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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:47

NI DIEU NI MAÎTRE

 

 

 

Version française – NI DIEU NI MAÎTRE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Né Dio Né Stato – Tetano – 2005

 

 

 

 

Vu son titre italien : « Né Dio Né Stato », il aurait fallu traduire le titre de cette chanson par : Ni Dieu, Ni État. Mais, si c'est la tradition en Italie de dire en effet Né Dio Né Stato, l'expression équivalente en langue française est Ni Dieu ni Maître. Ces deux expressions sont en quelque sorte les devises qui rallient les anarchistes et les libertaires. L'expression italienne est souvent suivie et complétée par Né servi Né padroni – Ni esclaves ni maîtres. Pour la version française, j'ai donc repris l'adage Ni Dieu, Ni Maître.

 

Mais n'existe-t-il pas déjà une chanson qui porte ce titre ?

 

Bien sûr... C'est une chanson de Léo Ferré [[4715]] et Alessio Lega l'a chantée en italien sous le titre : Né Dio, né Stato. Quant au contenu, on dirait une variation sur le mécanisme qui procède à la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de se maintenir au pouvoir, d'assurer leur domination, de multiplier leurs profits...

 

En somme, elle tisse elle aussi le linceul de ce vieux monde stérile, indigne, exploiteur, assassin, suborneur et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 

Vous croyez en un dieu que vous n'avez jamais vu
Vous croyez en un dieu qui est seulement pensé
Vous croyez en un dieu qui a été inventé
Par les maîtres pour vous rendre esclaves

 

Esclaves d'un état qui n'est rien autre chose
Qu'un moyen dans les mains des puissants
Pour maintenir leurs privilèges et la propriété
Qu'ils ont conquis par la violence.

 

Ni Dieu Ni Maître

Ni patronat ni prêtres
Chlore au clergé refusez de croire

 

Ils ont toujours dit ce qui est faux, ce qui est juste
Pour le pouvoir, ils nous ont trompés

C'est notre sang qu'ils sucent
Avec notre travail, ils se sont engraissés

 

Fondamentalisme égal croisade
La guerre sainte doit s'arrêter
Inquisitions et voitures piégées
2000 ans de mort et de honte

 

 

 

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Marco Valdo M.I.
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 22:08

DIEULEPERE@ AUDELA.COM

 

 

Version française – DIEULEPERE@ AUDELA.COM – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Padreterno@aldilà.com - Fausto Amodei– 2005

 

 

 

 

Écoute-moi
Pauvre monde, insupportable monde
C'en est trop, tu es tombé trop bas
Tu es trop gris, tu es trop laid
Abominable monde
Écoute-moi

[[39065]]





Figure-toi, Lucien l'âne mon ami, qu'il y a des gens plus tolérants que la tolérance, qu'on dit dans le jargon contemporain des gens « politiquement corrects », alors qu'à mon sens, il serait plus exact de les appeler des gens « cléricalement corrects »... ces gens pour qui il ne peut être question de mettre en cause les religions, pour lesquels il convient de les avaler telles qu'elles sont, de gober toutes leurs fadaises et en quelque sorte, pour la plus grande gloire des prélates et des prélats, des imames et des imams, des abbés, des abbesses, des moines et des moinesses, des papes et des papesses, des rabbins et des rabbines et de tous ces gens qui en font métier. On entend voler des mots comme respect, tolérance... Mais cette dernière est de pure rhétorique et forcément à sens unique dès lors qu'elle entend mettre en cause et interdire l'humour, l'ironie, la critique, le sarcasme... et même, si on les laisse faire (et quand ils sont en force, ils le font sans autre état d'âme), ils condamneraient et réprimeraient au besoin par les pires sévices tout raisonnement, tout mot, tout argument, toute pensée qui jetterait le moindre soupçon sur la réalité et le sérieux des fondements de leur religion. Ils s'empresseraient de mettre à mal le fauteur de troubles, l'empêcheur de croire en rond.





