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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 20:49

RESPECTONS NOS CHERS PATRONS !

 

 

Version française - RESPECTONS NOS CHERS PATRONS ! – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Mio caro padrone come La rispetto – Riccardo Scocciante – 2013


Sull'aria di Mio caro padrone domani ti sparo
di Paolo Pietrangeli.

 


Nous recevons et publions de mauvaise grâce ce texte de « notre » Riccardo Scocciante :


Très chers administrateurs du site,

Je sais que je jouis d'une très mauvaise renommée ici et je dois dire candidement que non seulement je n'ai jamais absolument rien fait pour la démentir, mais que même je me contrefiche absolument d' un bienheureux bouquet. Cependant, ces derniers temps, j'ai suivi le débat brûlant qui s'est développé autour de la chanson Mio caro padrone domani ti sparo (MON CHER PATRON, DEMAIN JE TE DESCENDS) de Paolo Pietrangeli. J'ai lu que quelqu'un a été, comment dire, dérangé par la présence de cette chanson sur le site, et alors j'ai pensé – pour une fois – contribuer à rasséréner les âmes et à apporter une vraie parole de paix. Mais pauvres patrons ! Pourquoi devrait-on les flinguer ? Comme l'enseigne sa sainteté le pape...
Giuseppe Roberto Piero Gèssica porcaputt comment s'appelle-t-il encore ? ah oui François, non seulement le pardon est toujours et chrétiennement recommandable, mais pour nos patrons, qui par leur sacrifice nous permettent de nous suicider… de gagner pour nous et nos familles le pain quotidien présent déjà dans la prière à Notre Père. Honorons donc nos patrons et restons à notre poste ; la chanson que je viens de composer veut exactement inviter à ceci. Et basta avec toutes ces horribles chansons subversives dont vous avez encombré ce site, nom de Dieu !


Votre tas de merde, casse-couilles etc bien aimé

 

Riccardo Scocciante.

 

 

 

 

Mais, dit Lucien l'âne en se secouant de rire, c'est une chanson de lèche-bottes, une chanson de lèche-cul... Il fait fort cette fois, Riccardo...

 

 

En effet, c'est bien ce que tu dis. Mais tout le monde comprendra qu'elle dit exactement l'inverse de ce qu'elle prétend signifier. Et c'est d’autant plus drôle... Tout est venu de certains esprits chagrins qui trouvaient à redire qu'on s'en prenne un peu aux patrons et qu'on envisage ici doucement de les faire disparaître. Il y en a à qui ça ne plaît pas...

 

 

C'est à peine croyable, dit l'âne Lucien hilare. Oh, notre aimable Scocciante a bien eu raison de leur concocter une canzone à ces « honnêtes gens »... Manière aussi d'antiphrase, figure de style qui dit une chose pour dire son contraire et « honnête homme » pour désigner un fripon. Gloire donc aux patrons, à leurs femmes, à leurs maîtresses et à leurs Mercédes... Et soyons, disons soyez, car nous les ânes nous connaissons cette manière depuis la nuit des temps, donc vous les humains, soyez donc serviles jusqu'à la nausée. Signor, sì...

 

 

À peine croyable, dis-tu. Eh bien, détrompe-toi, ce délirant discours que tient Scocciante, dont on connaît la vilenie, ce propos qu'il tient par dérision, avec un fort assaisonnement d'herbes d'ironie, dont il use par antiphrase, ce délirant discours, dont on pourrait croire qu'il fut impossible, est pourtant l'exacte reproduction de l'attitude de certains. Crois-moi, Lucien l'âne mon ami, les faux culs existent, je les ai souvent croisés. Et ce n'est pas à toi que je dois suggérer qu'il existe une guerre terrible où il faut à chaque instant, chaque jour, dans chaque geste tenir son camp... Au nom de qui ? Au nom de quoi ? Tout simplement au nom de soi... La solidarité commence avec soi... Conscience de soi et dignité...

