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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 20:27

EFFETS COLLATÉRAUX

 

Version française – EFFETS COLLATÉRAUX – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Effetti collaterali – Litfiba

 

 

 

 

Effets collatéraux
De propagande post-électoraux

 

Ce sont des effets secondaires
Réalité sur des vies démentielles

 

Pendant qu'on attend quelque signal
On espère pouvoir changer de canal

 

Ce sont les effets secondaires
De scandaleuses erreurs culturelles

 

Ce sont des effets que je n'aurais jamais voulu voir.
Si on veut, je cracherai par terre
Mais on ne pourra pas me convaincre

 

Les effets secondaires
Des prévisions, des nombreux sondages,
Tous experts, tous professeurs
Professeurs de droit et potentiels pécheurs

 

Ce sont des effets secondaires
Et leurs regards semblent immortels

 

Nous sommes parfaits, très spéciaux
Des phénomènes de cirque grimés en gens normaux

 

Ce sont des effets que je n'aurais jamais voulu voir.
Si on veut, je cracherai par terre
Mais on ne pourra pas me convaincre

 

Ce sont des effets que je n'aurais jamais voulu voir.
Si on veut, je cracherai par terre
Mais on ne pourra pas me convaincre

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 15:05

GRANDE NATION

 

 

Version française – GRANDE NATION – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Grande nazione - Litfiba – 2012

 

 

 

Italiens ! Comme vous vivez toujours dans une mêlée

Soyez prêts à recevoir des coups, des gifles et des claques,
Guelfes et gibelins à double face
Bébés, déjà vous devrez lutter
C'est la réalité d'une grande nation Oh ! Italiens !

Italiens ! Italiens !

Si nous sommes des poètes, des inventeurs et des saints

De notre histoire, nous ne retenons rien
Si Rome est ladrona
Et Milan joue la padrona,
L'Italie, elle, se dresse avec une auréole sur la tête
Nous sommes une grande nation
Notre Beau Pays et sa dévolution
Nous sommes une grande nation
Nous sommes les préférés de notre seigneur

Nous sommes Italie… ah ah ah… Italie!... Les meilleurs
Cent-cinquante et un ans de mafias et de maçons

Cent-cinquante et un ans de recommandations
Nous sommes le pays des jouets pour les riches

Une république basée sur la pantalonnade

Promue par des frères ennemis
Si nous sommes seulement cela

L'Italie s'éveillera
Avec l'esprit tout engourdi
Nous sommes une grande nation

Le Beau Pays de la dévolution
Nous sommes une grande chanson
Les préférés de notre seigneur, une grande chanson…
Nous sommes une grande nation
Mémoire courte, carotte et bâton
Nous sommes une grande nation
Cerveaux en fuite chez le dieu patron
Nous sommes une contradiction…

Italie… italienne Italie…

Italie… ah… oh… Italie...

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:06

 

MO, MO, MAUDIT

Version française – MO, MO, MAUDIT – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Maudit – Litfiba – 1993

 

 


Houlala, dit Lucien l'âne en haussant sa voix pour mieux faire comprendre combien il est surpris et enchanté, voilà une chanson, mon ami Marco Valdo M.I., qui assurément ne laisse pas indifférent et j'ajouterais qui impose quelques commentaires. Même si, comme le disait Léo Ferré, le Vatican n'est pas d'accord. Te souviens-tu quand il a lancé cette mise en garde aux princes de l’Église et pourquoi ?

 

