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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 22:04

LA LONGUE MARCHE

 

 

 

Version française - LA LONGUE MARCHE – Marco Valdo M.I. - 2013

Chanson italienne – La lunga marcia – Casa Del Vento

 

 

 

La route est pleine de trous et de cailloux
Mais je ne renonce pas, je dois partir
Les gens en marche je peux les entendre
Il est presque trop tard, il ne faut pas attendre
Nous sommes des pensées en mouvement
Nous sommes le souffle que pousse le vent
Écoute combien marchent
La longue marche a déjà commencé
La longue marche sur le chemin
Je veux aller loin
La longue marche sur le chemin

 

Avec les pieds gonflés, avec la soif
Nous ferons plus d'un arrêt
Par terre, plus d'une chute
Mais ta marche est à peine commencée
Disent ceux de Porto Alegre
Ils disent qu'on doit participer
Qu'il y a de l'espoir
La longue marche a déjà commencé
La longue marche sur le chemin
Je veux aller loin
La longue marche sur le chemin
La longue marche sur le chemin
Je veux aller loin
La longue marche sur le chemin

 

Il n'y a pas besoin d'aller loin
Tu peux voir dans ton quartier
Comment on fait pour construire

La longue marche a déjà commencé
La longue marche sur le chemin
Je veux aller loin
La longue marche sur le chemin
La longue marche sur le chemin
Je veux aller loin
La longue marche sur le chemin

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:17

CHAMPS ROUGES

 

 

Version française – CHAMPS ROUGES – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Campi rossi – Casa del vento

 

 

À propos de cette chanson et de l'histoire de ces sept frères assassinés par les fascistes... je voudrais, Lucien l'âne mon ami, te lire un extrait de ma traduction du livre de Piero Calamandrei « Hommes et Villes de la Résistance » (Uomini e Città della Resistenza, republié chez Laterza en 2006). Un morceau de texte à la grandeur poétique et d'une réelle beauté également quant au fond, quant à ce qu'il raconte. Il a un peu la même couleur, la même texture que la chanson des Champs Rouges.

Ce passage raconte le moment où, mis en prison avec ses sept fils, et ignorant encore leur assassinat par les fascistes, vieil Alcide Cervi prétend que ses fils survivront... et je pense bien qu'il avait raison... Ils ont survécu. Je te laisse découvrir ce récit... Il est proprement extraordinaire.

 

Mais enfin, Marco Valdo M.I., comment est-ce possible ? Tu me dis qu'ils ont été assassinés, ces sept frères et en même temps, tu me dis qu'ils ont survécu...

 

Quant à savoir, mon ami Lucien l'âne, si réellement les fils de Cervi ont survécu... Tu verras la réponse de Calamandrei et voici la mienne – qui pourrait d'ailleurs être la nôtre et je crois celle des CCG (Chansons contre la Guerre) ... Les frères Cervi ont survécu au travers de tous ceux qui – « Ora e sempre : Resistenza ! » – aujourd'hui encore et toujours, tissent le linceul de ce vieux monde anomique, avilissant, apoplectique et cacochyme.

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

« En ces jours que papa Cervi passa dans la prison de San Tommaso, avant de savoir que ses sept fils étaient morts, il dit dans son langage rude de paysan, des paroles solennelles comme une prophétie :

« Cervi se leva et commença à marcher. A tout moment, il agitait son gros bras de paysan ou se grattait le flanc presque comme si une maille de laine le tourmentait. Il parlait. Ses pensées étaient des pensées modestes. D’un coup, il dit : - Nous sommes ainsi. Nous aimons la liberté.

« Mais il avait parlé avec une telle vigueur qu’il paraissait avoir exprimé une pensée longue et persuasive. Il s’arrêta près de nous.

« Mes sept fils – déclara-t-il – sont des paysans forts. Ils ne craignent pas de souffrir et s’ils sont remis aux Allemands, ils seront conduits en Pologne, ils travailleront sans mourir. Je suis certain qu’ils reviendront.

