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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:06

La longue guerre en Libye

 

 

Vue d'ailleurs et autrement, la guerre en Libye est une longue histoire. la voici en somme vue par un âne... "Noi non siamo cristiani, siamo somari" (Nous nous ne sommes pas des chrétiens, nous sommes des bêtes de somme) et nous savons que nos opinions de "somari" (bêtes de somme, ânes, paysans pauvres, pauvres, manœuvres intellectuels) n'ont que peu d'intérêts pour les grands stratèges politiques et en somme, ne pèsent rien face aux déferlantes des médias.

 

Cependant, comme nous croyons que la question de la guerre reste centrale pour les CCG (Chansons contre la Guerre), nous proposons notre réflexion.

 

Marco Valdo M.I. et moi, on voit les choses un peu comme ceci...

 

Une première remarque pour situer le fondement de cette intervention : c'est une réflexion rigoureusement anationale (il s'agit bien évidemment de l'alpha privatif), non étatique et transhistorique. Ce serait le début d'une réflexion à étendre bien au-delà des jours présents et de l'affaire de Libye.... Elle est fondée sur l'idée que – pacifiste pour pacifiste – on ne se débarrassera vraiment de la guerre qu'en se débarrassant de la richesse, des richesses... et de tous les pouvoirs et mécanismes institutionnels mis en place pour les protéger.... En ce compris, les nations, gouvernements, frontières, États...

 

Ensuite, si l'on descend sur le terrain. Qu'aurions-nous fait ? par exemple du temps de l'occupation nazie... Doit-on pousser le pacifisme jusqu'à se laisser massacrer ou autre angle d'attaque, doit-on refuser toute aide face à l'oppression nationale ?

 

Nous y viendrons un de ces jours (dans les Histoires d'Allemagne) aux grands mérites d'Adolf... Mais aussi quid de la Grèce après 1944 et de l'écrasement de la Résistance par les "libérateurs" ? Quid de l'Espagne républicaine ? A-t-on eu raison de la laisser seule face aux fascismes ? On l'a payé cher après – tous : des millions de morts.

 

Il ne faut pas se voiler la face, on vit en permanence en état de guerre (sous des formes diverses), de dictatures (sous des formes diverses)...

 

Mais quand même, dit Lucien l'âne, on se sent mieux avec moins de poids sur le dos... avec moins de coups de bâton... avec une longe un peu plus longue...

 

Et que dit-on aux réfugiés du Sahel ou d'Afrique... que le régime (autre nom d'un gang à l'échelle des États) laisse crever dans le désert, ou enferme dans des camps ou renvoie au diable...?

 

Il faudra aussi noter ceci que comme il est vraisemblable que la "révolte méditerranéenne" doive encore traverser la mer... d'autres régimes risquent bien d'être mis à mal... Certains de leurs thuriféraires bunga-bungistes en ont d'ailleurs déjà très peur... Que dira-t-on à ce moment ? Soutiendra-t-on les gangs en place, les escrocs ?

 

Voila dans quoi on se trouve....Du moins du point de vue de l'âne.

 

Pour en revenir à ce qui se passe sur le territoire défini comme Libye. Posons quelques préliminaires ou questions.

 

Kadhafi est-il ou n'est-il pas un dictateur fou...?

Moi, j'appelle un chat un chat, dit Lucien l'âne, et Kadhafi un dictateur.

 

Dissocions encore la question : Est-il fou ? la réponse nous paraît évidente... Il l'est.

 

Est-il dictateur ? La réponse est tout aussi évidente : il l'est.

 

Que faire face à un dictateur fou... le subir ? Ou tenter de développer une résistance ?

 

Posons la question « à l'italienne » – dans une autre époque pour ne pas interférer trop dans le présent...

 

Remplaçons dans la question le nom du dictateur par son équivalent, celui de Mussolini... Quelle est dès lors la situation qu'on constate ? On a :

 

D'un côté, le pays, la nation, la légalité, le roi... et Mussolini.

 

De l'autre, une minorité d'Italiens ou de gens qui vivaient en Italie ou ailleurs... qui constituèrent dès les années 20, ce qu'on appellera la Résistance. Cette résistance au fascisme était, faut-il le rappeler, pour une bonne part en exil.

