. On peut imaginer une chanteuse ou un chanteur; on peut imaginer de chanter séparément et successivement les deux versions ou les entremêler, comme c'est le cas ici. On peut aussi imaginer un duo italo-français. En somme, il y a beaucoup de possibilités et on peut même se passer de musique. La musique est déjà dans le texte, la musique est dans la poésie.

Giacinto, comme on le verra, a un gros problème dans l'existence et son métier n'arrange rien : il est serveur. Giacinto a les pieds plats; ça n'aide pas...

 

 

D'accord, la chose est certainement intéressante, mais quel rapport avec les Chansons contre la Guerre, où caser une pareille chanson ? J'aimerais assez que tu me l'expliques, mon ami Marco Valdo M.I., car moi, je ne connais pas la canzone en question... En fait, il n'y a que toi qui sais...

 

 

Peut-être, peut-être, ça dépend... Vois-tu, Lucien l'âne, mon ami, il faut parfois prendre son temps pour dire les choses... C'est comme ça quand on cause. Ce fut aussi comme ça pour cette canzone leviane. J'ai longtemps hésité à la considérer comme une chanson contre la guerre. Et finalement, j'y suis arrivé. Oh, ce n'est pas évident, mais... Giacinto, comme on le verra, a un gros problème dans l'existence et son métier n'arrange rien : il est serveur. Giacinto a les pieds plats; ça n'aide pas...

 

 

Bien sûr, mais quand même, ne fais pas trop durer le plaisir, car moi, je voudrais bien connaître cette histoire de Giacinto.

 

 

Alors, voilà. Giacinto est un serveur ; un serveur dans un restaurant et, il fait ce métier malgré ses pieds plats. N'en ris pas, l'âne Lucien mon ami, les pieds plats sont une calamité chez les personnes adultes. À tel point qu'ils étaient une cause de réforme du temps du service militaire...

 

 

Surtout chez les fantassins, dit Lucien l'âne. On marchait beaucoup dans les rangs militaires en ce temps-là.

 

 

Justement, tu mets le doigt – un doigt d'âne bien saboté – sur le point douloureux. Pour te donner une idée, le pied plat, c'est en quelque sorte la fourbure du cheval et bien entendu celle de l'âne. Comme sans doute tu le sais, à force, la fourbure peut conduite à une forme d'abattement de l’animal qui peut arriver à tel point que l’animal ne peut plus se lever.. Et faire pendant des années et sans doute, toute sa vie ou presque le serveur avec des pieds plats, c'est un véritable calvaire. Et pourquoi le fait-il ce métier d'esclave, notre Giacinto ? Tout simplement car il n'a pas le choix... Tout comme le paysan, le mineur, l'ouvrier, le manœuvre, les domestiques... Faut bien qu'il vive.

 

 

C'est tout simplement un destin de bête de somme, tout comme celui de l'âne, par exemple, dit Lucien l'âne en opinant des deux oreilles. Tu sais, cet âne qui tourne indéfiniment une meule ou celui que l'on charge comme un baudet... Certes, l'âne a bon dos, mais faut pas exagérer quand même.

 

 

De plus, Lucien l'âne mon ami, considère bien ceci : son appellation de « serveur » rappelle furieusement son état, celui de « serf ». Faut voir comment les gens, certaines gens, traitent un serveur. Avec quelle morgue, quelle indifférence, quelle condescendance... Et on le houspille, on le presse, on l'engueule, on le méprise... Mais il n'a pas le choix. Faut bien qu'il vive. Le voilà rabaissé, le voilà amoindri, écrasé... À un tel point que même sa vie intime en est détruite... Et comment se défendre, il n'a même pas cette force collective qu'on peut voir parfois à l’œuvre dans les grandes entreprises, dans les usines, dans les mines et dans les campagnes et qui déborde parfois dans les rues, sur les boulevards, sur les places. Lui, en plus de tout, il est tout seul, tout seul à affronter la vie et l'exploitation qu'on fait de lui et d'elle. Ainsi, la Guerre de Cent Mille Ans s'abat aussi sur ces personnages qui passent souvent inaperçus dans notre société.

