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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 15:54

À LA NOËL

 

Version française – À LA NOËL – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Era Natale – I Gufi – 1969





Incroyable comme c'est toujours d'actualité en 2013...







Et la clarté du propos est grande et coule sans effort des mots... Ces hiboux-là, en vérité, je vous le dis, sont de grands ducs... J'en tiens pour preuve et pour hommage à ces Grands Ducs de Milan quelques vers de Nicolas Boileau, que voici :



« Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées...

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément. »



J'imagine bien que tu notes ainsi le passage où il est question des sombres affirmations des cardinaux, oiseaux de mauvaise augure s'il en est.



C'est en effet bien aux cardinaux et autres gens d'Église qu'il est fait allusion... Car les eunuques expriment leur souhait on ne peut plus clairement ; le chœur dit bien le péril qu'il pressent et les soldats ne mâchent pas leurs mots au président.



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane









À la Noël dans le harem du pacha

Les eunuques se tenaient par le bras

Au milieu de splendides beautés

Étendues sur des divans, ici ou là

Entre le pacha de son pas décidé

La tête altière sur sa puissante nuque

Et il demande : « Que voulez-vous pour Noël ? »

« Des couilles ! » répondent les eunuques.

Gloire dans les cieux, c'est la Noël

Jésus est né entre le bœuf et l'âne

 

C'était Noël dans l'Océan Indien

Mais plein été encore au Vatican

Et les cardinaux, gens puissants

Interdisaient la pilule aux chrétiens.

« Ce sont – crie le chœur irrespectueux –

Des blagues de prêtre de haut niveau ;

Il nous semble assurément qu'il est périlleux

De faire confiance seulement à sa queue… »

C'est la Noël, gloire dans les cieux,

Jésus est né entre les ânes et les bœufs.

 

À la Noël en faction

L'armée avait pris position

Pour entendre le président

Avant de partir pour l'Orient.

« Il vous échoit l'honneur de sauver

La face sacrée de la liberté».

Et tous en chœur répondent les soldats :

« Gloire dans les cieux et paix ici-bas

Entre le bœuf et l'âne est né Jésus,

Votre face sacrée, vous pouvez vous la foutre au cul ! »

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément. »



J'imagine bien que tu notes ainsi le passage où il est question des sombres affirmations des cardinaux, oiseaux de mauvaise augure s'il en est.



C'est en effet bien aux cardinaux et autres gens d'Église qu'il est fait allusion... Car les eunuques expriment leur souhait on ne peut plus clairement ; le chœur dit bien le péril qu'il pressent et les soldats ne mâchent pas leurs mots au président.



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane









À la Noël dans le harem du pacha

Les eunuques se tenaient par le bras

Au milieu de splendides beautés

Étendues sur des divans, ici ou là

Entre le pacha de son pas décidé

La tête altière sur sa puissante nuque

Et il demande : « Que voulez-vous pour Noël ? »

« Des couilles ! » répondent les eunuques.

Gloire dans les cieux, c'est la Noël

Jésus est né entre le bœuf et l'âne

 

C'était Noël dans l'Océan Indien

Mais plein été encore au Vatican

Et les cardinaux, gens puissants

Interdisaient la pilule aux chrétiens.

« Ce sont – crie le chœur irrespectueux –

Des blagues de prêtre de haut niveau ;

Il nous semble assurément qu'il est périlleux

De faire confiance seulement à sa queue… »

C'est la Noël, gloire dans les cieux,

Jésus est né entre les ânes et les bœufs.

 

À la Noël en faction

L'armée avait pris position

Pour entendre le président

Avant de partir pour l'Orient.

« Il vous échoit l'honneur de sauver

La face sacrée de la liberté».

Et tous en chœur répondent les soldats :

« Gloire dans les cieux et paix ici-bas

Entre le bœuf et l'âne est né Jésus,

Votre face sacrée, vous pouvez vous la foutre au cul ! »

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Marco Valdo M.I. - dans Gufi
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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 22:16

LA BALLADE DU COEUR



Version française – LA BALLADE DU COEUR – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – La ballata del cuore – I Gufi – 1969

 

 

jambe noire

 

Le Miracle de la Jambe Noire - Fra Angelico

 

 

Le 2 janvier 1968, le docteur Christiaan Barnard effectua sa deuxième transplantation cardiaque (sur un humain), à l’hôpital de Groote Schuur de Capetown (Afrique du Sud) greffant sur le dentiste Philip Blaiberg, 58 ans, le cœur de Clive Haupt, un jeune noir de 24 ans, mort la veille d'hémorragie cérébrale. Ce fut un succès et cette opération eut un retentissement mondial et quasi-immédiat.

 

C'est à cet événement que les Gufi consacrent leur chanson et à certaine polémique qui surgit immédiatement après que l'on ait révélé le nom du donneur et sa couleur... L'affaire se passait en Union Sud-Africaine, du temps de l'apartheid.