 

Va-t-on (ce qui était et reste toujours la thèse des fascistes) condamner la Résistance au motif que des pays étrangers à l'Italie, que des services spéciaux de ces pays ont aidé la résistance par des parachutages d'armes, de matériel, par des bombardements, des débarquements et à la fin, par des interventions au sol... ?

 

Ce n'est en tous cas pas mon opinion..., dit Marco Valdo M.I. C'est le sens de la devise : Ora et sempre : Resistenza !

 

Par ailleurs, n'eût-il pas été mieux pour quelques dizaines de millions de personnes qu'il y ait une intervention – disons plus précoce... pour calmer papi Adolf et papi Benito... et clairement, les mettre hors d'état de nuire...

 

La question est donc... Si on était Libyens, là maintenant – quand je dis Libyens, je parle des gens du peuple libyen ou des gens qui vivent sur le territoire appelé Libye, sous une dictature policière et militaire bunga-bungiste depuis quarante ans... n'aurions-nous pas pris le train en marche (à supposer même qu'il s'agisse d'un train importé) et ne tenterions-nous pas de nous libérer du gang escroc, même en sachant que cela suppose et que cela implique de fait une intervention « étrangère »...

 

Étrangère à quoi ? Au fait ? En quoi le gang de Kadhafi a-t-il de la légitimité à écraser le peuple qui vit sur le territoire appelé Libye, a-t-il un droit quelconque de terroriser les habitants de ce territoire ? Le fait que Kadhafi et son gang soient nés natifs... ? Et voici la question : serait-ce parce qu'il est né natif qu'il aurait le droit de massacrer à petits et grands feux depuis quarante ans les gens qui vivent sur ce territoire, de détourner à son profit ou à celui de ses proches les ressources du pays ? À perpétuer son escroquerie ?

 

Et de façon plus générale, serait-ce parce qu'on est né natif ?....

 

Je te comprends bien, Marco Valdo M.I. mon ami, il n'y a qu'une seule terre... et tous les ânes sont égaux ... Le fait de naître ici ou là ne donne aucun droit particulier ... Un âne reste un âne.

 

Quant à la notion de guerre... Kadhafi et son gang font la guerre aux gens de Libye, aux réfugiés qui traversent le territoire... et accessoirement aussi à d'autres et ailleurs... depuis des dizaines d'années et généralement, contre des gens désarmés... Que ne l'a-t-on condamnée plus tôt cette guerre et condamné ses acteurs : Kadhafi et sa bande ? C'est tout le contraire qu'on a fait : on l'a laissé faire... On protestait à peine... D'autres applaudissaient, faisaient des serments d'alliance et d'amitié et des affaires, des affaires... mais passons... Et quand les gens qui vivent sur le territoire où sévit le tueur Kadhafi essayent de s'en débarrasser, on devrait – au nom de je ne sais quel angélisme – les laisser massacrer par les nervis de Kadhafi ? Au nom du nationalisme libyen ? Au nom du fait qu'on ne peut intervenir sous prétexte que cela pourrait profiter à certains...

 

Maintenant qu'il y ait derrière cette révolte des « services », d'autres gangs qui vont tenter d'en profiter... C'est l'évidence.

 

Et dès lors, derrière cette révolte et la nécessité de la soutenir se profile un tout autre combat... Comment se libérer des « libérateurs » ?

 

Il existe cependant une manière de comprendre cet enchaînement... C'est que ce sont là des épisodes de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches mènent contre les pauvres (et accessoirement entre eux, pour savoir qui va pouvoir exploiter les pauvres) pour accroître leurs richesses, leur main mise sur les sources de profits, leurs privilèges, leurs zones d'influence, leurs marchés... Que sais-je encore ?

 

Autrement dit, il n'y a pas soudain une guerre en Libye, mais bien qu'il se déroule actuellement un épisode de la longue guerre de Libye (elle-même partie de la Guerre de Cent Mille Ans) et maintenant qu'elle est enclenchée, va-t-on se mettre à exiger de réinstaller Kadhafi et son gang – ce qui est certainement pour les gens qui vivent, vivront ou transiteront sur le territoire libyen, une très mauvaise chose ou doit-on considérer que liquider le gang ou le laisser liquider par ses rivaux est quand même une meilleure chose, un passage inévitable vers d'autres horizons...