Après un moment d’incertitude, il continua avec vigueur :

« C’est pourquoi, je vous dis que ces murs tomberont bientôt et les tortionnaires du peuple prendront la place des torturés et nous, nous retournerons dans nos maisons et par notre travail, nous referons tout ce qu’ils nous ont détruit… »1

Peu après, sa prophétie commença à se vérifier. La nuit du 8 janvier, les murs de la prison s’effondrèrent sous les bombes qui tombaient du ciel et les prisonniers se trouvèrent eux aussi, dans la nuit, fondus dans la foule fugitive qui cherchait le salut dans les champs. Parmi ces fugitifs couraient des propos d’Apocalypse : « Les murs de la prison sont tombés en poussière… Châtiment de Dieu… la ville sera bombardée sept fois pour venger les sept frères Cervi… Les bombes ont découvert leurs tombes. » C’était vrai ? Le bombardement avait retiré le peu de terre dont leurs assassins les avaient recouverts en vitesse après leur exécution. Les sept visages, si différents et pourtant si familiers, étaient réapparus.

Dans ce cataclysme d’écroulements et d’incendies courait encore comme une vengeance la sentence ancienne :

Quand les tombes se découvrent,

Les cadavres se lèvent.



Les tombes des Cervi s’étaient découvertes. Les frères Cervi s’étaient levés ; ils retournaient à leurs champs. Tous les sept, derrière leur papa ; tous les sept, invisibles mais présents ; derrière lui, en lui, remobilisés et recomposés en lui.

« C’est pourquoi je vous dis que bientôt ces murs tomberont et les tortionnaires du peuple prendront la place des torturés et nous nous retournerons chez nous et par notre travail, nous referons tout ce qu’ils nous ont détruit. »



Oui, papa Cervi, ta prophétie continuera à se vérifier. 



« D’autres murs tomberont, fatalement, sans qu’il soit nécessaire de répandre d’autre sang ; tomberont les murs de l’ignorance, tomberont les murs des nationalismes, tomberont les murs de fortifications, tomberont les murs de la guerre « et nous retournerons chez nous et par notre travail nous referons tout ce qu’ils nous ont détruit. »

Salut à toi, Alcide Cervi ! Tes petits-fils sont déjà des hommes ; le vide d’une génération est comblé. Sur les branches coupées de la vieille souche poussent les feuilles nouvelles. »

(extrait de I fratelli Cervi, récit tiré du discours prononcé par Piero Calamandrei le 17 janvier 1954 au Théâtre Eliseo à Rome )









 

L'arbre dit : « Il faut attendre

Qu'ils reviennent pour travailler

Nous attendons leurs voix

Pour passer ce Noël

Pense et apprends pour apprendre

À ne pas te faire écraser.

De la semence viendra une récolte

De fruits nouveaux qui les remplaceront

Et il y eut le premier des sept bourgeons

Le plus grand nous enseigna à penser

Et pour nous, égal était chaque bourgeon

À faire croître et à soigner.

 

Mes sept fleurs cessèrent d'ondoyer

Mais leurs semences surent éclore

Après chaque récolte en vient une autre

Des champs rouges en viendra une autre.

 

Champs rouges à travailler

À aplanir avec le cerveau et les bras

Pour que chaque plante ait assez à boire

Et à présent même s'ils ont coupé

Nos sept plantes aux fleurs rouges

Viendra un jour où refleuriront

De nouvelles fleurs dans les Champs Rouges.

 

Mes sept fleurs ont cessé d'ondoyer

Mais leurs semences sauront faire éclore

Après chaque récolte, il en viendra une autre

Des Champs Rouges, il en viendra une autre

Après chaque récolte, il en viendra une autre

Des Champs Rouges, il en viendra une autre

Après chaque récolte, il en viendra une autre

Des Champs Rouges, il en viendra une autre

 

Arbre, sois fort

Résiste au vent et aux tempêtes

Et tes frondes aideront

Les nouvelles semences à croître

C'est ta nouvelle récolte.