 

 

Ah, voilà, j'ai compris. Bref, Giacinto endure une souffrance terrible, il meurt au travail, mais lentement, quotidiennement, silencieusement... Appelons-là cette vie de mort, si tu veux bien, Marco Valdo M.I., de la couleur de bien des ânes, la mort grise.

 

 

Oui, c'est une bonne façon de l'appeler... La mort grise, celle qu'on ne voit pas dans le brouillard des jours gris. Oh, tu sais, ceux qu'elle frappe, il suffit de lever le regard dans les rues, dans les trains, les bus, les métros, dans les couloirs des grandes administrations, dans les halls des entreprises, dans les magasins... Partout, partout, on la voit gravée dans les visages.

 

 

Mais il est temps de conclure et de reprendre notre travail, notre effort, notre tâche, celle que nous faisons pourtant en souriant, en riant, en chantant et tissons le linceul de ce monde triste, gris, terne, épuisant, épuisé et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 

 

Giacinto

Si precipita incontro

E

Offre

Una seggiola

A

Un tavolo libero

Giacinto fa il cameriere

 

Giacinto

Se précipite

Et

Offre

Une chaise

A une table libre

Giacinto est serveur

 

Basso

Piuttosto grassoccio

Viso tondo

Pelle umida

E lucida

Capelli neri

Occhi furbeschi

Piedi piatti

Giacinto

Si precipita incontro

Con piedi piatti

Con piedi piatti

 

Bas

Plutôt gras

Visage rond

Peau humide

Et

Luisante

Cheveux noirs

Yeux fourbes

Pieds plats

Giacinto

Se précipite

Avec ses pieds plats

Avec ses pieds plats

 

Giacinto

Nel suo mestiere

Indovina

Valuta

I clienti

Giacinto

Nel suo mestiere

Non c’è male

Fa il cameriere

Nel suo mestiere

Giacinto

Si precipita incontro

Con piedi piatti

Con piedi piatti

 

Giacinto

Dans son métier

Devine

Évalue

Les clients

Giacinto

Dans son métier

Y a pas de mal

Fait le serveur

Dans son métier

Giacinto

Se précipite

Avec ses pieds plats

Avec ses pieds plats

 

Giacinto

Il cameriere

Dice che

Le donne

Non gli piacciono

Le donne

Che spavento ! come fare ?

Giacinto

Il cameriere

Dice che

Le donne

Non gli piacciono

Ma quale donna per lui ?

Meglio fare da soli

Giacinto

Si precipita incontro

Alle donne

Con piedi piatti

Con piedi piatti

 

Giacinto

Le serveur

Dit que

Les femmes

Ne lui plaisent pas

Les femmes

Quelle épouvante ! Comment faire ?

 

 

Giacinto

Le serveur

Dit que

Les femmes

Ne lui plaisent pas

Mais quelle femme pour lui ?

Mieux vaut le faire seul

 

 

Giacinto

Se précipite

Vers les femmes

Avec ses pieds plats

Avec ses pieds plats

La Mort Grise
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Marco Valdo M.I.
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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 21:41

JE SUIS SÛR DE TE REVOIR

 

ENCORE

 

 

Version française – JE SUIS SÛR DE TE REVOIR ENCORE – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson de langue allemande – Ich weiss bestimmt, ich werd dich wiedersehen !Adolf Strauss – 1943

 


Poème de Ludwig Hift (1899 - 1981), juif autrichien , employé de banque à Vienne, qui fut incarcéré à Thérésienstadt et qui réchappa de l'Holocauste.
Musique (tango) composée par Adolf Strauss (1902-1944) qui fut moins chanceux que Ludwig Hift: Juif tchèque, Adolf Strauss eut le même destin qu'Ilse Weber et tant d'autres de ses compatriotes et des ses coreligionnaires ; enfermé au camp-ghetto de Thérésienstadt, il faut en 1944 transféré à Auschwitz où il fut éliminé.