Et comment que je m'en souviens, dit Marco Valdo M.I.. Ferré était tranchant comme un scalpel et l’Église déjà se comportait en idiote absolue. C'était au moment où des femmes et des hommes réclamaient le droit à l'avortement pour les bébés conçus et qui avaient exposés aux effets du Softenon, un médicament, censé soulager les douleurs et les malaises de la grossesse et qui provoquait d'incroyables malformations chez les bébés en gestation. Dans les faits, pour ces enfants, c'était un poison terrible. Pour nombre d'entre eux, leur vie (et celles de leurs proches) fut un vrai calvaire. On pouvait empêcher pareille dérive et à l'heure actuelle, dans les pays civilisés, l'avortement – au moins thérapeutique, est admis, autorisé et pratiqué avec grande humanité. Mais l’Église (comprenons-nous bien, il s'agit de l'ECAR – l’Église Catholique Apostolique et Romaine, dite la Grande Écart – celle dont précisément parle notre chanson) entendait bien imposer ce poison et ses conséquences atroces comme un coup du ciel, une sorte de stigmate aux femmes qui avaient oser transcender le terrible commandement : "Tu enfanteras dans la douleur". Comme bien tu penses Lucien l'âne mon ami, ce joyeux commandement s'applique seulement aux femmes et jamais à ceux qui les énoncent, qu'il s'agisse de leur Dieu lui-même ou de ses sbires. Sauf l'exception de Jeanne – je te rappelle qu'il y eut une papesse Jeanne, qui eut d'ailleurs l'élégance d'accoucher en fonction, aucun pape, aucun archevêque, aucun évêque et ainsi de suite n'a jamais accouché.

 

 

 

 

L'accouchement de Jeanne, la papesse

 Édicule votif près de la Basilique Saint-Clément-du-Latran à Rome

 

 

Il est toujours facile d'imposer les douleurs quand ce sont les autres qui doivent les subir. Pour en revenir au Softenon, il faisait naître les enfants sans bras, ou sans jambes ou atteints de terribles malformations – les poisons imposés du Vatican. Et Léo Ferré posait cette innocente question : « Quand tu verras un pape sans bras, avec quoi donc, il te bénira... les temps sont difficiles. » Faudra d'ailleurs un jour revenir aussi sur ces chansons de Léo; Ferré; elles ne peuvent rester en enfer.

 

Je te le rappellerai, s'il échet, dit Lucien l'âne en souriant de son piano bien ouvert.

 

 

Durant toute l'histoire des fantasmatiques relations entre le monde et le diable, mon ami Lucien l'âne, court un courant d'air de malédiction. Le diable, souvent symbolisé par ton apparence, celle de l'âne noir, est connu pour être le maudit, le Maudit par excellence. Le Diable, vu d'une certaine façon, comme dans la chanson de ce jour, c'est aussi celui qui est maudit car il est mis au ban de la bonne société, c'est-à-dire du clan, de la mafia des riches. Tu sais bien Lucien l'âne mon ami, ces mêmes riches qui – avec l'aide de Dieu et de ses serviteurs, tiennent en laisse l'humanité, la briment, l'oppriment, la ruinent, lui font subir un triste destin de travail et disons-le mot d'assujettis, pour la plus grande gloire et le plus grand profit de la minorité qui détient la richesse, les armes et tous autres moyens de persuasion – la télévision, la presse ou l'église.

 

Te souviens-tu, toi Marco Valdo M.I., de ce film expressionniste si beau, si noir, si incroyablement cinématographique de ce grand cinéaste allemand qui se nommait Fritz Lang et cet acteur étonnant que fut Peter Lorre. Ce film s'intitulait en français : M le Maudit. (En allemand : M – Eine Stadt sucht einen Mörder.).

 

M. le Maudit... Évidemment et ce qui me revient le plus à l'instant, ce sont des similarités avec la chanson des Litfiba : cette histoire de ballon (Me maquiller en ballon et puis, y raconter tout...) et ce refrain : « Je suis maudit maudit maudit

Maudit, maudit, maudit

Je suis maudit, maudit, maudit

Maudit, maudit, Maudit »

 

Et pour conclure, ce maudit est l'homme lui-même quand il est pris par l'intérieur de lui-même :

exprime d'une façon désespérée son aliénation et son dédoublement intérieur :

 

« Toujours, je dois aller par les rues, et toujours je sens qu'il y a quelqu'un derrière moi. Et c'est moi-même ! (…) Quelquefois, c'est pour moi comme si je courais moi-même derrière moi ! Je veux me fuir moi-même mais je n'y arrive pas! Je ne peux pas m'échapper ! (…)Quand je fais ça, je ne sais plus rien… Ensuite je me retrouve devant une affiche et je lis ce que j'ai fait, et je lis. J'ai fait cela ? »

Ce maudit-là au moins, M. le Maudit était saisi d'effroi à l'idée ce qu'il faisait : « J'ai fait cela ? », c'était un maudit assassin. Ici, inversion des rôles : les Maudits sont dans l'autre camp, c'est tout le monde des riches qui est dénoncé et aux dernières nouvelles, ils s'en foutent complètement des horreurs qu'ils font subir aux pauvres. Quant au maudit de la chanson, ce serait plutôt une sorte de vengeur masqué, un bon diable en quelque sorte.

