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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 19:08

 

HAINE

 

Version française – HAINE – Marco Valdo M.I. – 2016

Chanson italienne – OdioStinky Rats – 1984 – 1986

 

 

 

 

 

Des lacs de sang m’ont entouré,
Des enfants ravagés aux yeux cernés.

Hommes, hommes, je vous hais tous !
Hommes, hommes, je vous hais tous !


Des morts dans la rue,
Des lambeaux de chair m’entourent.
Mort dans le ciel, mort sur la terre !


Hommes, hommes, je vous hais tous !
Hommes, hommes, je vous hais tous !

Hommes, hommes, je vous hais tous !
Hommes, hommes, je vous hais tous !

 

 

HAINE
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Marco Valdo M.I.
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 22:18

REFUS

 

Version française – REFUS – Marco Valdo M.I. – 2016

Chanson italienne – Rifiuto – Stinky Rats – 1985

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon ami Lucien l’âne, j’espère que tu t’entends bien avec ces autres mammifères que sont les muridés, autrement dit, des rats et spécifiquement, des rats d’égout, les mêmes que l’on trouve dans la « filastroca », la « litanie », la « ritournelle », la « turlutaine », qu’on désigne souvent sous ses premiers mots : « J’en ai marre, marabout ».

 

Oh, Marco Valdo M.I. depuis le temps que je la connais celle-là. Allez, je te la récite :

 

« J’en ai marre,

Marabout,

Bout de ficelle,

Selle de cheval,

Cheval de course,

Course à pied,

Pied de cochon,

Cochon de ferme,

Ferme ta gueule,

Gueule de rat,

Rat d’égout,

Dégoûtant ! »

 

Fort bien, cela dit, avant daller plus avant dans cette introduction à la chanson, il me serait utile que tu me dises où en sont tes rapports avec les muridés.

 

Bof, dit Lucien l’âne, il m’arrive d’en croiser sur les bords des rivières, des canaux, dans les campagnes, en ville, près des décharges, dans les étables, sur les marchés… Bref, un peu partout. Et pour ce qui me concerne, les relations avec ces charmants rongeurs se passent plutôt bien.

Mais comme dans toutes les espèces, il y a chez les rats également des mauvais coucheurs et des spécimens agressifs. Ceux-là font rapidement connaissance avec le célèbre coup de pied de l’âne, coup rapide et terriblement efficace et pas lâche pour un sou. C’est un coup noble qu’on ne donne qu’en dernier ressort, en légitime défense. Un peu comme si assailli par un malotru, tu lui donnais un coup de poing ; simplement, l’âne n’a pas de poing, mais il a des pieds. Et il est rare qu’ils y reviennent.

 

Et je les comprends, car un coup de pied d’âne est souvent très douloureux et dans le cas qui nous occupe, celui d’un animal aussi petit qu’un rat, il peut être carrément mortel.

 

C’est sûr, mais nous les ânes, on fait attention, on dose nos coups. Enfin, la chose est sûre, je n’en ai jamais tué. Cependant, ajoute Lucien l’âne, on ne confondra pas mon coup de pied avec le coup de pied de Vénus, nettement moins hygiénique, mais aussi plus redoutable et qui laisse d’autres traces qu’une simple bourrade.

 

Oui, oui, je t’approuve totalement, répond Marco Valdo M.I. en riant dans sa barbe, l’imberbe. Cela dit, les rats sont des animaux fort intelligents et avec les ânes, parmi les plus intelligents. Il y aurait beaucoup de choses à en dire, mais ici, on ne refait pas l’Encyclopédie.

 

Tu as raison, Marco Valdo M.I. mon ami, nous n’avons pas le temps de refaire l’Encyclopédie et pour en revenir à notre propos, je me demande pourquoi tu as commencé cette histoire de rats.

 

Eh bien, Lucien l’âne mon ami, si je t’ai demandé si tu t’entendais bien avec les muridés, c’est tout simplement parce que le groupe punk qui est l’auteur de la chanson s’est lui-même présenté sous le nom de Stinky Rats – Rats puants – en italien : Topi Puzzolenti. Ils avaient écumé les salles et les oreilles dans les années 80 du siècle dernier et on avait sauvé leur production dans une compilation publiée en 2009.

Un commentateur italien dit à leur égard – je résume : « Malheureusement, on ne dispose pas d’autres informations à propos du groupe ; leur musique se laisse écouter et on apprécie particulièrement le fait que les paroles sont claires et les textes appréciables.

