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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 13:22

LA SECONDE INDÉPENDANCE

 

 

 

Version française – LA SECONDE INDÉPENDANCE – Marco valdo M.I. – 2013

Chanson chilienne en espagnol – La Segunda Independencia – Los Olimareños – 1969





C'est peut-être une des dernières chansons écrites par le poète et jongleur Víctor Lima avant de choisir de se donner la mort le 6 décembre 1969.
Dans l'album intitulé « Nuestra razón ».
Célèbre même par l'interprétation des Inti Illimani, qui l'insérèrent dans « Viva Chile ! » de 1973.

Texte trouvé sur Cancioneros.com

 

 

 

Ah, Marco Valdo M.I. mon ami, on dira peut-être que je me répète, que je rabâche, que je bégaye comme l'Histoire, mais je trouve très étrange ce titre et j'aimerais bien que tu me dises ce que tu en penses toi qui as traduit cette chanson chilienne de langue espagnole. C'est bizarre de parler de seconde indépendance ; pourquoi seconde ?



Je suis bien d'accord avec toi, Lucien l'âne mon ami. J'ai eu la même réaction en voyant le titre en espagnol : « La Segunda Independencia ». Pourquoi la seconde indépendance ? Il devait donc – simple logique – y en avoir eu une première... Et de fait, comme pour bien des peuples du monde, la première libération consiste à se débarrasser des États colonialistes – généralement européens. En Amérique, c'est-à-dire pour l'ensemble du continent américain, il faut distinguer très nettement le Nord et le Sud, ce dernier englobant l'Amérique centrale, y compris les Caraïbes et est mieux connu sous le nom d'Amérique latine. Cette notion d'Amérique latine est d'ailleurs fort importante pour la suite de l'Histoire(et je rappelle cette évidence qui s'impose à tous, malgré les délires de certains : l'Histoire n'est pas finie...) et la compréhension de cette histoire d'indépendances multipliées. De fait, la plus grande partie des Amériques est latine et hors le Brésil, certaines Antilles, la Guyane et le Québec, elle est de langue espagnole. Ceci pour en venir à l'indépendance, à la première indépendance. C'était il y a environ deux cents ans. Quant à la seconde indépendance, c'est une tout autre histoire...



Une tout autre histoire... Mais laquelle ? Serait-ce que d'autres auraient imposé une nouvelle colonisation, une nouvelle sujétion de l'Amérique latine ? Colonisation, sujétion, domination dont elle entreprendrait de se libérer ?



On ne pourrait dire les choses avec plus de justesse... Car c'est exactement de cela qu'il s'agit et le dominateur dont il convient de se débarrasser, ce sont les États-Unis d'Amérique, qui occupent la plus grande partie de l'Amérique du Nord. C'est cela la « segunda liberacion » et elle ne se fait pas sans mal. Considère que la chanson date de 1969, c'est-à-dire il y a presque un demi-siècle et le mouvement commence seulement a obtenir des résultats tangibles. Entretemps, il y a eu des coups d’État, des débarquements, des envahissements... menés par le pays le plus armé du monde contre de petits États qui avaient l'idée saugrenue de vouloir se débarrasser de sa tutelle. Je ne parlerai que du Chili et du 11 septembre 1973 qui vit la liquidation de la démocratie présidée par Salvador Allende par les forces armées félonnes, elles-mêmes activées par les « services » étazuniens.



Pourrais-tu faire en quelque sorte le point à propos de cette « seconde libération », car j'ai l'impression que ce n'est pas un mouvement uniforme...