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

La nuit, je veux entrer dans tes secrets

Et je veux construire une forteresse sans illusions

Je serai le court-circuit dans la salle des boutons

Et je dissoudrai les poisons de tes décisions

La nuit je veux danser sur ta télévision

Me maquiller en ballon et puis y raconter tout

 

Tout tout sur la mafia

Tout tout sur la P2 [ et même sur la P3, dit Lucien l'âne en clignant de son œil gauche si noir que l'on devine à peine une galaxie striant son fond]

Et l'Europe qui nous crie Ciao

Pizzas, pâtes et corruption

Euromafia d'exportation

Tout tout sur mon foie

Tout, tout, tout et néant...

 

Je suis maudit maudit maudit
Maudit, maudit, maudit
Je suis maudit, maudit, maudit
Maudit, maudit, Maudit
Et fini la laisse !

 

De nuit je veux entrer dans tes secrets

Et je veux les raconter aux gens qu'on trompe

De nuit je veux dans dans la salle des boutons

Arracher tous les fils de tes décisions

Débrancher tous les fils avec ta bénédiction.

 

Tout sur ton Église en Afrique

Tout tout sur l'objection

Et les massacres sans nom,

Tous passent par Rome

Pizzas, pâtes et corruption

Tout tout sur mon foie

Tout, tout, tout et néant...

 

Yo soy maudit, maudit, maudit
Maudit, maudit, maudit
Yo soy maudit, maudit, maudit
Maudit, maudit, maudit

Et fini la laisse.

 

Te dire

Tout tout sur les sur les poisons

Et les secrets du Vatican

Tout tout sur les élections

Tout tout sur nous les couillons

Tout tout, tout et néant...

 

Éloges de soi et ensablements;

Funérailles, tous présents

Les politiques et le milieu, les politiques et la belle vie

Tout tout, tout et néant...

Je suis maudit,
Maudit, maudit
Je suis maudit,
Ma-ma-ma-maudit
Je suis maudit,
Mo-mo-mo-maudit
Maudit, maudit, démodé
Te dire tout sur tout.

 

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 20:28

SEULEMENT TOI

 

Version française – SEULEMENT TOI – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Ci Sei solo Tu – Litfiba – 1988

 

De manière très décidée, Litfiba dénonce les terribles conditions auxquelles sont soumises les personnes dans les hôpitaux psychiatriques.

 

 

Je ne peux rester sans dormir

Et ici mes nerfs éclatent

Ces nerfs tendus comme des lames

Et le matelas est une vague de la mer

Je ne peux rester dans dormir

Trop de choses interdites à oublier

Cette nuit est un long train qui danse

Et roque et role dans une tête vide

Seulement toi, seulement toi, seulement toi

Peux me sauver

Je ne peux rester dans dormir

Mais en bas dans la cave avec les autres , je ne veux pas aller

Certains fous sont comme des chiens

Qui vaguent pour sentir d'étranges odeurs.

 

On ne peut rester sans dormir

Le docteur me le répète chaque jour

Le bon fou dort toute la nuit

Le mauvais se prend des coups

Seulement toi, seulement toi, seulement toi

Peux me sauver

Je ne peux rester dans dormir

Le contrôle passe et ils te le font payer

Mais je prends le soleil et je prends aussi la lune

Par delà de ces barreaux, tu me verras voler

 

Seulement toi, seulement toi, seulement toi

Peux me sauver

Seulement toi

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 21:31

HÉROS DANS LE VENT

 

Version française – HÉROS DANS LE VENT – Marco Valdo M.I. – 2009

Chanson italienne – Eroe nel vento – Liftiba – 1985

 