 

 

Relaté par un chroniqueur médical P. Bourget dans le « Courrier de la transplantation » (oct-déc. 2004), voici le même événement : « receveur de l'organe, un dentiste de 58 ans, Philip Blaiberg. Donneur, un métis de 24 ans, Clive Haupt, foudroyé par une hémorragie cérébrale sur la plage de Fish Hoek, près du Cap. Détail étonnant, la différence de couleur de peau reproduit la figure légendaire de Côme et Damien greffant la jambe d'un Maure sur un homme blanc, opération immortalisée par une peinture de Fra Angelico conservée au musée San Marco à Florence. » Ce tableau est connu sous le nom du « Miracle de la Jambe Noire »... ou « La Guérison du diacre Justinien »... On voit par là que les divagations des Grands Ducs (alias I Gufi) ont des précédents historiques et des plus saints. Ils auraient pu également dériver un peu plus salacement sur la greffe d'organes aux usages plus intimes... Là aussi, ils n'auraient fait qu'anticiper (cette fois) sur la réalité de ce Chinois qui s'était fait greffer un pénis tout frais (celui d'un accidenté qui n'en avait plus l'usage, vu qu'il était décédé) ; l'opération avait très bien réussi et l'engin fonctionnait à merveille. C'était en 2006. Quelques semaines plus tard, il se le faisait enlever... Madame et lui ne supportaient pas cet intrus... À ce sujet et au sujet de la remarque de Svampa sur le blasphème, on pourrait conseiller de relire l'histoire de la quéquette à Jésus-Christ, assez connue dans nos pays. Veux-tu que nous la chantions, mon ami Lucien l'âne ?

 

 

Certainement, dit Lucien l'âne, et d'ailleurs, allons-y tout de go :

 

 

[En chœur] :

 

« Jésus-Christ a une quéquette

Qu'est pas plus grosse qu'une allumette

Et qui ne lui sert qu'à faire pipi

Vive la quéquette à Jésus-Christ. »

 

 

Bref, il devait bien en avoir un cœur et une quéquette le J.-C. Et pour ce qu'elle devait lui servir, sa quéquette à Jésus-Christ, c'était un peu la même chose que les couilles du Pape. Comme le dit bien notre petite chanson, à part à faire pipi... Pas à grand chose et même, à rien du tout.

 

Et moi, dit Lucien l'âne en brayant de rire, moi qui suis un jeune homme bien voué à vivre en âne... Allons, Marco Valdo M.I., mon ami, assez plaisanté et assez blasphémé pour aujourd'hui... Ils vont finir par nous excommunier... Reprenons, si tu le veux bien, notre tâche qui consiste, je te le rappelle, à tisser le suaire de ce vieux monde bigot, clérical, sectaire, apostolique, raciste et cacochyme.

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Regardez comme c'est chouette, la science ne fait plus d'erreur
Aujourd'hui quel grand succès, on vous change le cœur
Si c'était arrivé dans le temps passé
Qui sait quels destins auraient été changés
Qui le sait…

 

Richard Coeur de Lion en allant à la guerre
Aurait donné à son frère un bout de terre
La belle Juliette qui donna à Roméo son cœur
Aurait peut-être cherché un amour meilleur
[Notre Seigneur en mourant le cœur transpercé
En changeant, quel cœur nous aurait-il laissé ?
Qui le sait…

 

Qui paye est certain d'obtenir un meilleur cœur
Mais si par hasard à un pauvre, on changeait le cœur
Il faut lui dire qu'au fond malgré le progrès
Il devra mourir de faim et de froid, en effet
Ensuite qu'est-ce qu'on sait…

 

On fondera des banques, des banques du cœur
Avec leurs lettres de change, leurs traites et leurs directeurs
Et un tas de gardes à cheval avec pistolet-mitrailleur
Prêts à sauver le ventricule à quelque empereur
Majesté….

 

Ensuite on ouvrira des magasins avec des cœurs en couleurs
Avec des tas de nègres désolés qui regardent de l'extérieur
Qu'importe si le premier à offrir son cœur
Était quelqu'un d'une étrange couleur
Qu'est-ce que ça fait…

 

Regardez comme c'est chouette, la science ne fait plus d'erreur
Aujourd'hui avec grand succès, on vous change le cœur
Même si le destin nous a fait pareil cadeau
Nombre de destins n'en sont pas plus beaux...
Lalalalala...

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Marco Valdo M.I. - dans Gufi
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 21:19

L'ACIÉRIE

 

 

Version française – L'ACIÉRIE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Ferriera – I Gufi – 1966

Écrite par Bixio Cherubini et Cesare Andrea Bixio.




Une terrible chanson de dénonciation des morts blanches, dénonciation masquée par le style habituel imprégné d'ironie et de cynisme des grands Gufi. Poignante. Et en l'écoutant on ne peut pas ne pas penser au drame de la ThyssenKrupp.



+++++++



Oui, Lucien l'âne mon ami, les Gufi sont grands... Ce sont de grands hiboux (traduction française de Gufi), ce sont donc, de grands ducs... Cela dit... C'est pour cela que je ne les appellerai plus les grands hiboux, mais bien les grands ducs... car, sincèrement, ils le méritent... Je les vois leurs immenses ailes déployées sous la lune, planant et chantant tout leur répertoire, dans la nuit la plus nocturne.





