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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 09:59

LE PONT


Chanson italienne – Il Ponte – Davide Buzzi

Version française – Le Pont – Marco Valdo M.I. – 2008



Elle paraît en 2006 dans l'album “Perdo i Pezzi” de Davide Buzzi

En 2005, elle a été traduite en anglais et en espagnol et jouée régulièrement en concert (aux États-Unis) par la chanteuse américaine Yolanda Martinez.

En 2007, elle a été traduite en anglais (australien) et régulièrement exécutée en concert (en Australie) par le chantauteur australien Jason Kemp


Je suis ici

Je suis de garde et j'attends ici

Derrière les arbres de ce bois

Et le pont attend avec moi

Pendant ce temps, le fleuve

Cours et glissement

Il apporte les signaux de celui qui est en amont

Et le pont attend avec moi.

Le Général a dit que

L'ennemi arrivera de là

Nous l'attendons en sachant que

Le pont attend avec nous

Le Général a dit que

L'ennemi ne devra pas passer

Car le pont, c'est notre futur

Et le futur se trouve au dedans de nous.


Ô ma femme

Nous voyons déjà la fumée au lointain

Et je t'écris d'une seule main

Car avec l'autre je dois tenir mon fusil

Et pendant ce temps le fleuve

Rouge mort glisse

Il emporte les corps en couvrant les cris

Des morts des deux côtés.


Le Général a dit que

L'ennemi arrivera de là

Nous l'attendons en sachant que

Le pont attend avec nous

Le Général a dit que

L'ennemi ne devra pas passer

Car le pont, c'est notre futur

Et le futur se trouve au dedans de nous.

Ô ma femme

Quand tu me liras

Tu sauras que je suis ici

Viens un jour

Je t'attends ici

Tandis que le fleuve coule et glisse

Je t'attends ici.



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Marco Valdo M.I. - dans Buzzi Davide
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 09:58

BEREZINA 1812


Chanson italienne - BEREZINA 1812 - Davide Buzzi – 1996

Version française - BEREZINA 1812 – Marco Valdo M.I. – 2008



Alors que sur le plan militaire, la bataille de la Bérézina des 26 -29 novembre 1812 fut une réelle victoire de l'armée napoléonienne contre des forces de très loin supérieures en nombre et en armement, la Bérézina est restée dans la mémoire collective de la culture française comme la déroute des déroutes, comme la fin d'un rêve trop grand, comme la fin d'un épisode de délire collectif, comme la fin de la Grande Armée. Le passage de la Bérézina, fleuve russe, a constitué pour l'orgueilleuse Armée napoléonienne la marque d'infamie suprême. Une immense douleur et le sentiment d'une perte irréparable. Ce fut aussi pour ceux qui s'y trouvèrent engagés – des rescapés de l'hiver russe – une épreuve terrifiante, un passage en enfer... Bien sûr, d'autres armées, d'autres temps, d'autres lieux ont connu pareille mésaventure. On songe aux forces nazies à Stalingrad et plus loin dans le temps, à certaines croisades et à l'effondrement de l'empire d'Alexandre...

Dans cette chanson, le point de vue macro-historique est un peu occulté par le regard du soldat qui se traîne sur la route du retour avec le seul et ténu espoir d'arriver à rentrer chez lui... Pour découvrir, qu'Adèle, la bien-aimée laissée au pays au moment de s'en aller à la conquête du monde, est morte, entretemps.





Ils marchaient lentement sur les routes

Pavées par le vent

De milliers de pensées

D'infinis sentiments

Ils regardaient au loin

Les champs qui passaient

“Je voudrais m'arrêter un peu

Pour le souvenir”

Leur pensée qui volait

vers leurs enfants

Chez eux

ou vers la petite fraise que peut-être

Ils ne reverraient pas

Défendre aune autre terre

Pour pouvoir manger

“ Au pis aller

Il restera une médaille...”


Le soldat marchait

en chantant des chansons

que le temps n'emportera pas

Sous ses pieds, la glace

bat le temps car ...

.... Peut-être n'y a-t-il plus de temps.

“Sur cette terre

Lointaine, le temps

ne passe pas

On parle une autre langue

Nous nous sentons trop isolés

Nous voyons de loin

la fumée des canons

Je voudrais m'éveiller tout de suite

Pour ne pas mourir.”

Le dernière pensée

qui volait vers

ses enfants chez lui

Monter l'arme blanche

Prêts pour l'attaque.

Penser à demain :

C'est peut-être seulement un jeu

“Peut-être, moi, demain,

je n'y serai plus...”


Le soldat combat

en chantant des chansons

que le temps n'emportera pas

sous ses pieds, la glace

bat le temps,car ...

... Peut-être n'y a-t-il plus de temps...


Ils rentraient lentement

sur des routes

détruites par le temps

Voir leurs enfants adultes

Ou leur fille désormais mariée

Dix ans plus vieux

Mille ou plus de morts à se rappeler

“J'ai été plus chanceux

que beaucoup...”


Le souvenir avance

Laissant des remords

Que le temps n'apaisera pas

Sous ses pieds la terre

Fleurit car...

“... Je suis vivant...”




Sous ses pieds la terre

Fleurit car...

“... Je suis vivant...”

... Voici pourquoi...


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Marco Valdo M.I. - dans Buzzi Davide
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 09:56

C'EST LE SOIR....



Chanson italienne – È sera ... – Davide Buzzi – 2006

Version française – C'est le soir – Marco Valdo M.I. – 2008





La Chanson « C'est le soir... » de Davide Buzzi est inspirée et dédiée à la figure du grand poète espagnol Federico Garcia Lorca, mort le 19 août 1936 à Viznar, fusillé par les franquistes à quelques pas d'une fontaine connue comme la Fontaine des Larmes.

Federico Garcia Lorca, inspirateur d'idéaux de paix et de liberté ( mais non combattant) fut brutalement assassiné sans aucun procès.

(Vittorio B. Grandi)



C'est le soir...

Sur le grand cortil, c'est le soir

Et le temps

semble s'être désormais arrêté

À l'ombre

D'un vieux ballon

Dans les années

d'un vieil enfant

Et c'est le soir, pourtant.


C'est le soir...

Et Anna comme chaque soir songe

Songe

À son fils qui était soldat

Qui

Un jour est parti

Et n'est

Jamais revenu.

Et entretemps elle espère

Tandis que vient le soir...


Et elle espère que demain le soleil

Pourra faire naître une fleur

Et mille champs de blé

Et ses yeux vont au loin

Là où finit la mer

Et entretemps, il se fait soir...


C'est le soir...

Le taureau dans l'arène frémit

À cinq heures

Le défi est déjà fixé

Et entretemps

que meure le soleil

Le torero

a froid et il tremble


Mais désormais, c'est le soir...

Cinq heures du soir...

Et il n'est plus temps de voler

D'encor rêver

Ou pour un nouvel amour

Bientôt, ce ne sera plus le soir

Les lumières feront barrage

Aux étoiles, à la lune et aux rêves.


En espérant que demain le soleil

Pourra faire naître une fleur

Et mille champs de blé

Et ses yeux vont au loin

Là où finit la mer

Et entretemps, il se fait soir...


C'est le soir...

Sur le grand cortil, c'est le soir

Et le temps

semble s'être désormais arrêté

À l'ombre

D'un vieux ballon

Dans les années

d'un vieil enfant

Et c'est le soir, désormais



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Marco Valdo M.I. - dans Buzzi Davide
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