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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:23

CHICO MENDES

 

Version française – CHICO MENDES – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Chico Mendes – Gang - 2006

 

 

Francisco Mendès Alves Filho dit Chico Mendes (né le 15 décembre 1944 à Xapurí au Brésil, assassiné le 22 décembre 1988 dans cette même ville) était le leader militant syndicaliste brésilien le plus connu parmi ceux qui ont défendu les droits des seringueiros, ouvriers chargés de recueillir le latex dans les plantations d’hévéa d’Amazonie. Après de nombreux combats syndicaux et personnels pour la défense de la forêt amazonienne et de ceux qui en vivent, il fut assassiné pour ses idéaux sur ordre d'un riche propriétaire terrien.

 

 

Chico a une dent de rat

Un couteau de pluie

Un œil de bois

Quand il rit il bâille

Sa mère était la lune

Nuit émeraude tambours de fête

Langues de feu dans la forêt

Ooooohhh Chico Mendes

 

Soleil diamant soleil guérillero

Homme de boue seringueiro

Chico luttait pour le syndicat

Chico Mendes assassinat

 

Quand donc finira cette sale guerre

Qui donc sauvera les gardiens de la terre

 

Ils sont venus du fleuve

La Lune n'était pas là

Ils ont tous un dollar fétiche

Ils ont tout un fusil et une croix

 

Nuit de feu danse de guerre

Rouge de sang sera cette terre

Ooooohhh Chico Mendes

 

Comme trois éclairs sur nos vies

Comme une croix comme trois blessures

Chico luttait pour le syndicat

Chico Mendes assassinat

 

Quand donc finira cette sale guerre

Qui donc sauvera les gardiens de la terre

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Marco Valdo M.I. - dans Gang
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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 21:12

PRENDRE ET PARTIR

 

Version française – PRENDRE ET PARTIR – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Prendere e partire – Gang

Dédiée à Enzo Baldoni

 

 

Tu m'as raconté tout, le tonnerre et le soleil noir

La pluie qui devient feu la fin de l'empire

Tu as donné tes mots à qui n'a plus de voix

À qui enlève dans le silence le crucifié de la croix

Tout, rien de plus que la vérité

La vérité a les dents cassées,

Elle a les poignets serrés,

La vérité, la vérité est un voyage

Et foi et courage, la vérité,

La vérité c'est remonter le fleuve

À contre-courant jusqu'à la fin

La vérité c'est prendre et partir

Prendre et partir

Prendre et partir

 

Tu m'as raconté la forêt et le volcan

À l'heure du coucher du soleil quand atterré mourait le blé

Et soulagé le temps sur une terre sans routes

Où il n'a jamais de pin, il y n'a aucun autel

Et seul, rien de plus que la vérité

La vérité a les dents cassées,

Elle a les poignets serrés,

La vérité, la vérité est un voyage

Et foi et courage, la vérité,

La vérité c'est remonter le fleuve

À contre-courant jusqu'à la fin

La vérité c'est prendre et partir

Prendre et partir

Prendre et partir



Dans la poussière et dans l'obscurité,

Ils ont bandé tes yeux

Ils ont fait une guerre dans ton corps et ils ont embrouillé ton cœur

Et ta femme à cette heure est un jardin et là cette heure, le jardin d'hiver

La neige tombe lente et se pose sur la dernière, la dernière rose

La vérité a les dents cassées,

Elle a les poignets serrés,

La vérité, la vérité est un voyage

Et foi et courage, la vérité,

La vérité c'est remonter le fleuve

À contre-courant jusqu'à la fin

La vérité c'est prendre et partir

Prendre et partir

Prendre et partir



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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 20:33

LES LARMES DU SOLEIL

 

 

Version française – LES LARMES DU SOLEIL – Marco Valdo M.I. A – 2012

Chanson italienne – Lacrime del Sole – Gang – 2006


Il fut demandé aux Gang de composer un hymne pour le syndicat paysan C.I.A. - Confederazione Italiana Agricoltori [[http://www.cia.it/presentazione.jsp]]. Voici le résultat :

La culture paysanne a été pendant des millénaires une culture lié aux saisons, à une scansion du temps cyclique et pas historique. Dans l'histoire, elle est entrée depuis peu de temps, peut-être un demi-siècle, plus ou moins Et de fait d'avoir été hors de l'histoire, ne doit pas être perdu de vue , il ne doit pas être oublié, car il est dans cette culture et aujourd'hui, il doit être repris et réévalué. L'être est une part de l'univers. De ce qu'est la vie et qui à la fois nous appartient et en même temps nous dépasse. Aujourd'hui, chanter ce sentiment, cette religiosité nous permet de donner une réponse à ce que nous sommes et à qui nous sommes. Pour ce faire, nous l'avons retrouvé une chanson gaélique, des Celtes, du début de l'histoire européenne. Cette chanson dit d'être tout, d'être présents à tout ce qui arrive.