Bien évidemment qu'ils le méritent et même, cent mille fois..., dit Lucien l'âne en riant... Imagine, une Italie sans ces grands ducs... Est-ce pensable ?





Non, cent mille fois, non !, dit Marco Valdo M.I. en souriant. Cependant, à l'heure où je te parle, Lucien l'âne mon ami, et depuis longtemps déjà, quelle longue agonie !, les aciéries ferment petit à petit et les unes après les autres dans notre région, comme dans bien d'autres régions d'Europe et sans doute du monde entier . Je pense toutefois que ce n'est qu'un début... Je me souviens d'un temps où après la disparition programmée des charbonnages, puis des verreries, des faïenceries, des usines textiles... On commença à voir disparaître (ou était-ce concomitant ?) les usines de fabrications métalliques, puis celles de fabrications mécaniques, puis, on vit une érosion de plus en plus marquée dans les aciéries... Les seuls qu'on préserve encore, ce sont les usines d'armement...Allez savoir pourquoi ? Dunque, voilà soixante ans que ça dure... Et de reconversions en relances industrielles, les promesses mirifiques des patrons et des politiques, les aides et les financements publics, puisés dans les pauvres ressources des pauvres, ont conduit aux portes d'un désert industriel sans pour autant créer les conditions d'un nouvel Éden, pourtant annoncé et solennellement promis. Et sur cette toile de fond désastreuse continue cependant l'effroyable histoire de la mort blanche... Dans les usines (du moins, celles qui restent), sur les chantiers, partout, le travail tue... Il tue les gens prématurément. C'est cette mort-là, une mort sournoise, une mort mercenaire, une mort non voulue, une mort scandaleuse, une mort contre nature qu'on appelle la mort blanche... Et là, les oiseaux noirs, défenseurs absolus de la vie en dépit de tout subitement ne disent rien... Ils ont le bec clos, la tête dans leur soutane. Pourtant, pourtant, cette mort-là, est une mort indécente.





En cela, Marco Valdo M.I. mon ami, tu as parfaitement résumé l'affaire. Laisse-moi te dire pourtant ceci... Que l'on ferme les aciéries comme on a fermé les charbonnages, comme on a mis fin à certaines formes d'esclavage, cela me paraît – à moi qui ne suis qu'un âne – une excellente chose... D'autant meilleure que persiste la mort blanche. Cette mise au rancart de ces instruments barbares me paraît une circonstance d'autant meilleure qu'il y a la possibilité, les moyens, les techniques (fort souvent) de remplacer le travail des humains et même des animaux par le fonctionnement quasi-automatique de machines. D’ingénieux ingénieurs s'y efforcent et souvent y réussissent... Le seul reproche qu'on peut faire (et que d'ailleurs on fait) à ces fabuleux perfectionnements, c'est qu'alors qu'ils ont comme fonction réelle de soulager l'homme ou l'animal du travail, de réduire à néant l'effort, rendu ainsi inutile, de réduire également à néant le risque de mort blanche ou de ces imbéciles blessures, mutilations, invalidités, stress, maladies et fatigues et même de rendre à l'homme et à l'animal le temps qui est la matière essentielle de sa vie.... Donc,le seul reproche que l'on peut et que l'on doit leur faire est que ces fabuleux bénéfices sont accaparés par certains – sous le vain et stupide prétexte qu'ils investissent... Mais que peuvent-ils donc bien « investir », si ce n'est ce qu'ils ont prélevé sur le travail des autres ? Car, de toute évidence, le travail d'un seul n'y suffirait pas à constituer leur richesse... S'il y en a qui en doutent, s'il y en a qui veulent des démonstrations, qu'ils viennent... Nous leur donnerons des arguments sans détour... Pas scientifiques pour un sou, car en matière d'économie, de science, on ne peut parler... C'est se goberger que de prétendre telle chose. Il n'en existe pas et ne peut en exister. Bref, en résumé et en fait, tout investissement est le résultat de l'effort collectif et toute autre justification est un détournement de sens. Pierre-Joseph avait raison contre Karl : la propriété, c'est le vol (traduisons : la propriété est fondée sur un vol, sur un détournement de valeur). Je rappelle ici que toute richesse est constituée d'une part égale de pauvreté et même, de misère – qu'on le mesure comme on veut, dans n'importe quelle unité – fût-elle monétaire. Par exemple : une richesse de cent milliards de francs, de lires, de marks, de dollars, d'euros ou de yens correspond (a minima, c'est-à-dire sans tenir compte d'autres paramètres) très exactement à un égal montant de misère, à ceci près que la misère se mesure en centimes de n’importe laquelle de ces monnaies de riches. Il est donc terriblement plus dur d'être miséreux que riche. Dès lors, il ne peut y avoir d'autre moyen de constituer une richesse et donc, ces fameux moyens d'investissement, qu'en créant simultanément (et a minima) de la misère en égale grandeur. C'est le fameux : Combien faut-il de pauvres pour faire un riche ? Autrement dit, que faut-il de misère, de morts blanches ou de ces imbéciles blessures, mutilations, invalidités, stress, maladies et fatigues pour constituer, établir, accroître et perpétuer une richesse quelconque ? Le travail en tant que tel, cette dépense d'énergie d'êtres humains ou même, d'animaux est absolument inutile si on peut le faire faire par des machines, des automates ou des robots... Je dirais même qu'il est proprement criminel de le perpétuer... De contraindre, d'obliger, d'amener par toutes voies, que ce soit la force, le fouet, la faim, le salaire ou la pitance, un seul – je dis bien même un seul humain ou animal – à travailler de sorte à en tirer le moindre profit...