1

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 16:58

FEUX SUR LA MONTAGNE

 

Version française – FEUX SUR LA MONTAGNE – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Fuochi sulla montagna - Casa Del Vento

 

 

Les frères Tani

Allèrent en montagne

Croyant à leur dieu

Et à la révolution

 

On les enferma à Arezzo

Pendant des jours, torturés

Et le vent fut étranglé

Dans leur prison.

 

Gabriella De Rosee'

L'amour partisan

Courait dans la montée

Entre les collines de la vallée

 

On la vit voler

Entre les montagnes de sa fleur

Un coup et elle s'en alla

Ils la virent dormir.

 

Les trois camarades Sarri

Grazi et Antonini

Qui du Valdichiana

Rejoignirent Licio

 

Torturés pendant des jours

Par les fascistes bergamasques

À la fin fusillés

Le long d'un mur de Foiano

 

Feux sur la montagne

Par cette route

Feux sur la montagne

Pour mon histoire...

 

Lastrucci et Zavagli

Eux aussi incarcérés

Un jour, ils étaient partis de Capolona

Ils avaient vingt ans

Et ils les ont fusillés

Ils les ont abandonnés

À la gare de Subbiano

 

Des Russes et des Albanais

Et des autres d'Espagne

Et puis, des Sud-africains

Qui vinrent en montagne

 

Qui comme Bujanov

s'unirent à la lutte

Versant leur sang

Dans les jours partisans

 

Feux sur la montagne

Par cette route

Feux sur la montagne

Pour mon histoire...

 

Et combien de mes camarades

Étranglés et pendus

ÀTalla, Loro, à Borgo

À Castel Focognaio.

 

Il y eut tant de batailles

Que nous avons menées

À Cetica dans els bois

Et dans tout le Casentino.

 

Et dans le Valtiberina

Et dans le Valdichiana

Comme dans le Valdarno

C'est une vieille révolte

 

Que j'emporterai avec moi

Tout au long de mon histoire

C'est l'air du présent

Les demains de ma mémoire.

 

Feux sur la montagne

Par cette route

Feux sur la montagne

Pour mon histoire...

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:53

 

PHALÈNE

 

 

Version française – PHALÈNE – Marco Valdo M.I. – 2011

Chanson italienne – Falena - Casa Del Vento

 

 

 

Phalène, phalène, quel beau nom... Quelle tragique histoire... Elle sonne en mon cœur, comme elle sonne en musique... La Phalène balayée par on ne sait quel veillaque sans vergogne, écrasée tout de son long, face contre terre pour ne pas révéler de ses yeux vitreux le visage de son assassin. Telle est l'histoire crue de la chanson du jour. Une histoire violente, une histoire qui conte la lâcheté et la bassesse des hommes, quand ils sont vils.

 

Oh, tu sais, Marco Valdo M.I. mon ami, cette histoire-là, mille soirs, je l'ai entendue. Un peu partout dans ce monde, dans le monde de ces hommes-là, vils et sans honneur, au cœur rongé par la lèpre de l'ignominie, aux lèvres mangées par les fourmis noires de la vulgarité, ceux-là même qui tiennent plus à leur réputation et à leur tranquillité ménagères qu'à leur humanité, ceux là qui croient se débarrasser d’eux-mêmes en tuant l'autre... Ce monde, en somme, pétri de sa propre indécence n'est – et heureusement pour vous – pas celui de tous les hommes... Mais il est à vomir.

 

Je te l'accorde, Lucien l'âne mon ami. Ce monde n'est pas joli, il n'est pas plus honnête d'ailleurs. C'est donc l' histoire de la Phalène... Elle porte un nom de papillon, cette belle de nuit. D'autres portent des noms de fleurs comme « Bocca di Rosa », ou évoquent ou rappellent une fleur comme le coquelicot, par exemple, qui raconte lui aussi une histoire tragique que je te conterai un jour. La belle Phalène, condamnée comme nous tous à la vie, s'efforçait de faire face au destin du mieux qu'elle pouvait. On ne sait comment, on ne sait pourquoi, un de ceux-là l'élimina. Et personne, tu m'entends, personne, mis à part le conteur, ne s'en soucia.

