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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:29

CONDAMNÉS À MORT

 

Version française – CONDAMNÉS À MORT – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Condannati a morte – Infezione

 

Tout système autoritaire se fonde sur le contrôle des gens

Se fonde sur le rapport ordre-obéissance

Et c'est ce qui leur permet de décider pour vous.

Leur mort frappe les gens.

Ils la décident aussi pour vous.

Pensez-vous qu'il soit opportun

De leur donner encore votre consentement ?

NE VOYEZ-VOUS PAS QUE NOUS SOMMES DESTINÉS À

ÊTRE CONDAMNÉS À MORT ? !

 

Je ne veux plus subir

Je veux être le seul à décider pour moi.

Pensez-vous qu'il soit opportun

De rester inerte à regarder votre fin ?

NE VOYEZ-VOUS PAS QUE NOUS SOMMES DESTINÉS À

ÊTRE CONDAMNÉS À MORT ? !

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Marco Valdo M.I. - dans Infezione
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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 16:43

DOUZE OCTOBRE

Version française - DOUZE OCTOBRE – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Dodici ottobre – Infezione – 1991

Texte (re)trouvé dans « Nel cuore della bestia », ouvrage fondamental de Stefano Giaccone et Marco Pandin sur le monde de l'autoproduction musicale en Italie des années 1980.

 

 

Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb « découvrit » les Amériques ... Et les autochtones, lesquels ne savaient pas encore qu'ils étaient des « Indiens », criaient « Ciel ! Nous sommes découverts ! » et ils coururent se cacher dans la forêt, dit Lucien l'âne en riant de toutes ses blanches dents. D'ailleurs, Marco Valdo M.I., mon ami, tu devrais en faire une chanson...

 

Peut-être, un de ces jours... Car, en effet, il s'agit là d'un moment important de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de les dominer, de les coloniser, de les exploiter, de les soumettre à leur vouloir – je n'ai pas dit leur « bon vouloir » - expression des rois de France – car ce « vouloir » est tout sauf empreint de bonté. Les riches sont pourris d'avidité et ont proclamé urbi et orbi que l'économie, et donc leurs affaires ne pouvaient – en aucun cas – être pesées à l'aune de la morale. On comprend aisément pourquoi... La richesse, et tout ce qui en découle, est moralement inacceptable dans son principe d'abord, et dans sa pratique, ensuite. Leur moralité... elle gît depuis l'aube des temps au fond d'un puits, où même la Lune n'arrive plus à la retrouver. Et quand ils jouent aux mécènes (dans le meilleur des cas), aux sponsors (la plupart du temps) – en français : les souteneurs. Souteneurs , ce terme est plus clair, tellement clair qu'on évite de l'utiliser... Quand ils jouent aux mécènes ou aux sponsors, c'est toujours avec ce qu'ils ont pris aux autres, aux pauvres qu'ils exploitent et obligent par mille façons à trimer pour eux. L'argent du mécène-sponsor-souteneur est toujours l'argent pris sur le travail des autres gens, de ceux qui sont exploités. Tu le sais bien aussi, Lucien l'âne mon ami, que dans leur « société », ils ont instauré le travail obligatoire. C'est vrai pour les ânes, c'est vrai pour les hommes.

 

Cela, nous les ânes, on le sait depuis la nuit des temps...

 

Et pour en revenir à la canzone, si elle évoque ce 12 octobre 1492 (il y a un demi-millénaire), ce n'est pas pour commémorer un jour de fête, ni pour indiquer le début d'une belle aventure humaine, mais bien au contraire, pour marquer d'une pierre noire ce jour où commença un des plus longs et plus sanglants massacres de l'histoire - un ou plusieurs ethnocides, on ne sait trop, une des plus monstrueuses expropriation, menée avec obstination et barbarie depuis des siècles... et qui continue. Expropriation et travail obligatoire, tels sont les fondements de leur monde.

 

Il est temps, Marco Valdo M.I., mon ami, de mettre fin à cette rapine, de mettre fin à cette domination des riches sur notre planète. Tissons donc le linceul de ce vieux monde engoncé dans son arrogance, pétri d'avidité, totalitaire et cacochyme.