De fait, c'est assez contrasté, mais la ligne générale est bien celle-là : la « segunda independencia ». Par parenthèse, l'Europe devrait s'en inspirer... pour se débarrasser elle aussi de ces soi-disant maîtres du monde, ces apôtres surarmés de la démocratie imposée et mercantile. Mais comme tu le demandes, faisons le point. En premier lieu, il faut insister sur le poids démographique de ce continent latin... À vue de nez, la population est passée de 150 millions de personnes en 1950 à environ 620 millions de personnes actuellement... Une progression très rapide qui pèse lourd dans l'évolution. Il y a le géant brésilien, par ailleurs lusitanophone, qui commence – après des années d'affrontements feutrés – à trouver ses aises ; les autres pays, hispanisants ceux-là, se répartissent entre deux stades d'évolution ; les plus évolués comprennent le pionnier Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, le Pérou, récemment l'Équateur... et les autres qui pour la plupart sont encore sous la coupe du dominateur nordiste. Mais l'Histoire continue... Et bien entendu, à l'intérieur de ce continent latin, la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres pour conserver leur domination, protéger leurs richesses, accroître leur profits... elle aussi continue.



J'imagine assez... Mais il me semble tout de même qu'il y a l'espoir de voir aboutir cette « seconde libération », même si ce n'est là qu'une étape vers une troisième phase en cours déjà... Celle de la réhabilitation des populations amérindiennes... Parlera-t-on de « troisième libération » ou se fera-t-elle à l'intérieur de la seconde... C'est un peu là aussi que se joue l'avenir du monde. Chaque geste de chaque homme chaque jour... Alors, quant à nous, tissons le linceul de ce vieux monde exploiteur, colonialiste, dominateur, surarmé et cacochyme.





Heureusement !





Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane









Moi qui suis américain
– de n'importe quel pays –
Je veux que mon continent
Un jour vive heureux.



Que les pays frères
D'Amérique Centrale et du Sud
Balayent les ombres du nord
À grands coups de lumière.



S'il faut se taire, ne nous taisons pas,
Commençons à chanter ;
Et s'il faut combattre, combattons,
Si c'est le moyen de triompher.



Par toute l'Amérique soufflent
Des vents qui ne doivent pas s'arrêter ;
Jusqu'à ce qu'ils enterrent les ombres,
Il n'est pas temps de se reposer.



D'un bout à l'autre
Du continent – satisfaction–
Le vent souffle sans trêve
Et l'homme suit sa direction.

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Marco Valdo M.I.
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 20:22

LETTRE DE LA CASERNE

 

 

Version française – LETTRE DE LA CASERNE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Lettera dalla caserma - Fausto Amodei – 1963

 


Texte repris de:
Cantacronache, Un'avventura politico-musicale degli anni cinquanta, a cura di Emilio Jona e Michele L. Straniero, Crel-Scriptorium 1995, p. 111.

 

 

 

 

Mon amour, je te prie de comprendre
Pourquoi je t'écris cette lettre seulement maintenant.
Je te l'envoie par express pour aller plus rapidement,
Ce qui fait cent lires de timbres

 

Et cent lires, ça ne se discute pas,
C'est la paie de tout un jour :
La quinzaine paye seulement dix jours
Moins les retenues. Je ne te dis pas...

 

Cinq cent cinquante-huit jours
Plutôt mal dépensés,
Mais, au fond, nous sommes résignés.
Mais ça ne me plaît pas, mon amour
Et ils ne me semblent pas justes
Ces dix-huit mois peu payés.
On dira, un peu sérieusement et un peu par jeu,
« Mourir pour la patrie, c'est mal payé »

 

Mon amour, je t'ai dit dès le commencement
Que j'écris ces quelques lignes rapidement
Car sous peu il faut que je me rende
Au rassemblement de l'équipe de service

 

Et je devrai bien faire le nettoyage
Hall d'entrée, chambres, salle
Je devrai nettoyer les chiottes et les lavabos,
Le réfectoire, la cuisine et le bureau.

 

Cinq cent cinquante-huit jours et nuits
Plutôt mal dépensés
Mais on le savait avant de commencer
Pendant un an et demi
Ils résolventainsi à bon prix
La crise des femmes de service.
Nous défendrons l'Amérique et l'Europe
Armés d'un mousquet et d'une brosse.

