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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 17:01

GHETTO



Version française – GHETTO – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Ghetto - Modena City Ramblers – 2002





 

Je trouve que le message de cette chanson est très beau… une invitation pour les personnes les moins chanceuses à ne pas se résigner et à lutter pour devenir meilleures même dans les pires des circonstances, en outre une invitation à nous tous à ne pas tourner le dos et à tendre une main pour aider ces personnes.
Un message d'espoir pour les opprimés du monde, pour les Indiens de Rigoberta Menchù morts dans le génocide à Guatemala ; pour les victimes de guerre assistées de Gino Strada et d'Emergency ; pour les mexicains de Paco Taibo II ; pour les enfants de la Gare du Nord sauvés de la rue par Miloud ; pour les réfugiés de Sabra et de Chatila ; pour les désespérés du ghetto noir de Trenchtown ; pour le peuple des saharawi de Smara et El Ayoun, villes du Sahara Occidentale occupées par le Maroc ; pour les victimes des « troubles » à Falls Road, à Irlande ; pour les victimes des émeutes à Soweto et pour les prisonniers politiques (compris Nelson Mandela) pendant la période de l'apartheid à Robben Island.



Miloud Un ange vêtu en clown

Miloud Oukili, clown franç
ais sorti de l'école de cirque d'Annie Fratellini, a découvert les gamins des rues en Roumanie en 1992 lorsqu'il travaillait avec Handicap International dans les orphelinats, dans les hôpitaux et dans les centres pour adultes handicapés. Il profitait des instants de liberté pour découvrir les Roumains et faire des spectacles de rue. À une de ces représentations, il découvrit d'amusants spectateurs :
« Les enfants de rue ont été mon meilleur public, ils venaient regarder dans mon sac pour découvrir ce qui s'y cachait, ensuite ils disparaissaient mais ponctuellement ils réapparaissaient à chaque spectacle. »

Son nez rouge,ses balles et son sac lui servirent comme passeport pour s'approcher des enfants auxquels il enseignait les premiers rudiments de l'art du cirque. Le soir, il les accompagnait dans leurs refuges et passait la nuit avec eux, à l'entrée de la Gare du Nord, dans les souterrains de la ville. Ils jouaient aux vagabonds et à sourire à la police qui les poursuivait. Miloud partageait leur amertume, leur profonde solitude, leurs angoisses d'enfants abandonnés.

 

Ce fut ainsi que des enfants de Bucarest, sans passé et sans futur, ceux en rupture d'orphelinat, qui se droguent avec de la colle, qui se prostituent pour un sandwich au jambon, que les pédophiles brutalisent, peut-être tuent d'autant que personne ne réclamera même pas leur corps, trouvèrent un frère majeur.


Les enfants le surnommèrent « Miloud respect ! ».Il ne les a plus laissés. Fort de cette expérience et réellement convaincu de l'importance et de l'urgence d'approcher les gamins des rues selon les modalités par lui expérimentées, Miloud décida de structurer une véritable intervention.
D'abord il travailla six mois comme volontaire avec Terre des Hommes.
Lorsque le projet se conclut, il commença tout seul. Il repartit pour la France à la recherche d'un nouveau soutien. L'association Rue, Enfants, Ville lui permit de réaliser un premier programme. En partageant la vie de rue avec les garçons, Miloud réussit à leur faire comprendre que si la vie jusqu'à cet instant n'avait pas été généreuse à es faire sourire, eux, malgré tout, ils étaient capables de faire sourire les autres.
Un an plus tard est monté le premier spectacle.

Dans l'août de 1994 les garçons participèrent au festival d'art du moyen âge de Sighisoara.
La représentation rencontra un grand succès, en particulier parmi les opérateurs des services sociaux et culturels. Tous convergèrent dans la volonté développer l'expérience. La reconnaissance, les applaudissements, l’orgueil pour les résultats obtenus après un dur travail transmirent aux garçons le désir de changer de vie et de laisser la rue. Restait la grosse difficulté de garantir une continuité à ce choix. Miloud, qui avait réussi à allumer l'enthousiasme autour de lui, voulut donner à cette amusante école de cirque de rue les moyens pour poursuivre et réunit à cette fin certaines connaissances roumaines et des amis français motivés. L'urgence de l'intervention, mais même le sérieux et le caractère professionnel n'étaient plus à démontrer. Le jeune clown français créa une structure locale, indépendante où développer des activités artistiques autour de la notion de réintégration. En janvier 1996 se constitua « Fundatia PARADA »