En effet, Marco Valdo M.I. mon ami, on en a connu des bains de sang qui se cachaient derrière ce respect et cette tolérance. Dans le fond, l'affaire se réduit à ceci : ils peuvent énoncer leurs âneries et nous ne pouvons même pas laisser supposer les nôtres. Mais « noi, non siamo cristiani, siamo somari » et nous n'entendons pas nous soumettre ni à un dogme, ni a un parti, ni à une religion, ni à un dieu, ni à un maître... car ce serait simplement nous anéantir. Cela dit, que raconte la chanson ?





Elle est bien curieuse, dit Marco Valdo M.I. en laissant fleurir un grand sourire, car elle met en scène rien moins que Dieu le Père... et dans son rôle, dans la peau de ce personnage de chanson ou de toute œuvre d'imagination ou de fantaisie comme disent nos amis Italiens, il n'est pas plus mal venu que son compère le diable, le fantôme du lac, le petit chaperon rouge ou les trois petits cochons. Donc, notre chanteur, le bon Fausto Amodei, vient d'ouvrir la boîte à messages de son ordinateur et découvre un message envoyé par le Père éternel, lequel a bien du souci à se faire avec tous ses croyants de nationalités, de confessions et de devises à taux variables :Got mit Uns, Dieu le veut !, In God, we trust, Allah est grand, Rama la guerre et Vichnou la Paix... tant ils s'invectivent, se disputent, se massacrent entre eux, assassinent et s'assassinent à tour de bras, se suicident et tout ça, en son nom... Voila qui le dérange tout autant. Il ne veut en aucun cas tremper dans pareilles boucheries. Et il lance une longue tirade de colère et répudie toutes les religions... en ce que précisément, elles prétendent parler en son nom et lui font endosser toutes leurs absurdités et leurs œuvres criminelles.





En admettant le temps de la chanson, cette supposition de l'existence, pour le coup vraiment théorique, de ce personnage de Dieu – et c'est d'ailleurs ce que fait le chanteur – il n'aurait pas vraiment tort ce pèreéternel.com de renvoyer tous ces fanatiques à leurs individuelles et collectives responsabilités d'assassins patentés. Personnellement, je trouve que puisqu'on poursuit bien des responsables de partis ou des responsables politiques pour les massacres et crimes contre l'humanité et autres génocides, on devrait de même poursuivre les responsables des religions pour les abominations qu'elles ont couvertes et même, appelées de leurs vœux. Voilà qui serait politiquement correct... En attendant, reprenons tranquillement notre tâche et tissons le suaire vrai, faux ou saint peu nous importe, de ce vieux monde crédule, fantasmagorique, bigot, fanatique, trop plein de religieux et de religions et cacochyme.







Heureusement !





Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane









Ouvrant la boîte à message
De mon mail entrant
J'ai trouvé en haut de la page
Un fichier assez surprenant

 

Quant à l'expéditeur
Son adresse est d'ailleurs
Pereternel@audela.com
Qui c'est ce bonhomme ?
Qu'est-ce que j'ai gagné ?
À tout hasard, j'ai tout sauvegardé

 

Enfants, petits et grands, écoutez !
Ça dure depuis déjà un bon bout de temps

Vos frères de plus en plus inopportunément

Me harcèlent et me tirent de leur côté

 

Juste pour vous citer le cas le plus récent
Un président puissant et très gourmand
Voulait faire la guerre au Moyen-Orient
Il criait sur tous les toits « Dieu est grand ! »

 

Cet homme du Moyen-Orient est simplement
Un dictateur les plus féroces et sanguinaires
Il jura solennellement pour entraîner ses gens
Que j'écraserais leurs adversaires.

 

Et toujours là-bas, il y en a qui bourrés d'explosif
Se font sauter au milieu de femmes et d'enfants

Il est pourtant évident
Qu'à de telles folies, je suis nettement rétif.

 

Dans le camp adverse, ils envoient leurs chars

Convaincus qui sait par quel hasard
Qu'eux aussi quand ils tuent civils, femmes et enfants
Remplissent une mission sacrée au nom du Tout Puissant.