C'est d'une indécence terrible... tant la chose met en cause l'absolue égalité des êtres vivants... Il n'y a aucune raison rationnelle et plus encore, morale, à tirer profit d'un autre être – en clair, au détriment d'un autre être vivant. Voilà pourquoi les économistes à la botte excluent a priori la morale de leur raisonnement. S'ils acceptaient l'existence de la morale, d'un monde moral, il leur faudrait constater l'indécence de leur position et celle du système.





C'est, en effet, indécent et criminel, mais il est encore plus criminel d'accaparer le résultat de ce travail, d'en tirer profit... Tel est le crime du riche... Tel est le fondement de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres sans discontinuer... Tirer du profit des autres... Comment appelle-t-on, Marco Valdo M.I. mon ami, ceux qui tirent profit des autres ? Des parasites, quand on est gentil... ce que je ne suis pas... Et des vampires, des barbeaux ou des escrocs, quand on s'exprime clairement comme moi. Voilà pourquoi il nous revient de, tels les Canuts, tisser le linceul de ce vieux monde criminel, assassin, exploiteur, profiteur, riche, indécent, vampire, escroc et cacochyme.





Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

Descend silencieuse l'obscurité
Et chaque artisan avec anxiété,

Quand le soleil décline,
Sort de l'atelier…
Des sons de cloches s'entendent alors…
Comme le cœur est heureux.

 

Sonne cloche, sonne, descend le soir ;
L'homme de l'aciérie rentre en chantant
(Comment peut-il chanter celui qui travaille tout le jour à l'aciérie…)
Il pense à ses enfants et se chante sa maisonnette
(Si tout va bien , c'est un lieu sans commodités…)
Où il y a une soupe et un ange qui l'attendent…
(La célèbre soupe à l'ange…)
Il baise une tête blonde et une chevelure noire…
(Alors : si j'ai bien compris la chevelure noire est celle de sa femme et la chevelure blonde est celle de son enfant. Si par hasard sa femme était blonde et son enfant noir. Très probablement la chanson ne le dirait pas… peut-être pas…)

Comme il est heureux l'homme de l'aciérie !
(Très heureux !)

 

Dans les hauts fourneaux de la ville,
L'acier fondu déjà étincelle ;
Mais le feu traître écrase le forgeron…
Près du camarade qui meurt là,
Personne ne chante plus…
(Voilà !)

 

Sonne cloche, sonne, descends le soir ;
Mais l'homme de l'aciérie ne rentre pas

(Je l'avais dit…)
Comme le son des cloches est plus triste
(Très triste le son des cloches…)
Tandis que les enfants attendent le papa et le pain.
(Tous nos espoirs sont dans l'assurance…)
Celle qui espère revient au balcon en vain …
(Elle t'attend)
Mais l'homme de l'aciérie ne rentre pas
(Je l'avais bien dit que cette aciérie portait malheur !)

 

Sonne cloche, sonne, descend le soir…

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 19:36

 

GABRIELLE

 

 

Version française – GABRIELLE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Gabriella – I Gufi – 1964

D'abord dans l'album «  Ma bene, ma bravo ! » des Peos, formation milanaise – pré-Gufi – oubliée, reprise par « Le cabaret des Hiboux » (Cabaret dei Gufi) de l'année suivante.

Écrite par Giampiero “Peo” Borella, Nuccio Ambrosino e Nanni Svampa.

 

 

 

 

 

Avec leur habituel style ironique et cynique qui les caractérisait, voici l’énième banderille plantée par les Gufi (Hiboux) dans le flanc des bonnes mœurs, avec l'adhésion qui en découle aux thèses favorables à la contraception et à l'avortement :

 

Et crac ! La question est grave

Tôt ou tard, elle doit bien finir cette histoire  :

Ou on change le système d'éducation

Ou l'horaire des consultations...

La la la la la la la la la la la la la la…

 

Thèses qui ne prévaudront que des années plus tard... Je crois qu'on peut tranquillement dire qu'il s'agit là de la première chanson italienne qui affronte ce thème ; une chanson encore aujourd'hui (et pensez alors!) d'une actualité brûlante !

 

 

 

 

Il était une fois une petite fille

Elle s'appelait Gabrielle

Sa maman la réprimandait chaque soir

« Monte il est tard, il est l'heure de dormir ! »

 

 

Comme toutes les enfants en ce monde

Elle rêvait de devenir grande

Et finie la ronde, elle pensait,

« Un jour, quelles choses je ferais... »

 

 

Devenue grande, quel désespoir

Tant de choses encore lui échappaient

Par exemple, elle ne comprenait pas

Pourquoi elle ne pouvait pas sortir le soir

 

 

Son papa lui n'arrêtait pas de lui dire

« Toi, le soir, non, non tu ne dois pas sortir

La nuit, tu sais, on peut pécher

Et les gens vont vite à murmurer. »

 

 

Tous les après-midis, à partir de ce jour-là

Gabrielle sortait deux ou trois heures

S'en allait avec Gaston faire l'amour

Respectant ainsi le conseil de papa.