Le résultat de six ans d'activité de Parada :

- 300 enfants et garçons ont fréquenté le premier centre diurne recevant une assistance socio-éducative ;
- 600 enfants et garçons ont reçu les soins médicaux de premier secours à travers l'équipe de Caravana ;
- 150 enfants et garçons ont été intégrés dans les écoles et dans leurs familles ;
- 50 garçons ont été réintégrés professionnellement ;
- 85 entre des enfants font partie de la Compagnie du Cirque de Parada et ont participé en Roumanie, en France et en Italie à la campagne de sensibilisation de l'opinion publique ;
- 85 jeunes habitent dans les appartements sociaux, Ils ont ainsi atteint la dernière étape du procès de réintégration sociale vers une réelle indépendance ;
- 27 collaborateurs roumains et 5 volontaires étrangers ont été formés en tant qu'assistants sociaux et éducateurs.

(tiré de parada.ifrance.com)







Cherche un peu d'amour dans le ghetto
Sors l'en, donne-leur une idée
Trouve les mots justes
Cherche-les au dedans de toi
Porte-les sur la rue
Parie sur la voix

 

Il y a celui qui ne remuera pas un doigt
Et qui se moquera de toi
Il y a celui qui ne remuera pas un doigt
Et qui se moquera de toi

 

Ils ont allumé les feux long des frontières
Dans la nuit sombre revient l'ululement des sirènes

 

Cherche un peu d'amour dans le ghetto
Trouve-le et sors-le du noir
Cherche un peu d'amour dans le ghetto
Sors-le et donne-lui une idée

 

Offre un peu de sueur
Laisse quelque chose derrière tes pas
L'indifférence tue
Mais l'exemple est une opportunité
Il laisse tomber le cynique
Le bêcheur déçu et le beau parleur
Qui ne veut pas comprendre
Tu sais qu'il ne comprendra jamais
Celui qui ne veut pas comprendre
Tu sais qu'il ne comprendra jamais

 

Ils ont allumé les feux long des frontières
Dans la nuit sombre revient l'ululement des sirènes

 

Cherche un peu d'amour dans le ghetto
Trouve-le et sors-le du noir
Cherche un peu d'amour dans le ghetto
Sors-le et donne-lui une idée

 

Demande-la à Nelson Mandela
Demande à Rigoberta Menchu
Demande-la à Gino Strada
Demande-la à Paco et à Miloud

 

Il n'est pas toujours vrai
Que les fourbes gagnent la partie
Il n'est pas prévu qu'il en soit ainsi
Il n'est pas toujours vrai
Que les fourbes gagnent la partie
Il n'est pas prévu qu'il en soit ainsi

 

Ils ont allumé les feux long des frontières
Dans la nuit sombre revient l'ululement des sirènes

 

Cherche un peu d'amour dans le ghetto
Trouve-le et sors-le du noir
Cherche un peu d'amour dans le ghetto
Sors-le et donne-lui une idée

 

Pour ceux de Sabra et de Chatila
Pour ceux de Trenchtown
Celui qui brûle à Soweto
Cherche un peu d'amour
Pour ceux de la Gare du Nord
Pour ceux de Smara et d'El Aayoun
Pour ceux de Falls Road
Robben Island maintenant est un musée
Robben Island…

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:39

LE VIOLON DE LUIGI

 

Version française – LE VIOLON DE LUIGI – Marco valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Il Violino di Luigi – Modena City Ramblers – 2013



Le violon dont Francesco joue ici est l'instrument du partisan Luigi Freddi, tué par les fascistes en mars 1945, retrouvé plus de 60 ans après dans le grenier de la maison Vezzani endommagée par le tremblement de terre. Violon restauré et offert à ANPI de Luzzara (RE) qui nous l'a gentiment prêté pour l'occasion.









Frère d'ombres, de feu, de bougies,
Frère de notes et de soirs gelés,
Aujourd'hui est revenu à nouveau ce son,
Aujourd'hui la lumière après le tonnerre.

 

L'odeur du raisin et ce grenier
où je repose depuis longtemps,
Maintenant, j'entends les voix, les histoires, les légendes,
Elles parlent de toi, frère disparu.

 

Violon sonne bien, sonne mal,

Sonne pour les gens qui arrivent,
Pour celle-là qui va et pour celui qui viendra,
Pour ceux qui sont partis et qui jamais ne reviendront.