Il s’agit de morceaux qui peuvent être goûtés par les amateurs du hardcore le plus pur comme de ceux du punk, ou de n’importe quel autre genre, du fait qu’ils sont bien joués, furieux mais en même temps, mélodieux et dénués de ce tapage qui peut être sans doute prenant, mais qui distrait sans équivoque l’auditeur du message : le message est la chose plus importante dans les genres musicaux comme le punk, le hc (hard core), et cetera) »

 

 

Voilà de bien belles considérations à propos de ces jeunes gens, mais, Marco Valdo M.I. mon ami, qu’en est-il de cette canzone, finalement ?

 

J’y viens, Lucien l’âne mon ami, j’y viens. C’est l’histoire d’un refus, d’un refus radical de cette société et des obligations, des servitudes qu’elle inflige à ses membres. C’est un chant de révolte.

 

Un de plus (mais on n’en fera jamais assez !) dans cette Guerre de Cent Mille Ans que les riches et les puissants font aux pauvres afin de les assujettir, de les dominer, de leur imposer leur pouvoir, de les exploiter. Il nous revient de reprendre notre tâche et de tisser – nous aussi – le linceul de ce vieux monde dominateur, oppresseur, dictateur, démocratique et cacochyme.

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 


Ils t’ont dressé à dire toujours oui ! 
Comme un tigre dans une cage, 
Ils t’ont privé de ta vie
Et ils t’en ont refilé une autre,
Engluée dans leur morale répressive.
Tu te caches dans ta monstrueuse ignorance,
Sans pouvoir reprendre ta propre vie
Et tu ne peux plus rien faire, 
Car maintenant, tu es devenu l’un d’eux.


Ils m’ont enfermé dans cette ville,
Sans issue sans pitié.
Ils me retiennent en cellule,
Ils me battent à sang sans pitié.

 

Je refuse votre autorité,
Je refuse vos ordres,
Je refuse vos systèmes,
Je refuse vos fausses libertés !

 

Ils te font militaire,
Ils t’envoient à la guerre
Tuer des femmes, tuer des enfants,
Tuer des femmes, tuer des enfants !
Ils 
m’ont enfermé dans cette ville,
Sans issue sans pitié.

Je refuse votre autorité,
Je refuse vos ordres,
Je refuse vos systèmes,
Je refuse vos fausses libertés !

 

 

Rat d'égout - rattus norvegicus

Rat d'égout - rattus norvegicus

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Marco Valdo M.I.
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 22:18

LE FOU QUI RIT


Version française – LE FOU QUI RIT – Marco Valdo M.I. – 2016

 

Chanson italienne – Il pazzo che ride  Litfiba – 2000

 

 

 

 

 

 

Vois-tu, Lucien l’âne mon ami, en faisant la version française de ce « fou qui rit », il m’est venu à l’esprit que Victor Hugo avait écrit – il y a de cela bien longtemps sans doute, un roman gigantesque intitulé : « L’Homme qui rit », dont je n’ai certes pas l’intention de te raconter l’histoire, si la chose t’en dit, il te suffit de trouver le livre et de lire. Lire Hugo n’est certes pas une perte de temps.

 

Alors, Marco Valdo M.I. mon ami, pourquoi me parles-tu de Hugo et son « Homme qui rit » ?

 

D’abord, comme je te l’ai signalé, par l’étrange similitude, la curieuse proximité des deux titres. Ensuite, comme tu me connais, simplement pour dire quelque chose, car, comme toi, je cause, je cause, c’est tout ce que sais faire. Cependant, j’ai des raisons plus précises de le faire. Les deux personnages se ressemblent ; tous les deux sont des mutilés de la société, marqués par un destin terrible. Et tous les deux affrontent le malheur avec l’irrésistible envie de vivre.

 

C’est, en effet, le meilleur et le seul moyen d’y faire face. Il me semble toutefois que tu avais toi aussi, il y a déjà un certain temps, conté l’histoire d’une personne atteinte de ce haut mal. Tu sais bien cette femme qui criait « Hou ! Hou ! » ; moi, j’ai toujours sa détresse au cœur.