 

« Je suis le vent qui souffle sur la mer, je suis le flot de l'océan, je suis le taureau des sept batailles, je suis l'aigle de la roche... ».

Nous voir et voir,regarder le monde et nous-mêmes. Nous sommes tout l'univers et l'univers est en nous. De nos choix dépend l'avenir de l'univers comme du battement d'ailes d'un papillon. Aujourd'hui, on peut et on doit revenir à la terre mais en nouveaux, en hommes planétaires. On peut revenir à la terre comme astronautes qui l'ont vue du haut et se sont rendus compte que c'est notre unique maison. Il y n'a plus d'ailleurs, nous avons atteint les limites. Mais il y a l'Autre qui est en nous et parmi nous, dans les mille différences avec lesquelles nous devons nous mesurer et cohabiter pour partager.

 

****

 

Voici, mon ami Lucien l'âne, toi qui n'as rien oublié des campagnes... Toi qui , comme moi, a repris la devise des paysans de Lucanie : « Noi, non siamo cristiani, siamo somari », je pense que tu seras ravi de cette chanson. Rends-toi compte combien elle est extraordinaire... Une chanson dont le sujet... J'insiste sur le mot sujet, dont la personne... est la paysannerie... la grande oubliée, ignorée, rejetée, méprisée de La Civilisation. Tu sais comme moi que dans la bouche de nos « civilisés » bien souvent le mot « paysan » est une insulte.

 

Certes que je le sais... je l'ai tant entendu.. ; en français : paysan, cul-terreux, bouseux... en italien : contadini, terroni, cafoni... et bien d'autres noms encore. Il en va de même pour nous, les ânes... autres modestes travailleurs des campagnes, des plaines, des vallées et des montagnes. Nous, les paysans et nous les ânes, nous sans qui, ils ne mangeraient même pas. Je te le dis, nous sommes là en plein cœur de cette Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de se faire servir, afin de n'avoir pas à faire eux-mêmes le dur travail de vivre. Car tel est le sens profond de l'exploitation... Tirer des autres de quoi les dominer, de quoi assouvir ses fantasmes de domination, ses désirs de privilèges, ses caprices de loisirs et rassasier ses appétits les plus extravagants... Que crèvent les autres pourvu que j'aie mes aises... Voilà les vrais ressorts de la richesse...

 

Pour en revenir à la chanson, elle a ceci de tout aussi extraordinaire, c'est qu'elle est un hymne... Un hymne contemporain et pas un de ces machins pompiers, engoncés, ridicules de prétention... Comme les hymnes nationaux... et pas guerrier pour un sou. Par ailleurs, le vent de la poésie y souffle un air de printemps... bref, tu auras compris, et tu sais, que je n'ai aucun goût particulier pour les hymnes et que dès lors, le fait d'apprécier celui-ci prend une autre dimension...

 

En fait, cet hymne, puisqu'il en serait un, comme bien d'autres chansons, chants, ballades, lieds, complaintes, lamentations, poésies, poèmes... comme le Chant des canuts... tisse à sa manière le linceul de ce vieux monde obèse, podagre, plein de progrès et de modernité, dégoulinant de malbouffe et cholestérol et de ce fait, cacochyme.

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Nous sommes les larmes du soleil

Nous sommes les souffles du volcan

Nous sommes les cendres de vent

Nous sommes la poussière du blé

Nous sommes les sillon de la terre

Nous sommes les cals de la main

Nous sommes les restes de nuages

Nous sommes le pain quotidien

Nous sommes la limite et le seuil

Nous sommes tout et nous ne sommes rien

Nous sommes le feu qui s'allume

Le feu qui s'allume

Dans le cœur et dans l'esprit

Nous sommes une queue de comète

Nous sommes le cercle de l'anneau

Nous sommes les talons d'une danse

Nous sommes la pointe de couteau

Nous sommes la gifle de la lueur

Nous sommes l'ombre de la caresse

Nous sommes le sable des déserts

Nous sommes les pierres d'une place

Nous sommes la limite et le seuil

Nous sommes tout et nous ne sommes rien

Nous sommes le feu qui s'allume

Le feu qui s'allume

Dans le cœur et dans l'esprit

Nous sommes les lèvres d'un sourire

Nous sommes le sang, l'os et la sueur

Nous sommes le rêve d'une chose

Nous sommes les larmes du soleil

Nous sommes la limite et le seuil

Nous sommes tout et nous ne sommes rien

Nous sommes le feu qui s'allume

Le feu qui s'allume

Dans le cœur et dans l'esprit

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 15:11

LES RACINES ET LES AILES

 

