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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 10:05

PROGRESSIO POPULORUM

 

 

Version française – Progressio populorum – Marco Valdo M.I. – 2008

Chanson italienne – Progressio populorum – Canzoniere Pisano – 1969

 

Paroles : Piero Nissim et Piero Bozzi

 

 

 

VALSE UNITAIRE !

 

 

 

 

 

Cette chanson au titre latin est directement inspirée – enfin, si l'on peut dire – de l'encyclique au titre inversé, mais tout aussi latin : Populorum Progressio que le pape de l'époque Paul VI avait rendue publique le 26 mars 1967. En ce temps-là, l'Église commençait à se vouloir “progressiste” (mais si, mais si...) et le pape dissertait aimablement sur le déséquilibre entre les pays riches et les pays pauvres, entre les peuples “développés” et les peuples sous-développés. Les bonnes intentions proclamées par le pape à la face du monde en restèrent là. Le Cardinal Spellman bénit les bombes américaines sur le Vietnam. L'Enfer est pavé de bonnes intentions. La théologie de la Libération naissait et allait connaître un essor remarquable avant d'être contrebattue par ses propres hiérarchies et de pleurer ses chantres assassinés – Qui aime bien, châtie bien. L'Église pratiquait comme toujours l'éternelle procession d'Echternach, célèbre pour sa démarche progressive trois pas en avant, deux pas en arrière; revue actuellement en une démarche plus conforme à la politique romaine et vaticane (remettant sempiternellement L'Église au milieu du village...): deux pas à gauche, deux pas à droite – ainsi on ne prend même plus le risque de progresser.

 

Chanson des plus prophétiques cependant annonçant les communistes reconvertis en démocrates, effeuillant la marguerite tout en récitant un rosaire d'enfer. Pour ceux à qui la chose aurait échappé, je rappelle que les ex-communistes italiens, initiés au compromis historique (enfin, ce qui reste de cette considérable troupe – après s'être reposés sous le Chêne et puis sous l'Olivier) sont maintenant regroupés sous l'étiquette du grand P.D. et y ont retrouvé les ex-D.C. - du moins la variante centriste – qui vivaient sous l'apparence de la Marguerite. (Voix ) VALSE UNITAIRE !

 

Mais comme disait Voltaire : “La caque sent toujours le hareng”, signifiant par là que l'Infâme (c'est-à-dire l'Église Catholique Apostolique et Romaine – et en la traitant ainsi, il était bien plus poli que Théodore de Bèze qui disait :   "Catin, archicatin qui écarte les jambes sous tous les arbres..." ; c'est ainsi que, vers 1550, Théodore de Bèze qualifie l'institution qu'il appelle également " notre sainte Mère putain, l'Église de Rome" ) est et reste l'Infâme car telle est sa nature, et qu'il lui est consubstantiel (non, ce n'est pas un vilain mot...) d'être du côté des riches et des puissants dans la guerre de cent mille ans.

Rappelons ici que Jean Meslier, curé d'Etrépigny, dénonçait déjà lui aussi la collusion romaine et appelait le peuple à la résistance contre l'Église et sa manipulation de la marionnette divine.

 

Ora e sempre : Resistenza !

 

Ainsi parlait Marco Valdo M.I.

 

 

 

Progressio populorum

Adieu à la théocratie

L'Église s'est vouée

À la démocratie.

Mais le cardinal Spellman

Prélat assez ardent

Priant pour les bombes sur le Vietnam

A découvert trop tôt le jeu

 

Progressio populorum

Vive la ligne verte

Tant qu'on fait l'amour

L'Église ne perd rien

 

Et pour les longs cheveux

La barbe et les yeux bleus

N'ergotons pas, en son temps

Jésus les avait également.

Progressio populorum

La pilule est acceptée

L'église progressiste

S'est prononcée

 

La pilule convient bien

Pour tous ces pays

De l'Afrique et de l'Asie

Ainsi des Chinois, il en naîtra moins.

 

Progressio populorum

Les prêtres à la riscossa

Pour ne pas rester en arrière

Chantent Bandiera Rossa !


Et nos communistes

Dans un esprit unitaire

En cellule bientôt

Réciteront eux aussi le Rosaire !

(Voix ) VALSE UNITAIRE !

 

Et nos communistes

Dans un esprit unitaire

En cellule bientôt

 

Réciteront eux aussi le Rosaire !

 

PROGRESSIO POPULORUM
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 19:16

LA BALLADE DE FRANCO SERANTINI



Chanson italienne - La ballata di Franco Serantini – Pino Masi

Version française – La Ballade de Franco Serantini – Marco Valdo M.I. – 2008



Franco Serantini. Anarchico. 1951-1972.

Franco Serantini. Anarchiste. 1951-1972.




C'est l'histoire d'un jeune homme, orphelin, qui s'en fut manifester contre la venue à Pise d'un député fasciste, le dénommé Niccolai. Il a rencontré les “forces de l'ordre”; tabassé, il agonisa en prison deux jours, puis il mourut de ses blessures, sans soins. On voulut cacher l'horreur en l'enterrant en cachette, en cachant son corps dans la terre... Vite, vite... C'était compter sans ses camarades, sans cette solidarité des opprimés... Ils lui firent des funérailles aux poings levés. Le 9 mai 1972. Depuis, la guerre contre les pauvres, contre les libertaires continue... Il s'appelait Franco Serantini. Il était né à Cagliari, il avait vingt ans, il est mort anarchiste.



Il y a une autre chanson pour Franco, elle est de FF Rossi.

Des chansons pour ne jamais oublier. Pour toujours résister dans cette guerre de cent mille ans que les riches et les puissants mènent contre les pauvres.

Ora e sempre : Resistenza !



On était le sept mai, jour des élections

et les premiers résultats parvenaient des prisons

Il y avait un camarade crevé,

il avait vingt ans d'âge.


Deux jours avant seulement Niccolai parlait

Franco était avec ses compagnons, décidés plus que jamais

“ Que le monde tombe sur la ville,

Cet assassin ne parlera pas.”


Ils l'avaient arrêté sur le quai de l'Arno,

les flics de l'État le rouèrent de coups:

“Marmaille rouge, tu dois comprendre

que si tu descends dans la rue, tu peux mourir !”


Et après, dans les mains de Zanca et de Ballardo,

Ils continuent ces chiens, ils continuent à le tabasser:

“Je te l'ai promis il y a six mois”,

lui dit Zanca sans pitié.

Enfermé comme un chien, Franco se trouve mal et meurt.

Mais un seul procureur vient à la prison :

“il demande a Franco : “Pourquoi es-tu ici ?”

“Pour une idée, la liberté”


Puis tout a accéléré d'un coup; mort, il fait peur.

Ils déclenchent l'opération “sépulture rapide”

“C'est seulement un orphelin, fais-le disparaître,

personne ne viendra le réclamer”.


Mais au contraire ça a été mal, porcs, vous vous êtes trompés,

car à son enterrement trois mille poings fermés

martelaient l'engagement, la volonté

que cette lutte continue.


On était le sept mai, jour des élections,

et les premiers résultats arrivaient des prisons

Il y avait un camarade crevé,

Il avait vingt ans.


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Marco Valdo M.I. - dans Piero Nissim
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