 

Oh, Lucien l’âne mon ami, tu as de la mémoire, une mémoire d’âne antique, une mémoire immémoriale. J’avais bien écrit une chanson à propos de Clara la folle et en effet, elle s’intitulait Hou hou ! » et j’ai fait quelques versions françaises de chansons italiennes parlant de fou, d’enfermement, de folie… Et des chansons sur ce thème, les CCG en recensent plus d’une centaine… On a dû créer un parcours à part, spécialement dédié à ce sujet : Les camps des fous : la guerre des asiles.

 

J’irai en faire le tour un de ces jours. Maintenant, il nous faut reprendre notre tâche et tisser le linceul de ce vieux monde fol, affolant, affolé, foutu et cacochyme.

 

Heureusement !

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

J’entends les voix
Je vois les couleurs, mais,
Mais tu ne me crois pas
Je voudrais m’expliquer, je voudrais...
Et te faire comprendre… Mais
Quelqu’un me liera.


Nous faisons la fête,
Arrive un nouveau malheur.
En plaisantant tu le nieras
Et l’antéchrist
Vêtu en docteur
Certainement le soignera.


Je suis le fou qui rit
Qui dit seulement des menteries.
Le navire appareille,
Il transporte la terreur… Pourtant,
Personne ne l’arrête.
Je rirai… Il est tard maintenant.


J’ai l’air d’un prophète,
Prophète de malchances
Certainement tu m’éviteras
Mais peu importe,
Il faut qu’on les arrête,
Peut-être, quelqu’un m’écoutera.


Je suis le fou qui rit
Qui dit seulement des menteries.
L’indifférence
Cache la terreur… Pourtant,
Personne ne l’arrête.
Je rirai… Il est tard maintenant.

 

Je suis le fou qui rit
Qui dit seulement des menteries.
L’inconscience,
Cache la terreur…Pourtant,
Personne ne l’arrête.
Je rirai… Il est tard maintenant.

 

 

Je suis le fou qui rit
Qui dit seulement des menteries.
Les fleurs du mal s’en vont
Prospères dans ce désert de non.

LE FOU QUI RIT
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Marco Valdo M.I.
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 13:27

Le Jour où la Paix viendra

Chanson française – Le Jour où la Paix viendra – Marco Valdo M.I. – 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon ami Lucien l’âne, écoute-moi, je t’en prie et avec beaucoup d’attention.

 

 

Mais enfin, Marco Valdo M.I. mon ami, tu sais bien que je ne fais que ça…

 

 

Alors, tu te souviens certainement, Lucien l’âne mon ami, que l’autre jour, j’avais été rechercher il y a presque un demi-siècle une chanson de Gilbert Bécaud, intitulée « Le Jour où la Pluie viendra ». J’y avais noté des accents prophétiques et écologiques qui évoquaient le réchauffement climatique et la désertification de zones entières dans presque tous les continents. En fait, dans tous les continents, car même les déserts glacés et les sommets arides se désertifient. Ce n’était pourtant pas là le premier moteur de cette chanson qui se voulait chanson d’amour, propre à frapper au cœur les midinettes, qui étaient la clientèle principale de ce joli chanteur.

 

 

Il me semble bien m’en souvenir. Je n’ai quand même pas la mémoire qui flanche, Marco Valdo M.I. mon ami. Au fait, cette mémoire qui flanche n’était-ce pas une chanson de Cyrus Bassiak ? En somme, cette chanson de Bécaud avait mis le doigt sur ce qu’on appelle aujourd’hui la crise de l’eau. Et si j’ai bien fait attention à ce qui commence à se dire avec force dans le monde des humains, l’eau est en passe de devenir un problème majeur et sa pénurie pourrait bien être la cause de migrations énormes à côté desquelles celles qu’on a connues jusqu’à ce jour ressembleront à d’innocentes promenades.

 

 

En effet, Lucien l’âne mon ami, tu as résumé ce qui pourrit se passer de pire. Le pire, c’est que si on applique la loi de Murphy, on peut être assuré que ce pire-là va se produire. À ton œil incrédule, je vais rappeler ce qu’est la loi de Murphy : si parmi toutes les évolutions possibles, il en existe une plus catastrophique que les autres, elle va se produire. Certes, je te le concède, Murphy ne se baignait pas tous les matins dans la mer de l’optimisme, mais il se fait qu’empiriquement, sa fameuse « loi » s’est trouvée vérifiée à de multiples occurrences. Par exemple, ce fut vrai dans l’Histoire où on remarque que lorsqu’il y a une probabilité qu’un personnage dangereux accède au pouvoir, il y accède : Mussolini, Hitler, Staline, Franco, Mao, Pinochet… et c’est vrai dans l’actualité : Poutine, Erdogan, Assad, Trump, Orban… Je ne peux pas recenser tous les dirigeants du monde. De toue façon, cette loi s’applique à tous les niveaux de pouvoir et dans quelque domaine que ce soit.