 

 

Mais un triste jour, elle se sentit mal

Et décida d'aller chez un docteur

Spécialisé dans les affaires de cœur

Afin qu'il porte remède à son mal.

 

 

Ce docteur malheureusement,

Recevait de nuit seulement

Gabrielle brave et obéissante

Ne pouvait pas se rendre à la visite.

 

 

Et crac ! La question est grave

Tôt ou tard, elle doit bien finir cette histoire :

Ou on change le système d'éducation

Ou l'horaire des consultations...

La la la la la la la la la la la la la la…

GABRIELLE
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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 20:51

POUSSEZ PAS, ON FOUT LE CAMP COMME VOUS

 

Version française – POUSSEZ PAS, ON FOUT LE CAMP COMME VOUS – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Non spingete, scappiamo anche noi – I Gufi – 1969

De G. Lunari - L. Patruno.

 

 

Avec l'explosion de Soixante-Huit et des protestations pacifistes aux Zétazunis et en France (ailleurs aussi, d'ailleurs... à vrai dire, partout... dit Lucien l'âne qui s'en souvient), les Gufi (Hiboux) portèrent au théâtre leur spectacle le plus politique, qui devint bientôt un 33 tours très vendu : « Non spingete, scappiamo anche noi » (POUSSEZ PAS, ON FOUT LE CAMP COMME VOUS). Ce spectacle est un voyage ironique, sarcastique au cours des siècles à la recherche des mythes patriotiques et militaires à abattre.

(Wikipedia)

 

 

Et bien quoi, évidemment que je me souviens de 68, dit Lucien l'âne en riant. C'est bien simple : j'y étais. Et j'en ai vu des choses... Surtout à l'été quand on est tous allés se promener sur le Larzac... J'avais bien droit à des vacances, moi qui avais parcouru l'Europe de long en large pour voir si tout cela allait vraiment renverser ce monde de gâteux... Malheureusement, il n'en a rien été. Faut dire que ces gens-là étaient rudement armés et à mon avis, l'objectif était plus ambitieux et dépassait assez bien ces sordides combines du pouvoir. Avec le recul, à présent, je peux dire que ce fut une chance d'avoir visé au-delà... Car aujourd'hui, ce mouvement est toujours à l’œuvre, il agit toujours. Il visait l'après, il semait pour les générations futures... Il parlait au-delà de l’absurdité de la phynance... Il tenait – et à juste titre – l'économie pour une escroquerie, les experts pour des cuistres... On voit à présent qu'il avait grandement raison. Cela dit, il parlait aussi pour lui-même, pour sa propre génération. Que sont-ils devenus tous ceux-là ? Pour simplifier le propos, je dirais qu'il y a deux attitudes principales : refuser le système ou s'y rallier et y entrer. Je connais (ou j'ai connu) des gens qui s'y sont ralliés, certains même ont fait ce qu'ils appellent de grandes carrières... ils ont vécu et vivent encore dans le stress et dans un univers de soucis de pouvoir et d'argent. Nombre d'entre eux ont été happés par le destin.. Ma question a toujours été : que peuvent-ils bien penser d'eux-mêmes... Si tant est qu'ils pensent à autre chose qu'à leur réussite... Je connais (ou j'ai connu) certains qui se sont refusés à la course du rat, qui n'ont pas fait de carrière, qui se sont bien gardés de collaborer et de prétendre à la reconnaissance... Ils ont encore leur jeunesse d'esprit et souvent, une belle santé et déambulent toujours aussi sereins dans leur existence et s’assurent tranquillement de leur fidélité à eux-mêmes... Ils arrivent à se penser sans honte, sans aucune gêne.. L'esprit de sérieux ne les a pas dissous.

 

Ainsi Parlait Lucien Lane

 

 

Poussez pas, on fout le camp comme vous !

Nous tenons aussi à notre peau nous !

Il vaut mieux être boucs ou fils de bourreau

Que pour les Savoie jouer aux héros

 

Et Mucius Scaevola habitait Rome,

Il descendait de Romulus et Rémus;

Je suis de Forlì mais je ne suis pas un mauvais gars

Mes bras, je vais les utiliser pour t'enlacer.

Oh oui oui, Marie, Maria

Aux yeux bleus et aux cheveux marrons

Je veux vivre avec toi sans tracas

Et bim et boum et bom

Sans le grondement du canon.

 

Poussez pas, on fout le camp comme vous !

Nous tenons aussi à notre peau nous !