 

 

J'écoute, j'entends et je comprends, dit l'âne Lucien raillant certain général romain envahissant la Gaule. J'écoute, j'entends et je comprends... Il s'agit de la guerre des guerres, la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de les maintenir sous le boisseau, de les écraser plus encore, de renforcer leur domination, d'accroître leurs richesses... Et là, en effet, il faut à tous moments choisir son camp. Oh, nous les ânes, on le sait bien qu'il faut parfois baisser la tête, quand on ne peut faire autrement et qu’il vaut mieux un âne vivant qu'un lion mort... Cependant, il faut distinguer une certaine aptitude à l'adaptation et une franche collaboration. Le fait est qu'il ne faut jamais renoncer à tisser le linceul de ce vieux monde tout d'exploitation vêtu, aussi absurde qu'avide, aussi vain que stupide et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

Circulaire à la ronde

Et à toutes les usines du monde :

Adorons nos patrons

Nos actionnaires, nos supermanagers, nos directions.

Commandeurs illustres

Je vous écris la présente

Pour vous faire connaître

Notre peu recommandable affection

Pour Votre Gloire.

 

Pour vous faire savoir

Que le vingt et un, quel beau jour

Le vingt et un du mois en cours

Nous avons décidé

D'aduler

Votre Gloire.

Chers patrons en face de vous,

En signe de respect, je plie le genou,

Votre intelligence géniale et profonde

Nous comble d'une béate plénitude .

 

Mes chers camarades, pourquoi ces visages ?

Avec ces syndicats et leurs mauvais présages

Il ne reste qu'à nous donner entièrement au patron,

Peut-être ainsi mangera-t-on.

 

Quel beau jour

Le vingt et un

Tous à votre vénération

Tous sans exception

Pensez, quel beau jour

Quel beau jour

Nous verrons.

 

Mais d'abord je déclame

Un poème encomiastique,

Je proclame solennellement :

« Notre paye suffit bien ! »

Pour les suppléments

On ne veut pas de salaire,

Quelle horreur, c'est mesquin,

C'est tellement ordinaire !

 

Camarades, il est clair

Que le vingt et un

La grève ici

Personne ne la fera

Et alors nous serons

Plus grands et plus forts

Et ensuite mieux encore

Nous serons tous morts

Cependant…

 

Jusqu'au dernier instant

Vénérons nos grands patrons

Avec leurs femmes et leurs grosses Mercédes

Et même plus encore, leurs maîtresses.

 

Jusqu'au dernier moment

Nous, nous serons fidèles au poste

À suer à peiner

Tous les jours, nuit et jour.

 

Jusqu'au dernier instant

Bouches fermées et bleus trempés

Tant qu'ici chez Thyssenkruppeu

On brûlera à petit feu

Très chaud et très beau

Si chaud et si beau

Si chaud et….

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:34

 

THÉORÈME

 

Version française – THÉORÈME – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Teorema – Riccardo Scocciante - 2009

 

Il semble presque que notre suave Riccardo Scocciante lit en primeur ce site ; nous avons à peine eu le temps d'insérer le Rigurgito antifasciste, celui des 99 Posse, qu'il t'inflige la sienne de « régurgitation ». Naturellement à sa manière : prendre une chanson italienne fameuse et la réélaborer de façon à ce qu'elle contienne un message de paix et de fraternité. Cette fois, il s'en est pris à rien moins que Teorema, une célébrissime chanson de Marco Ferradini (mais écrite, pensez un peu , par Herhert Pagani). Pauvres de nous ! De toute manière, puisque c'est un site de service, nous y mettons aussi la vidéo de la chanson originale, de sorte que celui qui le désire puisse en chanter aussi la réélaboration perpétrée par Scocciante; nous avons à cet égard repérer, dans le style Scocciante, un vidéo qui fut le plus riche possible en tettes et en culs.
[CCG/AWS Staff]

 

Oufti, dit l'âne Lucien, il n'y va pas de main morte, l'ami Scocciante.

 

Tu as raison, Lucien, il n'y va pas de main morte. Non seulement, il dit vrai, il a raison, mais en plus, il y met la forme ! Faut l'encourager...

 

Cela dit, il fallait bien que tu le traduises... C'est une excellente idée... Voilà une canzone, une chanson qui a du caractère et qui parle clair. Il y a bien longtemps qu'on n'entend plus des choses comme ça en français...