 

Mais maintenant,maintenant, je dis basta
Insupportable monde, tu es tombé bien trop bas
Je suis de bonne composition, mais cette fois
De telles saloperies, crois-moi, je n'en veux pas

 

Vous m'appelez Jéhovah ou Brahma
Osiris, Baal, Manitou, Dieu ou Allah
Je renie officiellement les impudents qui font
Toute cette merde en mon nom.

 

Je n'ai rien à voir avec vos bombardements
Tous vos attentats et vos suicides
Vos nettoyages ethniques et vos accidents
Vos guerres saintes et vos génocides.

 

Avec vos croisades, vos hécatombes, vos bains de sang
Toutes vos nuits où vous vous trucidez joyeusement
Au nom d'aberrations palestiniennes

Juives ou chrétiennes.

 

Je ne veux rien savoir de vos problèmes
Ni parrainer vos actions, vos fatwas
Mollahs, prêtres ou lamas pour moi c'est du pareil au même
Chamans et ayatollahs, c'est la même mafia.

 

Évêque, abbé, pape, pope, vicaire
Vous n'avez pas le droit d'imposer à Dieu une bannière
Ni archimandrite, ni brahmane, ni rabbin
Car moi aussi, j'ai droit au libre-examen.

 

Et faites bien attention à vous prêtres et fidèles
Faites attention, car si je me fâche
Musulmans, chrétiens, juifs, jeunes ou vieux
Sans métaphore, ce sera une colère de Dieu

 

Enfin, le pire qui le plus m'afflige et me fend le cœur
C'est quand je découvre un imposteur
Alors, je suis colère et j'envoie se faire cuire
Celui qui prétend parler au nom de Dieu

Alors, je suis colère et j'envoie se faire cuire
Celui qui prétend parler au nom de Dieu.

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Marco Valdo M.I.
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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 21:29

Si tous Les Gars Du Monde

Chanson française – Si Tous Les Gars Du Monde – Marcel Achard – 1956

Musique – Georges Van Parys

 

Interprètes : Yves Montand, Les Compagnons de la Chanson... et mille troupes de boy-scouts

 

 

Le bonheur, c'est une habitude ;

Avec deux cent millions d'amis, (sept milliards ?)

On ne craint pas la solitude !

 

 

 

 

 

Bon, la voilà ta chanson, mon cher Lucien l'âne mon ami. Tu jugeras par toi-même. Je ne veux pas donner mon avis tout de suite... Qu'en penses-tu ?

 

 

D'abord, Marco Valdo M.I. mon ami, permets-moi de te rappeler que je suis un âne et qu'il m'est dès lors difficile de donner la main à qui que ce soit... Cela dit, elle me paraît bien aimable cette chanson et bourrée de bonne volonté autant qu'un obus de poudre ou qu'une barrique de vin. Évidemment, quand je songe aux scénettes pour patronage de Boris Vian, je me dis qu'en effet, elle paraît convenir pour de jeunes cœurs et de jeunes aspirations... Bref, je lui trouve mille belles intentions et une sorte de joyeuse naïveté. Elle diffuse de bonnes résolutions et de bons sentiments à peu près autant que l'Unesco ou le curé de la paroisse de ma grand-mère. On ne fait pas plus correct...

 

Je vois... Je vois... Je comprends ce que tu veux dire. Je résume : c'est bien pour les gamins, mais elle occulte bien des choses. Et je pense d'ailleurs la même chose. Cependant, je reste persuadé qu'une chanson de cette sorte est à sa place ici, dans les chansons contre la guerre, car somme toute, c'en est une... Mais elle a aussi sa place dans les chansons de jeunesse... Car quand même, tu en conviendras, il vaut la peine – en ces temps malades de la peste individualiste et consommatrice, de chanter sur tous les tons les joies de la solidarité, du refus du racisme... Ça me paraît un bon début, comme certaines leçons de morale qu'on a reçues à l'école. L'air de rien, elles pénètrent en profondeur... Et si c'est bien pour le bien, imagine aussi que ce sera efficace pour induire des pensées, des convictions et des comportements inverses. Voilà pourquoi j'ai une certaine tendresse pour de telles chansons... D'autant qu'elle est dérivée d'un poème de Paul Fort, qui inspira quelques belles chansons à Tonton Georges, dont Le petit Cheval, La Marine, Comme hier... Je te le cite entièrement, car il est fort court ; il s'intitule : La Ronde autour du Monde :