 

Mon amour, ils te disent « Fais ceci !  »

Et il n'y a pas d'échappatoire, tu dois l'exécuter.
En plus, il n'est pas permis de rouspéter,
Tu dois rester silencieux et faire vite.

 

Même si tu as sommeil, il faut veiller,
Même si tu as froid, il faut « croire et obéir »
Même si tu as chaud, il faut « vaincre ou mourir »
Si ensuite tu as faim et soif, c'est gagné.

 

Et tous les gros culs
Qui s' exclament émus
Que nous sommes la jeunesse plus saine
Ils nous traitent, ces cons
De paillassons
Ils nous traitent de fils de pute,
En tenant toujours bonne l'occasion
De nous employer comme chair de canon.

 

Cet ahuri me commande, mon amour
De laisser là, cette lettre d'amour
Et m'envoie au cachot sur le champ
Pour désordre grave à mon lit de camp.



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Marco Valdo M.I.
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 20:03



BALLADE POUR LES DICTATEURS

 

Version française - BALLADE POUR LES DICTATEURS – Marco Valdo M.I. – 2013

Canon italienne - Ballata ai dittatori – Fausto Amodei

Texte et musique de Fausto Amodei.

 

 

 

 

Tyrans et généraux, maréchaux et empereurs,
Hommes du destin, colonels et dictateurs,
Vous qui croyez être différents,
Vous qui croyez être plus forts, plus sages et plus intelligents :
Maintenant, tant que vous en avez le temps,
Debout, montrez aux autres le mouvement
Disparaissez de nos regards
Avant qu'il ne soit trop tard.

 

Combien parmi vous ne ressentent ni craintes ni appréhensions,
Seulement car vous avez les bombes et les canons,
Combien parmi vous ne craignent ni conspirateurs ni ennemis
Tant ils sont sûrs de les avoir déjà tués :
Demain ou après, vous ne serez
Plus les chats, mais les souris,
Avec à vos cous, une corde bien serrée,
Car telle est votre destinée.

 

Ceux d'entre vous qui se sentent puissants et importants,
Car ils sont financés par les riches et les marchands,
Et croient pouvoir acheter, même bon marché,
La liberté supprimée, l'honneur piétiné :
Leur charogne, cela est certain,
Au grand jour sera lacérée,
Et sa valeur sera estimée
Moins encore que la peau d'un lapin.

 

Combien de vous nous croient un troupeau de moutons
Qu'on peut tenir tranquilles sous le bâton
Et pensent que s'absolvent leurs rossées
Car ils ne manquent jamais la messe aux fêtes commandées :
Auront la satisfaction de réciter
Une oraison pour confier,
Au regret de leur coeur
Leur âme à leur Créateur.

 

Tyrans et généraux, maréchaux et empereurs,
Hommes du destin, colonels et dictateurs,
Vous qui croyez être différents,
Vous qui croyez être plus forts, plus sages et plus intelligents :
Tous les opprimés de ce monde
Un jour feront une ronde
Et sonnez tambours et trompettes
Sur vos tombes, feront la fête !.


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Marco Valdo M.I.
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 21:26

LE MOUCHOIR ROUGE

 

 

 

Version française – LE MOUCHOIR ROUGE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Il fazzoletto rosso – Fausto Amodei – 1983

Texte et musique de Fausto Amodei

 

 


Il y avait autrefois un soldat
Un petit soldat de notre pays
Envoyé à la guerre en Albanie
Il avait tellement peur, ce soldat.

 

Sa fiancée le jour
Où il partit pour son long voyage
Lui noua au cou, en gage d'amour,
Un grand mouchoir rouge.