 

Parenthèse, dit Lucien l’âne en souriant, je propose dans ce cas de parler de loi d’Ubu.

 

Formidable, Lucien l’âne, c’est une vraie trouvaille. La loi d’Ubu me paraît une constante universelle. Une loi qui permet de comprendre que la sentence : « Le pouvoir rend fou » est inexacte ; elle est à l’opposé de la réalité du pouvoir ; le pouvoir ne rend pas fou ; c’est la folie qui est la condition première pour vouloir accéder au pouvoir. Et donc, je reviens à la chanson…

 

Et donc quoi demande, demande Lucien l’âne en dressant soudain ses oreilles à la verticale au-dessus de son crâne.

 

Et donc, Lucien l’âne mon ami, le pire est que suite à ces exodes massifs – soit pour les enrayer, soit pour s’assurer les réserves en eau disponibles, on assistera à l’émergence de conflits qui pourraient bien dégénérer en une conflagration très large, d’abord et ensuite, en un conflit généralisé ; bref, une guerre mondiale.

 

Une troisième guerre mondiale, s’exclame Lucien l’âne en frissonnant de tous les poils de son échine. C’est épouvantable. Un tel conflit va entraîner des destructions effroyables, gigantesques, laissant loin derrière elle en quantité de destructions, toutes les guerres précédentes. On pourrait en arriver à de vraies extrémités et à la liquidation prématurée de toute l’espèce humaine et en conséquence – dégât collatéral – de bien d’autres espèces qui n’y sont strictement pour rien, à commencer par nous, les ânes. Car, nous les ânes, en tous cas, on n’y coupera pas. Il restera peut-être les bactéries dans l’océan ou dans le fond des quelques grottes. Il est plus que temps de sonner l’alarme.

 

Oh, reprend Marco Valdo M.I., ils sont nombreux à tirer la sonnette d’alarme et à donner des coups de trompe, à sonner le tocsin et à annoncer le désastre. Cependant, en ce qui me concerne, même si je me tue à dénoncer la guerre, à faire comprendre la Guerre de Cent Mille Ans et à en désigner les responsables (les riches et les puissants et leurs prétendants), je préfère de loin poser le dilemme autrement et tracer une ligne nette vers ce qui pourrait être au-delà de la fin de la guerre – de toute guerre généralement quelconque et in fine, de la Guerre de Cent Mille Ans.

Cette fin, cet au-delà de la richesse, du pouvoir, de l’ambition et de l’avidité est la seule voie de survie et de vie de l’humaine nation.

C’est donc dans cet esprit que j’ai fait cette chanson que j’ai intitulée : « Le Jour ou la Paix viendra » pour indiquer que la « pluie » ne suffira pas et que tout autant, il est périlleux au plus haut point de rêver d’être « les plus riches du monde », d’avoir « les plus beaux fruits du monde » et des « colliers jolis, jolis ». Il y en a tellement qui veulent tout cela et ceux qui le font, sont précisément ceux qui sont cause des malheurs humains de l’humaine nation. Je précise « malheurs humains » pour ne pas mettre sur les dos de ces gens les « malheurs naturels ». Quoique.

 

Alors, dit Lucien l’âne en souriant, c’est une chanson qui a certainement son utilité. Mais, dis-moi, décris-la-moi.

C’est tout simplement une chanson qui parodie celle de Gilbert Bécaud, mais une parodie volontaire, une réponse point par point. Ainsi, à la place de la richesse, on trouve la chance, le bonheur ; aux perles et aux colliers se substituent les bonheurs, les amours, les rêves et la vie retrouvée. Et dans le dernier couplet, je me suis amusé à rappeler une autre chanson de paix en le faisant à la manière de Paul Fort et de sa Ronde autour du Monde. Et puis aussi, pur ce qu’il restera après, j’ai en tête ce passage de la Valse Jaune de Boris Vian :

 

« Et le soleil
De 
l’autre côté du monde
Danse une valse blonde
Avec la terre ronde, ronde, ronde, ronde
Le soleil
Rayonnant comme un faune
Danse une valse jaune
Pour ceux de 
l’autre ciel »

Voilà.