 

Écoute-moi bien, Marco Valdo M.I. mon ami, ne vois-tu pas que c'est là un épisode de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de maintenir leurs privilèges, d'accroître leurs richesses, de satisfaire leurs caprices, y compris (tu me comprends) leurs errements les plus libidineux et les plus sordides. Et la Phalène devait les satisfaire, sinon comment pouvait-elle survivre et faire vivre ses enfants, elle qu'on avait entraînée là ? Une mort blanche, en quelque sorte. Oui, oui, la mort blanche, celle de ceux que l'on tue au travail... après les avoir contraints à des tâches trop lourdes, trop longuement, des travaux insensés ou franchement, indignes. Cela dit, je rappelle qu'à mes yeux comme aux tiens, s'il n'y a pas de sot métier, il y a des métiers dégueulasses - certains les font par force, d'autres s'y complaisent. Enfin, toute cette histoire de violence contre une femme, tout cela me retourne le cœur et me pousse – en mémoire de toutes les phalènes, en mémoire de toutes les éphémères, en mémoire de toutes les lucioles – à tisser avec encore plus d'obstination le linceul de ce vieux monde obscène, lâche et cacochyme.

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

La nuit fut de rouge par le sang souillée.

Et sur l'herbe, la Phalène écrasée.

Elle vendait son honneur à de vieux rabougris

Et savait comment enflammer toutes leurs nuits.

Phalène et ses enfants devaient tomber

Ils étudiaient seulement au bar du quartier

On la retrouva sans habits, dans le blé

Dépouillée de sa vie, un soir d'été

La belle Phalène s'envola vers sa mort

Toute sa vie, elle a dû combattre le sort

Rien ni personne ne veut se souvenir d'elle

Elle est oubliée, Phalène la belle.

D'elle, les gens déparlent et déblatèrent

Elle avait si peu de principes sévères

Tandis que les pères et maris idéaux

Défoulaient sur elle leurs instincts animaux.

Jamais, on ne trouva la main assassine

Elle n'en valait pas la peine, la coquine.

Rouge le sang coule de la gorge tranchée

Et sur l'herbe, la Phalène écrasée.

La belle Phalène s'envola vers la mort

Toute sa vie, elle a dû combattre le sort

Rien ni personne ne veut se souvenir d'elle

On l'a oubliée, Phalène la belle.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 08:27

LE MINEUR

 

Version française – LE MINEUR – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Il Minatore – Casa del Vento

 

Dans la région de Cavriglia, il y avait des mines de lignite.

Les mineurs défendirent leurs droits même durant le fascisme, au travers de grèves et de luttes.

Nombreux furent ceux qui devinrent partisans dans les formations Chiatti et Castellani.

Il y eut plus de deux cents personnes tuées par les nazis durant les massacres du 4 juillet 1944, à Castelnuovo dei Sabbioni, Meleto, Massa dei Sabbioni, San Martio in Pianfranzese.

Le 11 juillet, 12 personnes furent fusillées à Matole.

 

Il me faut être mineur

Il me faut aller travailler sous terre, demain

Faut espérer que j'en revienne, demain

Si la terre s'effondre, je meurs !

 

Avec la lignite à respirer

Qu'en bouche, je ramènerai

Même s'il y a peu à manger

Pour mes enfants, je le ferai

 

Mineur, partisan

Pour l'avenir, je lutterai

 

La société veut m'exploiter

Pour un salaire, je souffrirai

Outre les patrons, il y a la dictature

Il nous faut lutter, c'est sûr

 

Mineur, partisan

Pour l'avenir, je lutterai

 

Je laisse là ma pelle pour un fusil

Pour la montagne, je suis parti

En clandestin, contre leur pouvoir

Pour la justice et pour l'espoir.