 

« Si toutes les filles du monde voulaient se donner la main,
Tout autour de la mer, elles pourraient faire une ronde.
Si tous les gars du monde voulaient bien être marins,
Ils feraient avec leurs barques un joli pont sur l'onde.

Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, autour du monde,
Si tous les gars du monde voulaient se donner la main. »

(voir la version italienne de Sergio Endrigo : Girotondo intorno al mondo)

 

Oh, mais moi aussi, Marco Valdo M.I., je les aime ces chansons-là, même si je préfère des chansons plus fortes, aux propos plus poétiques, aux accents plus nets, plus virulents... Mais aussi plus complexes, plus profonds... Mais je dirais de celle-ci, ce n'est qu'un début... Un premier pas et rappelle-toi, les voyages les plus longs et les plus prodigieux commencent toujours pas un premier pas... Alors, voilà, finalement, je l'aime assez cette chanson-là... Elle aussi tisse le linceul de ce vieux monde mercantile, avide, atomisé, antagoniste et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

Si tous les gars du monde
Décidaient d'être copains,
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins ;
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans main,
Le bonheur serait pour demain !

 

Ne parlez pas de différences,
Ne dites pas qu'il est trop blond,
Ou qu'il est noir comme du charbon,
Ni même qu'il n'est pas né en France,
Aimez-les n'importe comment,
Même si leur gueule doit vous surprendre ;
L'amour, c'est comme au régiment,
Il faut pas chercher à comprendre !

 

Si tous les gars du monde
Décidaient d'être copains,
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins ;
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans main,
Le bonheur serait pour demain !

 

J'ai mes ennuis et vous les vôtres,
Mais moi, je compte sur les gars ;
Les copains qu'on ne connaît pas
Peuvent nous consoler des autres ;
Tous les espoirs nous sont permis,
Le bonheur, c'est une habitude ;
Avec deux cent millions d'amis,
On ne craint pas la solitude !

 

Si tous les gars du monde
Décidaient d'être copains,
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins ;
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans main,
Le bonheur serait pour demain !

 

Si tous les gars du monde
Décidaient d'être copains,
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins ;
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans main,
Le bonheur serait pour demain !

 

Si tous les gars du monde devenaient des copains...

 

 

 

Si Tous Les Gars Du Monde
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Marco Valdo M.I.
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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 20:09

 

TONI LE FOU

 

 

Version française – TONI LE FOU – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Toni il matto – Lingalad

 

 

L'histoire de Toni ( Antonio Paggi di Rovere Veronese – VÉRONE)

Extrait de l'interview de Giuseppe Festa à Radio Live New Zeland (traduction) – août 2010

« Deux de nos amis, Daniela et Tiziano, ont acquis une vieille maison en pierre, abandonnée depuis des décennies et considérée comme maudite. Un temps y habita Toni, un graveur d'une extraordinaire adresse, qui partit pour la guerre et revint fou, au moins selon ses concitoyens.

 

Alors Toni ne voulut plus voir presque personne, se retira dans les bois et construisit, pierre après pierre, la maison qui encore aujourd'hui trône sur un col dans toute sa lumineuse beauté. La maison de Toni regardait la vallée par des très grandes fenêtres, pendant qu'en direction d'un sentier qui sortait du bois cet homme avait creusé dans le mur un étroit regard, un véritable judas militaire. Les habitants du pays disaient que ce fou avait creusé, sous sa maison, des tunnels souterrains, lieux sombres et maudits.