 

Eh bien voilà, Marco Valdo M.I. mon ami, découvrons-la ta nouvelle chanson et puis, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde riche, atrabilaire, avide, ambitieux et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Le jour où la paix viendra, 
Nous serons, vous et moi,
Les plus chanceux du monde,

Les plus chanceux du monde ! 
Et riant tous de bon cœur,

Nous chanterons tous en chœur

Tous les bonheurs du monde,
Tous les bonheurs du monde !
Ce jour-là !

 

La triste, triste, triste terre
Qui meurt et meurt sans arrêt
Écrasée par cette longue, longue guerre
Se gorgera de paix, de paix
Et la joie déferlera sans trêve
Sur nos amours réveillées
Et nous chanterons nos rêves
Et notre vie enfin retrouvée.

Ce jour-là !

Le jour où la paix viendra
Nous serons, vous et moi
Et les enfants du monde,
Les plus heureux du monde.
Tous nous tenant par le bras,
Sur la terre ronde, ronde, ronde,

Nous danserons la ronde ronde
Des plus beaux jours du monde,
Ce jour-là !

 

 
Le Jour où la Paix viendra
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Marco Valdo M.I.
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 22:22

Le Jour où la Pluie viendra

Chanson française – Le Jour où la Pluie viendra - Gilbert Bécaud – 1957

Paroles : Pierre Delanoë.

Musique : Gilbert Bécaud

 

 

 

 

 

À la fin des années cinquante du siècle dernier, dit Marco Valdo M.I.

 

Oui, à la fin des années cinquante du siècle dernier ? Mais encore ? Qu’y avait-il de si particulier dont tu veux me parler ?, Marco Valdo M.I. mon ami.

 

Tout simplement, Lucien l’âne mon ami, tout simplement d’une chanson. D’une chanson française qui fit des ravages en France et dans les pays voisins de langue française et puis, ensuite, elle se répandit – une fois traduite -, dans le monde entier. Elle y emmena aussi son interprète.

 

Bien, bien, Marco Valdo M.I. mon ami, dit Lucien l’âne. Mais tout cela ne me dit pas de qui et de quoi il s’agit. Aurais-tu l’obligeance d’éclairer ma lanterne ?

 

Pour ce qui est de la chanson, répond Marco Valdo M.I., elle s’intitule « Le Jour où la pluie viendra » qui avait été écrite par l’excellent parolier Pierre Delanoë et son interprète mondialement connu (par la suite), Gilbert Bécaud. Cependant, cette chanson a eu d’autant plus de succès (et pourrait en avoir plus encore dans le futur) qu’elle remuait une situation archétypale, celle de la sécheresse et de la pluie bienfaisante ; elle satisfait aux plus profondes aspirations des gens du Sud. On comprend moins vu d’ici où on penserait volontiers le contraire ; ce n’est pas l’eau du ciel qui nous manque.

 

C’est vrai, confirme Lucien l’âne, je peux l’attester moi qui ai parcouru tant et tant de fois les paysages brûlés par le soleil, la sécheresse dans les pays du Sud (dans l’hémisphère Nord) sont une vraie calamité et déclenche de terribles désastres.

 

Mais ici, Lucien l’âne mon ami, comme tu t’en doutes, c’est tout le contraire qui est imaginé et apprécié.

 

En somme, suggère Lucien l’âne, il faudrait chanter quelque chose comme : « Le jour où la pluie cessera… ». Ç’aurait pu être également le refrain préféré de Noé et des animaux au temps du déluge.

 

Mais, Lucien l’âne mon ami, trêve de plaisanterie et revenons à cette chanson. Elle porte le rêve d’un futur meilleur et cela d’autant plus qu’elle s’adresse à un public de plus en plus nombreux en raison même du réchauffement climatique.

 

Évidemment, dit Lucien l’âne, tout est une question d’interprétation. Arrêtons là et reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde asséché, malmené, exploité et cacochyme.

 

Heureusement !

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

Le jour où la pluie viendra,
Nous serons, toi et moi, 
Les plus riches du monde,

Les plus riches du monde. 
Les arbres, pleurant de joie, 
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde,
Les plus beaux fruits du monde,
Ce jour-là.