 

Posons la question autrement : La paix à l'intérieur d'un camp de concentration est-elle préférable à la lutte pour la libération du camp et au-delà, du monde ? Doit-on au nom de la paix dans ce camp interdire aux prisonniers de se révolter, de tenter de se libérer, de vouloir éliminer leurs gardes-chiourmes sous prétexte que certains pourraient interférer (et les aider) dans le combat inégal – entre des gardes armés et des prisonniers aux mains vides ?

 

Concluons, mon ami Lucien l'âne, si tu le veux bien...

 

Eh bien, la chose est simple : vu par un âne comme moi, la seule vraie priorité en cette affaire était et reste de liquider Kadhafi et son gang. C'est la première condition pour sortir du régime de terreur que ce dément infligeait...

 

D'ailleurs, on avait déjà réglé cette question dans ta canzone fort justement intitulée : « Fous le camp »[[http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=37763&lang=it]] où tu lui souhaitais (à lui et aux suivants d'autres lieux...]] un destin assez clair :

 

"Tous les peuples du monde devraient se donner la main

Voilà ce que la nuit je crie dans mon délire

Fous le camp fous le camp

Et quand je ne délire pas j'en arrive à me dire

Qu'il est encore plus urgent de liquider le suivant

Fous le camp fous le camp

Un jour on les fera culs-de-jatte ou bagnards ou pendus

Enfin un de ces machins d'où ils ne reviendront plus

Fous le camp fous le camp "

 

Et après, Lucien l'âne mon ami ?

 

Après... Mais demain est un autre jour.

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 14:22

L'Hélicon de Berluscon

Parodie de langue française – L'Hélicon de Berluscon – Lucien Lane – 2010

d'après L'Hélicon – Boby Lapointe, 1963

Oh, oh, Marco Valdo M.I. mon ami, je viens de faire une parodie.

 

Encore... et à propos de quoi ? De qui ?

 

Tu connais Boby Lapointe... Je sais que tu le connais et même, presque par cœur... Moi aussi d'ailleurs. J'adore ses chansons. L'ennui, c'est qu'elles sont d'un genre particulier, celui de Boby très précisément. Et qu'elles ont peu de chance d'être dans les CCG. Pourtant, à mon sens, elles devraient y être, parce que... comment dire ?, elles sont par nature des Chansons contre la Guerre. Boby était un gars éminemment pacifique et amilitariste. « Une idée de l'adjudant, qu'en avait très peu pourtant... des idées... »... Il était tellement amilitariste qu'il n'en a jamais fait de chansons... Cela dit, il nous a donné des chansons loufoques, du moins en apparence; de ces chansons qui mettent à mal le « sérieux », cette plaie de toute société, ce corset de l'intelligence et de la liberté, ce fondement de l'autorité et du pouvoir. L'ironie, la dérision sont des respirations essentielles... C'est un peu le ton de celle-ci... J'ai conservé l'hélicon... Un excellent instrument dont je propose l'usage au destructeur de l'Italie et à tous les tenants du pouvoir...

 

Dans le fond, tu as raison, s'il pouvait aller jouer de l'hélicon... Ce serait bien pour lui et pour tout le monde. Quoique, pauvres Tunisiens !

 

Bon, d'accord, ce n'est pas l'œuvre du siècle... Mais qui a jamais demandé à une parodie d'être un chef d'œuvre... Et puis, je suis un âne, moi. J'avais juste envie de fustiger ce dément, de lui faire savoir la haute considération que je lui porte. Hihan...

Et enfin, comme disait Boris Vian...

 

« Tout a été dit cent fois
Et beaucoup mieux que par moi
Aussi quand j'écris des vers
C'est que ça m'amuse … »

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

Silvio, tu as déjà passé septante ans

Tes vieilles dents sucent les fraises

On ne veut plus d'elles au trapèze

Tu devrais t'en aller, il est temps.