Version française - LES RACINES ET LES AILES – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Le radici e le ali – Gang – 1991

 

 

 

Les racines, c'est notre appartenance, nos liens et notre idéologie qui n'auront pas de développement si nous ne leur donnons pas une paire d'ailes qui leur permette d'aller au-delà, de comprendre qu'une élaboration est nécessaire pour être en mesure avec les temps. Il ne faut pas oublier d'où nous venons, mais il est nécessaire d'évoluer, façonner selon les nouveaux besoins, ce que nous avons reçu en héritage. Une obligation pressante pour ne pas manquer le train de note émancipation.

 

 

 

Ce jour-là, Dieu était malade

Dans un pays de pain et de pierres

Il naquit fils d'un volcan

Et d'un flocon de neige.

C'étaient aux temps de la bataille

Des blessures, des drapeaux,

De la fuite en montagne

Des chemises noires.

 

Il passera comme l'eau le long d'un fleuve

Comme passe ce vent

Comme des pas solitaires dans le temps.

 

Sur le Front de Jarama

Durant la guerre d'Espagne

Il y a celui qui peut se souvenir du nom de sa compagne

Mais qui sait dire si c' est amour ou peur

Qui incendie ton cœur

Qui te fait mourir.

 

Il passera comme l'eau le long d'un fleuve

Comme passe ce vent

Comme des pas solitaires dans le temps.

 

Vinrent les jours des mensonges

Des jurons, des prières,

Des compromis et des places vides

Des nouveaux autels, des nouvelles frontières

 

À présent, il y a seulement la pluie

Comme il pleut sur les routes

Avec les racines et les ailes

Comme un roi de pique.

Seul comme un soupir

Un horizon perdu de vue

Il est seul comme un géant

C'est seulement un vieux communiste !

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 17:33

BANDIT SANS TEMPS

 

 

Version française – BANDIT SANS TEMPS - Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Bandito senza tmpo – Gang – 1991

 

 

Dédiée à Bartleby et à tous ses alias et à cette stupide passante qu'il n'a pas réussi à retenir ......
Adriana (imbibée de grappa trentaine:)

 

Tous les "bandits" du panthéon des Gangs ne me sont pas sympathiques – mais peut-être les bandits n'existent-ils pas sans temps et chaque temps a les bandits qu'il mérite. Pourtant, il me semble important que, citant et renversant un ancien slogan antifasciste de Woody Guthrie, les Gangs suggèrent que, comme sa guitare devenait une arme, ainsi il est peut-être de notre devoir de faire que les armes deviennent des guitares.

Sandro Portelli, des notes de la couverture du disque

 

Il y eut un temps un bandit

Bandit sans temps

Il tua un président

Il en blessa cent autres

Peut-être à vingt ans

Ou peut-être à deux de moins

Il était avec Gaetano Bresci

Sur un navire sur la Tyrrhénienne.

 

Ils jouèrent à la trésette

La trésette avec un mort

Le troisième était un gendarme

Le quatrième un roi au souffle court

Il fut un temps à Milan

Où il alla travailler

Il y avait autant de groupes

Que de banques à rapiner.

 

Peut-être fût-ce par hasard

Qu'avec Pietro Cavallero

Il fit une apparition

Dans un film en noir et blanc.

 

On leur donna des fusils

Et des pistolets de troisième main

Un faux passeport

Pour fuir au loin.

 

Un temps par peur

Peut-être par courage

Il se fit attacher

À la chaîne de montage

Ce temps qui lui rappelle

L'État, faisait mal au cœur

Ainsi, à Renato Curcio,

Il demanda en prêt des mots nouveaux.

 

Avec eux, il partit à l'assaut

De nouveaux moulins à vent

Il rencontra aussi un sourire

Le long de route qui mène à Trente

 

Un temps ce temps

Avec une arme un peu spéciale

Une Magnum Les Paul

Il tire des chansons qui font mal.
Maintenant, il a une nouvelle guitare

Un mouchoir rouge et noir

Et quand il attaque "Je fous la loi"

Il fait sauter le monde entier.