 

La musique, la nôtre, et la peur disparaissait

Selvino à ton côté riait et chantait,
À Casoni le dépôt de munitions,
mais demain est demain, maintenant une autre chanson.

 

Violon sonne bien, sonne mal,

Sonne pour les gens qui arrivent,
Pour celle-là qui va et pour celui qui viendra,
Pour ceux qui sont partis et qui jamais ne reviendront.

 

Mes cordes vieillies, arrachées par le temps,
Mes cordes, la corde qui t'ôta le souffle,
Aujourd'hui il est à nouveau revenu ce ton,
Aujourd'hui, je réveille ta voix et ton son.

 

Violon sonne bien, sonne mal,

Sonne pour les gens qui arrivent,
Pour celle-là qui va et pour celui qui viendra,
Pour ceux qui sont partis et qui jamais ne reviendront.

Les pas de danse, les mains et le feu,
Nous l'orchestre des nuits de Résistance.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 21:11

  À l'OUEST, RIEN DE NOUVEAU 

 

Version française – À l'OUEST, RIEN DE NOUVEAU – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Niente di nuovo sul fronte occidentale – Modena City Ramblers – 2013

 

 

Remarque_Im_Westen_nichts_Neues_1929.jpg

Déjà, le titre de la chanson Niente di nuovo sul fronte occidentale indique qu'il s'agit d'une évocation de l'écrivain allemand Erich Maria Remarque et de son livre Im Westen nichts Neues, publié en 1929. L'édition française est parue en sous le titre repris ici de « À l'Ouest rien de nouveau »; livre publié. Écrivain pacifiste et anti-nazi, il vit ses œuvres interdites et brûlées et sa sœur Elfriede décapitée pour « atteinte au moral de l'armée » en 1943. Quant à lui, il ne dut la vie sauve que d'avoir – à temps – prit le chemin de l'exil d'où il mena le combat contre le régime.

 

 

erich-maria-remarque.jpg



N'était-ce pas lui, l'écrivain qui paraissait sous le nom d' « À l'Ouest » dans tes Histoires d'Allemagne, qui parlaient des années 1914- Boue, bombe, bruit et brouillard – [[37711]] ; 1915 – Casques à Pointe et Casques d'Acier – [[37743]] ; 1916 – À la Prochaine ! – [[37758]] ; 1917 – Alerte au Gaz ! Gaaz ! Gaaaz ! – [[37777]] ; 1918 – La Der des Ders – [[37800]].





De fait, c'est bien lui... qui cinquante ans après, continuait à dénoncer les horreurs militaires avec la même conviction. Et il me paraît que cette canzone des Modena City Ramblers pourrait sans aucun doute rejoindre les Histoires d'Allemagne et trouver sa place à côté de celles que tu viens de citer ; à ceci près, bien entendu, qu'en ce qui concerne les histoires d'Allemagne, le livre de référence est « Mon Siècle » (Mein Jahrhundert, publié à Göttingen en 1999 – soit 70 ans après Im Westen nichts Neues) et que l'auteur de référence est Günter Grass, de vingt ans et d'une guerre, le cadet d'Erich Maria Remarque.

 

 

 


 

 

 

 

En somme, Remarque est un homme qui avait nettement pris position dans cette interminable Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres sous mille formes différentes afin de les écraser, de les dominer et de mieux et plus encore les exploiter et en tirer profit. Alors, comme le fit À l'Ouest, comme le fit Erich Maria Remarque, tissons avec obstination et persévérance le linceul de ce vieux monde offensif, belliqueux, militariste et cacochyme.





Heureusement !







Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane







Ombres sans nom sur la boue des tranchées
Rats sur un navire sur le point de couler.
Une heure vaut un an si demain est égal à hier
Agrippés avec les ongles à un futur de papier.
Courent rapides les nouvelles d'une trêve,
Mensonges de régime pour tenir la troupe.
Autour le monde change, le ciel nous tombe sur la tête,
En attente d'un ennemi sans nom et sans visage.

 

Des colonels et des marionnettes passent à la parade,
Tout change, rien ne change, arrêtez-vous pour attendre,
Un jour après l'autre toujours gris et toujours égal
Rien de nouveau sur le front occidental !

 

Chaque étoile vaut un rêve dans cette nuit sans lune,
Qui de nous aura le courage d'aller en chercher au moins une ?
Sans poudre, il est impossible tirer,
La maladie fait rage et le pain manque,
Drapeau blanc !
Sans poudre, il est impossible tirer,
La maladie fait rage et le pain manque,
Drapeau blanc !