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

 

 

Et l'homme blanc tient sa promesse

Faite à Dieu et à toi

Celle de t'enlever et de t'arracher à ta terre

Où naquit ta culture et où il engendra

Barbaries et sang; ses argumentations,

miroir fidèle de son avidité,

Violence et abus; ses marchandages.

Il imposa tout partout effroi, terreur et autorité

« Big man » disparais – un chef te tuera.

« Medecine man » - le bistouri te remplacera

Bisons éteints – le marché le veut

Et son crucifix supplantera la liberté,

Plus jamais de respect pour la diversité,

Cataloguer, convertir, uniformiser

Un dernier drapeau occidental pour confirmer

Plus jamais la vie

Douze octobre – conquête de l'Amérique

Douze octobre – extermination des autochtones

Douze octobre – occupation militaire

Douze octobre – Occidentaux obtus exaltés

Immergés dans le sang des festivités

Pour les crimes et les massacres

Organisées par cette tant respectée

Civilisation blanche.

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Marco Valdo M.I. - dans Infezione
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 10:32

NE DÉFENDEZ PAS LA PATRIE

 

 

Version française – NE DÉFENDEZ PAS LA PATRIE – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne - Non difendere la patria - Infezione

 

 

 

Certes, le titre de cette chanson est quelque peu provocateur pour de chastes oreilles. Mais enfin, je suis assez d'accord avec lui... Sauf dans un cas...

 

Ah oui ?, dit Lucien l'âne en dressant ses noires oreilles en points d'interrogation jumeaux, mais placés comme dans un miroir, reflets l'un de l'autre. Qu'est-ce à dire ? J'en conclus que tu penses – comme les auteurs de la chanson – qu'il ne faut pas défendre la patrie dans la plupart des cas, sauf un... Et que donc, il y a là une exception à ton refus... Explique-moi un peu tout ça...

 

Mon ami Lucien l'âne, je vais te dire d'abord pourquoi je suis d'accord et puis, si tu le veux bien nous verrons ce cas particulier... Ou plutôt, je préfère commencer par te dire le cas où une patrie me paraît défendable... C'est tout simplement le cas où il n'y aurait qu'une seule patrie pour tous les vivants de notre planète et où certains essayeraient de mettre la main sur le bien et les ressources communes... Là, il conviendrait d'intervenir pour la défendre contre ces prédateurs... Mais comme bien tu penses, il s'agit là d'une hypothèse des plus farfelues, car une telle patrie n'existe pas encore... et pire, ce sont les prédateurs qui tiennent le haut du pavé. Du moins tant que durera la Guerre de Cent mille Ans que les riches font aux pauvres pour précisément s'emparer du bien et des ressources communes et contraindre les autres humains et même, les autres espèces animales à une sordide exploitation. En clair, pour bien me faire comprendre, tant que durera cette Guerre de Cent Mille Ans, toute patrie sera un attrape-nigaud, un moyen de pousser les gens à sacrifier leur vie, celle de leur famille, celle de leurs enfants à la défense des intérêts de « leur » patrie, de leur « monde »... C'est-à-dire du monde, de la « patrie » des puissants, de ceux qui tiennent et les richesses, et le pouvoir... Soit dit en passant, ce qui se passe dans la réalité, c'est qu'ils sont en train de détruire toute vie sur terre à force d'aller défendre des « patries » en massacrant d'autres « patries »... et pas seulement par les armes – c'est encore le moins létal, mais bien par la faim, la soif, l'accaparement des biens naturels, la raréfaction des ressources, la pollution engendrée par leur fol désir de croissance... Comme disait Courteline, ce « monde a une punaise dans le bois du lit et un rat dans la contrebasse ».

 

Conclusion, dit Lucien l'âne en relevant sa large figure, il faut y mettre fin... Pour cela, Marco Valdo M.I., mon ami, il nous faut – tels les Canuts[[http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=7841&lang=it]] de Lyon – tisser le linceul ou le suaire de ce vieux monde patriotard, militariste, exploiteur et cacochyme.