 

Mais un temps, il y eut ici

un bandit sans temps

Il venait avec la pluie

Et s'en allait avec le vent.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 14:28

À MARIA

 

Version française – À MARIA – Marco valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – A Maria – Gang

 

 

 

Maria Santiloni Cavatassi est née en novembre 1928 à Comunanaza dans la province d'Ascoli Piceno. Elle était d'une famille de métayers.
Toute la vie de Maria est un témoignage du chemin pour la conquête de la dignité du monde paysan. De l'appui à la Résistance à l'organisation du syndicat dans les campagnes marchigianes et au-delà. L'histoire de Maria est une part importante de l'histoire du grand "Humanisme" d'origine paysanne et de la longue marche qu'on appelle émancipation.

 

Je voudrais ajouter une dernière chose à propos de la révolution. Quel est le mot qui l'annonce? Quel est le Mot prononcé, écrit et chanté qui la fait advenir? Le mot est MERCI! Quand Nous recommençons, après une nouvelle éducation sentimentale à dire merci – ou mieux MMMEEERRRCCCIII !!! – alors la révolution est commencée. Je ne me rappelle pas le nom du philosophe qui divisait l'histoire de l'humanité en deux cycles destinés à se répéter: celui dans lequel prévaut le mythe du droit et celui dans lequel prévaut le mythe du devoir. Le premier cycle est celui des prédateurs, de ceux qui revendiquent pour eux le droit où tout est à eux, ceux qui se font tout seul – les « self-made men » (et nous nous sommes compris, nous avons toujours bien un dans nos connaissances) ; l'autre cycle, celui du devoir commence par contre quand nous apprenons à dire de nouveau merci. Merci à qui?

 

À notre famille ou à nos parents de nous d'être en vie, à nos amis qui nous ont soutenus, aidés, à nos maîtres, etc, etc.

 

Ainsi à force de dire merci, nous rétablissons des relations et sur la base de celles-ci, nous nous découvrons partenaires, condition primaire pour la conquête de la liberté qui ne signifie pas « s'occuper de ses propres affaires », mais pouvoir choisir et assumer des responsabilités sur base aux propres choix. Telle est la révolution ou renaissance ou résurrection dans un contexte de communauté sociale.
Cesont proprement ces relations qui sont venues manquer dans ce pays, d'où la fin de la démocratie entendue comme participation et de l'État comme maison commune. Et c'est d'ici que nous devons i repartir pour reconstruire cette maison abattue, délaissée, menée à la ruine.

 

Qu'est le canzoniere des Gangs sinon une espèce d'éducation sentimentale pour redire Merci à Maria Cavatassi, Don Puglisi, au bandit Trovarelli, Faust et Iaio, Chico Mendes, au subcomandante Marcos, à la Banda Bassoti, Andrea Pazienza, aux frères Cervi et la famille Mazzarini. Chaque révolution commence avec le jour du remerciement. Et on peut remercier avec des chansons aussi.

Mais fait-on des révolutions avec des chansons ?



p-22-La-sorciere-et-l-enfant-1935-2.jpg
La sorcière à l'enfant (1935)

Carlo Levi



Maintenant, moi aussi, je veux ajouter un mot à propos de cette chanson, dit Lucien l'âne en se redressant fièrement. Car, vois-tu, mon ami Marco Valdo M.I., cette chanson n'est pas seulement une chanson, c'est une prière et une prière païenne. Elle me rappelle ce tableau du peintre Carlo Levi où est représentée la sorcière à l'enfant, la sorcière est cette femme, qui dans le monde paysan, dans notre monde, dans le monde d'avant , d'en dehors et d'après la soi-disant « civilisation chrétienne », dont je te rappelle qu'elle s'est s'est autoproclamée « civilisation »... Donc, je disais, cette sorcière à l'enfant, cette femme qui dans notre monde (« Noi, non siamo cristiani, siamo somari »), dans le monde, dans la civilisation paysanne est à la fois, la mère, la guérisseuse, la consolatrice, l'amoureuse, la « finisseuse » (l'acabadora ; la passeuse, celle qui aide à trépasser), l'avorteuse, la sagesse, l'incarnation de la vie elle-même.