Des colonels et des marionnettes passent à la parade,
Tout change, rien ne change, arrêtez-vous pour attendre,
Un jour après l'autre toujours gris et toujours égal
Rien de nouveau sur le front occidental !

Des colonels et des marionnettes passent à la parade,
Tout change, rien ne change, arrêtez-vous pour attendre,
Un jour après l'autre toujours gris et toujours égal
Rien de nouveau sur le front occidental !

Rien de nouveau sur le front occidental !

Chaque étoile vaut un rêve dans cette nuit sans lune,
Héros est celui qui aura le courage d'en suivre au moins une



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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 14:40

AFRO

 

 

Version française – AFRO – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Afro – Modena City Ramblers – 2013

 

 

 

 

 

Vlora zur Zeit der italienischen Besatzung 1916-1920

 

AFRO

 

 

Version française – AFRO – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Afro – Modena City Ramblers – 2013

 

Pour les Italiens, la chose est évidente et les rapports impérialistes de l'Italie vis-à-vis de l'Éthiopie et d'autres pays de l'Afrique du Nord-Est sont bien connus. Pour les gens du reste de l'Europe, c'est moins connu... Alors, petit retour dans le passé de la glorieuse Italie. Sans remonter à Rome et à Carthage, à la colonisation du bassin méditerranéen par la République et l'Empire romains qui ont montré la voie et sont restés la source d'inspiration, l'Italie sous la houlette des Savoies mena plusieurs guerres de conquêtes coloniales à commencer par le Royaume des Deux Siciles. Ayant ainsi colonisé le Sud de la Botte, elle s'en prit à l'Afrique et eût-on laissé faire Mussolini, l'Italie s'étendrait jusqu'aux Indes... Son discours de juin 1940 est des plus éclairants à ce sujet : « Combattenti di terra, di mare e dell'aria, Camicie nere della Rivoluzione e delle Legioni, uomini e donne d'Italia, dell'Im­pero e del Regno d'Albania … dalle Alpi all'Oceano Indiano... » - « Combattants de terre, de mer et de l'air , Chemises noires de la Révolution et des Légions, hommes et femmes d'Italie, de l'Empire et du Royaume d'Albanie ... des Alpes à l'Océan Indien... ».

 

 

Un malade... C'est un malade, ce type, dit Lucien l'âne... Il ne parle pas encore de l'espace... Mais on y a pensé pour lui ... Corrado Guzzanti les envoya sur Mars [[3816]]... dès le 10 juin 1939...

 

 

Cela dit, dans le genre colonial et impérialiste en Afrique et sur d'autres continents, les Italiens font figure d'amateurs inexpérimentés (http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_colonial_italien) à côté d'autres nations européennes : Espagne, Portugal, Pays-Bas, Belgique, France, Grande-Bretagne, Allemagne... Mais vu par le soldat, un meurtre reste un meurtre, une boucherie reste une boucherie... Et c'est dur à avaler... Ça se passe souvent très mal pour ceux qui reviennent de ce genre d'expéditions... C'est le thème de la chanson...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un malade... C'est un malade, ce type, dit Lucien l'âne... Il ne parle pas encore de l'espace... Mais on y a pensé pour lui ... Corrado Guzzanti les envoya sur Mars [[3816]]... dès le 10 juin 1939...

 

 

Cela dit, dans le genre colonial et impérialiste en Afrique et sur d'autres continents, les Italiens font figure d'amateurs inexpérimentés (http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_colonial_italien) à côté d'autres nations européennes : Espagne, Portugal, Pays-Bas, Belgique, France, Grande-Bretagne, Allemagne... Mais vu par le soldat, un meurtre reste un meurtre, une boucherie reste une boucherie... Et c'est dur à avaler... Ça se passe souvent très mal pour ceux qui reviennent de ce genre d'expéditions... C'est le thème de la chanson...

 

 

Certes, Marco Valdo M.I., nombreuses sont les nations et les compagnies privées (et d'ailleurs même, ce furent souvent d'abord les compagnies privées) qui se sont illustrées dans ces épisodes sanglants de la Guerre de Cent Mille Ans et si j'en crois ce qui se passe, ce n'est pas fini... Les compagnies privées, en somme les riches, continuent à vouloir avaler le monde entier et à contraindre les États à les y aider... (voir ce qui se passe en RDC – ex-Congo belge... et dans les pays voisins). Alors, il n'y a rien de plus pressé que de tisser le linceul de ce vieux monde guerrier, cupide, impérialiste, colonisateur, meurtrier et cacochyme.