 

Arrangement pour piano et voix de Moshe Zorman.

 

 

Soirée musicale à Thérézienstadt
Jo Spier 19444



Quand je t'ai vue la première fois,
J'ai été ensorcelé par ton regard
Ton sourire m'a semblé un éclat
De soleil et un merveilleux hasard.
Et j'ai cherché ta proximité,
Tu es aussi venue vers moi,
Me rendant si fortuné
Que je conjecturais aussitôt,
Un mai d'amour nous souriant bientôt.


Je suis sûr de te revoir encore
Et de te serrer dans mes bras,
Tout en moi exulte. Ah ! Comme ce sera
Beau de t'embrasser encore et encore !
Ce qui fut est perdu et oublié ;
Du soleil, aucune ombre n'éteint l'éclat ;
Qui peut alors connaître notre félicité !
Et moi, je veux être toujours avec toi.


Pourtant le destin t'éloigne de moi
Par delà les pays et les mers ;
Et maintenant on marine toi et moi
Dans tant d'années sévères.
La nostalgie profonde que je ressens

Pour toi inlassablement,
Jour et nuit me fait penser à toi
Et sa chanson fredonne en moi :

 

 

Je suis sûr de te revoir encore
Et de te serrer dans mes bras,
Tout en moi exulte. Ah ! Comme ce sera
Bon de t'embrasser encore et encore !
Ce qui fut est perdu et oublié ;
Du soleil, aucune ombre n'éteint l'éclat ;
Qui peut alors connaître notre félicité !
Et moi, je veux être toujours avec toi.

JE SUIS SÛR DE TE REVOIR  ENCORE
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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 21:56

LE RETOUR

 

Version française – LE RETOUR – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanspon italienne – Il ritorno – Marco Revelli – 2014

 


Paroles et musique de Marco Rovelli

 

 

 

Fleurs de mai

 

 

 

 

 


La chanson fera partie de l'album prochain de Marco Rovelli, en préparation et sans encore un titre définitif. L'auteur en parle ainsi dans les notes de travail :

« Ainsi, on part : on part pour réaliser un monde, pour le construire, en affrontant ce qu'il faut affronter, car on ne peut pas se passer de l'affronter. Et en partant on s'en remet à la distance. Comme ces tant et tant de migrants avec lesquels j'ai parlé ces années, qui peut-être sont mariés mais ne voient pas leur femme depuis un an. Cette distance est la distance même de l'amour : qu'est-il d'autre si ce n'est un mouvement impossible, un deux qui ne pourra jamais se faire mais qui aussi est un un (un un fêlé, un absent à soi-même). On doit toujours revenir, parce que nous sommes toujours dans le départ. Et le retour, en réalité, n'est que la construction d'un lieu nouveau, encore non expérimenté, et qui en réalité ne sera jamais expérimenté. Il y a un rapport seul dans l'imaginer ensemble ce lieu à construire : on avance dans la même direction, chacune dans son éloignement, et dans ce mouvement au même rythme, au même pas, il y a le retour. Être ensemble, c'est ressentir le même rythme dans le mouvement vers un ailleurs, un rythme qui chacun exprime et danse à sa manière. »

 

 

 

 

 

Construire un monde avec mes bras
Le corps brûlait mais l'âme gelait
Et au cœur de mes nuits, j'avais sur moi
Tous mes rêves d'un monde parfait

 

Tu attendais que je revienne de là-bas,
Cependant, le noir du monde avalait mes pas
Tu attendais une autre aurore
Mais mon silence t'avalait encore

 