 

C'est évidemment pour ça que je passe tant de temps à traduire tant de gens et tant de chansons du site des CCG, une île aux trésors. Et spécialement cette chanson qui pourrait bien avoir comme devise, la nôtre : Ora e sempre : Resistenza ! Aujourd'hui plus qu'hier encore, car Scocciante a raison, ils sont revenus les bougres !

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

Prends un fasciste, dis-lui que tu l'aimes,

Parle-lui de patrie et d'honneur.

Envoie-le tout droit au parlement

Et à la télé à toutes les heures.

Fais-le toujours paraître important

Donne-lui tout l'espace à la Rai,

Si ému, il invoque Almirante

Fais-en une fiction, on ne sait jamais.

Et sois-en sûr, il t'embrouillera

Car cela plaît aux fascistes, vois-tu

Et, sois-en sûr, il t'embrouillera

Il y a quatre-vingts ans qu'ils font çà.

Prends un fasciste et traite-le mal,

Enferme-le dans les chiottes pendant des heures.

Ne te montre pas quand il se lamente,

Et s'il casse, hop à San Vittore.

Dis-lui toujours qu'il est un con ignorant

Et bastonne-le sans pitié,

Si par hasard, il invoque Almirante

En bas du carrousel et qu'il se brise.

 

Et tu verras comme çà lui fait du bien,

Les “camerati” se traitent ainsi.
Et tu verras comme çà lui fait du bien,

Il se remettra à chanter “Pitié l'est morte”.


Et, cher ami, comment te donner tort

Ils pensent tous qu'il est mort.

Ces tas de merde sont revenus

Ou mieux, ils ne sont jamais partis.

S'ils te parlent de patrie ou d'honneur.

Redeviens celui qui tu es:

Retourne en montagne te battre encore,

Tu sais qu'un fasciste te recherche déjà.

 

Sans fascistes, on est mieux, pour sûr !

Sur ça, tu seras d'accord avec moi.

Sans fascistes, on est mieux, pour sûr !

Voilà notre seule loi...

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 21:16

MON NOM EST SILVIO

 

Version française - MON NOM EST SILVIO – Marco Valdo M.I. – 2009

Chanson italienne en langue anglaise – My Name is Sylvio – Riccardo Scocciante – 2009

 

 

Il y a déjà quelques temps que notre ami R.S. Ne se manifestait plus sur ce site qui l'a lancé dans une fosse sceptique pleine de purin dans l'Olympe de ses collaborateurs, mais, justement aujourd'hui, le voici de nouveau avec une composition qui ne manquera certainement pas de faire venir l'envie de lui foutre les couilles sur une enclume et de les marteler d'intéresser et de passionner ses nombreux fans. Voici ce que nous écrit Scocciante :

 

«  Je me suis aperçu qu'on avait institué un nouveau parcours, c'est-à-dire celui sur la violence sur l'enfance. Évidemment je n'ai rien à dire quant aux décisions de ce site, mais j'ai pensé : Comment, il y a désormais des parcours sur la violence contre les femmes, les enfants et les animaux, et on n'a pas encore créé un parcours relatif à la VIOLENCE CONTRE LES PREMIERS ministres? Putain de Dieu, je ne trouve pas ça juste. Avec toutes les violences quotidiennes que notre Premier bien-aimé doit subir chaque jour, un authentique martyr de la méchanceté et la fausseté d'un peuple qui ne Le mérite pas, on devrait laisser dans l'indifférence tout ça ? Certes non ! Et alors, inaugurant « motu proprio » ce nouveau parcours (avec l'émouvante image jointe), j'ai choisi justement une chanson-symbole contre la violence contre les enfants, Luka de Suzanne Vega,et je me suis ingénié à l'adapter; sans compter que la ligne téléphonique réservée à l'assistance aux mineurs victimes d'abus et de coups s'appelle le « Téléphone Bleu ». On devrait au moins changer de couleur ! »

 

Tiens, dit Lucien l'âne tout frétillant d'excitation, revoilà quelqu'un qu'on connaît bien et que j'aime particulièrement....

