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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 20:37

HISTOIRE DE L'HOMME QUI VOLA DANS L'ESPACE DE SON APPARTEMENT

 

Version française - HISTOIRE DE L'HOMME QUI VOLA DANS L'ESPACE DE SON APPARTEMENT – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Storia dell'uomo che volò nello spazio dal suo appartamento – Unòrsominòre – 2011

 

 

 

Vous êtes fou, vous les avalez toutes
Le loyer à la fin du mois, le marché du travail, les déesses anthropomorphes, l'argent au bancomat
Et vous avez de tout petits yeux et des dents blanches

Que vous lavez souvent
« jamais eu de carie de ma vie  »
Extraterrestre, emmène-moi
Je sais que tu existes sûrement,

Et tu te tiens à l'écart justement
Je ferais de même à ta place
Ici nous brûlons du pétrole à la face du soleil

Personne ne fonde un cercle s'il n'est pas déjà mal
J'en connais un qui a donné son cul pour ne pas perdre sa virginité
(qui est une valeur importante)
Ici il semble normal de vivre pour travailler
De travailler pour survivre, de survivre pour continuer
À vivre pour travailler, ici cela semble normal
Ici il semble normal l'emprunt, la carte de crédit
De déléguer à qui on veut, peu importe si c'est à raison
De choisir au hasard, et de toute façon pour s'entendre toujours dire
De ne jamais ouvrir la bouche tant qu'il revient à d'autres de jouer du Leoncavallo

Et ensuite écrire pour Feltri
Lire l'horoscope et ne pas se fier à l'algèbre
La feuille de paie du Marchionne ou le licenciement
Prendre encore et toujours pour vérités les nouvelles de de la télévision
Le produit intérieur brut et les matraques gratis
Les peurs importées, les occidents armés
La détournement global, ici tout semble toujours normal
Ici il semble normal
De vivre pour travailler
De continuer pour survivre
Ici cela semble normal
Mais tout est artificiel, tout est artificiel
Il n'y a rien de normal
Tout est artificiel.

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Marco Valdo M.I.
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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 21:26

MARCHE DANS LA BOUE

 

Version française – MARCHE DANS LA BOUE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Cammina nel fango – Trenincorsa – 2005

 

 

 

Ce fut un jour étrange, de sales présages,
Les histoires des vieux étaient la dure réalité.
Te poussèrent loin de ton premier amour,
De tes douces habitudes, de tes saines illusions.
La dure saison était en train d'arriver,
Deux ans de camp et de fortes prières.

Marche dans la boue pour un nouveau demain,
Marche et je te prie de ne t'arrêter jamais,
Rappelle-toi ses yeux couleur des feuilles
Et un jour je te jure tu les retrouveras,
Tu verras de son ventre croître des jours nouveaux
Et le temps qui passe te remerciera,
Tu seras mon futur de liberté.

Le temps s'échoue entre les cris assassins,
Dans le barbelé de fausses frontières.
Des journées tuent espoirs et pensées,
Des cerveaux invoquent peur et horreurs.
Mais un jour de fête te fit découvrir
La joie et la destinée de notre avenir.

Marche dans la boue pour un nouveau demain,
Marche et je te prie de ne t'arrêter jamais,
Rappelle-toi ses yeux couleur des feuilles
Marche je te jure tu les retrouveras,
Tu verras de son ventre croître des jours nouveaux
Et le temps qui passe te remerciera,
Tu seras mon futur d'humanité.

Et maintenant que tout semblait fini,
Tes souvenirs dans la boue, ton présent dans le noir ,
Mais pour mes fils, je donnerai la vie-même,
Suivant ton exemple de force et honnêteté.