Guerres de héros

Trahies sans pitié

Et brésillées dans les siècles

 

Décharges dans les nerfs et les sens que

Les ombres des rêves secouent

Le vent souffle et emporte

L'enfant qui joue avec la mer

 

Je ne serai pas un héros

Je ne pourrais jamais l'être

Trahir et fuir

C'est le souvenir qui restera

 

Héros dans le vent

C'est l'ennui qui creuse en moi

Héros dans le vent

Dans le vent

Héros dans le vent

L'ennui seul creuse en moi

 

Je ne serai pas un héros

Je ne pourrais jamais l'être

Je suis toujours fugitif

Il n'y a plus de traces de moi.

 

Héros dans le vent

C'est l'ennui qui creuse en moi

Héros dans le vent

L'ennui seul creuse en moi

 

Oh ! Oh ! Trahir et fuir !

 

Héros dans le vent

C'est l'ennui qui creuse en moi

Héros dans le vent

L'ennui seul creuse en moi

Héros dans le vent

L'ennui seul creuse en moi

Héros dans le vent

L'ennui seul creuse en moi

Héros dans le vent

L'ennui seul creuse en moi

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 17:11

AFRIQUE

Chanson italienne – Africa – Litfiba – 1993

Version française – Afrique – Marco Valdo M.I. – 2008


Quand en 1993, Mandela et le Président de la République Sudafricaine de l'époque Fredrik Willem De Klerk reçurent le prix Nobel de la Paix, le disque de Litfiba Colpo di coda était quasi prêt...

Avec Africa, encore une fois, Renzulli Pelù et ses camarades, comme ils l'avaient déjà fait pour Il Vento (Le Vent) , en se fiant à l'actualité la plus immédiate...

Piero Pelù en présentant le morceau dit : “ La prochaine est une chanson nouvelle. Elle s'intitule Africa; nous la dédiions à tous nos amis blancs, noirs, jaunes, verts du monde entier.”


Marco Valdo M.I. et son ami l'âne Lucien : “Nous on aime bien cette façon de dire les choses. Mais sans oublier nos amis roses, violets, beiges, bleus, oranges, grèges, mauves, citrons, azurs, rouges, bruns, saumons, lilas, albinos ... et les multicolores...”


Ouga, ouga, ouga et...

Yé...

Gouga, gouga, yé

Et yé...
6, 5, 4, 3, 2, 1, 0

L'an zéro

La forêt de métal

Vois comme elle me transforme

De fleur en singe et en une étincelle

Africa, Africa, Africa

Feu, rouge feu,

je m'allonge jusqu'aux nues,

Pouvoir d'un grand guerrier

qui quitte chez lui pour vivre ainsi

en Afrique, Afrique, Afrique, Afrique, ... en Europe.


Tam, tam

sans jungle,

Pouvoir noir, pouvoir blanc,

Est bon ce qui est bon

Et mauvais ce qui est mauvais.

Chacun a sa façon de juger

Si est bon ce qui est bon,

Et mauvais ce qui est mauvais.

Chacun a une raison de condamner

Afrique, Afrique, Afrique, Afrique, ... en Europe.


Feu rouge feu,

Je m'allonge jusqu'aux nues.

Pouvoir de la mémoire,

Pouvoir blanc, pouvoir noir,

Est bon ce qui est bon

Et mauvais ce qui est mauvais.

Chacun a sa façon de juger

Si est bon ce qui est bon,

Et mauvais ce qui est mauvais.

En Eurafrique.

Afrique, Afrique, Afrique,

Chacun a une raison de massacrer

Afrique, Afrique, ... en Europe.

Afrique, Afrique, ... en Amérique.


Non à l'intolérance

Non au racisme

6,5,4,3,2,1, hue.


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:12

LIGNE D'OMBRE


Chanson italienne – Linea d'ombra – Litfiba – 1992

Version française – Ligne d'ombre – Marco Valdo M.I. – 2008


Le titre de cette chanson est manifestement repris d'un des plus fameux romans de Joseph Conrad ( marin au long cours et écrivain polonais de langue anglaise), intitulé “La ligne d'ombre” (The Shadow Line, en angliche).