Tu devrais jouer de l'hélicon

Pon pon pon pon

 

Dans ton petit cirque ambulant

Il y a un tas de fainéants

Choisis donc plutôt d'être papi

En Tunisie comme Craxi

Tu pourras y jouer de l'hélicon

Pon pon pon pon

 

N'en parlons plus mauvaise tête

Tiens va donc là-bas faire des fêtes

Et manger des haricots de moutons

On t'attend déjà à Hammamet

Tu pourras y jouer de l'hélicon

Pon pon pon pon

 

Silvio, tu es bien polisson

De te moquer de la population

La population qui est si bonne

Eh! que t'importe la population

Va-t-en jouer de l'hélicon

Pon pon pon pon

 

Laisse donc cette population

Qui est trop bonne pour toi

Et va trouver d'autres serpents

Tu pourras jouer avec au boa

Pas du hautbois de l'hélicon

Pon pon pon pon

 

Eh bien, il y a ton ami Kadhafi

C'est ça, le vrai gouvernement

Si tu veux, va jouer avec lui

Il est vraiment très puissant

Jouez ensemble de l'hélicon

Pon pon pon pon

 

Ah! il nous énerve,

Ah! c'en est trop

Tiens: pan pan pan boum, toc il tombe

On l'a tué à coups de marteau

Et l'on a fait graver dessus sa tombe

"Il voulait jouer de l'hélicon

Pon pon pon pon

Con"

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 16:38

Berluscon

 

Chanson parodique française – Lucien Lane – 2010


Et bien, Lucien mon ami l'âne, voilà que tu te mets à faire des chansons satiriques maintenant. Je ne te connaissais pas ce talent. Et une parodie, en plus. Et pas n'importe laquelle... J'en suis tout épastrouillé... Une parodie du Roi des Cons de Georges Brassens.


Ce ne fut pas facile, mais j'y suis arrivé et j'ai même ajouté un couplet ; il fallait bien conclure. Ce ne fut pas facile, mais j'y suis arrivé et j'ai même ajouté un couplet ; il fallait bien conclure. Au fait, sais-tu ce qu'est une épectase, dans son élargissement sémantique, s'entend ou dit autrement, dans son sens large... C'est la grande mort par la petite mort ou la mort à la suite ou durant un orgasme...



En effet, vu le personnage, çà lui pend au... nez, dit Marco Valdo M.I. en riant comme un damné. Il y a des précédents : un Président de la République français Félix Faure, un cardinal... Celui-là dont on rapporte officiellement que c'est « dans l’épectase de l'Apôtre qu’il est allé à la rencontre du Dieu Vivant ».


Et puis, comme tu sais, la grande tradition veut que l'on brocarde – en ces temps de Carnaval – ceux qui s'y croient, qui se prennent pour des gens d'importance, qui pètent plus haut que leur cul, les « gros cous » comme on dit chez nous... et parmi tous ceux -là, particulièrement les gens de pouvoir, les personnages politiques. Tu connais sans doute l'adage de Michel Eyquem de Montaigne, qui me paraît correspondre tout à fait à la situation et au personnage visé par ma chanson – un certain Berluscon :


"Plus haut monte le singe, plus il montre son cul. "


J'aimerais autant ne pas le voir, dit Marco Valdo M.I.


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane



Elle est mal partie l'Italie

Elle est mal partie l'Italie

Avec un Premier qui délire

Avec un Premier qui délire


Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Berluscon.

Il peut bien mentir ce malin

Il peut bien mentir ce malin

Du soir jusqu'au petit matin

Du soir jusqu'au petit matin

Il y a peu de chances qu'on
Croie le Berluscon.

Je tu il elle nous vous ils
Je tu il elle nous vous ils
Il nous prend pour des imbéciles

Il nous prend pour des imbéciles

Il y a peu de chances qu'on
Apprécie le Berluscon.

Il se prend pour le plus grand

Il se prend pour le plus grand

Des ministres de tous les temps

Des ministres de tous les temps


Il y a peu de chances qu'on
Dépasse le Berluscon

L'autre jour, il a dit à Fini
L'autre jour, il a dit à Fini
Je serai Président de l'Italie
Je serai Président de l'Italie


Il y a peu de chances qu'on
Se débarrasse du Berluscon.