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

Tu me racontas ta vie,
Ton destin dans cette histoire,
Tu racontas que tu étais soldat
Et qu'ils ne t'ont pas tué.

En Éthiopie, tu portais le fusil,
Au combat, tu as dû tirer
Sur un homme d'une autre couleur
Et de ce jour, tu le vis mourir.

 

Tu rentrais au camp
Et dans ta tête le silence te suivait
Dans le noir sur ton lit de camp
Tu pleurais mais ce n'était pas assez.

 

Tu aurais voulu hurler au ciel
Ta rage et ta douleur,
Tu aurais voulu arrêter la guerre,
Mais tu n'étais qu'un soldat.

 

Tu me parlas de ton camarade,
Qui mourait et de la main que tu lui tenais,
Des gaz et des bombes lancées sur l'ennemi
Et de ce lieutenant au sourire d'épouvante.

 

Ensuite tu racontas que tu étais retourné,
Tu me racontas comment tu avais recommencé,
Tes yeux se remplirent de douleur,
Ta voix s'éteignit dans ton cœur.

 

Tu aurais voulu hurler au ciel
Ta rage et ta douleur,
Tu aurais voulu ne pas l'avoir tué,
Ne pas voir chaque nuit ses yeux !

 

Tu aurais voulu qu'il tire
Pour ainsi en finir,
Tu aurais voulu arrêter la guerre,
Mais tu n'étais qu'un soldat.
Tu aurais voulu…

Mais tu n'étais qu'un soldat.

 

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:41

MIETTES ET ÉPINES

 

 

Version française – MIETTES ET ÉPINES – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Briciole e spine - Modena City Ramblers – 2013

 

 

 

Du pain des roses restent miettes et épines,
Une longue attente pour un lendemain meilleur.
Lorsque le soleil se couche sur tes lèvres entrouvertes,
Ce sourire un peu triste convainc plus que tant de mots,
La sueur de nos grands-pères a nourri cette terre
Et dans nos oreilles les usines font encore du bruit.
Nos pères grâce à Dieu nous ont fait étudier
Et parfois même enseigné ce que veut dire savoir rêver,
Mais réussir est difficile lorsqu'on ne sait sur quoi compter,
Un temps on chantait « Qui ne travaille pas , ne fait pas l'amour » ;
Peut-être même est-ce pour cela qu'aujourd'hui élever un enfant
C'est un luxe qui tarde à venir.
Et se perdent les jours du calendrier feuilles malades de l'automne.
Deux poissons égarés qui regardent la mer au-delà des retrouvailles.

Combien de promesses abandonnées avec le temps,
Combien de baisers engagés pour chaque étoile en ciel ;
Ils parlent de marchés, de défis et de compétition,
Ce mantra qui nous ensorcelle vole le sens de nos mots.
Comme dans les années d'après-guerre, aux coins des rues
On fait la charité ou on vend des choses,
Notre amour héroïque vécu en tranchée
Nous a faits maîtres de ce pain, de ces roses ;
D'une terre qui nous est mère, maîtresse et amante,
Qui nous plie l'échine mais qui jamais nous abandonne,
Les jours de fête reviendront, disent les hirondelles et les cloches
Qui s'embrassent au crépuscule depuis qu'est née la ville,
Et alors nos baisers auront encore ce vieux goût qui nous soûlait le cœur,
Rêves aux yeux ouverts de poésie, d'horizons, de larmes…Et d'amours.

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 15:09

HIBOU NOIR

Version française – HIBOU NOIR – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Gufo nero – Modena City Ramblers – 2012



Le commandant "Gordon" raconte ceci: "Dans une froide nuit de janvier, pendant que j'étais en train d'effectuer mon tour de garde, je pensais à un oiseau de nuit de vol qu'il habite les bois de montagne: le hibou noir aurait été le symbole le plus apte à nous représenter. Nous aussi, nous devions vivre et nous déplacer à la montagne, et les habitudes de prédateur du hibou pouvaient facilement être comparées aux actions spéciales de guérilla de notre commando. Les Hiboux étaient entraînés à l'usage des explosifs, du bazooka, des armes à tir courbe (mortiers) et à chaque forme de sabotage.