La triste, triste terre rouge
Qui craque, craque à l’infini ;
Les branches nues que rien ne bouge
Se gorgeront de pluie, de pluie
Et le blé roulera par vagues
Au fond de greniers endormis
Et je t’enroulerai de bagues
Et de colliers jolis, jolis.

Le jour où la pluie viendra,
Nous serons, toi et moi,
Les fiancés du monde
Les plus riches du monde.
Les arbres, pleurant de joie,
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde,
Les plus beaux fruits du monde,
Ce jour-là…

 

 
Le Jour où la Pluie viendra
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:35

AU NOM DE DIEU !

Version française – AU NOM DE DIEU ! – Marco Valdo M.I. – 2016

Chanson italienne – In nome di Dio  Litfiba – 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le morceau le plus dur de l'album, dédié aux victimes du Bataclan. Une terrible dénonciation de tous les assassins au nom de Dieu et contre l'impérialisme américain. Au nom de Dieu !

 


Brebis du troupeau sans laine ni fromage,
Viande de boucherie pour un Dieu qui s’en moque ;

Pièges emplis d’assassins, de martyrs et de monstres
Lorgnant au ciel septante vierges avec leurs sept culottes.


Au nom de Dieu !
La vérité, la vérité est dans la bouche du puma.

Au nom de Dieu !
La vérité, la vérité se trouve où jamais le soleil ne va.


Au nom de Dieu !
Le monde est tout à moi,
La terre est toute à moi,
Les hommes, le messie et moi.


Au nom de Dieu !
Son seul fils, c’est moi !
Croisades et talibans :
Les mains dans le sang.


Au nom de Dieu !
On manifeste, car ils bombardent l'histoire
D’enfants kamikaze sur l'autel du pouvoir
Et de nouvelles croisades pour vendre un monde démocrate
Fait de bombardements et qui pue de pétrole.


La vérité, la vérité est  jamais le soleil ne va.

À la vérité, dans la troisième guerre mondiale, on y est déjà.

Au nom de Dieu !
Le monde est tout à moi,
La terre est tout à moi,
Les hommes, le messie et moi.

 

Au nom de Dieu !
L'élu, c’est moi !
Croisades et talibans :

Les mains dans le sang.


Croisades et talibans :
Les mains dans le sang.
Croisades et talibans :
Les mains dans le sang.

 

 
AU NOM DE DIEU !
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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 13:30
 

 

TESTAMENT

Testament – Bram Vermeulen – 2004

 

 

 

 

 

J'ai dû - pour des raisons mystérieuses - séparer Bram Vermeulen de son Testament. Mais enfin, le voici d’abord, comme il se doit en néerlandais et ensuite, ma version française.

 

 

« Als ik dood ga, huil maar niet
ik ben niet echt dood moet je weten
het is maar een lichaam dat ik achterliet
dood ben ik pas als jij die bent vergeten.

En als ik dood ga, treur maar niet
ik ben niet echt weg moet je weten
het is de heimwee die ik achterliet,
dood ben ik pas als jij dat bent vergeten.

En als ik dood ga, huil maar niet
ik ben niet echt dood moet je weten
het is het verlangen dat ik achterliet
dood ben ik pas als jij dat bent vergeten
dood ben ik pas als jij me bent vergeten. »

 

Et la version française (2016) :

 

« Si je meurs, ne pleure pas !
Je ne suis pas vraiment mort,
J’ai seulement laissé là un corps.
Je mourrai quand tu m’oublieras.

Quand je mourrai, n’aie pas de chagrin !
Je ne suis pas vraiment parti,
J’ai seulement abandonné la nostalgie.
Je mourrai si tu m’oublies, demain.

Si je meurs, ne pleure pas !
Je ne suis pas vraiment mort,
J’ai jeté le désir par-dessus bord.
Je mourrai quand tu m’oublieras.

Je mourrai quand tu m’oublieras. »

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 13:25

À L’ATTAQUE !

 

Version française – À L’ATTAQUE – Marco Valdo M.I. – 2016

Chanson néerlandaise – Ten Aanval  Bram Vermeulen  2004 (au plus tard !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eh bien, Marco Valdo M.I. mon ami, je ne t’imaginais pas aussi proche d’un chanteur néerlandais. Je n’imaginais même pas que tu te mettes à faire des versions françaises de chansons néerlandaises, car depuis les années que tu fais des versions françaises de textes venus de multiples langues, tu en avais peu faites venues du néerlandais, alors que tu vis dans un pays censément bilingue, sinon trilingue et où la langue de la majorité de la population est précisément le néerlandais.