 

Quoi, quoi Lucien, que dis-tu ?, dit Marco Valdo M.I. en criant presque. Tu aimes bien cette ordure... Si c'est comme ça, je ne te parle plus... Car ce mec est une pure ordure, un salaud de première envergure, qui a trempé dans toutes sortes de cochonneries et dans tous les genres, qui a les pires accointances... Tu vas quand même pas me dire que tu aimes ce matamore, ce jeanfoutre, ce minus habens, ce moins que rien...

 

Ben si, dit Lucien, et même si je sais qu'il est assez crade, je l'aime bien moi...

 

Et tu t'en vantes encore... Continue comme ça et je vais vomir...

 

Mais si, mais si, je l'aime bien moi, Riccardo Scocciante...

 

Ah, ouf, tu me rassures, excuse-moi, Lucien mon ami, viens que je t'embrasse... Tu parlais de Riccardo Scocciante, ce pourri.... Comme je suis content que tu l'aimes et d'ailleurs, moi aussi, je l'aime bien. Mais je croyais que tu t'étais converti à Silvio Santo.

 

Là, tu me vexes, tu m'insultes presque mon ami Marco Valdo M.I. Je sais bien que je suis un âne, mais quand même, je ne suis pas con. Un vieux libidineux de ce genre... Tu me vois le saluer....

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

Mon nom est Silvio

Je vis dans un vieux palais

Mais j'ai des villas et des filles

Et juste une paire de télés.

Si vous lisez quelque chose dans la presse

Qu'on y parle de trouble, qu'on y parle de couteau

Ne me posez surtout pas dix questions

Je n'aime pas beaucoup ce genre de harcèlement,

Quelle histoire pour une pipe !

Je pense que c'est car je suis trop riche

Mais j'agis pour le bien de l'Italie

Peut-être même est-ce car je suis un menteur

Que le peuple m'aime.

Ces sales rouges me font pleurer,

Mais ne me demandez rien à propos de Mills,

Vous ne devez plus rien demander,

Trop de questions, c'est un choc

Tout comme la bite de Topolanek

 

Ouais, je pense que je vais bien.

Maintenant, je retourne à L'Aquila

Je pense que c'est pour moi

Que Dieu a envoyé ce joli tremblement de terre

Je crois que j'en aurai un autre un jour,

Tout sera détruit, en ruines et salopé.

 

Ne me demandez pas comment je vais

Ils me détestent, je ne comprends pas

Je trace ma route comme un héros.

Mon nom est Silvio

Je vis dans un vieux palais

Mais j'ai des villas et des filles

Et juste une paire de télés.

Si vous lisez quelque chose dans la presse

Qu'on y parle de trouble, qu'on y parle de couteau

Ne me posez surtout pas dix questions

Je n'aime pas beaucoup ce genre de harcèlement,

Quelle histoire pour une pipe !

Ces sales rouges me font pleurer,

Mais ne me demandez rien à propos de Mills,

Vous ne devez plus rien demander,

Trop de questions, c'est un choc

Tout comme la bite de Topolanek

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 20:48

VENDREDI SAINT

Version française - VENDREDI SAINT – Marco Valdo M.I. – 2009

Chanson italienne – Venerdì Santo – Riccardo Scocciante – 2009

L'immarcescible Rik Scoccia écrit à notre site : « Me trouvant actuellement de passage dans la riante cité de Plaisance, pour des histoires de femmes d'enrichissement culturel et spirituel, il m'est revenu d'une connaissance que que justement des tours de la centrale de l'Enel (Compagnie d'Électricité nationale) de cette ville, le bon Francesco Guccini tira son inspiration pour la puissante image des « tours de fumée » de Il vecchio e il bambino. J'ai pensé ainsi remettre au jour une vieille, très vieille chanson du susdit, Venerdì Santo et de la massacrer réélaborer même, d'une manière à ce qu'elle puisse franchement servir d'espoir et de souhait pour un futur meilleur et surtout, rapide. » Dans ce cas, cela dit entre nous, comment lui donner tort ? Et nous en sommes tellement convaincus que dans la section vidéo nous avons mis l'original : la chanson n'est désormais pas fort connue et nous voulons par ce biais donner à tout le monde la possibilité de chanter correctement cette remarquable réélaboration. Entretemps tenons à l'œil les vendredis, on ne sait jamais... [CCG/AWS Staff]