 

Le 24 février 1945, le capitaine Michael Lees a donné ordre d'attaquer les voies de communication les plus utilisées par l'ennemi qui est en train de porter quelques divisions cuirassées en ligne. Dans les yeux de chaque Hibou on lit l'anxiété, mêmée à la joie immense, d'attaquer et détruire cet ennemi qui piétine notre sol, qui chaque jour se déchaîne plus contre nos frères, contre nos familles..."(du livre "Gordon... e vennero i giorni del Gufo Nero" (Gordon... et vinrent les jours du Hibou Noir) – Bertani,1995).

 

 

Hibou Noir

Hibou Noir

 

Hibou Noir

Hibou Noir

 

Pour les Allemands nous sommes des bandits

Pour les fascistes, des rebelles

Mais nous sommes seulement ceux

Qui apportent la liberté

 

Pour les Allemands nous sommes des bandits

Pour les fascistes, des rebelles

Mais nous sommes seulement ceux

Qui apportent la liberté


Hibou Noir

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:43

DON QUICHOTTE

 

Version française – DON QUICHOTTE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Don Chisciotte – Modena City Ramblers – 1997

 

 

Salut à toi, l'âne Lucien mon ami, toi qui fus un moment le compagnon d'équipée de Sancho courant après Rossinante, qui courait – un peu forcée par son cavalier – vers les moulins qu'il convenait de détruire ou de réduire à leur premier état... Toi qui vis les magiciens, toi qui assistas à la bagarre dans l'auberge... Voici encore une chanson intitulée Don Quichotte et cette fois, c'est lui qui raconte , c'est lui qui parle et qui semble – hélas ! - bien las. Ceci dit, on en a déjà parcouru quelques autres de chansons qui parlaient de Don Quichotte... Souviens-toi, par exemple, de L'Homme de la Mancha...[[39065]], où Brel chantait à pleine voix : « Car j'ai l'honneur d'être moi, Don Quichotte de la Mancha... »

 

Sans doute, sans doute... je m'en souviens très bien. Mais ici, Don Quichotte parle un autre langage... Il dit qu'il a perdu la boussole... C'est le moins qu'on peut en dire... Mais je crois bien qu'il faut comprendre les choses différemment. Ce n'est pas lui qui perd la boussole dans cette parabole, c'est la société environnante... Comme c'est d'ailleurs le cas actuellement encore. Le monde, ce monde, leur monde, ce monde des riches qui mène cette foutue Guerre de Cent Mille Ans est en effet privé de boussole et fonce droit vers d'insondables abîmes. Cette Guerre de Cent Mille Ans que les riches mènent contre les pauvres pour de mesquines raisons d'enrichissement, de domination, d'exploitation... Des raisons mesquines et honteuses... Moi, tout âne que je suis, je serais couvert de honte s'il me venait à l'idée de vouloir exploiter d'autres ânes ou même des humains... aux fins de m'enrichir afin de satisfaire de délirantes lubies comme de posséder plus que nécessaire, comme de tirer profit en imposant à d'autres de travailler pour quelque misérable solde... Je n'oserais plus trop me mirer dans la rivière ou dans la mare à l'idée de faire partie de la mafia des riches... ou même, de servir ses desseins. Je me préfère âne et ainsi, je reste. Cela dit, il nous faut, mon ami Marco Valdo M.I., reprendre notre tâche quotidienne de tisser le linceul de ce vieux monde indécent, injuste, insensé et cacochyme (heureusement !)

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane


 

 

http://www.3e-and-more.com/wp-content/uploads/2005/dali2.JPG

 

 

Je vois des ombres et des fantômes

Mes ennemis qui dansent

Les diables et les spectres m'entourent.
Les voix se pourchassent

Les bruits me confondent

Et autour de moi, le monde s'évanouit
L'orchestre a fini

Le concert depuis un moment

Et personne n'est resté à danser ici.
Nous sommes les derniers, Sancho

À marcher dans cette rue de débris

Et de vieux drapeaux.

 

Dis-moi ce que je fais ici.

(Ma route d'un coup s'est perdue )

Dis-moi ce que je fais ici.
(Mon rêve est en pièces).
J'ai perdu la boussole

Mes pensées se perdent dans la brume

Je suis fatigué, perdu et je me demande

Ce que je fais ici.
De leurs salons et leurs cellules

Me regardent mes amis

Ils sourient et secouent la tête.
Les moulins m'attendent

Mes cibles m'ont reconnu

Je cours éperdu

J'ai perdu la boussole.