 

Oh, Lucien l’âne mon ami, comme tu le vois, je le fais. Et j’ajoute, je le fais avec plaisir, me

même si je le fais mal. Il y a à cela diverses raisons. La principale, c’est que pour une fois, on ne me l’impose pas. Car, vois-tu Lucien l’âne, pelons l’oignon une bonne fois. J’aurais volontiers appris le néerlandais – qu’on m’a enseigné de force pendant au moins quinze ans, s’il n’avait pas été une expression directe de la domination de la majorité et aussi, plus « historiquement » de la création de ce pays bancal, voulu par les puissances contre-révolutionnaires vers 1815. En somme, on nous a coupés de notre Hainaut qui allait jusqu’aux portes de Paris et on nous a insérés de force dans un pays où on nous a réduits à la portion congrue.

 

Oh, dit Lucien l’âne, il est idiot en effet d’imposer de pareilles contraintes à des populations et le faire à des enfants, a des conséquences tout au long de leur vie, si ce n’est au-delà.

Enfin, Lucien l’âne mon ami, il m’a bien fallu vivre avec cette incongruité nationale et trouver refuge dans une de ces réserves indiennes de Wallonie. Passons et revenons à la chanson de Bram Vermeulen et pour commencer à Bram Vermeulen lui-même, artiste antimilitariste et de ce fait, par-delà les idiomes, très proche. Et dans le but de prouver ma sympathie pour ce poète, je m’en vais te faire connaître son testament – c’est une chanson, un poème.

 

Il est temps, dit Lucien l’âne, car il est mort en 2004, à la fin de l’été, en Italie ; son cœur l’avait lâché. Et donc, ce testament ?

 

D’abord, pour tout dire, ces histoires de testament me renvoient toujours à François Villon et à la Supplique de Georges Brassens et puis, en cascade, à bien des autres. Et pour tout te dire quand même, en ce qui me concerne, en guise de testament, je me verrais bien revêtir du « Je voudrais pas crever » du bon Boris Vian.

 

 

Et maintenant, quelques mots sur la chanson « Ten Aanval ! ». Que raconte-t-elle ?

 

Eh bien, Lucien l’âne, c’est une attaque en règle contre le militarisme et le goût de certains de provoquer et de faire des guerres. « Ten Aanval » peut se traduire indifféremment par « À l’attaque ! », « Au combat ! » et « À l’assaut ! » et décliné en « Sus ! », « Sus à l’ennemi ! » et toutes les variantes du genre.

 

« À l’attaque ! », « Au combat ! » et « À l’assaut ! » et décliné en « Sus ! », « Sus à l’ennemi ! » et toutes les variantes du genre, quel beau programme !, dit Lucien l’âne en éclatant de rire. On n’en demande pas tant. Nous dont la tâche, bien au contraire, est de tisser encore et toujours le linceul de ce vieux monde guerrier, belliciste, belliqueux, inquiet et cacochyme.

 

Heureusement !

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 


Ô ces grands hommes, regardez-les, aller au pas.
Regardez-les ces braves hommes marteler le pas de parade.
Écoutez-les chanter ces hommes fiers le chant du soldat.
À l’attaque, à l’attaque, à 
l’attaque, à l’attaque !


Regardez-les ces hommes obéissants pleins de raison commettre des assassinats.
Regardez-
les ces hommes aveugles combattre pour le grand massacre.
Écoutez-le
s gueuler ces hommes fâchés le bon droit de leur combat !
À l’attaque, à l’attaque, à l’attaque, à l’attaque !

 

Regardez-les s’incliner ces grands hommes devant leurs amis décédés.
Écoutez-les crier, ces hommes peureux, le besoin désespéré.
Regardez-
les pleurer, ces hommes forts, la vie n’a jamais été si grande.
À l’attaque, à l’attaque, à l’attaque, à l’attaque !


Pauvres hommes, grands hommes, hommes stupides, hommes aveugles. 
Regardez-les ces vieux hommes qui auraient dû gagner.
Écoutez-les se taire ces hommes raides pour écouter ce qu’ils entendent du dedans,
Rajeunissez-les, ces hommes stupides, et ils recommenceraient !
À l’attaque, à l’attaque, à l’attaque, à l’attaque !