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Ne défendez pas la patrie

Ce n'est pas votre intérêt

Ne sacrifiez même pas une heure de votre vie

Car elle est l'intérêt

De ceux qui vous imposent de mourir

Mourir pour qui ? Combattre et mourir...

Mourir pourquoi ? Combattre et mourir...

Ne défendez pas la patrie

Car tout cela va à l'encontre de votre futur

Ne leur confiez pas votre vie

Ils vous contraindront à mourir.

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Marco Valdo M.I. - dans Infezione
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 16:09

MORT HUMAINE, MORT ANIMALE



Version française – MORT HUMAINE, MORT ANIMALE – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Morte umana morte animale – Infezione

 

On ne saurait mieux dire la chose, dit Lucien l'âne en se raidissant et clapant d'un de ses petits sabots le pavé sonore d'un gris-bleu tout irisé par l'humidité ambiante. Voilà encore un de ces épisodes de la Guerre de cent Mille Ans que les riches mènent contre les pauvres afin de mieux les exploiter, de mieux s'enrichir, de mieux enrober leurs privilèges et qu'ils mènent aussi contre les autres espèces animales... C'est pourquoi, Marco Valdo M.I., mon ami, nous devons sans sourciller, sans barguigner, sans même jamais manquer un pas, sans nous décourager un instant, poursuivre notre tâche qui consiste tout simplement à tisser le linceul de ce vieux monde raciste, anthropomorphe, fanatique, odieusement carnivore et cacochyme.

 

Ainsi Parlait Lucien Lane à Marco Valdo M.I.

 

 

 

Votre anthropomorphisme fanatique

Tend à imposer sur le plan social et culturel

La supériorité de l'homme face

Aux autres espèces animales.

Mais vous n'exprimez là que votre peur

Que votre propre infériorité

Quand vous les capturez, les emprisonnez, les domptez, les massacrez

Et voilà pourquoi vous les tuez.

Pour subvertir les angoisses de votre « civilisation »

Mais alors « crétins », au lieu de torturer les hommes et les animaux

Pourquoi ne tordez vous pas le cou à vos illusions religieuses ?

À vos sottes attitudes de supermans ?

À vos stupides provocations bourgeoises ?

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Marco Valdo M.I. - dans Infezione
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 21:49

No Vat
Antiwar Anticlericale

 

CINQUIÈMEMENT : TU NE TUERAS POINT

 

Version française - CINQUIÈMEMENT : TU NE TUERAS POINT – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – 5° Non Uccidere - Infezione

 

Voilà, Lucien l'âne mon ami, une chanson qui te ravira, toi qui as vu – et de près – les croisades et pas seulement, celles menées en Asie Mineure... Pas seulement celle de Pierre l'ermite[[http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=9491&lang=it]] qui commença par massacrer les Juifs partout où il passait...

 

Bien évidemment, Marco Valdo M.I., mon ami, je me souviens de cette Croisade contre les Albigeois, le massacre des Cathares (qu'on nommait aussi les tisserands...), des Dolciniens, des disciples de Valdo.... La persécution dans les plaines, la poursuite jusqu'au plus haut des montagnes de tous ces bons hommes et bonnes femmes dont le seul tort était de dénoncer la luxure de la putain de Rome... En somme, on en est toujours là. En effet, ajoute Lucien l'âne en s'aidant d'un joli mouvement de sa crinière, aux pauvres, elle prêche la soumission, l'obéissance, le respect du pouvoir... Aux riches, elle accorde ses grâces et ses bénédictions... Mais il n'y a là rien d'étonnant, elle est une des puissances les plus riches et les plus persistantes de l'histoire... Aucun État, aucun magnat... n'a le moindre espoir de durer comme elle...

 

En effet, elle est toujours là... Après tant et tant de conflits, tant et tant de successions... Elle ne se succède qu'à elle-même. En droit, on appelle cela la « main morte »... Elle est plus pourrie de privilèges que le plus astucieux des mafieux. Elle accumule, accumule...Comment dans ces conditions pourrait-elle condamner la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres pour accroître leurs richesses, étendre leurs privilèges, tirer les plus grands profits de la pauvreté des autres... ? Autant la prêcher et la recouvrir de l'onction divine et cardinalice, cette pauvreté que l'on trait comme une vache.