Je me souviens parfaitement de ce tableau, de cette représentation où Carlo Levi rendait à toutes les Madones de la peinture séculaire leur véritable sens. Car, comme pour bien d'autres choses (par exemple, le solstice d'hiver, c'est-à-dire Noël, l'an-nouveau et non la Nativité, comme on veut abusivement nous le faire accroire, et où on te fait jouer un rôle de baby-sitter) , l'Église avait su récupérer cette image puissante, avait su tirer à elle toute la force de ce mythe paysan... Pour mieux dominer les paysans, pour mieux s'emparer des campagnes et des richesses qui y poussent, sans jamais les rendre... Que serait d'autre la richesse du Vatican que ce qu'ils ont volé aux pauvres ? La Maria ici est une des figures, une des incarnations de la Maria (de la Mère, etc, etc...), venue du fond des temps... Peut-être Madame Cro-Magon elle-même était-elle une Maria...



Oui, en effet, je me souviens de ce rôle qu'on m'a fait jouer, il y a un peu plus de deux mille ans, un soir que je passais dans un village de Palestine ou d'Israël, je ne sais plus... Peut-être de Judée... La Maria criait, hurlait... comme les ânesses quand elles accouchent et le boeuf me disait, « Qui es-tu toi ? D'où viens-tu, âne aux grandes oreilles si noires ? Ne serais-tu pas l'Âne d'or qui cherche les roses ? Ne serais-tu pas l'âne porteur de lumière, ne serais-tu pas Lucien en personne ? ». Alors, j'ai baissé la tête et j'ai dit... « En effet, c'est bien moi... Mais ne dis rien, ne me trahis pas, je t'en prie, ils seraient capables de me brûler vif »... Au matin, je suis reparti en saluant le bœuf, la Marie, le Joseph et le beuglet... Bref, toute cette sainte famille... Je n'imaginais pas les suites épouvantables qu'ils ont données à cet événement si commun... Les croisades, l'inquisition, les bûchers, les conquêtes, les massacres et ce profond mépris de l'humain, de toutes les espèces et de la vie terrestre... C'est là aussi un épisode de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres pour maintenir et étendre leur pouvoir, pour accroître ad infinitum leurs richesses, pour écraser les pauvres afin d'en tirer le maximum de profit. L'Église, c'est le loup de mère-grand... Dis, pourquoi racontes-tu ces histoires de monde meilleur dans l'au-delà... C'est pour mieux te gruger, mon enfant... D'ailleurs, as-tu remarqué qu'elle nomme ceux qui la croient... son troupeau, qu'elle les qualifie de moutons... Alors, reprenons notre tâche et tissons inlassablement le suaire de ce monde crédule, tricheur, menteur, exploiteur et cacochyme.



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.



 

 

À Maria qui a marché comme le ciel

Sur les champs et sur les champs a chanté

Avec cette voix qui donne l'assaut au coeur

Celle de l'herbe quand elle crie et appelle le soleil

À Maria qui a semé l'espoir

Dans les champs et dans les champs a lutté

Car le travail est force s'il devient union

et alors la semence se fait syndicat

À Maria

À Maria

À Maria une pour toutes

À Maria

À Maria

À Maria qui un jour de mars et de grand vent

Fixa dans ses yeux un horizon

Quand dans les champs, le ciel toucha terre

Ce jour où Maria leva le front


À Maria

À Maria

À Maria une pour toutes

À Maria

À Maria

 

À Maria qui a toujours partagé

Ces saisons qui font l'abondance

Qui chaque fois font un nouveau rêve

Suspendu entre la semence et l'espoir

 

À Maria

À Maria

À Maria une pour toutes

À Maria

À Maria

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 12:39

SUD

 

SUD

Version française – SUD – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Sud – Gang – 1991

 

Sud est une amère constatation sur l'émigration, sur le long voyage qui conduit du sud aux grandes villes industrielles qui offrent seulement du travail au noir et de l' exploitation.

 

 

 

Nous yeux emplis de futur

Sur les trottoirs de cette ville

Nous dos au mur

Trahis par des promesses de liberté

Demi-lune prisonnière

D'une nuit obscure comme cette mine

Ici j'ai enterré mes rêves mais je dois supporter

Sueur, sang et terre à déblayer

 

Nous yeux emplis de futur

Sur les trottoirs de cette ville

Nous dos au mur

Faces étrangères dure pauvreté

Demi-vie laissée aller

Sous un train qui apporte seulement de la douleur

Qui a peu de sous en poche et bute sur les couleurs

Qui ne s'arrête pas à la gare des temps meilleurs.