 

Pauvres hommes, grands hommes, hommes stupides, hommes aveugles.

Drogués à la sensation du combat, pour toujours égarés,

 

Tristes exemples d’humanité. La guerre comme spécialité.
Pauvres hommes, grands hommes, hommes stupides, hommes aveugles.

 

 

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Marco Valdo M.I.
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:09

UN CHANTEUR DOIT MOURIR

 

Version française – UN CHANTEUR DOIT MOURIR – Marco valdo M.I. – 2016

Chanson de langue anglaise – A Singer Must Die  Leonard Cohen – 1974

 

Un chanteur doit mourir 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Une chanson que Cohen écrivit lorsqu’il apprit qu’il était repris sur les « black lists » d’artistes et personnages publics considérés dangereux et subversifs par l’administration Nixon et, par conséquent, mis sur écoute par la CIA, le FBI et d’autres agences gouvernementales…

 

 

 

 

 

La salle d’audience est tranquille, mais qui admettra.
Est-il vrai que vous nous avez trahis ? La réponse est oui.
Alors lisez-moi la liste de mes crimes,
Je demanderai la grâce que vous aimez refuser.
Et toutes les dames deviennent moites, et le juge n’a pas le choix,
Un chanteur doit mourir pour le mensonge dans sa voix.

 

Je vous remercie, je vous remercie de faire votre devoir,
Vous gardiens de la vérité, vous gardiens de beauté.
Votre vision est juste, ma vision est erronée,
Je suis désolé de polluer l’air avec ma chanson.

 

Ah, la nuit est épaisse, mes défenses sont cachées
Dans les vêtements d’une femme ; je voudrais oublier,
dans les plis de sa soie, dans l’étau de ses cuisses,
Où je dois aller prier déguisé en beauté.
Oh bonne nuit, bonne nuit, ma nuit après nuit,
Ma nuit après nuit, après nuit, après nuit, après nuit, après nuit.

 

J’ai si peur que je vous écoute,
Vos gardes aux lunettes noires en sont la cause.
C’est leur façon de traiter, leurs manières de déshonorer,
Leur genou dans vos couilles et leur poing dans votre visage.
Oui et longue vie à l’État à côté qui le permet,
Monsieur, je n’ai rien vu , je rentrais juste tard chez moi.

 

 

UN CHANTEUR DOIT MOURIR
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:28

J’Y ÉTAIS

 

Version française – J’Y ÉTAIS – Marco Valdo M.I. – 2016

Chanson néerlandaise – Ik was erbijBram Vermeulen2000

 

 

Dans ce qui fut la tranchée,
Maintenant une flaque boueuse,
Le cadavre d’un soldat offre
Encore le seul support.

Juste contre le pan de mur,
Un camarade :
Sans ses deux jambes,

La mort sur son visage

Le dos seul encore visible
À côté de l’étroite planche,
Poussé, pas trébuché
L’officier.

 

Gueule à tue-tête
Tandis que les bras déployés
La boue recouvre toute

La fin de son combat.

 

Le corps d’un homme
Pend au fil barbelé,
Touché sous son casque
Le visage sans face.

 

Raconte cette horreur,
Mais pas à moi,
Ce n’est pas nécessaire,
J’y étais.

 

Et l’un contre l’autre s’affrontent
Deux hommes dans le champ
À qui le premier quittera cette vie ;
Mais tous deux, de toute façon, seront des héros.

 

Et la nuit, on les entend chanter
De la tranchée de l’autre côté.
Ainsi résonnent les voix
De l’ennemi.


Et silencieux sur son dos,
Couvert par un drapeau,
L’homme sans jambes
Peut rentrer chez lui.

 

Raconte cette horreur,
Mais pas à moi,
Ce n’est pas nécessaire,
J’y étais.

 

En ville, le soldat fait la fête
Avec ce qu’il a reçu,
Alors que dans tous les lits de la ville,
On paye pour l’amour.

 

En sûreté, plus loin, à la capitale,
Le verre de vin à la main,
Les messieurs en haut-de-forme boivent à la santé
De la nation et de la patrie.

 

Raconte ce mensonge,
Mais pas à moi,
Ce n’est pas nécessaire,
J’y étais.

 

J’ai trouvé là ma mort
Et bien que je vais être oublié,
Telle une boussole précise
Cette fois, elle indique
Mon chemin.

 

 

J’Y ÉTAIS
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Marco Valdo M.I.
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