Il vaut mieux être boucs ou fils de bourreau

Que pour les Savoie jouer aux héros

 

Pour sauver la Turin de Fiat, autrefois

Il a sauté le brave Pietro Micca

Moi, pas con, je travaille chez Alfa

Et mes sauts, je les faits au lit avec toi

Oh oui oui, Marie, Maria

Aux yeux bleus et aux cheveux marrons

Je veux vivre avec toi sans tracas

Et bim et boum et bom

Sans le grondement du canon.

 

Poussez pas, on fout le camp comme vous !

Nous tenons aussi à notre peau nous !

Il vaut mieux être boucs ou fils de bourreau

Que pour les Savoie jouer aux héros

 

Et Pier Capponi avec son battant

Réveillait tout Florence au son des cloches

je joue de la guitare et même si je ne suis pas une cloche

Pour te faire carillonner, j'utilise mon battant

Oh oui oui, Marie, Maria

Aux yeux bleus et aux cheveux marrons

Je veux vivre avec toi sans tracas

Et bim et boum et bom

Sans le grondement du canon.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 21:31

GALONS

 

Version française – GALONS – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Stellette – I Gufi– 1966

(B. Cherubini - R. Stocchetti)


Quand les hirondelles

Dans la limpidité du ciel

Chantent au vent

La chanson du matin.

Accompagnée de la musique

Dans l'air glacial

Quitte ses quartiers

La brigade des soldats.

 

Comme les hirondelles

Eux-aussi chantent

Sous leur casque

Entre leur sac et leura musette.

Et pendant qu'ils marchent

Dans une nuée de poussières

Avec le premier soleil

Résonne un chœur lointain.

Avec nos galons comme des taches

Nous sommes endettés tant que le mandat n'arrive pas.

Mais demain matin, c'est la solde

J'attends Mina à l'entrée du cinéma.

On y projette la Grande Parade

Un film fait pour les militaires

Moi, même sans balles, je serai acteur

Je te te ferai voir comme je sais tirer.

 

Les jours passent

Et anxieux, nous attendons

Que parvienne la fin de l'instruction,

Arrivent en attendant

Les nouvelles recrues

Quel dédain pour ces pauvres bleus

Tandis que les uns arrivent

Les autres partent

Combien de battements de cœur et d'illusions s'envolent.

Ils laissent les âmes de mille enfants pâles

Et quelques larmes, à la gare.

 

Sans nos galons adieu taches

Adieu jours insouciants de la jeunesse.

Bouches amoureuses épouses promises

Tandis que les wagons s'éloignent de plus en plus.

Les mouchoirs pressent les poitrines,

On dirait qu'ils disent «  revenez ici encore » 

Comme un nuage ou le sifflement d'une machine

Et mille larmes dans mille œillades bleues.

 

Sans galons sans taches

Désormais civils, ils rentrent au pays

À une autre maman, à une autre flamme

Leur cœur, avec plus de chaleur, se réchauffera.

Sans galons sans taches

Une jeune épouse prépare son portenfant

Sur les champs fertiles, encore soldats dans l'âme

Ils préparent les petits soldats de demain.

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 16:24

LE PONT

 

Version française – LE PONT – Marco Valdo M. I. – 2012

Chanson italienne – Il Ponte – I Gufi

Texte de R.Brivio – Musique de Giorgio Gaslini

 

 

 

Ils partirent à 50, ils atteignirent la plaine

Armés de pied en cap, camouflés couleur des arbres

Ils marchaient sous le soleil, sous la pluie tous en peloton.

 

Devant un colonel, cravache d'officier

Paternel, un vrai dur né pour faire la guerre

Il avait beaucoup de courage, beaucoup d'héroïsme et peu de pitié.

"Nous allons peut-être creuser une tranchée

Ou être peut-être l'avant-poste d'une brigade

Nous ne savons pas où nous allons, on ne sait quand ça finira.

Ils nous ont dit de marcher et nous marchons, nous marchons...

 

Ils montèrent la colline, ils guéèrent un torrent

Mais arrivés au bord d'un fleuve, le colonel dit: "Arrêtez-vous

À terre, derrière les cannaies, prêts à tirer, prêts à l'action!"

 

50 corps couchés, 50 souffles coupés,

50 visages en sueur devant les eaux placides

Les yeux fixés sur le fleuve, sur l'autre berge : un canon.

"Ça fait trois heures que nous attendons un signal

Ça fait trois heures que nous regardons avec attention

Nous ne savons pas ce qui nous attend, ce calme ne nous va pas

Ils nous ont dit d'attendre et nous attendons, nous attendons...

 

"Fausse alerte, les gars. Mais je veux vous féliciter

Vous êtes les homme choisis pour édifier la construction

Je veux ici un pont de bois: 20 de garde, 30 en action."

 

"Pardonnez-nous commandant, nous il semble avoir vu

À 200 mètres derrière cette anse, un pont semblable

Les nôtres l'ont conquis, il y a le drapeau du bataillon."

 

"Mes ordres, soldats, ne se discutent pas

Je veux un pont à cet endroit, bien construit."

"Nous ne comprenons pas la raison pour laquelle précisément ici

Ils veulent que nous construisons, et nous obéissons, nous obéissons...".

 

En rampant comme des serpents, en exploitant les heures les plus sombres

Ils mirent peu de temps à construire le pont sur le fleuve...

et quand il fut terminé, le colonel dit "Attention."