 

Pour se donner un peu d'espoir
Il eut soin ce bon petit soldat
De tenir toujours noué ce mouchoir
Sur son uniforme de soldat

 

Ce mouchoir était bien plus précieux
Que son fusil ou ses godillots boueux

Son pantalon ou son uniforme crasseux
Il valait tout un empire et même mieux!

 

Mais ce rouge très violent
qui n'était en rien réglementaire
Lui causa quelques misères
Du chef du règlement.

 

Quand avec sa pétoire
Il devait viser et tirer sur un homme
Il regardait son mouchoir
Et ne touchait jamais personne.

 

Le mouchoir servit à rapporter du bois
Les framboises et les groseilles
Qui ne le tachèrent pas
Étant d'une couleur pareille.

 

Et si quelque fois il banda un blessé
Son mouchoir resta immaculé
Car le sang, c'est naturel,

Est de couleur vermeil !

 

Le mouchoir décoloré
Par le soleil et la sueur des fatigues
Se colora de myrtilles, de mûres,
Et du sang de l'amitié

 

Mais il vint un jour différent
un jour bien différent des jours passés
Où ce soldat avec d'autres soldats
Comprit ce qu'il avait perdu.

 

J'avais perdu pour rien des ans et des ans
de travail, des ans réjouis
pour faire la guerre aux pauvres gens
pour faire la guerre aux amis.

 

À des paysans, à des bergers
À des maçons, à des ouvriers,
Sans avoir vraiment

Rien contre ces gens !

 

Et le soldat partit sans hâte

Tout seul avec sur le dos sa vieille capote
Son havresac, sa vieille gamelle
Et son mouchoir rouge.

 

Et un matin ensoleillé
Descendant des montagnes à se rompre le cou,
Vinrent à sa rencontre des hommes armés
Avec un mouchoir autour du cou.

 

Et leur mouchoir était rouge
Comme celui du brave soldat : rouge
Il y avait dessus une faux et un marteau
Brodés comme sur un drapeau !

 

À des paysans, à des bergers
À des maçons, à des ouvriers,
De ce simple mouchoir

Avaient fait un étendard !

 

C'était une bannière de chiffons
Qui convient aux damnés de la terre
Qui se sont décidés à la protestation,

Avec leur tête entière.

 

Qui ont décidé que pour le moins
Sur tous les parallèles, sur tous les méridiens
Par tout le monde, les pauvres gens
Sont des paysans
Des paysans…
Des paysans…

 

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Marco Valdo M.I.
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 19:59

SANS PATRIE

 

 

Version française – SANS PATRIE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Senzapatria – A-Band



Du site « Libera » du cercle anarchiste libertaire "Degli Agitati" di Marzaglia (Modena).









J'ai fait une photo de la route
J'ai fait une photo pour toi qui pars
La route où nous habitons
J'ai fait un polaroïd

Le drapeau de l'Italie sur l'Europe
Le drapeau de l'Europe sur la terre
Et dans ma ville
Un étrange effet serre
Fait craquer l'asphalte
Regarde patriote
Un ami s'en va de ton pays
Incompatible avec notre nation
Mot vide
L'existence parfois est étrange
Alors, tu fermes la porte
Internationaliste
Opinion comme une autre
C'est notre point de vue

 

Sans patrie
Parfois l'ennemi est derrière chez soi
Mais on le cherche au loin
Italien
Incompatible avec la vie
Italien
L'es-tu vraiment ?
Et déjà à Brescia un Modenais est étranger
Italien
Écriture sur le passeport
Ta maison
la ville qui te fait craquer
Si tu es un homme
Tu l'as écrit sur ton visage
Si tu es un homme, tu l'as écrit dans ton cœur

 

J'ai vu massacrer
Des enfants au Brésil
Par un Allemand rentré dans sa patrie
Avec 30.000 lires
J'ai vu
Tuer des Mexicains à la frontière
Comme à la guerre et d'autres avec le fusil
Défendre leur tente
J'ai vu
Des indigènes sauter dans la forêt
Qu'elle soit divisée par des frontières
Tu ne le lui mettras pas en tête
Il existe un seul monde
Et des milliards de personnes
Chacun se sent libre
et il va partout