Fer à fondre dans la forge
La chaleur, le feu, l'enfer dégorgent
Charbon à faire dans le fouillis du bois
C'est le noir du monde qui tombe sur moi

 

Labourer la terre pour que germe le grain
Aux couronnes d'épines quand s'ouvre la main
Poussé par le vent, passer la frontière
Les matins muets, les nuits féroces

 

Et tu attendais quand je parlais
Cependant, le silence encore avalait mes pas
Et tu attendais que revienne mai
Cependant, le monde disparaît et le courage ne suffit pas

 

Je crie dans le vent, je crie ton nom
Si je pouvais avoir une seule chanson
Un morceau de rêves à agiter
Pour te dire que maintenant je vais rentrer

 

Maintenant attends que mai revienne
Que dans ma main fleurissent les rêves
Que fleurissent des roses, les choses espérées
Éblouies par le soleil et ainsi retrouvées

 

Nous entrelaçons nos doigts et moi qui t'embrasse
Maintenant ma main est fleurie, regarde !

 

 

 

 

 
LE RETOUR
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Marco Valdo M.I.
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 20:25

LETTRE DE SUISSE

 

Version française – LETTRE DE SUISSE – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Lettera dalla Svizzera – Giorgio Gaber – 1965

 

Je m'en vais sac à l'épaule

C'est peut-être mon destin

 

 

Mon doux cœur, je t'aime tant

Plus je suis loin et plus je rêve de toi

À tes yeux, mon amour, je pense tout le temps

Je pleure un peu, mais ça me passera.

 

Ici, il y a beaucoup de travail

Et on peut bien gagner

Mais ils nous ont enlevé

Notre permis de travail.

 

Chère femme, je vais bien

Ici, la vie est très dure

Certes, il ne convient pas que je rentre

Chez nous et cela, tu le sais bien.

 

Alors, je reste en exil

Dieu m'aide et ainsi soit-il.

 

Mon doux cœur, je t'aime tant

Plus je suis loin et plus je rêve de toi

À tes yeux, mon amour, je pense tout le temps

Je pleure un peu, mais ça me passera.

 

Je reprends mon chemin

Je m'en vais sac à l'épaule

C'est peut-être mon destin

Je pars dans la vallée; fini la montagne.

 

Je m'en vais toujours plus loin

Avec la mort dans le cœur

Je suis un pauvre italien

Personne ne me fera une fleur.

 

Je n'ai pas d'autre choix

Que de travailler là.

 

Mon doux cœur, je t'aime tant

Plus je suis loin et plus je rêve de toi

Mon amour, à tes yeux, je pense tout le temps

Je pleure un peu, mais ça me passera.

LETTRE DE SUISSE
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 22:06

BERCEUSE

 

Version française – BERCEUSE – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson allemande – Wiegenlied - Eva Lippold – s.d.

 

 

 

 

Dors et rêve pour moi.

 

 

 

 

 

 

Eva Rutkowski Lippold (1909-1994), poétesse et écrivaine, a été militante communiste, activiste du Secours Rouge allemand et membre de la résistance antinazie à Berlin. Elle fut arrêtée par la Gestapo en 1935 et de ce moment, elle fut détenue à la prison de Plötzensee, jusqu'à la fin de la guerre. Elle survécut, contrairement à la majorité des opposants internes au régime [http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_allemande_au_nazisme], qui – au contraire de ce qu'on pense communément – ne furent pas peu nombreux.

 

 

Maintenant, mon enfant, dors et rêve doucement.
Dors, mon chéri, et va au paradis, va.
Là, tu pourras toujours jouer et être heureux, mon enfant,
Nul cœur n'y est jamais seul là-bas.
Dors, l'enfant, dors, la veille est pour moi,

Dors, l'enfant, les rêves sont à toi ! …


Tu ne connais pas encore la vie,
Tu t'imagines encore un jeu beau et joyeux.
Et le soir, tu es fatigué et affaibli,
Ô enfant, jamais rassasié de jeux.
Dors, l'enfant, dors, l'avenir est large,
Dors, dors, rêve le temps.
L'avenir est large,
Rêve le temps !