 

Maintenant avec 30 hommes, je vais au quartier général,

Les 20 autres restent bien armés de garde au pont

Personne ne fuit ou ne bouge ; jusqu'à la mort, on reste là.

 

"Si l'autre pont en bois est sans garde

Rester ici, nous nous demandons quel sens ça a ."

C'est ainsi qu'un jour l'ennemi arriva

Et les détruisit tous avec le pont, avec le pont...

 

Pendant ce temps, le colonel sur ordres supérieurs

Emmena toutes les troupes par l'autre pont pour passer le fleuve

Il savait qu'il y avait 20 morts de garde face au canon.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 09:17

LE JOUR DU SEIGNEUR, C'EST LE DIMANCHE

 

Version française – LE JOUR DU SEIGNEUR, C'EST LE DIMANCHE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – È la domenica il giorno del signore – I Gufi – 1967

Paroles de Luigi Lunari – Musique de Lino Patruno

 

 

La la la la la la la la la la

La la la la la la la la la la


Le jour du Seigneur, c'est le dimanche

Le jour de l'amour, c'est le dimanche

Tous bien rasés dans nos beaux habits

Tous un peu frères en Jésus-Christ.

Et tous nous allons à l'église

Prier Dieu,

Mais tu pries le tien

Et moi je prie le mien.

La la la la la la la la la la

La la la la la la la la la la

 

À six heures, c'est le Dieu des petites vieilles,

À midi, celui de l'élite

Les belles dames étalent leurs toilettes

Et d'étranges accessoires achetés à la boutique,

Elles courent pour arriver pile poil

La messe commence avec l'Évangile.

La la la la la la la la la la

La la la la la la la la la la

 

Il est inutile d'arriver en avance

Avec ce qu'il y a à faire le matin;

Et puis, le samedi soir, après le turbin

Mari, amis, amant, night club, salon et danse.

Et tous nous allons à l'église

Prier Dieu,

Mais tu pries le tien

Et moi je prie le mien.

La la la la la la la la la la

La la la la la la la la la la

 

Nous vivons à notre manière,

Nous dictons ce qu'il faut faire,

Et puis qui on doit acquitter

Et qui on doit condamner

Pour que ce monde tourne mieux

Soit libre et heureux

Soit riche et toujours en paix

Et surtout ce qu'on veut

Comme ça nous plaît.


La la la la la la la la la la

La la la la la la la la la la

La la la la la la la la la la ...

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 21:15

ET TOI NINETTE

 

Version française – ET TOI NINETTE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – E Tu Ninetta – I Gufi

 

 

 

Un énième morceau antimilitariste, ironique et par endroit démentiel des Gufi.

 

 

 

 

Quelques mots à propos de la version française de cette chanson et de la difficulté d'être « a tratti demenziale » - « par endroit, démentiel » et de faire rimer tout ça... Ce qui est un choix !

 

 

Ah, la rime... La rime est au poète ce que la rame au marin... Sans elle, il n'irait pas loin, dit Lucien l'âne en hochant la tête au bout de son cou à la manière sentencieuse d'un juge d'assises écoutant les aveux de l'assassin.

 

Merci, Lucien l'âne mon ami, de m'avoir si bien compris. Donc, la rime... Et puis, je vois mal un mec se prendre pour une hirondelle (rondinella en italien), même métaphorique. J'aime beaucoup cet oiseau, mais il est minuscule et il sonne « féminin »... Donc, il me fallait un oiseau assez grand, prestigieux, haut dans le ciel... Le reste est littérature... Ce n'est pas que les Gufi n'aient pas le sens poétique, mais ici, il s'agit de rimer et de rire, de rimer et d'ironiser. Donc, un aigle, c'est bien le moins qu'on puisse proposer. Le Gypaète barbu aurait bien fait l'affaire, il a une très belle envergure, mais le malheureux oiseau a un nom qu'on place difficilement dans un vers...

 

 

Sauf peut-être en rime à cocu, cornu... dit Lucien l'âne en éclatant d'un rire tonitruant qui secoue toute sa carcasse.

 

 

Pour le couplet suivant, il a fallu un peu allonger en ajoutant l'un ou l’autre vers... Ah, la versification... Enfin, pour me faire pardonner ces errements, je t'offre - rapport au dernier vers de la chanson des Gufi : « I have no bananas today! » - une série de versions de « Yes, we have no bananas, we have no bananas today ! » Immense succès musical tout aussi dément que la chanson des Gufi …

 

D'abord, je commencerai par une version de Spike Jones où on comprend à peu près ce dont il s'agit, vu qu'au début au moins, le texte est parlé (du moins, au début):



 

 

 

 

Ensuite, une version plus ancienne, sans doute 1930, très verdienne... Elle devrait plaire aux amateurs d'opéra...Le chanteur est le très célèbre Al Johnson – la première voix du cinéma sonore...