Le titre lui-même, déjà chez Conrad, pose un problème d'interprétation. Si l'on va au fond des choses, et c'est le cas de le faire comme on va le voir, la traduction littérale de “The Shadow Line” pose un gros problème. En fait, on peut traduire indifféremment “La ligne d'ombre” ou “La ligne fantôme” (Shadow cabinet se traduit par cabinet fantôme). Mais si par ailleurs, on sait que Joseph Conrad était considéré ( et l'est encore) comme très proche de Freud dans sa façon de concevoir l'homme ou de le raconter, on peut fort bien avancer une autre manière de traduire ou d'interpréter ce titre énigmatique et suggérer quelque chose comme “la ligne cachée”, la ligne – au sens de guide, façon d'agir – sousjacente, souterraine, inconsciente, finalement, secrète... Bref, une sorte de boussole intérieure... et pourquoi pas “La ligne intérieure” ou “La voix de la conscience”...

On verra à la lecture du texte de la chanson que ces apparentes élucubrations éclairent en fait fort bien le propos....



Moi, j'objecte

Je désobéis

Guerres pour le fric

Enfance assassine

Fruit pourri de l'avidité.


D'une certaine manière

farcis de plumes de cheval (1)

Déguisés en soldats

Tous aux garde-à-vous, si señor


Nous... Les poings dans les poches, les rêves dehors

Nous... Satellites affolés en vol

Joue, joue; on ne plaisante pas !


D'une certaine manière

Celui qui casse les plumes de cheval

S'en va un peu en enfer.

Il perd sa guerre là-dessous

Et silence, silence

Il te dit confiance, confiance

Déguisé en soldat

Par Dieu, non señor...


Nous... Les poings dans les poches, les rêves dehors

Nous... Satellites affolés en vol

Joue, joue; on ne plaisante pas !

Ta ligne d'ombre est ton cœur.


Moi, j'objecte ... Je désobéis


Nous... Les rêves dans les poches, les poings dehors

Nous... Satellites affolés en vol

Joue, joue; on ne plaisante pas !

Ta ligne d'ombre est ton cœur.

Nous... Les poings dans les poches, les rêves dehors

Nous... Satellites affolés en vol

Joue, joue avec ton cœur


Ma ligne d'ombre

est une ligne d'ombre

Non señor....


JE DÉSOBÉIS !




(1) plumes de cheval : en étazunien, «Horse feathers» , expression idiomatique signifiant globalement « conneries », « racontars », « mensonges »....


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 09:28

 

LOUISIANE

Chanson italienne – Louisiana – Litfiba – 1988

Version française – Louisiane – Marco Valdo M.I. – 2008




Litfiba 3

Il s'agit de l'album le plus politique de ce groupe florentin. Politique déjà dès la couverture où figure le portrait de Willy Nelson Darden, un noir exécuté sur la chaise électrique en Louisiane le 15 mars 1988, malgré de forts doutes quant à la culpabilité, exprimés par certains membres du jury. Et au thème de la peine de mort est consacré la splendide chanson : Louisiane.



Oh, Louisiane !

Il pleut sur nous

Nos chaînes

Louisiane

Il suffit d'attendre

et arrive le moment

de chevaucher l'éclair

Louisiane


Oh, Louisiane !

L'ultime cigarette

Mèche de tabac

Puis mon trône explosera

Ouvrez les fenêtres

Sonnez les cloches

Le monstre électrique noir.



Oh, Louisiane !

Il pleut sur nous

Des routes imparfaites

Rien ne veut changer

Mais tout brûle déjà

Brûlent les déserts

de l'humaine charité

Louisiane

Il plut sur nous

Louisiane


Il pleut, il pleut

sur ton continent de papier

Il pleut, il pleut

Un océan de papier.


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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 12:06

TANGO


Chanson italienne – Tango – Litfiba – 1987

Version française – Tango – Marco Valdo M.I. – 2008


Chérie, Chérie

Je voudrais rester encore

Enlace ton cœur et le mien

Il n'est pas, il n'est plus temps d'espérer

L'air est déjà en feu

Et je ne résiste plus

Tout me paraît inutile

Chérie, Chérie

Maintenant, je dois partir

Quelqu'un a décidé pour moi

Il n'est pas clair si parmi nous

Quelqu'un espère encore la guerre

Moi, je chercherai à le tuer

Je ne l'envie pas

Je voudrais seulement le tuer.