 

Les mégaphones hurlent

Leurs sons retentissent

Mais il ne reste plus personne

pour écouter.
Nous sommes les derniers,

Sancho, à errer

Dans ce désert énigmatique

De souvenirs pathétiques.

 

 

Dis-moi ce que je fais ici.

(Ma route d'un coup s'est perdue )

Dis-moi ce que je fais ici.
(Mon rêve est en pièces).
J'ai perdu la boussole

Mes pensées se perdent dans la brume

Je suis fatigué, perdu et je me demande

Ce que je fais ici.

L'orchestre a fini

Le concert depuis un moment

Et personne n'est resté ici à danser.
Nous sommes les derniers, Sancho

À marcher dans cette rue

De débris et de vieux drapeaux.

 

Dis-moi ce que je fais ici.

(Ma route d'un coup s'est perdue )

Dis-moi ce que je fais ici.
(Mon rêve est en pièces).
J'ai perdu la boussole

Mes pensées se perdent dans la brume

Je suis fatigué, perdu et je me demande

Ce que je fais ici.

L'orchestre a fini...

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 13:13

NOUS AVIONS VINGT ANS (CHANT DU VOLONTAIRE DE LA LIBERTÉ)

 

 

Version française – NOUS AVIONS VINGT ANS (CHANT DU VOLONTAIRE DE LA LIBERTÉ) – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne - Avevamo vent'anni (Canto del volontario della libertà) – Modena City Ramblers – 2012

Par des sentiers secrets, par des vallées,

Sans maison, traqués, mis au ban...

Sans chaussures, affamés et poursuivis,

Sans ciel, ni nom, ni gloire,

Sans soleil, dans les brouillards de la nuit,

Trottant par monts et par vaux,

Nous ne visions qu'une seul victoire :

Liberté pour l'Italie et pour nous!

Par chance, nous avions vingt ans

Certain encore moins

Nous chantions en septembre, le soir,

Quand la nuit descendait dans le noir.

Nous cherchions, silencieux et perdus,

Nous nous donnions à un songe libre

Pèlerins aux destinations tziganes :

Pour l'Italie nous voulons la liberté !

L'espérance guidait notre cheminement

Notre coeur s'ouvrait à l'attente.

Mais pour beaucoup le compte s'arrêta là :

D'un baiser de la mort sur la bouche.

Leur nom ? Pas de noms.

À présent, enfants d'inconnus.

Le bandit tombé dans les ronces

Est une croix et rien de plus.

Par chance, nous avions vingt ans...

Avec un noeud serré dans la gorge,

Avec des larmes plein nos yeux défaits

Au ceil nous cherchons une étoile

Qui vêtit notre futur de lumière...

Tu m'a flingué, frère, dans l'ombre...

Tu m'as touché. Ça ne compte pas... Je pardonne.

 

Aujourd'hui j'ai gagné. Je me réjouis. Tu chantes

À mon côté. Nous chantons liberté !

Par chance, nous avions vingt ans...

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 16:51

TRANSAMÉRIQUE





Version française – TRANSAMÉRIQUE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Transamerika – Modena City Ramblers– 1996



 

 

 

Oh, je la connais bien cette histoire de la TRANSAMÉRIQUE, car ce gars, il s'appelait Ernesto et quand sa moto l'a lâché, je l'ai porté sur mon dos, là-bas dans les Andes. Et moi, je ne suis pas tombé en panne. Et comme tu peux le constater chaque jour, je suis toujours là. Et tu sais pourquoi ? Tu le sais, pourquoi je suis là ? D'abord, évidemment, car ça me plaît, mais aussi car je suis la mémoire de certaines choses et que j'entends bien continuer à poursuivre mon chemin à la recherche des roses... Car tel est mon destin.

 

Ah, Lucien l'âne mon ami, tu me fais grand plaisir en me rappelant ainsi que tu n'oublies pas l'idée ultime, que tu n'oublies pas tes roses... [[http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=10609&lang=it]]. J'entends encore ta chanson et ces mots merveilleux où tu nous dis quelle est l'ultime idée...