 

Mais, dis-moi, Marco Valdo M.I., mon ami, à propos de cette chanson, il me semble que certains de nos amis organisent une rencontre, une conférence sur ce sujet de l'oppressante présence catholique en Italie et sur la nécessité pour les laïques d'Italie de mener le combat pour dépolluer l'air italien de l'encens capiteux des émules du pape.

 

En effet, Lucien l'âne, mon ami, et je ne résiste pas à te faire connaître un petit texte d'annonce qui circule à ce sujet :

« Être laïque en Italie

 

Cette soirée vous est présentée par une association de laïques belges et italiens, dénommée ALBI. Cette association est née, récemment pour apporter aide et soutien aux laïques d'Italie dans leur combat pour une Italie dégagée de l'emprise du Vatican.

 

Il existe une Italie laïque... Il existe des laïques en Italie – des athées, des agnostiques... Il y a aussi des musulmans, des valdeses, des israélites...

Mais il suffit de regarder l'Italie d'un œil objectif pour voir qu'elle est l'otage du Vatican.

 

Être laïque en Italie revient à subir une étrange et très oppressante domination. Disons le tout net : il ne fait pas bon d'être laïque en Italie... Encore aujourd'hui en 2011.

Demandez-le au juge Tosti [[http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=38759&lang=it]] par exemple. Lui qui fut chassé de son poste car il refusait qu'on juge sous un crucifix.

 

L'Italie n'a pas toujours été ainsi... L'Italie du Risorgimento était une Italie laïque, où l'État n'était pas soumis aux diktats du Vatican.

 

Mais l'Italie est retournée aux temps bénis du Moyen-Âge, quand l'Église catholique menait le troupeau humain à sa guise.

 

Ce sont les accords de Latran, voulus et signés par Mussolini en 1929, voulus et signés par le fascisme, qui ramenèrent l'Italie dans le giron de l'Église romaine.

C'était une formidable reculade de l'Italie, elle qui avait mis fin aux États du Pape et repris Rome à la papauté.

Pie XI, pape à ce moment, disait de ces accords qu'ils marquaient la « restitution de l'Italie à Dieu et de Dieu à l'Italie ».

 

Les gens en Italie en souffrent encore aujourd'hui.

 

C'est l'histoire de ce hold-up clérical de toute une nation que l'historienne Anna Morelli, professeure d'histoire contemporaine à l'Université Libre de Bruxelles, va vous raconter.... sous le titre prometteur :« L’Italie Laïque del Risorgimento, celle qu’on a oubliée … » Fin de citation...

 

Voilà qui est réjouissant, dit Lucien l'âne en hennissant de joie (Albi... Joie !). Et c'est avec encore plus de conviction que je m'en vais reprendre ma tâche et toi sans doute aussi, de tisserands, et nous remettre à tisser le linceul de ce vieux monde patelin, menteur, trompeur, jésuitique, catholique et cacochyme.

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

 

L'idéologie catholique a été imposée

Par le terrorisme psychologique, par le terrorisme culturel

Elle mortifie par l'oppression politique et policière

Faite de menaces, faite de tortures

De persécutions et de mort...

Le pape triomphant laisse derrière lui

Des montagnes de cadavres et des lacs de sang,

Un massacre intellectuel, moral et physique

Au cri exultant de : « Dieu le veut ! »

Comme criaient les Huns d'Hitler.

Plus de cinquante millions d'homicides,

Par les croisades et l'inquisition

Par la christianisation

L'Église catholique est la plus féroce et la plus sanguinaire

Organisation criminelle de notre histoire...

Cinquièmement : Tu ne tueras point !

Sur les gens l'Église prospère...

Sous l'Église, les gens crèvent !

Depuis toujours !

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Marco Valdo M.I. - dans Infezione
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 16:45

TERRORISME D'ÉTAT



Version française - TERRORISME D'ÉTAT – Marco Valdo M.I. - 2011

Chanson italienne – Terrorismo legalizzato – Infezione – 1989

 

 

Texte trouvé dans « "Nel cuore della bestia" », travail fondamental de Stefano Giaccone et Marco Pandin sur le monde de l'autoproduction musicale dans l'Italie des années 1980.

