Partager l'article ! LES FANTÔMES DU CAMIONNEUR: LES FANTÔMES DU CAMIONNEUR Version française – LES FANTÔMES DU CAMIONNEUR – Mar ...
LES FANTÔMES DU CAMIONNEUR
Version française – LES FANTÔMES DU CAMIONNEUR – Marco Valdo M.I. – 2011
Chanson comasque - Il camionista Ghost Rider – Davide Van De Sfroos – 2011
Lundi, j'enclenche la première
Je nettoie le monde avec l'essuie-glace
J'allume les feux pour avaler la courbe
Banane noire qui veut s'échapper
Mais je la ferre avec mon volant
Mon moteur la digère
Les pneus savent déjà par cœur
Chaque kilomètre à écraser.
À l'autogrill avant le Gothard
Il y a Johnny Cash qui veut monter
Il veut un passage jusqu'au fin fond du tunnel
J'ouvre la portière et je le fais asseoir
Son paletot est noir comme sa guitare
Son visage dur comme la montagne
Il dit, désolé mais je ne suis qu'un fantôme
Mais ouvre la radio que je chante encore.
Hey Johnny va-z-y qu'on y aille, va-z-y qu'on y aille
Et tant que le Gothard est un anneau de feu
Et chante Cry! Cry! Cry ! et Ghost Rider in the Sky
Et c'est seulement car c'est toi que tu peux fumer.
Sur l'autostrade à Casalpusterlengo
Il y a une telle poussière qu'on n'y voit goutte
C'est pas du brouillard, c'est pas de la fumée
C'est du sable et au milieu, il y a un homme
Sur la tête, il porte un chapeau en lambeaux
Il a une salopette et de gros souliers
Il rit un peu et puis tousse
Il a de la terre sur le visage et dans les poumons.
Hey Woody Guthrie va-z-y qu'on y aille, va-z-y qu'on y aille
Cette terre est ta terre, mais maintenant n'en mange plus
La vague verte ne dit rien, mais cette nuée finira
Derrière ce n'est pas la Californie, mais on y arrivera à Cesenatico
À l'auberge près de Faenza, il y a un gars
Avec des yeux de fou
Il descend le whisky comme de la limonade
Sa guitare tombe en morceaux
Il a des doigts comme des anguilles, la peau noire et une voix de femme
Il me dit « Je dois échapper au diable
Qui me cherche avec mon contrat à la main. »
Hey Robert Johnson va-z-y qu'on y aille, va-z-y qu'on y aille
Le Comace, c'est pas la Louisiane, mais les moustiques y sont plus féroces
Le diable lui-même se fait voir quand arrive le crépuscule
Et n'aie pas peur des croisements ; en Italie, ce sont tous des giratoires.
Voilà qu'arrive de la plaine un gars vêtu comme un arc-en-ciel
Sa guitare flamboie ; derrière lui, passe l'orage
Il jette des sons et des éclairs, il les lie et joue encore
La terre ocre paraît sa scène et tout le ciel est son amplificateur
Hey Jimi Hendrix va-z-y qu'on y aille, va-z-y qu'on y aille
Forlì n'est pas Woodstock et sous peu tu brûleras toi aussi
Aux sons de Purple Haze, Little Wing et Voodoo child
Voici venir la grêle et les paysans ne sont pas vraiment contents.
Au péage de Cesena nord, la routière m'arrête
Ils font le tour du camion et puis se regardent
« C'est étrange vous sembliez être cinq
Dans la cabine, il y a un instant ».
« Il y a seulement moi et mes disques
Mais je vous en prie, contrôlez ».