Oui, j'ai peur car

je ne peux comprendre

Peur déjà ici

Le ciel est en feu

Chérie, Chérie

je voudrais rester encore

Et vivre libre

Mais toute guerre est sacrée

Ma vie est merdique

Je ne l'envie pas

Je voudrais seulement le tuer

Je ne l'envie pas

Je voudrais seulement le tuer

Je ne l'envie pas

Oui, oh, oui, oh !

Peur car je ne comprends passerelle

Peur déjà ici

Le ciel est en feu

Oui !

Seul... Déjà ... Feu !

Seul ... Déjà ... Feu !

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 11:16

MONSIEUR TOUT BLANC À

 

SANTIAGO

 

Chanson italienne – Santiago – Litfiba – 1988

Version française – Monsieur Tout Blanc à Santiago – Marco Valdo M.I. – 2008

 

 

 

 

 

 

De ce côté-ci d'Eboli, le pape est une des icônes de notre temps. Monsieur Tout Blanc, c'est un peu le Tintin du Ciel, audacieux voyageur et redresseur de torts, bonne âme inoxydable. Tout comme il y eut Tintin en Amérique, Tintin au pays des Soviets, Tintin au Tibet (moins politiquement correct, celui-là – à présent, il faudrait l'intituler Tintin en Chine : commerce oblige !) et l'inoubliable Tintin au Congo (plein de racisme et de bandes dessinées), nous avons eu droit à Monsieur Tout Blanc en Amérique, Monsieur Tout Blanc en Afrique... depuis, il y aurait, paraît-il, un Monsieur Tout Blanc au Paradis (Santo subito ! Santo Subito !), mais je ne l'ai pas vu.

 

En 1987, il y eut – dans ce cas, la chose est certaine, un Monsieur Tout Blanc à Santiago, lorsque Monsieur Tout Blanc s'en alla saluer un général de ses amis, l'Augustissime Pinochet.

 

Litfiba a voulu et réussi à immortaliser cette béate circonstance au nom du Père, du Fils... et pas du peuple chilien qui lui se souvient encore du 11/9 lorsque en 1973, fut assassiné son président Allende. Quant à sa résurrection, celle du peuple chilien, elle est toujours en cours à l'heure actuelle; pour sa révolution (et la nôtre), elle est en perspective....

 

Ainsi parlait Marco Valdo M.I.

 

 

 

 

Espère et espère, un homme va arriver

Je l'imagine dans la rue, dans les cortèges, parmi nous

Avoir peur, pleurer

Chercher ses fils morts pour lui.

Et Monsieur Tout Blanc descendit du ciel

Mais de l'autre côté des barricades

Et l'homme en blanc vit la mort

Mais il était de l'autre côté des barricades.

 

Santiago du Chili

Père, où est ton fils ?

Santiago du Chili

Je ne le vois plus

Noël de sang

Non, je ne l'oublierai pas

 

Espère et espère, le pape va arriver

Je l'imagine dans la rue, dans les cortèges, parmi nous

Crier fort, combattre

Chercher ses fils morts pour lui.

Et Monsieur Tout Blanc descendit du ciel

Mais c'était de l'autre côté des barricades

Et Monsieur Tout Blanc vit la mort

Mais de l'autre côté des barricades

Et la dictature et la religion font la noce au balcon

Et la dictature et la religion font la noce

 

Santiago du Chili

Père, où est ton fils ?

Santiago du Chili

Je ne le vois plus

Noël de sang

Non, je ne l'oublierai pas 

Ange, pistolet

Dis-moi, quelle paix ?

Santiago du Chili

Père, où est ton fils ?

Santiago du Chili

Je ne le vois plus

Noël de sang

Non, je ne l'oublierai pas

Ange, pistolet

Dis-moi, quelle paix ?

 

 

 

 

 

 

MONSIEUR TOUT BLANC À SANTIAGO
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