Nous savons tous qui étaient Bresci, Pinelli e Serantini ... À leur sujet, il y a de nombreuses chansons et beaucoup d'informations, y compris sur ce site.


Pietro Maria Walter Greco, dit Pedro, était un militant antifasciste padouan, d'origine calabraise, qui fut assassiné par la police, dans un véritable traquenard, le 9 mars 1985 à Trieste.

« Dans les premiers jours de mars 1985, la Digos (police politique italienne) de Trieste reçut une information du Sisde (le service secret du ministère de l'Intérieur) signalant la présence de Pedro à Trieste à la Via Giulia 39. Le préfet de police de Trieste était Antonino Allegra, chef de la police politique de Milan quand fut « suicidé » l'anarchiste Pinelli.

 

Samedi 9 mars 1985, 11 heures.

Pedro sort de chez lui, de son appartement au troisième étage, ; une fois en bas, il décide de rentrer.

Postés à l'extérieur, il y a 4 tueurs de l'État italien. Ce sont Nunzio Maurizio Romano, agent du Sisde (qui a comme mission de le reconnaître) ; Giuseppe Guidi, inspecteur à la Digos; Maurizio Bensa e Mario Passanisi, agents de la Digos de Trieste.

Romano, Guidi et Passanisi entrent dans l'immeuble et se mettent en embuscade sous l'escalier. Quand Pedro descend Romano se met devant lui et tire deux coups de calibre 38 à moins d'un mètre-cinquante de distance qui le touchent aux poumons. Immédiatement suivent les tirs croisés des deux autres tueurs de la police qui logent leurs balles de 9 mm dans le dos et les jambes de Pedro.

Dans le petit hall, on comptera par la suite au moins une douzaine d'impacts de balles.

 

Pedro fait appel une dernière fois à son extraordinaire force de volonté, sortant dans la rue et empêchant ainsi que tout cela se déroule sans témoins. Il sort, blessé mortellement. Les passants l'entendent crier : « Ils veulent me tuer, ils veulent me tuer ». Bensa, resté à l'extérieur du bâtiment, dès qu'il voit Pedro lui tire dans le dos. Pedro s'effondre quelques mètres plus loin, nageant dans son sang.

Transporté à l'hôpital – avec un certain retard, il meurt vers 11 h 50.

Il n'y a aucun doute sur la préméditation de cet homicide.


L'agent du Sisde qui n'aurait même pas dû participer à cette opération de police, a au contraire organisé le piège de la Via Giulia. C'est lui qui a décidé d'entrer dans l'immeuble et de tirer le premier.
...

Pietro Maria Walter Greco, alias "Pedro", né à Mileto Porto (Reggio Calabria), le 4 mars 1947 arriva à Padoue à la fin des années 1960 pour étudier. Il y devint ensuite enseignant de mathématique et put ainsi soutenir sa famille.

Inquiété et poursuivi au printemps 1980, puis à nouveau en 1982, il part en exil à Paris.

Assassiné par la police à Trieste le 9 mars 1985. »

 

 

 

Depuis l'enfance, on nous enseigne à distinguer les bons des méchants

C'est pourquoi, celui qui s'écarte des lois de l'État doit être puni.

Car l'État nous protège.

Car il n'est pas vrai que l'État tue.

Et les intimidations policières ?

Et la condition de prisonnier ?

Et la monopolisation culturelle ?

Et les formes d'éducation répressives

N'est-ce pas là du terrorisme ?

Tu dois lui donner ta tête

Tu dois lui donner tes idées

Tu dois lui donner ton cerveau

Et ça, ça n'est pas du terrorisme ?

Et Gaetano Bresci, alors?

Et l'anarchiste Pinelli, alors ?

Et Serantini, alors ?

Et Pedro Greco, alors ?

Ne sont-ils pas des victimes du terrorisme d'État ?

 

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Marco Valdo M.I. - dans Infezione
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