Lucien mon ami l'âne aux yeux qui percent si bien l'avenir comme les phares d'une automobile sur une route de campagne dans la nuit sans lune, voici une chanson d'une brûlante actualité … elle s'intitule VENDREDI SAINT. Je te rappelle au passage que le vendredi est le jour de Vénus, ce qui en l'occurrence et s'agissant d'un grand vénérateur de la déesse de l'Amour vénal, est de bon augure. Réjouis-toi, donc, réjouissons-nous, gaudeamus ! Et chantons la gloire de S.S. Silvio Santo. Son heure approche où il va pouvoir rejoindre le grand conclave des saints subits. La grande marche des élus va le conduire au plus haut du haut... C'est du moins ce que raconte notre ami – tous les poètes de bonne tenue sont nos amis – Riccardo Scocciante.



Quoi, quoi Silvio Santo Subito, qu'ouis-je, il est bien temps, dit Lucien l'âne. Peut-être même trop tard, rappelle-toi la chute du premier des anges. Comunque, continue ton explication.



Mais Lucien, tu retardes, SS Silvio était Santo depuis bien des lustres. Je ne te dis pas comment ni combien il avait acheté cette grâce, mais comme tu le sais, il est des accommodements avec le Ciel qui ont un prix certes, mais SS Silvio est fort riche et en plus, il sait négocier et surtout, promettre tant de choses... Par contre, pour ce qui est de la chute de l'ange... On s'en rapproche quand même, car il est de méchantes gens (dixit SS Silvio lui-même), des gauchers (semble-t-il ressortir de ses éructations colériques), et même jusqu'aux plus hautes personnalités du monde qui lui en veulent et ourdissent un horrible complot contre lui. Pauvre SS Silvio ! Et c'est comme ça dans le monde entier... Même les Belges s'y mettent... C'est tout dire. C'est un peu la devise des Mousquetaires : Un contre tous, tous contre un. Enfin, c'est ce qu'il (SSS) crie comme un possédé sur toutes les ondes...



À propos, dit Lucien l'âne, demain, on est vendredi... Mais une chose m'inquiète quand même pour nos amis d'Italie en premier...



Et c'est quoi ?, dit Marco Valdo M.I., un peu troublé lui aussi...



Imagine qu'il ressuscite..., dit l'âne tout contrit.



Enfer et damnation ! Que le Diable l'emporte alors...





Ainsi parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane





Vendredi je meurs,

Début de soirée

Et pour l'Italie, c'est le printemps;

Vendredi je meurs,

Au Journal Télé Quatre,

On s'habille de deuil :

Berlusca est mort.

Vendredi je meurs,

Éclatent les fusées

Et les pétards dans tout le centre

Ces mêmes pétards

qui au printemps,

Font le plein jour, même le soir.


Vendredi je meurs,

Tous aux jardins,

Il y a ceux qui

Votent Casini,

Vendredi je meurs,

Même l'amour

A une belle saveur

De Résistance.

Vendredi je meurs,

Même à Arcore,

Il y a une grande clameur,

On fait bombance,

Puis vient le soir

Et l'on entend un chant :

« Et c'était l'heure :

Vendredi je meurs ! »

Vendredi je meurs,

Début de soirée

Et pour l'Italie, c'est le printemps;

Vendredi je meurs,

Les églises ouvertes,

Même le curé

Braille qu'il est mort;

Vendredi je meurs

Éclatent les fusées

Et les pétards dans tout le centre

Ces mêmes pétards

qui au printemps,

Font le plein jour, même le soir.


Vendredi je meurs,

Tous aux jardins,

Même ceux

De Franceschini,

Vendredi je meurs,

Même l'amour

A une belle saveur

De Résistance.

Vendredi je meurs,

Même à Arcore,

Il y a une grande clameur,

On fait bombance,

Puis vient le soir

Et l'on entend un chant :

« Et c'était l'heure :

Vendredi je meurs ! »

 

 

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 21:56

LE PÈLERIN FLORENTIN.