 

Mais où partout partout ?
Il est plus facile de passer une frontière
Avec un Caravage en main

Italien
Incompatible avec la vie
Italien
L'es-tu vraiment ?
Déjà à Brescia un Modenais est étranger
Italien
Écriture sur ton passeport
Ta maison
La ville qui te fait craquer
Si tu es un homme
Tu l'as écrit sur ton visage

 

J'ai fait une photo de la route
J'ai fait une photo pour toi qui pars
La route où nous habitons
J'ai fait un polaroïd

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 21:04

GRAND FRÈRE

 

Version française - GRAND FRÈRE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson allemande – Großer Bruder – Slime 1990

Les jeux du Grand Frère sont déroutants et généralement, brutaux. Ils vont de la guerre dans le jardin américain à la guerre mondiale... D'ailleurs ils durent depuis plus de deux siècles...

 

Ainsi Parlait Lucien Lane


Ce sont des cannibales

Ils dévorent les peuples
Politique du pouvoir
Le meurtrier est assis dans la Maison Blanche
Ce qui se passe au Salvador
Au Nicaragua
Ce qui se passait à la Grenade
En tout cas encore loin d'ici
Des mercenaires coiffés court
Tirent dans la bataille
Au nom de la liberté
Des hommes sont tués
Ce qui se passe au Salvador
Au Nicaragua
Ce qui se passait à la Grenade
Nous n'avons pas besoin de grand frère
Qui tue et pille et abat des enfants
Nous n'avons pas besoin de grand frère
Qui tue et pille et mange des hommes
Vous nous avez apporté le McDonald's
Le Cola et les Pershings 2
Et si nous ne nous opposons pas
Vous nous apporterez la troisième guerre mondiale

Ce qui se passe au Salvador
Au Nicaragua
Ce qui se passait à la Grenade

Le deuxième Vietnam est là depuis longtemps
Nous n'avons pas besoin de grand frère
Qui tue et pille et abat des enfants
Nous n'avons pas besoin de grand frère
Qui tue et pille et mange des hommes

 

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Marco Valdo M.I.
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 14:29

ALLEMAGNE-DEUTSCHLAND



Version française – ALLEMAGNE-DEUTSCHLAND– Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson allemande - Deutschland – Slime 1981



Version française – ALLEMAGNE-DEUTSCHLAND – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson allemande - Deutschland – Slime – 1981





« Deutschland muß sterben, damit wir leben können!‎ » - « L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre ! » n'est autre chose que le renversement de l'hitlérique slogan glaçant « Deutschland muß leben, ‎auch wenn wir sterben müssen » - « L'Allemagne doit vivre pour que nous puissions mourir ! »...

Je crois qu'elle est encore interdite aujourd'hui, trente ans après sa sortie...



*********





Raison de plus pour la publier et la traduire, dit Lucien l'âne.



Certes, et c'est bien pourquoi je l'ai fait, dit Marco Valdo M.I. Mais, j'ai deux ou trois choses importantes à ajouter au commentaire d'introduction... Et elles se fondent sur le parcours que j'aurai sans doute terminé d'ici une petite année de cent histoires d'Allemagne. Une par année du siècle dernier. Comme tu le sais, ces histoires d'Allemagne sont tirées d'un roman ou en tout cas, d'un livre de Günter Grass. La première, c'est qu'il ne faut pas croire que ce rejet de l'Allemagne (disons d'une certaine Allemagne... Celle du pouvoir, des militaristes... Celle du rêve d'Otto) n'apparaît que dans cette chanson... Il est partagé par bien des gens et non des moindres. Ainsi en allait-il de l'allergie du poète Platen au doute d'un chancelier de la République Fédérale, prénommé Willy (en l'occurrence, Willy Brandt) ... Pour ne citer que ceux-là au travers de cette chanson intitulée Mal aux genoux [[41444]] :

« Willy, appelons-le ainsi

Willy avait mal aux genoux

Du gauche, du droit, il boitait aussi

Quand il venait chez nous

Ô ses douleurs, ce n'était pas arthrose, arthrite et compagnie

C'étaient les séquelles d'un mal au pays

Die Fackel citait Platen, on était en 1933

« Tu le sais depuis longtemps

Il n'est rien de pire ici bas que d'être Allemand ».