 

Et en effet, comme l'ont découvert nos amis, Toni avait effectivement creusé un passage secret qui le conduisait au-delà de son pré. Pourquoi ? Peut-être sa folie avait-t-elle prescience de quelque danger? Le fait est que, comme le rapportent les chroniques communales, un jour, une patrouille d'Allemands remonta la vallée avec le but de recruter de force carriers et tailleurs à employer à des tâches militaires. Ils arrivèrent à la maison de Toni justement par ce sentier qu'il craignait tant. Toni fut surpris sur la porte de sa maison, hurla quelque chose et tenta de fuir, mais il n'eut pas le temps d'atteindre son passage secret de fuite. Une rafale de pistolet-mitrailleur le tua sur place. que nous avons imaginé ce qui passa par la tête Toni avant qu'il ne meure :

« ...juste avant de fermer mes yeux désormais fatigués
Je me suis demandé : « Au fond… qui est le fou ? »

» La chanson se clôt sur ces mots.

Depuis lors, personne n'a plus voulu entrer dans cette maison, sauf nos amis,à qui nous souhaitons de faire revivre dans ces pierres le rêve deToni.

La chanson est chantée en duo : la voix Toni est celle de Davide Camerin, cependant que j'interprète la voix des gens du village ».

 

Giuseppe Festa – chanteur du Lingalad

 

 

 

Bonnes gens, avec votre permission je voudrais me présenter
Dans tout le pays, ils m'appellent Toni et ils ajoutent « le fou »
Jeune, j'ai fait la guerre mais je ne me rappelle plus rien du tout

Il reste seulement l'éclat que j'ai en tête fidèle copain

Enveloppé dans un noir manteau, je marche vite en traînant un bâton
Qui laisse d'une marque secrète et invisible pour retourner chez moi
Sans perdre mon chemin

Toni est fou, on le sait et au pays, il ne viendra plus
Il parle avec le néant, il creuse la pierre et jusqu'à l'Enfer, il creusera

Depuis des années, je ne parle à personne si ce n'est à mes hêtres

et au torrent qui court parmi les rochers
Patient, il m'écoute et il ne demande pas si je suis fou

J'ai fait moi-même ma maison

En choisissant des pierres dures et lumineuses
Avec de grandes fenêtres qui regardent en bas dans la vallée
Et respirent le soleil

Toni est fou, on le sait et au pays, il ne viendra plus
Il parle avec le néant, il creuse la pierre et jusqu'à l'Enfer, il creusera


La maison que j'ai faite s'élève dans le ciel et plonge des racines profondes
J'ai creusé des passages secrets qui mènent loin pour fuir mon destin
Dans un mur la lumière du jour traverse une étroite fente
Qui regarde le sentier et la mort que j'ai vue une nuit enveloppée dans un rêve

Un jour, il y eut une rafle, ils voulaient me voler et me porter à la mine
M'arracher à ma maison, à ma terre mais moi, je me suis enfui… ou au moins j'ai tenté

Ce jour lointain où ils m'ont flingué, juste avant de fermer mes yeux désormais fatigués
Je me suis demandé : « Au fond… qui est le fou ? »

 

 

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Marco Valdo M.I.
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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 17:18

L'ARCHE DE NOÉ

 

Version française – L'ARCHE DE NOÉ – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - L'Arca di Noé – Sergio Endrigo – 1970

Texte de Sergio Endrigo
Musique de Sergio Endrigo et de Luis Bacalov

 

 

 

Un vol de mouettes télécommandé
Et une plage de coquillages morts

Dans la nuit, une étoile d'acier
Trompe le matelot

 

Bandes blanches dans un ciel de lin
Pour charmer et faire rêver les enfants
La lune est pleine de drapeaux sans vent
Quelle peine d'être des humains

 

Partira
Le bateau partira
Où il arrivera
On ne le sait
Ce sera comme l'Arche de Noé
Le chien, le chat, toi et moi

 

Un taureau est étendu sur le sable
Son cœur perd du kérosène
À chaque courbe un cheval de faux acier
Détruit le cavalier