 

Maintenant, tu dors, mon petit amour, si profond et si bien,
On ne devrait jamais voir tes larmes et ton chagrin.
Tu n'auras bientôt plus de rêves si légers, ô enfant,
La vie est sombre et lourde, à présent.
Dors, l'enfant, dors, je me bats pour toi,

Dors et rêve pour moi.

 

 
BERCEUSE
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 21:39

MERCI, AIMABLE CABARET

 

Version française – MERCI, AIMABLE CABARET – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson en langue allemande - Dank dem lieben Cabaret - Frieda Rosenthal – 1943 ou 1944

 

 

Texte tiré de l'ouvrage de Christian Hörburger intitulé “Nihilisten - Pazifisten - Nestbeschmutzer. Gesichtete Zeit im Spiegel des Kabaretts.”, Tübingen, 1993.

 

 

 

 

 

"La douleur du jour est partie

Merci aimable Cabaret."
Spectacle au Cabaret de Thérézienstadt

 

Un hymne à la vie, à l'art et à l'espoir écrit entre les murs du ghetto de Theresienstadt.
Frieda Rosenthal – juif polonaise mais berlinoise d'adoption – dans sa chanson remerciait Leo Strauss, talentueux librettiste et musicien qui fut parmi les piliers de la production artistique vitale dans le ghetto, car à travers le cabaret, elle et tant d'autres prisonniers pouvaient pour un instant oublier la faim et le dur travail quotidien et survivre grâce au souvenir des beaux temps anciens et à l'espoir, jamais abandonné malgré tout, que ce bonheur pourrait un jour revenir…

 

En octobre de 1944 Frieda Rosenthal, Leo Strauss et beaucoup d'autres furent chargés sur des convois et transférés à Auschwitz, où ils furent tués.

 

 

 

 

Affamé je m'installe au pupitre ;
Là retentissent gaiement
Valses viennoises, rengaines de Prague
Et sans attendre mon cœur part en voyage.
Dans la cour en bas rapidement,
Je joue un nouveau couplet
Et ma douleur de faim s'éloigne
Merci aimable Cabaret.


J'arrive fatiguée et renfrognée
Le soir à peine rentrée
Là derrière la porte à moitié fermée,
La musique retentit enchantée
Mélodie sur un mélodie,
Dirigée avec un raffinement parfait.
La douleur du jour est partie
Merci aimable Cabaret.

 

Ce sont nos meilleures troupes
Nos bons groupes d'artistes.
Dans l'agonie des temps difficiles
Résonne leur chant « Il était une fois ».
Les cœurs entendaient :
« Cela sera à nouveau une fois »
Et notre douleur nostalgique s'éloignait
Merci aimable Cabaret.

 

 

MERCI, AIMABLE CABARET
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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 22:11

Si tu t'imagines...

 

Chanson française – Si tu t'imagines... – Juliette Gréco – 1949

Texte : Raymond Queneau – Musique : Joseph Kosma

 

 

 

 

 

Si tu t'imagines....

 

 

 

 

 

Alors, Lucien l'âne mon ami, nous y voilà...

 

 

Nous y voilà... Où ?, demande l'âne Lucien quelque peu raidi de stupéfaction.

 

Oh, Lucien l'âne mon ami, je disais ça au sens figuré. J'avais promis de présenter la « première chanson de Juliette Gréco », celle qui s'intitule « Si tu t'imagines... » et qui lui fut proposée par Jean-Paul Sartre et qui avait été écrite par Raymond Queneau sous un premier titre « C'est bien connu » (un titre qui sentait son Sally Mara à plein nez) dans « L'instant fatal ». À ce propos, j'imagine – c'est le cas de le dire – que tout cela qui est bien lointain peut paraître vain et insignifiant. Et somme toute, ce l'est comme toute l’histoire humaine. Cependant, si l'on veut considérer...