 

 

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Marco Valdo M.I.
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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 14:12

SOLDAT

 

Version française – SOLDAT – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Soldato – Nomadi – 2004

 

 

 

À travers un verre de rhum
La vie d'un soldat est seulement un détail
Quelque chose d'indistinct qui arrive
Dans un bref intervalle
Un fragment une écharde du temps
Qui ne suffit même pas pour lui dire adieu
Dieu sait comme elle était belle et elle riait
Chaque raison a sa guerre
Prends le tort et reste et elle riait
Dieu sait comme elle était belle

 

À travers un reportage télé
La vie d'un soldat est un uniforme neuf
Une photo si joyeux si orgueilleux
Collé à sa maman avec son vêtement neuf
Un fragment une écharde du temps
Qui ne suffit même pas pour lui dire adieu
Dieu sait comme elle était belle et elle riait
Chaque raison a sa guerre
Prends le tort et reste et elle riait
Dieu sait comme elle était belle

Prends le tort et reste et elle riait
Dieu sait comme elle était belle

 

À travers un verre de rhum
La vie d'un soldat est seulement un détail
Quelque chose d'indistinct qui arrive
Dans un bref intervalle
Un fragment une écharde du temps
Qui ne suffit même pas pour lui dire adieu
Dieu sait comme elle était belle et elle riait
Chaque raison a sa guerre
Prends le tort et reste et elle riait
Dieu sait comme elle était belle

Prends le tort et reste et elle riait
Dieu sait comme elle était belle

Prends le tort et reste et elle riait
Dieu sait comme elle était belle

 

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Marco Valdo M.I.
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:38

LA HAINE

 

Version française – LA HAINE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – L'odio – Davide Giromini – 2009

 

 

 

La haine lave nos cœurs des feuilles mortes
Aux rejetons de l'action, elle offre du sang chaud
Elle ressuscite des méduses encravatées
À geler les vieux enfants de la pensée d'une déesse qui languit
La haine porte nos yeux sur les blancs rivages et nous montre tous égaux
La haine gratte
La haine tue
La haine a du mal à se libérer
Puis explose
Dans la chambre de mon père
La haine astique les idées d'une nouvelle patine céleste
La beauté amorce des courbes rares
En célébrant la pureté d'une inspiration sans ordre moral
La haine sert à qui par la haine d'une classe, d'un amour s'est immolé au musée de l'existence
La haine est aveugle
La haine porte des lunettes de malade d'abstinence
La haine prend notre esprit l'élève le chiffonne
Parmi les nuages du nouveau paradis
Du millénaire qui donnera la vie éternelle
À celui qui de haine remplira notre terre
La haine crée des chansons pour adoucir la haine
Et pour lier au vice stérile d'un idéal à la haine
Qui en crée la dépendance
La haine sous forme religieuse prend la place de la science
La haine : c' est nous avec notre charge de haine à dos, de laquelle
Nous reversons la haine de notre panse
Toujours vide et insatisfaite
La haine écrit un alphabet avec les plis du visage
La haine passe d'un stade dans les pages du Mein Kampf
La haine part d'un stade pour finir parmi les lignes du Mein Kampf

 

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Marco Valdo M.I.
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:54

COMMANDANT REMO



Version française – COMMANDANT REMO – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Comandante Remo – Trenincorsa – 2005

 

 

 

Les mères dans les nuits, dolentes dans leurs couvertures froides,
Les pères peut-être éloignés, peut-être proches de la mort.
Et lui caché dans le foin, refusant son aide au pouvoir,
Cherchait sur les montagnes son salut et un futur meilleur pour ses enfants.

Commandant Remo, l'histoire te remerciera,
Car ce que tu as payé, c'est le prix de la liberté !

Vingt ans de vie ouvrière, les privations et aucune espérance,
Le choix de la révolution, du combat et de la résistance.
Dans les bois, les fuites, les attaques, les assauts contre les esclaves du Duce,
L'encouragement des nouveaux camarades,

Qui élevaient la voix, ensemble.

 

Commandant Remo, l'histoire te remerciera,
Car ce que tu as payé, c'est le prix de la liberté !

 

Trahi par sa jeunesse, surpris à la base partisane,

L'ami-camarade parla, sous la torture fasciste.
Ce jour de 44, sur le lac, le brouillard descendait,
Le temps semblait révéler l'« Octobre de sang » qui commençait.
Tous n'ont pas pu lutter, tous n'ont pas su comprendre,
Mais toi homme, toi Commandant, pour nous tu as su mourir !