 

Terre et mer, poussière atone
Une ville s'est perdue au bout du chemin
La maison est vide, elle n'attend plus personne
Quelle peine d'être des humains

Partira
Le bateau partira
Où il arrivera
On ne le sait
Ce sera comme l'Arche de Noé
Le chien, le chat, toi et moi

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Marco Valdo M.I.
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:31

LE JOUR DE L'ÉGALITÉ

 

 

 

Version française – LE JOUR DE L'ÉGALITÉ – Marco valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Il giorno dell'eguaglianza – Fausto Amodei – 1963

 

 

 

 

 

 

Ah, Lucien l'âne mon ami, voici une chanson qui devrait te plaire... Même si elle a déjà cinquante ans... Elle devrait plaire à tous nos amis, car elle est à la fois, optimiste et réaliste. Et puis, elle annonce un futur plus supportable que notre triste époque où les dictateurs se camouflent sous les vêtures les plus démocratiques qui soient... Ils se font élire, baissent la tête, croient et croisent les doigts. Où tels Raminagrobis ou « Grippeminaud le bon apôtre

Jetant des deux côtés la griffe en même temps,

Met les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre. », le banquier ruineur d'hier se prétend le redresseur d'aujourd'hui et sous des airs cauteleux, des sourires et des œillades, enfonce jusqu'au manche la lame de l'estocade. Cependant, si elle n'a aucune illusion sur le monde d'aujourd'hui, elle annonce le jour de l'égalité, le jour où les hommes seront tous égaux – non plus seulement en droits, ce qui est vain et en finale, mensonger et trompeur, digne en somme de Grippeminaud, mais égaux vraiment, égaux dans les faits, dans les biens et dans les gestes de tous les jours... Ce qui est tout autre chose et suppose, c'est là le véritable optimisme, qu'il n'y a plus de riches, que la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres aux seuls fins de magnifier leurs profits, d'étendre leur domination, de renforcer leurs pouvoirs, de multiplier leurs privilèges et de se rengorger tant et plus, que cette Guerre de Cent Mille Ans aura vécu...

 

 

Enfin, je m'explique assez l'optimisme de cette chanson, dit Lucien l'âne en souriant de toutes ses superbes dents et dressant ses oreilles tels des ifs au soleil, mais pour ce qui concerne le réalisme, je ne le vois pas...

 

 

Attends, je te prie un instant, que je finisse mon propos. Le côté réaliste, vois-tu Lucien l'âne mon ami, et ne plisse pas l’œil de manière si bougonne, est tout aussi plaisant tant il baigne dans une juste auto-dérision. Écoute ça : nous savons que nous sommes : « ... au fond, d'excellents coquins, Et, dans le même temps, de beaux filous. »

 

 

Voilà en effet qui est réjouissant... Mais ne peut-on espérer certaine amélioration ?

 

 

Si fait, si fait... la voici :

« Nous serons finalement honnêtes

Sans être malappris

Sans que jamais on écrête

La liberté d'autrui. »

 

 

Ohlala, c'est tout un programme. Pour un tel destin, je signe à deux mains... Et que fera-t-on ensuite ?

 

 

Une ronde... Comme celle que chantaient déjà Paul Fort et Marcel Achard. Souviens-toi :

 

Paul Fort :

« Si toutes les filles du monde voulaient se donner la main,

Tout autour de la mer elles pourraient faire une ronde. »

 

et Marcel Achard :

 

« Si tous les gars du monde

Décidaient d'être copains,

Et partageaient un beau matin

Leurs espoirs et leurs chagrins ;

Si tous les gars du monde

Devenaient de bons copains

Et marchaient la main dans main,

Le bonheur serait pour demain ! »

L'un forcémenbt inspirant l'autre et peut-être même, Fausto Amodei, qui conclut :

 

"Ce jour-là, pas lointain,

Nous allons faire une ronde

Tout autour du monde,

En nous tenant par la main."