Quand du pouvoir d'État, il abuse

Quand du pouvoir d'État, il abuse
Quand enfin les juges l'accusent

Quand enfin les juges l'accusent


Il y a peu de chances qu'on
Condamne le Berluscon

Que les jeunes filles d'Italie

Que les jeunes filles d'Italie
Congédient ce vieux Papi
Congédient ce vieux Papi

Il y a peu de chances qu'elles
Conservent le Berluscon.

Les autres peuples de la Terre
Les autres peuples de la Terre
De rire se roulent par terre
De rire se roulent par terre

Il y a peu de chances qu'on
Exporte le Berluscon.

Que ça c'est vu dans le passé
Que ça c'est vu dans le passé
Mussolini fut renversé
Mussolini fut renversé

Il y a toutes les chances qu'on
Liquide le Berluscon.


À force d'avaler du viagra

À force d'avaler du viagra

En épectase, un soir il mourra

En épectase, un soir il mourra


Il y a toutes les chances qu'on
Enterre le Berluscon.

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 22:03

Nous les ânes.

 

Canzone de révolte asinesque - Nous les ânes – Lucien Lane - 2009

Parodie de la scie sirupeuse – Nous les femmes - Julio Iglesias

 

 

 

Lucien Lane, comme son nom l'indique est un âne et pas n'importe lequel, c'est l'âne Lucien, celui de l'Âne d'Or, venu d'Éphèse, du fond de la plus haute antiquité grecque. Depuis ce temps en compagnie de bien des hommes, il a parcouru le monde; il a vécu toutes les grandes aventures; il a notamment connu Rossinante (une rosse, au sens strict, celle-là) - c'était au temps de Sancho et de Cervantès, on l'a croisé dans les Cévennes avec Stevenson, il a porté les marbres blancs pour Michel-Angelo, il a porté les canons pour Napoléon, il a passé les Alpes avec Hannibal et ses éléphants... Et toujours, toujours, il fut parmi les plus méprisés... Seuls certains hommes (souvent parmi les plus misérables) lui ont fait le signe de reconnaissance le plus merveilleux qui soit - un sourire et cette marque de solidarité au solipède, a ouvert la voie de l'amitié et de la camaraderie, qui sont les roses de l'anarchie. C'est à ce moment que l'homme est devenu humain et à cet endroit de l'histoire du monde que naquit l'humanité.

 

En attendant et pour le reste, c'est la révolte : « Fierss, têtus et récalcitrants

Ni le bâton par derrière, ni la carotte par devant. »

 

Les ânes aussi, on le voit ici, dans cette foutue Guerre de Cent Mille Ans que les riches font contre les pauvres afin de garder et d'accroître leurs privilèges et leurs richesses, les ânes aussi entendent résister (Ora e sempre : Resistenza !, crie Lucien l'âne !) et de la même manière qu'ils avancent, petit pas à petit pas, ils tissent eux-aussi le linceul du vieux monde... Écoutez leur révolte qui gronde...

 

Ainsi parlait Marco Valdo M.I.

 

Nous les ânes, on est calmes
Notre allure nous attire des sarcasmes
Nous les ânes, sur nos râbles
En bêtes de somme, nous portons tout, comme des diables

On nous traite de rosses, on nous bat

On nous méprise et sans rien dire, nous on s'en va

Ils se sentent très fort et ils pensent nous connaître

Ils nous disent avance, ils se croient les maîtres

Ces idiots, ces misérables hommes

Nous menacent du bâton

Sombres diables, que nous sommes

Nous les ânes, si bons compagnons

Fiers, têtus et récalcitrants

Ni le bâton par derrière, ni la carotte par devant


Dès qu'un humain nous sourit, on a tendance
À oublier toutes nos souffrances
À tout faire pour l'aider, c'est ainsi
Alors, on devient camarades et amis


Nous les ânes, on est calmes
Notre allure nous attire des sarcasmes
À vos manières insupportables
Pauvres hommes, nous résistons comme des diables


Fiers, têtus et récalcitrants

Ni le bâton par derrière, ni la carotte par devant.

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