 

 


 


 

 

La version instrumentale et probablement, l'originale de Sam Lanin 1923

 



 

 

 

et ensuite, une version chantée en anglais, une version anglaise – pas américaine... et ça s'entend. The Two Gilberts en 1923,

 

 


 


 

 

Puis, une version orchestrale havanaise :

 

 


 


 

 

L'incontournable Louis Prima l'a chantée en 1940

 

 


 

 

 


et une version très glamour des Pied Pipers en 1948 dans la comédie musicale "Luxury Liner". http://www.youtube.com/watch?v=ZZgx6R5rahY

 

 

 


 

 

Avant d'en arrêter là, car il en existe bien d'autres, une version animée de Max Fleischer (1930) pour ceux qui n'auraient pas compris... le texte de base est détaillé à l'écran et très bien illustré...

 


 

 

 


Peut-être, vois-tu Lucien Lane mon ami, sera-ce là la chanson de la « crise », car le commerçant, marchand de fruits et légumes, est Grec et ne peut dire que « Yes, we have no bananas ... ».

 

C'est d’ailleurs le cas à Athènes aujourd'hui, dit Lucien l'âne... Bientôt, là à Athènes, il n'y aura même plus de bananes du tout... Et Yes, REGARDEZ CE QU'ILS FONT AUX GRECS, ILS VOUS LE FERONT DEMAIN... Et sans doute reprendrons-nous tous en chœur... Yes, we have no bananas, we have no bananas to day !, car ici aussi la Guerre de Cent Mille Ans [[7951]] aura repris ses ravages... Raison pour laquelle nous allons tisser le linceul de ce vieux monde sans bananes et cacochyme (Heureusement!)

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Et toi Ninette, ne me fais pas cornu

D'ici une petite année, ton Luigino sera revenu

Non non non, mon beau petit cul,

Ne me fais pas cocu !

Oilì Oilà

Ne me joue pas ce tour

Oilì Oilà

Je suis soldat de l'amour

Au coeur, j'ai maman, la patrie et toi.

 

Et toi Rosina qui es si belle

Je voudrais être aigle au ciel

Oui oui oui je voudrais voler

Et dans tes bras venir me poser

Oilì Oilà

Sur le ciel d'azur et d'or

Oilì Oilà

Se détache comme un trésor

Un aigle bel oiseau tricolore

 

Marinier

Comme il est beau d'aller

Sur la mer naviguer !

Aviateur

Entre mille étoiles et mille fleurs !

Chevau-léger

À cheval

Sur ton cheval

Comme statufié !

Fantassin

Couché dans le foin

Dos à terre

À regarder en l'air !

Jeunesse, tu vois

D'abord tu l'as

Et puis, vois-tu

Tu ne l'as plus !

 

Et toi, technicien atomique,

En Russie ou en Amérique

De garde, chaque dimanche

Le doigt sur le commutateur

Pour faire tout exploser

Oh fleurs, mes belles fleurs!

I have no bananas today!

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 07:25

SI LES BOCHES NE NOUS TUENT PAS

 

Version française – SI LES BOCHES NE NOUS TUENT PAS – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne - Se non ci ammazza i crucchi – I Gufi

 

Les notes accompagnant le disque disent que ce texte fut recueilli par Dario Fo d'un ami partisan à l'automne 1943 dans une auberge de Porto Val Travaglia, près de Varese.

[Paolo Sollier de la mailing list « Bielle »]

 

 

Si ne nous tuent pas les Boches

Si ne nous tuent pas les roches

Les roches et les éclats

Et le vent de Marenca,

Si les Boches ne nous tuent pas

Si les roches ne nous tuent pas

Quand nous serons vieux

Nous en aurons à raconter

Quand nous serons vieux

Nous en aurons à raconter

 

Ma mère allait disant

Ne va pas sur la montagne

Tu mangeras la polenta et la châtaigne

Tu auras le brûlant

Ma morose allait disant

Ne va pas avec les rebelles

Tu n'auras plus les cheveux de ta belle

À reposer sur l'oreiller

Tu n'auras plus les cheveux de ta belle

À reposer sur l'oreiller

 

Si ne nous tuent pas les Boches

Si ne nous tuent pas les roches

Les roches et les éclats

Et le vent de Marenca,

Si les Boches ne nous tuent pas

Si les roches ne nous tuent pas

Quand nous serons vieux

Nous en aurons à raconter

Quand nous serons vieux

Nous en aurons à raconter

 

Cette nuit j'ai fait un rêve

J'étais descendu en ville là-bas

Il y avait ma mère vêtue de rouge

Qui dansait avec papa

Il y avait ma mère vêtue de rouge

Qui dansait avec papa

Il y avait les Allemands à genoux

Qui demandaient pitié

Il y avait les Allemands à genoux

Qui demandaient pitié

Il y avait les fascistes habillés en curés

Qui fuyaient de tous côtés

Il y avait les fascistes habillés en curés

Qui fuyaient de tous côtés

 

Si ne nous tuent pas les Boches

Si ne nous tuent pas les roches

Les roches et les éclats

Et le vent de Marenca,

Si les Boches ne nous tuent pas

Si les roches ne nous tuent pas

Quand nous serons vieux

Nous en aurons à raconter

Quand nous serons vieux

Nous en aurons à raconter

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