 

 

Certes, si l'on veut bien considérer quoi ?, dit Lucien l'âne un peu surpris de cette suspension...

 

Si l'on veut bien considérer ceci que cette chanson en apparence assez anodine réunit autour d'elle en plein cœur de l'existentialisme des auteurs de gros calibre : un philosophe et non des moindres, qu'on qualifia grotesquement de « pape de l'existentialisme : le dénommé Jean-Paul Sartre ; un écrivain majuscule, satrape du collège de Pataphysique, co-créateur de l'Oulipo où s'illustrèrent une flopée d'autres écrivains talentueux, directeur de l'Encyclopédie et finalement, académicien, le dénommé Raymond Queneau – auteur de la chanson ; un musicien de haut vol : Joseph Kosma, qui écrivit la musique au pied levé en une nuit et pour couronner le tout : une chanteuse de rêve, jeune personne qui ne chantait pas encore... Juliette Gréco, qui un demi-siècle plus tard, l'interprète encore. Rien que pour ça, pour cette étrange conjonction, il nous faudrait retenir cette canzone... Mais en outre...

 

Oui, en outre ? Sans doute, vas-tu trouver de bonnes raisons d'en faire une fois encore une chanson contre la guerre ? Je t'écoute, Marco Valdo M .I. mon ami.

 

 

En effet, Lucien l'âne mon ami. Mais là, il faut revenir sur le fait que cette idée m'est venue en traduisant « Les Règles de Vie » [[46859]] d'Erich Mühsam avec lesquelles je lui trouve une certaine parenté, cette volonté de vivre en paix, cette injonction à vivre tout simplement – tant que la vie est possible. Et l'est-elle dans la guerre ? La canzone de Mühsam commence par la règle de vie essentielle :
« An allen Früchten unbedenklich lecken », autrement dit : « Goûte sans hésiter à tous les fruits de la vie », qui renvoie à l'évidence au propos des Épicuriens, à cette philosophie matérialiste de l'Antiquité qui serait bien le fondement de toute civilisation « heureuse ». Celle de Queneau dit exactement la même chose, envoyant cependant également à la tradition française remontant à Ronsard et son « 
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie. » On trouverait pareilles résonnances également chez Corneille – et Brassens , Horace, Lucrèce, Épicure...

 

Je crois bien que tu en as dit assez et même peut-être trop... Et puis, il nous faut reprendre notre tâche qui, je te le rappelle, est de tisser le linceul de ce vieux monde perclus de massacres, gangrené d'ambitions guerrières, de meurtres collectifs et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
 

 

 

Si tu t'imagines
Si tu t'imagines
Fillette fillette
Tu t'imagines 
Xa va xa va xa
Va durer toujours
La saison des za
La saison de za
Saison des amours
Ce que tu te goures
Fillette fillette
Ce que tu te goures

Si tu crois petite
Si tu crois ah ah
Que ton teint de rose
Ta taille de guêpe
Tes mignons biceps
Tes ongles d'émail
Ta cuisse de nymphe
Et ton pied léger
Si tu crois petite
Xa va xa va xa
Va durer toujours
Ce que tu te goures
Fillette fillette
Ce que tu te goures

Les beaux jours s'en vont
Les beaux jours de fête
Soleils et planètes
Tournent tous en rond
Mais toi ma petite
Tu marches tout droit
Vers ce que tu vois pas
Très sournois s'approchent
La ride véloce
La pesante graisse

Le menton triplé
Le muscle avachi

Allons cueille cueille
Les roses les roses
Roses de la vie
Et que leurs pétales
Soient la mer étale
De tous les bonheurs

Allons cueille cueille
Si tu le fais pas
Ce que tu te goures
Fillette fillette
Ce que tu te goures

 

 

 

 

Si tu t'imagines...
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