Commandant Remo, l'histoire te remerciera,
Car ce que tu as payé, c'est le prix de la liberté !



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Marco Valdo M.I.
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:34

L'AUBERGE DU TRICOLORE (LA CHANSON DE LA GOURMANDISE)

 

Version française - L'AUBERGE DU TRICOLORE (LA CHANSON DE LA GOURMANDISE) – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – L'osteria del tricolore (la canzone della gola) – Karrofuffa– 2009

 

 

 

Bonsoir et bienvenue à l'Auberge du Tricolore
Au milieu des putains, de la fumée, des crachats, des rondes, des insultes et des chœurs.
Un temps le cuisinier c'était Benito, maintenant c'est son neveu
L'appétit des ventres toujours vides est toujours le même
Et pareil le rassurant sens de gestion familiale.

Pour commencer je vous conseille

Le minestrone de campagne électorale et de plantes en voie d'extinction
Si vous lisez les ingrédients ne vous laissez pas duper
Ce sont certes des visages décadents, mais ils ne s'abîment jamais
À choisir : c'est le passé dans de nouvelles assiettes
Pas mal, même si c'est du réchauffé

C'est l'histoire qui revient comme l'ail…
Ensuite le menu vous propose, pour rester léger
De la viande d'importation en sauce verte ou au poivre noir
Outre-mer, ils ont la fantaisie de la faire aux fers ou fumée
Ici chez nous, c'est mon jugement, sa mort est la noyade
Pour les amateurs de piquant, il y a le cabri au piment indien
On ne sait, si ça plaît au Vatican.

Sans vanterie, mais pour les tartes on dit que nous sommes les meilleurs
Mais notre plat-vedette est celui des juristes et des entrepreneurs
Méli-mélo diplomatiques, menteries hors de carnaval
Et pour les plus gourmands, nos tartes au paradis-fiscal
Gorges sèches de justice ? Le mousseux avec le bruit à la santé ! ! !

Nous vous l'offrons.
À très bientôt à l'Auberge du Tricolore
Car la nourriture, le vin et le reste se digèrent vite
Même si vous avez des ventres et des bouches prêts à vomir
Vous reviendrez ici chez nous…
Pour tout recommencer du début.

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Marco Valdo M.I.
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:28

SI DANS LE GHETTO, ILS HURLENT LA NUIT

 

Version française – SI DANS LE GHETTO, ILS HURLENT LA NUIT – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Blanca fra Santena e Venaria Reale – Davide Giromini – 2009

 

 

 

« Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit »

 

 

 

Il pleut et mon cœur qui de temps en temps oublie même de battre
Veut seulement suer cette nuit
Et choses comiques même les cloches exsudent
Dans une auberge entre Santena et Venaria Reale

Il pleut et nous sommes des âmes lucides

Presque résignées à rester dans leurs viviers
L’Amérique nous attend mais nous non
Nous n'arriverons jamais

Il pleut sur toutes les conquêtes
Que l'homme place au plus haut de son éthique
De sa théologie désespérée
À la cybernétique

Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit

Il pleut cette vie encore accrochée aux fils des télégraphes
La voix de la tornade de ce nouveau siècle souffle sur les colosses financiers
Souffle sur les délires organisés de l'époque new age
Pour rendre le meurtre plus humain, il pleut sur les délits familiaux du petit déjeuner

Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit

Il pleut sur Bertusi endormi la vie est un précipice
Dans lequel je suis tombé
Il pleut sur les fragiles réalités qu'elle enferme dans leur Germinal
Ils font la pureté sur mesure de leur société

Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit

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Marco Valdo M.I.
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 09:48

HIVER SUR LES LANGHE

 

Version française – HIVER SUR LES LANGHE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Inverno sulle Langhe – Davide Giromini – 2005

Texte et musique de Luca Rapisarda

Là sur les Langhe, il y a une baraque,

Il y a du vin et de la grappa,

Il y a du vin et de la grappa

Là sur les Langhe, il y a le bois noir,

C'est le cimetière des partisans.

 

Hiver Quarante-quatre,

Cannaies, puis montagnes de boue,

De terre, de glace.