Je t'invite également à regarder l'Histoire d'Allemagne de l'année 1981, année où fut composée la chanson... Elle s'intitule : « Croix de Bois, Croix de Fer » et raconte l'histoire de l'enterrement d'un très haut dignitaire nazi... [[42535]]

Avec ce couplet, parmi d'autres :

« Et tous chantaient, nostalgie et mémoire

L' « Über alles » et le Kamerad, leurs vieux chants de gloire

Croix de bois, croix de fer

Moins les trois cent mille sous la mer »



La deuxième et je m'arrêterai là, c'est que ce rejet de cette Allemagne-là, qui – note-le – révulse bien des Allemands eux-mêmes, ce rejet est partagé par la majorité des Européens... et pas seulement, en souvenir des « exploits » nazis, mais également en raison précisément de cette inertie historique du « rêve d'Otto », de cette domination qui se cache sous des allures d'experts... Disons tout de suite que ce « rêve d'Otto » est celui de ces riches qui ont commencé par dominer les pauvres d'Allemagne avant de vouloir et puis, de pouvoir étendre leur emprise au-delà...

 

 

 

 

J'imagine fort bien un chœur des Européens en train de chanter :



« L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre ! » . Ce qui, par parenthèse, ouvre une voie commune vers l'Europe commune.

 

 

troikathènes

 

 


Mais, la chose est évidente, il n'y a pas que les riches d'Allemagne à vouloir s'enrichir; ils sont d'ailleurs en confrontation à l'échelle mondiale, tous ces riches, tous ces V.I.P.... cependant, ici et maintenant, dans cette Europe qui bavarde, le « rêve d'Otto » s'installe. C'est en fait un épisode de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches (ici, spécifiquement, les riches Allemands et leurs alliés) font aux pauvres (Allemands ou non) afin de développer leur puissance, d'étendre leur domination, d'accroître leurs profits, de multiplier leurs richesses... REGARDEZ CE QU'ILS FONT AUX GRECS, ILS VOUS LE PROMETTENT ÉGALEMENT... Ainsi, pour ce qui est en notre capacité de faire pour que les choses changent, tissons le linceul de ce vieux monde, hanté par les « rêves », peuplé de robocops, d'experts, de financiers, de militaires en civil... et cacochyme.





Heureusement !





Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane











Là où les fascistes et les multinationales régissent le pays
Là où les vies et l'environnement n'intéressent personne

Là où tous les hommes perdent leur moi
Là vraiment, il ne peut plus rien advenir

L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !

Noir le ciel, rouge la terre
Les mains de ces cochons de V.I.P. sont un or
Si l'aigle fédéral tombe bientôt
Alors Allemagne, nous te mettrons dans ta tombe
Là où les fascistes et les multinationales régissent le pays
Là où les vies et l'environnement n'intéressent personne

Là où tous les hommes perdent leur moi
Là vraiment, il ne peut plus rien advenir

L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !

L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !

Là où les chars et les fusées « assurent » la paix
Là où les réacteurs nucléaires et des ordinateurs « améliorent » la vie
Il y a des robots armés partout
Dès lors Allemagne, nous te ferons tomber.

L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !

L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !
L'Allemagne doit mourir, pour que nous puissions vivre !

 

 

Deutschland?!‎ Allemagne ?!