« Je suis l'Âne d'Or, têtu et fier
Venu du pays de l'Olympe de Lesbos,
Et qui cherche les fleurs de la libération
Les Roses d'anarchie aux corolles d'or
Afin de les manger sans façon
Et d'initier l'Âge d'Or. »

 

Tu me fais trop d'honneur, Marco Valdo M.I., mon ami, somme toute, je ne suis qu'un âne. Mais pour en revenir à la canzone, à Ernesto, à Alberto, à la moto et à la Transamérique, il y a là la grande figure d'Ernesto, mieux connu maintenant sous le nom de « Che Guevara »... Quand ils l'ont piégé, ils ont cru que le tuer suffirait à les en débarrasser... Erreur majuscule, le Che, plus encore que le Balafré, « est plus grand mort que vivant » et son ombre (Ils ont dit : « Le voici, c'est lui ! » - Ton ombre s'étend sur la Valle Grande) s'étend bien au-delà de la Valle Grande. Depuis cet assassinat, son effigie est partout et partout, elle ressuscite « l'idée ultime ». Tu vois, cette canzone, à sa manière, tisse le linceul de ce vieux monde putréfié, malodorant, sclérosé, triste et cacochyme.

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Tu es parti en fanfare avec Alberto et la moto

Nous sommes tous venus vous saluer

Un vœu, une embrassade, un éclat de rire et une bouteille

Et les filles, une larme et un baiser

Dans votre bagage, deux couvertures et un peu de maté

Une clé de 10 et du fil de fer

Une carte, quelques livres, une paire d'adresses

Hermanos, vayanse con Dios !

 

Malgré les chutes et les pannes du moteur

Vous avez traversé le continent

Quémandé pour manger et souffert du froid et de faim

Et abandonné la moto en pièces.

Tu as parlé aux Indiens, résignés et impassibles

Aux mineurs avec leurs poumons empoisonnés

Aux lépreux enterrés à l'hôpital de l'enfer

Et tu les as emmenés dans ta mémoire

 

Adieu, ne te perds pas

Reste joyeux comme tu es

Des pistes de Temuco

Aux sommets d'Abancay

Tiens les yeux toujours ouverts

Garde notre ultime idée

Nous nous préparons à te suivre

TRANSAMÉRIQUE

 

J'ai entendu que depuis lors, tu es devenu grand

Commandant victorieux et puis, ministre

Que tu as défié des dictateurs et pendant des années, tu les as dupés

Maintenant tout le monde te connaît.

Mais à nous, il plaît repenser à ton envie de partir

À la moto chargée à bloc

Aux plaisanteries d'Alberto, à la soif d'aventure

C'est une belle manière de dire liberté

 

Adieu, c'est le terminus

Je sais que tu ne reviendras pas

À Quebrada de lo Yuro

Les tueurs t'attendaient

Ils t'ont montré aux journalistes,

Ils ont dit : « Le voici, c'est lui ! »

Ton ombre s'étend sur la Valle Grande

TRANSAMÉRIQUE

 

Adieu, dors tranquille

Car ça ne finit pas ici

L'aventure est repartie

L'idée ultime reste intacte

Et quelque part dans le monde

Il y a quelqu'un comme toi

Qui prépare un nouveau voyage

TRANSAMÉRIQUE



 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 12:30

AUTRES MONDES

 

Version française – AUTRES MONDES – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Altri mondi – Modena City Ramblers

 

 

 

Combien de douleurs, combien de tensions

Cachés parmi nous dans nos pensées

Trop d'ennemis, trop de poisons

Se cachent parmi nous, dans nos désirs

Très loin de la réalité

Trop loin de la vérité

Sans égards pour nos besoins

Pour nos peurs

Peur de s'envoler, peur de mourir

Notre peur de ne plus savoir plus où se tenir

De ne plus réussir à distinguer le bien du mal

Another world is possible
Un otro mundo es posible
Un altro mondo è possibile

Un autre monde est possible

En cachette dans les palais de nos villes

Ils se partagent les destins de l'humanité

Sans souci de nos besoins, de nos désirs

De nos peurs, peur de mourir

Voix pirates,signaux rebelles,

Dans notre Moyen-Âge de fréquences illégales

Courent véloces les communications

Rebondissant entre les satellites ultraplanétaires

Elles arrivent,frappent, confondent et effacent

Réécrivent d'un coup tout ce qui fut

Mais il n'est pas trop tard encore, pas trop tard pour changer

Pour rêver d'autres mondes, il n'est jamais trop tard

Un autre monde est possible !

En cachette dans les palais de nos villes

Ils se partagent les destins de l'humanité

Sans souci de nos besoins, de nos désirs

De nos peurs, peur de mourir

Changer !

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