 

Mineur, partisan

Pour l'avenir, je lutterai

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 16:20

LES CINQ FLEURS DE L'ESPÉRANCE

Version française – LES CINQ FLEURS DE L'ESPÉRANCE – Marco Valdo M.I.– 2010

Chanson italienne – I Cinque Fiori della Speranza – Casa del Vento – 2004

 

C'est au moment de l'insérer que je me suis rendu compte que j'avais déjà traduit cette chanson. C'est là aussi que j'ai compris une fois de plus qu'on peut voir un texte de bien des façons, de le trouver à nouveau aussi intéressant et de le traduire bien différemment... La nouvelle version ci-après me paraît meilleure, mais peut-être n'est-ce là qu'effet de sa nouveauté...

 

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.

 

 

Seul le vent les fait dodeliner

Les yeux fermés à méditer

Cinq fleurs liées par la tête

Dans le silence d'un tête-à-tête

 

À vingt ans, on ne peut accepter

L'arrogance de l'autorité

L'injustice des privilégiés

La douleur des humiliés

 

Ils partirent à pied par la campagne

Rejoindre les autres en montagne

Et leur chemin devait passer, là

Par la colline de la Speranza

 

Mais aux abords de ce sentier

S'enflamment les pistolets dans le noir

Pris au piège comme le gibier

Avec dans leurs yeux, le désespoir

La,la,la,la,la

Quelqu'un s'arrêtera

Et songeur, s'enquerra

De ces cinq fleurs de la Speranza


Plus d'un mois, ils restèrent suspendus

Avec l'écriteau « bandits » et de pendus

Ils devinrent chair pour vers

Et cibles pour militaires.

 

Cinq noeuds à couper le souffle

À couper le destin aux fleurs

Mais en montagne, il y a déjà des fleurs

Et furieux, plus fort encore le vent siffle

La,la,la,la,la

Quelqu'un s'arrêtera

Et songeur, s'enquerra

De ces cinq fleurs de la Speranza

 

Car les fleurs recroîtront sereines

Dans les vallées et dans les plaines

Tous ces parfums, toutes ces couleurs

Balayeront à jamais tous les dictateurs

La,la,la,la,la

Quand quelqu'un s'arrêtera

Qu'il s'enquière des cinq fleurs

De la Speranza

 

La,la,la,la,la

Quand quelqu'un s'arrêtera

Qu'il s'enquière des cinq fleurs

De la Speranza

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 16:06

SANTI ET SALVATORE

Version française - SANTI ET SALVATORE - Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – I partigiani Santi e Salvatore – Casa del Vento – 2004

 

 

 

Santi Piperni et Salvatore Vecchioni étaient des partisans du même groupe. Ils eurent vent de la menace d'incendies et de violences sur les maisons des familles des partisans de la part de l'armée allemande et des fascistes et décidèrent de retourner au village, Partina (Commune de Bibbiena). Le matin du 13 à l'aube, les Allemands encerclèrent la maison de Salvatore et ils prirent en otage sa mère et son frère, ils tirèrent et mirent le feu à la maison où il s'était barricadé. Santi courut au secours de son ami, lançant une grenade, tirant sur les Allemands, attirant leur attention, donnant ainsi le temps à Salvatore de percer le toit, de sauter et de s'échapper dans les campagnes, blessé et ensanglanté. Santi s'échappa à son tour, mais il fut touché et tué. Son permis la sauvegarde de son camarade Salvatore qui vit aujourd'hui encore à Soci et continue à raconter cette histoire.

Le 13 avril 1944 furent tuées 29 personnes à Partina; le 12 avril, 7 jeunes à Moscaio.

 

 

Santi et Salvatore, amis à la vie à la mort

Choisirent d'être rebelles et partirent dans la montagne

Ils savaient les massacres de jeunes déjà pendus

Les viols et les violences sur les déportés.