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 20:44

LA MORT EST UN MAÎTRE EN ALLEMAGNE

 

Version française – LA MORT EST UN MAÎTRE EN ALLEMAGNE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson allemande – Der Tod ist ein Meister aus Deutschland – Slime – 1994

 

 

 

Pourquoi a-t-on frappé l'infirme ?
Comme sa conscience a pleuré
Il n'y avait plus aucun moyen
Et ils lui ont cassé les genoux
Qu'y a-t-il dans cette maison ?
Hommes brûlés vifs ?
Ils disent, c'était la couleur de la peau
Ou quelqu'autre insignifiance
Pourquoi ces hommes parqués dans les camps ?
Et leur odeur légèrement sucrée ?
Tant qu'ils vivent, ils creusent dans la terre
Pour la mort, il sera toujours temps
Qui donne ces ordres ?
Quelque chose doit bien être responsable quand même

Les morts ne donnent pas de réponse
Cela me rappelle le mot de Celan
La mort est un maître en Allemagne
La mort est un maître en Allemagne
La mort est un maître en Allemagne
La mort est un maître en Allemagne

 

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Marco Valdo M.I.
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 18:15

À TOI DE DÉCIDER

 

Version française – À TOI DE DÉCIDER – Marco Valdo M.I. – 2013

d'après la version italienne de Lorenzo Masetti de la

Chanson espagnole – Tienes que decidir – Liliana Felipe 2005

 

À toi de décider

Si tu préfères que te tue :

Un commando terroriste

Ou ton propre gouvernement

pour te sauver du commando terroriste

 

À toi de décider

Si tu préfères que te tue :

la pauvreté, la misère,

Le traité de Libre Échange

Ou le programme contre la faim.

 

Ils sont loin les temps

Où ils décidaient comment nous tuer

Sans nous consulter, même par pure courtoisie.

Si c'était notre désir de crever,

Comme les moustiques à l'aube

Ou mourir de soif.

 

 

Déjà qu'ils nous tuèrent de tant de manières,

Déjà que ça nous agace d'aller au panthéon,

Déjà nous ne savons si nous sommes des civils,

Des otages, des vampires ou de simples mortels.

 

Dès lors, tant qu'à mourir

Qu'au moins, nous ayons le droit de décider

Comment nous souhaitons mourir.

 

 

À toi de décider comment tu préfères mourir :

De faim naturelle,

D'un dégoût terminal

De payer l'impôt foncier

Pendue par ton châle

Endetté jusqu’au cou

Émigré clandestin

 

Ils sont loin les temps

où ils décidaient comment nous tuer

Sans nous consulter, même par pure courtoisie.

Si c'était notre désir de crever,

Comme les moustiques à l'aube

Ou mourir de soif.

 

Déjà qu'ils nous tuèrent de tant de manières,

Déjà que ça nous agace d'aller au panthéon,

Déjà nous ne savons pas si nous sommes des civils,

Des otages, des vampires ou de simples mortels.

 

Dès lors, tant qu'à mourir

Qu'au moins nous ayons le droit de décider

Comment nous souhaitons mourir.

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 21:50

QUE FERAS-TU ?



Version française – QUE FERAS-TU ? – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Tu che farai – Nomadi – 1988

 

Chanson dédiée aux seigneurs de la guerre, aux dictateurs (en concert, plusieurs fois dédiée à Pinochet).

 

 


 

 



Que feras-tu ? Me fait penser, je ne sais pourquoi ou plutôt, je le vois très bien, à Nosferatu... C'est la sonorité, le chant des mots, en quelque sorte. En bref, une affaire d'oreille... Mais, du coup, dit Lucien l'âne en frémissant tout le long de la colonne, j'en ai froid dans le dos, car Nosferatu, c'est un personnage sinistre, un fantôme, un vampire... Il suffit de voir le film de Murnau... Brrr....