Version française – Le Pèlerin florentin – Marco Valdo M.I. – 2009

Chanson italienne – Fiorentin pell'Isdrael – Riccardo Scocciante – 2009

 

 


S'insérant de force dans le débat à propos de l'invasion de Gaza, d'Israël, du sionisme et du comportement plus ou moins démocratique des médias et des politiciens italiens, Riccardo Scocciante nous envoie une petite composition en florentin basée sur une chansonnette toscane appelée Pellegrin che viaggia a Roma. - Un Pèlerin qui va à Rome. Cette chansonnette raconte l'histoire d'un paysan lequel n'avait jamais quitté son village et voulait se rendre à Rome en grand pèlerinage, et imaginant Rome au bout du monde, avant de partir « fit le plein », mangeant cinq ou six plats de pain et de macaronis et un sac de châtaignes. Le résultat se fit sentir peu après sur le train. Dans sa version, Riccardino Scocciante imagine un Florentin qui, après avoir lu dans le journal « La Nazione » l'appel à participer à une manifestation de « soutien à Israël et à la démocratie », avant de monter sur l'autobus, se renseigna et se « remplit » des intéressantes publications d'Oriana Fallaci, de Magdi Allam et de Fiamma Nirenstein (nom qui en yiddish signifie « calcul rénal »). Le résultat .....[AWS/CCG Staff]



Mais , ajoute Marco Valdo M.I., le résultat en effet est assez croquignolet. C'est pas qu'on soit scatophile, mais cette aventure de ce jeune gars égaré, qui finit par prendre les bureaux d'un journal favorable au régime de Cheese Berlu pour un lieu d'aisance, est vraiment drôle. D'autant, ajoute à titre personnel Marco Valdo M.I., que ce journal à la Libération fut l'organe du CNL, c'est-à-dire de la Résistance et qu'il eut parmi ses directeurs Carlo Levi, qui fut un des grands résistants au régime de l'époque et pendant vingt ans; Carlo Levi dont j'ai le plaisir d'être un des traducteurs. Pour en revenir à la canzone de Scocciante, il y a là quelque chose d'assez dans la manière de Marx, Groucho évidemment. Qu'alliez-vous penser ? Ou alors, dans la meilleure veine d'un Hara Kiri Hebdo, qui fit les beaux jours de la presse française d'opinion et qui fut interdit pour cette raison qu'il dénonçait le régime gaullien et la presse lèche-bottes. À moins que l'ami Scocciante ne s'inspira d'Aristophane de son bousier, véhicule de paix ou de ses réflexions stercoraires dans une pièce à la dénomination incontestable dans ce site : La Paix.

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.





Je vais vous raconter

L'évènement assez coquin

L'autre jour arrivé

à un pauvre Florentin.

 

Qui voulut aller manifester

Pour Israël. Comme la presse

Entre nichons, flics et fesses.
Et son journal l'y avaient incité.

 

Avant de partir, dès le matin

De monter dans le tram

Il lut cinq ou six bouquins

D'Oriana et Magdi Allam

Comme il lui fallait davantage

que ses six ou sept bouquins,

Il emporta en plus un ouvrage

De Fiamma Nirestin.

 

Quand il fut sur le tram,

Afin de se donner des idées

Il ouvrit les ouvrages de ces dames

Et se mit à les dévorer.

 

Tout d'un coup, son corps

Se mit à maronner.

Le pauvre malheureux

Ne sut plus quoi penser.

Dieu que je me sens mal,

Ohlala, je n'en peux plus !

Putain, arrêtez ce vicinal,

Je vais me chier dessus.

Alors, une grande puanteur

Submergea les passagers florentins

Qui pour chasser l'épouvantable odeur,

De tout ouvrir furent contraints.

 

Puis, comme Dieu le voulut

Devant la Nazione, qui l'aurait cru,

Ce pauvre gars, le feu au cul

Descendit comme un obus.


Tout en dégrafant sa braguette,

Il fonça comme un taureau

Mais au lieu des toilettes

Il entra dans un bureau.