Les coups et les tortures, saletés de républiquettains

Vous nous les payerez, vous êtes des assassins

Qui brûlez les maisons des partisans

Santi et Salvatore revinrent au pays.

 

Santi et Salvatore, amis et partisans

Partis lutter pour un avenir meilleur

Car la Résistance est fille de Solidarité

Elle veut dire fraternité, elle signifie aider.

Les fascistes le surent, ils allèrent à leur recherche

Ils amenèrent les Allemands, ils trouvèrent Salvatore

Ils mitraillèrent la maison, sa mère les implora

Ces chiens hurlaient, l'un d'eux l'incendia.

 

Et Santi l'apprit et accourut en furie,

Pour venir au secours de Salva son ami

Il jeta une grenade pour les faire reculer

Pour donner à Salvatore le temps de s'échapper


Santi et Salvatore, amis et partisans

Partis lutter pour un avenir meilleur

Car la Résistance est fille de Solidarité

Elle veut dire fraternité, elle signifie aider.

Ainsi Salvatore disparu entre bois et champs

Pendant que les soldats tiraient sur Santi

On le vit tomber frappé à mort, Santi

Sauvant son camarade qui courrait à travers champs.

Et par là, on raconte qu'un chien échaudé

Devient plus féroce, devient plus enragé

Et si à la fin Santi n'est plus là à lutter

Pour les deux, Salvatore s'est déchaîné.

Santi et Salvatore, amis et partisans

Partis lutter pour un avenir meilleur

Car la Résistance est fille de Solidarité

Elle veut dire fraternité, elle signifie aider.

Santi et Salvatore, amis et partisans

Partis lutter pour un avenir meilleur

Car la Résistance est fille de Solidarité

Elle veut dire fraternité, elle signifie aider.

Au combat, Salvatore...

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 13:48

LE JOUR DES FEUILLES ROUGES

Version française – LE JOUR DES FEUILLES ROUGES – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Il Giorno delle Foglie Rosse – Casa del Vento

 

De l'album « Soixante ans de Résistance »

 

Le 14 juillet 1944, près de la villa Giglioni à San Polo près d'Arezzo, furent trucidés 48 hommes, parmi lesquels des partisans et le juif Eugenio Calò. Il existe un film de Imperial War Museum de Londres, qui montre leurs corps en décomposition. C'est le témoignage le plus cru des effets de la guerre dans la ville d'Arezzo.

En février 2007, le seul responsable de ce massacre encore en vie, un lieutenant de la Wehrmacht, a été acquitté par un tribunal.

 

Deux vieilles, deux fleurs

Assises sur un mur, en pleurs

Ce sont des épouses, ce sont des mères,

De fils et d'hommes morts, hier

 

Il faisait un temps de chaleur et de vent

À San Polo ce 14 juillet-là

Ils mirent les hommes dedans

Leur vie ce jour-là se termina

 

Au fil des ans, les fleurs ainsi

Laissent sur les arbres des lambeaux

Bien que l'été ne soit pas fini

D'un rouge qui teint les rameaux.

 

Souviens-toi du jour des feuilles rouges

Comme le vent finit ce jour-là
Souviens-toi du jour des feuilles rouges

Demande au vent de revenir là

 

Et le tyran avait frappé

Dans les villages comme dans la cité

C'est le prix que nous avons payé

Le prix de notre liberté

 

Pauvres gens de toujours affamés

Ils durent encore se soumettre ainsi

À une guerre assassine, à ses folies

Et à ses indignités.

 

Souviens-toi du jour des feuilles rouges

Comme le vent finit ce jour-là
Souviens-toi du jour des feuilles rouges

Demande au vent de revenir là

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 13:45

ENFANTS DE LA MONTAGNE

 

Version française - ENFANTS DE LA MONTAGNE – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Figli della Montagna – Casa del Vento – 2002

 

 

Voir le commentaire à la chanson du même groupe : Alberi, rami e foglie

Et la nette allusion à Fischia il Vento, un chant de partisans parmi les plus célèbres.