Là sur les Langhe, il y a le vent noir,

Le long du sentier du partisan.

 

Hiver Quarante-quatre,

Je parcourrai des routes plus haut

Je longerai des fermes tombées

En ruines avec le temps

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 20:50

LES JOURS DU LIBÉRALISME SONT COMPTÉS


Version française – LES JOURS DU LIBÉRALISME SONT COMPTÉS – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Il liberismo ha i giorni contati – Baustelle – 2008 ‎

Texte de Francesco Bianconi
Musique de Francesco Bianconi et Carlo Ubaldo Rossi.‎
Album “Amen”‎

 

 

 

Il est difficile de résister au marché, mon amour

Par conséquent allons à la recherche

De révolutions et de veine artistique

Pour cela, les avant-gardes étaient d'attaque

Au moins jusqu'en 66

Mais maintenant la fin va de soi

Elle est inévitable

 

Anne pense succomber au marché

Elle ne sait pas pourquoi elle a passé la licence

Il y a des années , elle croyait à la lutte

maintenant, elle est paralysée sur la route

Elle feint d'être morte

Elle écrit à la bombe sur les murs

Que la catastrophe

Est inévitable

 

Elle voit la fin dans le métro

Dans la putain qui s'assied à côté d'elle

Dans le type fatigué

Dans son sac de Dior

 

Elle lit la fin dans les tas de Chinois

Dans les jours dépensés au centre commercial

Dans le sexe oral

Dans sa lascivité perdue

 

Elle voit la fin en moi qui vends des disques

De cette façon horrible

Elle voit le générique dans la Maison et dans la Liberté

 

Il est difficile de résister au marché, Anne le sait

Un temps avait comme rêve stupide :

Un noyau armé terroriste

 

Maintenant , c'est un corps fragile

Qui sait être mort et rêve l'Afrique.

Mûrie, elle compose des poésies

Sur la catastrophe

 

Elle voit la fin dans le métro

Dans la putain qui s'assied à côté d'elle

Dans le type fatigué

Dans son sac de Dior

 

Le Marché meurt de consomption

Ce n'est pas le péché, ce n'est pas Marx & Engels.

C'est l'extinction, c'est un gamin à l'agonie.

 

Elle voit la fin en moi qui dépense de l'argent

Et du temps passé au Nintendo

Au bar de la station

Et depuis des années, je ne l'appelle plus.

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Marco Valdo M.I.
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 21:34

LES MYSTIQUES DE L'OCCIDENT

 

 

Version française - LES MYSTIQUES DE L'OCCIDENT – Marco Valdo M.I. a – 2013

Chanson italienne – I mistici dell'Occidente – Baustelle – 2010

 

 

 

Amour de pauvreté ne connaît pas guerre
Ni vols, ni assassinats, ni sécheresse, ni éclairs,
Ni ne craint les autres serpents de cette terre

Amour de pauvreté ne connaît pas roi
Quoi d'autre peut te servir si tu vas dans le bois ?
Quoi d'autre peut t'aider là-bas en ville ?
Ton père conseille le couteau en ces temps difficiles
Quoi d'autre que le fer te sauvera ?

 

Nous nous sauverons en méprisant la réalité
Et ce tas de couillons disparaîtra
Et ni argent et ni passion ne servira
Gentils auditeurs, nous ne sommes rien en vérité

 

Des équipages perdus en haut mer
Le Président ne le sait peut-être pas

 

Qu'est-ce donc qui te portes à ces temps ?
Et pour le voyage que mettra Marta ?
Sa mère achètera le manteau contre la neige et le vent
Et ce joli bibi de la publicité

 

Nous nous sauverons en méprisant la réalité
Et ce troupeau de couillons disparaîtra
Ce sera très doux de nous détruire, tu verras
et l'amour limpide comme les cieux sera

 

Nous serons saints en méprisant la réalité
Et ce tas de couillons disparaîtra
Ni beauté ni couverture n'y servira
Nous ne sommes rien, seulement cécité

 

Des poissons empoisonnés au milieu de la mer
Et ceci le Président ne le sait pas

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Marco Valdo M.I.
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