Tandis que ce malheureux

Chiait avec délectation

Entra tout coléreux

Le chef de la rédaction.

« Espèce d'andouille idiote,

Tu es vraiment un veau

Au lieu d'aller aux chiottes

Tu chies dans mon bureau ! »

Alors le pauvre gars

À toutes jambes s'enfuit

En montrant son troulala

À toute la compagnie.

 

Et dans le bus, il cria tout éperdu :

« J'en ai marre de ce bordel

Manifester ainsi pour Israël

On ne m'y reprendra plus ! »

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 15:32

QUI ARRÊTERA LA SOUTANE

 

Version française – Qui arrêtera la soutane – Marco Valdo M.I. – 2009
Chanson italienne – Chi fermerà la tonacca – Riccardo Scocciante – 2009

 

 

 

Si chrétiens, si croyants

Qu'ils lyncheraient les mécréants

 

 

 

 

 

 

Imprévisible Riccardo Scocciante ! Ce soir, plutôt, cette nuit, il dégaina finalement son romanesque (à dire vrai assez macaronique, mais néanmoins louable par son intention) et il nous fournit sa vision particulière de l'Itaglie d'aujourd'hui, pays d'autant plus pourri et rempli de lyncheurs de quartier en puissance que la longa et pelosa manus (la longue main velue) d'une église catholique totalement engagée à restaurer son pouvoir temporel s'étend sur tous les aspects de notre vie quotidienne. Certes notre Scocciantello, pour parler de ces graves et pressants sujets, aurait pu, bof, prendre un chant plus adapté à une telle réélaboration : un beau grégorien, une émouvante chanson de frère Giuseppe Cionfoli (le père Duval italien), ou mieux encore l'indicatif de quelque connerie fiction à base de prêtres et de policiers (les piliers de la société !); au contraire, il a choisi la vieille mais encore déchaînée chanson des Pooh, Qui arrêtera la musique. Allez comprendre ! [CCG/AWS Staff]

 


La question ou l'affirmation (c'est pire!) de Riccardo Scocciante est tout à fait d'actualité : qui arrêtera la soutane et ses sbires et si l'atmosphère de l'Itaglie est (elle l'a souvent été, mais la maladie revient) saturée d'eau bénite, si les joyeux chrétiens retrouvent leurs réflexes moyen-âgeux et leurs goûts de bûchers, si le Big Brother du micro-Etat s'autogénère et se duplique en un César souriant des écrans (Sir Sourire, Mister Cheese...), si la soutane recommence à poursuivre les gens jusque dans leurs lits.... Alors, en effet, il vaut mieux s'en aller vivre sur la Cordillère.
Hier, dans nos pays, on criait « À bas la Calotte ! » et on avait raison. Aujourd'hui, il faudra crier « À bas la Soutane ! » et ce sera très bien. Cependant, prenons garde à ne pas aller trop loin car si hier, en faisant tomber la calotte, on découvrait des crânes chenus; aujourd'hui, en faisant tomber la soutane, on découvrira de tristes culs ! 
Heureusement, certains et Riccardo Scocciante doit en être, partagent avec Marco Valdo M.I. un solide penchant pour la liberté (et notamment celle de conscience) et de ce fait entendent : NE JAMAIS SE SOUMETTRE.

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.



À présent, on sanctifie
Et à la place de l'atmosphère
On installe le distributeur d'eau bénite.
Que de morale, encore ce soir
dispensée à coups d'arrosoirs
Par ceux qui applaudissent les supersoniques 
Qui bombardent en musique.

Joyeux printemps
À ce pays de braaaves gens
Si chrétiens, si croyants
Qu'ils lyncheraient les mécréants
Pour ensuite regarder le Big Brother
Et allumeraient un feu d'enfer
Pour les Roms, au nom de Dieu
Avec les petits saints de Padre Pio.

Qui arrêtera la soutane,
L'air devient ecclésiastique
L'homme se domestique
Par la peur de la mort
Chaque dimanche.
Qui arrêtera la soutane,
Ceux qui ne s'inquiètent de rien,
Ceux qui massacrent
À coups de hardis et de paradis
Tandis qu'ici il n'y a plus de sourire.