 

Entends le vent qui siffle

Mère, je dois partir

Il appelle à la rébellion

Il réclame la liberté.

 

Douleur et destruction

Par cette dictature

Trop d'humiliation

Nous a mis en révolte

 

Les coups et les violences

Nous ont quasi brisés

Victimes du chantage

Et de la répression.

 

Ne pas laisser mourir l'arbre

Planté par ces enfants

Les vies qu'ils données

Doivent nous être enseignées

Que tous sont égales

Cultures et opinions

Enfants de ce temps

Il faut encore lutter

 

Enfants de la montagne

Las de l'oppression

À moins de vingt ans

Ils choisirent la lutte

Enfants de la montagne

pour cette liberté

Celle de l'égalité

Dans la diversité

 

«  La résistance n'est pas finie.

À l'œuvre anciens et nouveaux partisans »

 

La puanteur des massacres

Des chairs brûlées

Des villages en flammes

Les gens désespérés.

 

Mère, je dois partir

J'espère revenir

Mais si je dois mourir

Quelqu'un continuera.

Ne pas laisser mourir l'arbre

Planté par ces enfants

Les vies qu'ils données

Doivent nous être enseignées

Que tous sont égales

Cultures et opinions

Enfants de ce temps

Il faut encore lutter

 

Enfants de la montagne

Las de l'oppression

À moins de vingt ans

Ils choisirent la lutte

Enfants de la montagne

pour cette liberté

Celle de l'égalité

Dans la diversité

 

Enfants de la montagne

Le vent siffle encore

Notre lutte maintenant

Avec nous continuera .

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 16:59

LES CINQ FLEURS DE L'ESPÉRANCE

Version française – LES CINQ FLEURS DE L'ESPÉRANCE – Marco Valdo M.I.– 2010

Chanson italienne – I Cinque Fiori della Speranza – Casa del Vento – 2004

 

Le long de la route de la Libye, qui d'Arezzo conduit à Anghiari, furent pendus avec du fil de fer, cinq jeunes de 18 à 20 ans, dont trois de Monterchi, qui auraient voulu rejoindre les partisans. On les laissa pendus pendant un mois, exposés comme exemple pour les « rebelles ».

Le lieu porte un nom particulier : la Speranza.

Voir le commentaire à la chanson du même disque : Alberi, rami e foglie ( http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=2849&lang=it)

 

 

 

Seul le vent les fait balancer

Les yeux fermés sur ce sommeil

Cinq fleurs liées par la tête

Dans le silence de l'abandon

 

À vingt ans, on ne peut accepter

L'arrogance de l'ordre

L'injustice du privilège

La douleur de l'humiliation

 

Ainsi un jour, ils partirent à pieds

Rejoindre les autres en montagne

Et leur chemin devait passer

La colline de la Speranza

 

Mais au bord de cette route

Brillèrent des boucles et des pistolets

Pris au piège comme une proie

Et dans leurs yeux, le désespoir

La,la,la,la,la

Quand quelqu'un s'arrêtera

Il s'enquiert des cinq fleurs

De la Speranza


Plus d'un mois, ils restèrent suspendus

Avec l'écriteau « bandits » et de pendus

Ils devinrent chair pour les vers

Et gibier pour les soldats.

 

Cinq nœuds à couper le souffle

À couper le destin aux fleurs

Mais en montagne, il y a déjà des fleurs

Et le vent à présent siffle plus fort

La,la,la,la,la

Quand quelqu'un s'arrêtera

Il s'enquiert des cinq fleurs

 

Car les fleurs, tu verras, croîtront

Dans les vallées et dans les plaines

Parfums et couleurs

Balayeront tous les dictateurs

La,la,la,la,la

Quand quelqu'un s'arrêtera

Il s'enquiert des cinq fleurs

De la Speranza

 

La,la,la,la,la

Quand quelqu'un s'arrêtera

Il s'enquiert des cinq fleurs

De la Speranza

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