 

Nous yeux emplis de futur

Sur les trottoirs de cette ville

Nous dos au mur

Trahis par des promesses de liberté

Demi-paye si tu veux tu restes

C'est seulement du travail au noir, te dit-on

Quand tu arrives du sud chercher fortune

Pendue à une nuit de demi-lune.

 

Nous yeux emplis de futur

Sur les trottoirs de cette ville

Nous dos au mur

Faces étrangères dure pauvreté

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 17:48

PAR DELÀ





Version française – PAR DELÀ – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Oltre – Gang

 

 

Une stupéfiante chanson des Gang qui parle de l'importance de reprendre notre liberté, même si quelqu'un, au pouvoir, nous la dénie.

 

 

Par delà les barreaux et les frontières

Par delà le désert et encore plus au-delà

Cette nuit est tombée une étoile

Juste sur le bord de la liberté.

Comme un amour sans amants

Ou une guerre sans épée

On reste haletants

Comme après une course, sans but maintenant.

 

Combien de souffle avons-nous gaspillé

En cris, en hurlements pour avoir plus

Et maintenant que les temps ont changé

Il nous reste la rage et rien de plus.

Pourquoi nous faut-il tant pour tout

Dites-le moi vous

Si soûlés par l'ennui, on meurt

Si quand on n'en peut plus, on meurt

 

Ce grand froid

S'en ira de nos cœurs, vous verrez

Un nouveau jour viendra

Où nous brûlerons ces villes, quartier par quartier

 

Par delà la nuit et le noir

Par delà les ombres et encore plus au-delà

Je vous ai trouvés cassés, divisés

Tombés à genoux qui demandaient pitié

Avec seulement un billet aller

Un seul morceau de vérité

Quand ils vous auront volé

Cette envie de liberté.

 

Par delà le doute et le vide

Par delà le silence et encore plus au-delà

Si vous avez deviné la mort, ici, là

Derrière les vitres de votre âge

Je vous en prie, tenez bon encore

J'ai besoin de vous

Pour prendre par le cou le futur

Pour tout prendre pour nous

Pour toi pour moi.

 

Juste sur le bord de la liberté.

Comme un amour sans amants

Ou une guerre sans épée

On reste haletants

Comme après une course, sans but maintenant.

 

Ce grand froid

S'en ira de nos cœurs, vous verrez

Un nouveau jour viendra

Où nous brûlerons ces villes, quartier par quartier

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 21:19

ARRÊTONS-LA

Version française – ARRÊTONS-LA – Marco valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Fermiamoli – Gang – 1991

 

 

Arrêtons cette sale guerre

De pétrole et de profit

Comme quelqu'un croit

Que lancer des bombes

Serait son droit

Droit du plus fort,

Droit criminel,

Droit impérialiste,

vrai visage du capital.

 

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement


Toi de quel côté es-tu,

Toi qui ne dis rien

Toi qui es en sécurité

Dans ta maison d'occident

Ils t'appelleront bientôt

Mais ne t'en fais pas

Contre cette guerre

Ton devoir est de déserter


Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

 

Ville des mille et une nuits

Ville de sang et de douleur

Ils t'ont mis à feu,

Ils t'ont brisé le coeur

Ainsi se fait l'histoire

Le nouvel ordre mondial

Ta vie compte moins

Que les intérêts d'une

Multinationale


Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement


Nous sommes le troisième camp,

Les non alignés

Nous sommes avec toi,

Sud du monde

Contre leurs Tornados

et leurs chars

Hors du Golfe,

Dehors les sionistes

Quittons l'Otan

Dehors les gladiateurs

Dehors les interventionnistes

Complices de ce massacre.


Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 12:21

GUERRE EN VILLE

Version française – Guerre en Ville – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – War in the City – Gang – 1984




Il y a la guerre en ville

C'est la guerre cette nuit

Les couteaux brillent à la lumière des néons

C'est la nuit des héros

C'est la guerre

Çà n'a rien de romantique

Il n' y a pas de clairons ni de drapeaux

Seulement des rats qui attendent de manger

Des cadavres puants

C'est la guerre

Ils sont prêts à combattre

À vaincre ou mourir

Ils ont chanté des chansons de mort

Et il n' a pas de peur dans leurs yeux

C'est la guerre

Elle brûle cette ville

Dans la longue nuit rouge

La vengeance hurle

Dans ses rues grises

Entre les murs de béton.

C'est la guerre.




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