J'étais barricadé 
Dans mon lit avec la femme d'untel
Où aucun cardinal zélé ne te bouscule,
On ne peut malheureusement pas forniquer tranquille !
Le soir, il n'y a même pas moyen d'être en paix
À la télé, il n'y a que des flics et des prêtres
On les invite même à commenter le goal.

Qui arrêtera la soutane.
L'air se fait méphitique,
L'homme se domestique
Par la peur de la mort
Chaque dimanche.
Qui arrêtera la soutane,
Ceux qui ne s'inquiètent de rien,
Ceux qui massacrent
À coups de hardis et de paradis
Tandis qu'ici il n'y a plus de sourire.

Joyeux printemps
Dans ce pays de galère.
On ne respire pas,
Mieux vaut s'en aller sur la Cordillère

 
 
 

 

QUI ARRÊTERA LA SOUTANE
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 08:57

HEIDI, HEIDO, HEIDA... HEIDI, HEIDO, HEIDA... AH, AH, AH ...

Version française - HEIDI, HEIDO, HEIDA... HEIDI, HEIDO, HEIDA... AH, AH, AH .. - Marco Valdo M.I. - 2008

Chanson italienne - Haider, Haider - Riccardo Scocciante – 2008






Un poing levé pour saluer la parodie d'Heidi-Haider de Riccardo.

Le
joyeux départ de cette vallée de larmes du merdique leader nazifasciste démocràààtique Jörg Haider, chef de la BZÖ autrichienne et autrement nommé « L'infime de Carinthie » a inspiré à Riccardo Scocciante cette parodie d'une chanson pour enfants en son temps indicatif de ce dessin animé « Heidi »... (HEIDI, HEIDO, HEIDA... HEIDI, HEIDO, HEIDA... AH, AH, AH ...)
L'auteur, en écrivant, a tenu à préciser que c'est pour lui un motif de perfide satisfaction le fait que le susdit a manqué de la dignité élémentaire du gars bourré qui sort d'une discothèque de Riccione, allant soûl comme une tuile à 142 km/h où la limite était 70 km/h; on en vient à se demander la chose suivante. Si, par hasard, dans sa carambole mortelle, le fascistissime raciste autrichien avait tué une autre personne, lui aurait-on réservé le même traitement (en l'occurrence, posthume) qu'à un Rom ou à un Roumain ? Nous pensons que non; du reste, il est bien connu que ces types tout law & order et tolérance zéro, sont immunisés contre toutes les normes qu'ils appliquent volontiers à l'encontre des autres.





Holaila, holaila...

Haider, Haider, nazi des montagnes
Haider, Haider, tu étais triste ne bas en ville
Bordel, une courbe fantastique
Haider, Haider, qui est bourré comme toi ?

Holahaider, Holahaider, Holahaider, Holahaider,
Holahaider, Holahaider, Holahaider, Holahaider,
Ho-la-lai-der, Lai-der, Lai – do, Ha-ho.

Haider, tendre, petit, avec un Mein Kampf comme çà !

Tes amis des montagnes Galan, Bossi et Borghe'
te disent que tu es un martyr. Ils t'expliquent pourquoi
Tu es devenu un étron qui vole dans le ciel
Cent quarante à l'heure, mais ne sais-tu pas aller plus lentement ?

Haider, Haider, tes freins t'ont trahi.
Haider, Haider, la Phaeton t'a dit « ciao ».
Blanche-Neige, tu en as peut-être pris aussi,
Haider, Haider, law & order mais pour les autres, ja !

Holahaider, Holahaider, Holahaider, Holahaider,
Holahaider, Holahaider, Holahaider, Holahaider,
Ho-la-lai-der, Lai-der, Lai – do, Ha-ho.

Haider, tendre, petit, avec un Mein Kampf comme çà !

HEIDI, HEIDO, HEIDA... HEIDI, HEIDO, HEIDA... AH, AH, AH ..

HEIDI, HEIDO, HEIDA... HEIDI, HEIDO, HEIDA... AH, AH, AH ..

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