[http://www.youtube.com/watch?v=rcyzubFvBsA] et (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nosferatu_le_vampire)

 

 

 

Oui, c'est bien la sensation que donne la chanson elle-même. Une sensation, une ambiance de mort... En fait, c'est la mort elle-même qui vient chercher l'un ou l'autre dictateur, l'un ou l'autre exploiteur... Cependant, le sort est le même pour tout le monde, mais... Mais, c'est ce que suggère la canzone des Nomadi, il y a de la part de la dame aux lettres violettes (tu te souviendras certainement de cette dame qui dans les Intermittences de la mort – roman de José Saramago , avait trop de tendresses pour un humain, au point de négliger son devoir et omit volontairement de lui adresser la missive colorée le prévenant de son futur décès, le lui évitant par là-même) (À propos de José Saramago, si j'avais dû écrire ce petit dialogue comme lui, il n'y aurait ici ni point, ni virgule, ni double points, ni tirets... J'ai déjà essayé mais je n'arrive pas à m'y faire...), donc, la dame aux lettres violettes, en fait, ce sont surtout les enveloppes qui sont violettes, donc, cette dame n'a aucun égard pour ces messieurs trop puissants... de leur vivant. Je me pose d'ailleurs la question suivante qui est de savoir en ce qui concerne ceux d'entre eux qui durent, si tous comptes faits, elle ne l'a pas fait exprès, question de retourner longuement le fer dans la plaie, de laisser pourrir l'infestation qu'ils ont en eux, de les faire vivre le plus longtemps possible avec eux-mêmes.

 

 

 

Au fait, dit Lucien l'âne en riant, je me demande sérieusement ce qu'il y a de gênant à mourir. Ça fait des milliers d'années que je me pose incidemment cette question. Mais, par ailleurs, je vois bien qu'elle fait peur à bien des gens cette vieille canaille blagueuse. En fait, toutes ces histoires de fantômes, de mort... c'est phantasmes et compagnie. Ferré résumait assez bien la chose :

« On vit on mange et puis on meurt
Vous ne trouvez pas que c'est charmant
Et que ça suffit à notre bonheur
Et à tous nos emmerdements » [[7794]]. C'est un raisonnement d'homme simple, en paix avec lui-même ; un homme qui peut se lever chaque matin et se regarder sans gêne aucune dans le miroir. Ce n'est évidemment pas le cas de tout le monde. Cela dit, il nous reste quand même à tisser le linceul de ce vieux monde ennuyeux, encombré de dictateurs, exploiteur, morticole et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

Que diras-tu quand elle viendra ?
Que feras-tu si elle s'arrête ?
Que diras-tu quand elle viendra ?
Que feras-tu si elle s'arrête ?

Fuir loin
Inutile et vain,
Demander asile
C'est un truc débile.

Que feras-tu, tu le sais
Des ors que tu as enterrés ?
De la renommée que tu poursuis,
Des diamants que tu as pris ?

Que diras-tu quand elle viendra ?
Tu t'agenouilleras ou tu jureras ?
Que diras-tu quand elle viendra ?
Que feras-tu quand elle s'arrêtera ?

Fuir loin
Inutile et vain,
Demander asile
C'est un truc débile.

Que feras-tu, tu le sais
Des ors que tu as enterrés ?
De la renommée que tu poursuis,
Des diamants que tu as pris ?

Que diras-tu quand elle viendra ?
Tu t'agenouilleras ou tu jureras ?
Que diras-tu quand elle viendra ?
Que feras-tu quand elle s'arrêtera ?


Lorsque la faux viendra,
Ton seuil franchira,
Ton nom appellera,
Que feras-tu ? Dis-le moi.

Que diras-tu quand elle viendra ?
Que feras-tu quand elle te prendra ?
Que diras-tu quand elle viendra ?
Que feras-tu quand elle te prendra ? !
Quand elle te prendra, te prendra, te prendra ? ! !.

 



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Marco Valdo M.I.
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