 

 

M'est avis, Marco Valdo M.I. mon ami, qu'il faudrait les mettre ces deux chansons françaises dans les Chansons contre la Guerre, pour tenir compagnie à celle-ci. En attendant, tissons le linceul de ce vieux monde grippe-sou, rusé, sournois, jésuitique à souhait et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

 

Nous nous éveillerons un matin différent

Nous entendrons un silence jamais écouté,

Nous ouvrirons fenêtres et volets, hésitants,

Nous nous apercevrons, ce jour-là que le monde a changé.

 

Et nous penserons ce matin advenu,

Qu'une meilleure vie sur terre viendrait,

La veille s'était éteint, à notre insu,

Un moment triste que nous ne reverrons jamais.

 

De ce matin

Nous saurons enfin

Que chacun des nôtres

Est l'égal des autres.

 

Chacun demain

Saura, c'est certain

Être satisfait

Et vivre en paix.

 

Nous saurons tous, à partir de ce matin,

Et nous penserons pareil de tous et de nous,

Que nous sommes, au fond, d'excellents coquins,

Et, dans le même temps, de beaux filous.

 

Il n'y aura plus personne qui pousse les gens

À « obéir, combattre et croire » en lui,

Et promet un Empire aux obéissants

Et un enfer à ceux qui refusent ses avis.

 

Dès ce moment, aussitôt

Nous ne serons plus obligés

De jouer les héros,

Les élus et les réprouvés.

 

« Ce monde, qui maintenant est plein

D'opprimés et d'oppresseurs,

Ce monde connaîtra moins

De vaincus et de vainqueurs.

 

Il n'y aura plus de martyrs, de bourreaux et de tyrans,

Nous sommes tous un peu saints et un peu pécheurs;

Il n'y aura plus, pour des milliers d'années, de déments

Qui veulent jouer aux dictateurs.

 

Disparus les soldats et les généraux,

Disparus excommunications, censeurs et prêtres ,

Nous serons une planète d'êtres égaux

Où tout le monde a du respect pour soi et pour les autres.

 

Pour être comblés,

Pour vivre contents,

Nous ne serons pas obligés

De nous vouloir puissants.

 

Nous serons finalement honnêtes

Sans être malappris

Sans que jamais on écrête

La liberté d'autrui.

 

Ce jour-là, pas lointain,

Nous allons faire une ronde

Tout autour du monde,

En nous tenant la main.

 

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Marco Valdo M.I.
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 20:52

SI VOUS NE LES CONNAISSEZ PAS

 

Version française - SI VOUS NE LES CONNAISSEZ PAS – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Se non li conoscete – Fausto Amodei - années '70]
Paroles et musique de Fausto Amodei


Nous pourrions l'appeler un «chant de service ». Il a été écrit pour reconnaître les fascistes d'Almirante ..., mais il est encore utile aujourd'hui. Il suffit de changer les noms !

 

 

voir aussi : http://video.corriere.it/milano-parata-neofascista-costretti-cancellare-interviste/9c47dd90-b1a9-11e2-9053-334578a33cff

 


 

On reconnaît aisément ces sympathiques garçons... Il y en a partout en Europe... Ça pullule, même si on fait semblant de ne pas les voir... À l'orbace près, ils sont pareils à eux-mêmes.

 


Aube-doree.jpg



Si vous ne les connaissez pas, regardez-les une minute

Vous les reconnaîtrez à leur manière de saluer

Bras tendu, main ouverte, doigts droits et serrés.

Comme ils l'ont appris suivant des règles prescrites

C'est un salut singulier fait de la main droite

Comme à l'école primaire, on en fait à l'instit'

Pour s'absenter et aller aux toilettes

Sans aucun doute, on le reconnaît bien vite

 

Seul un fasciste fait ce salut-là

Il suffit, si vous ne les connaissez pas

De regarder la manière dont ils marchent

Les genoux raides tous en avant marche

Donnent des coups de pied au derrière à ceux qui sont devant

Ceux qui les reçoivent sans en donner marchent au premier rang

À donner sans les prendre, ils sont dix ou dix mille

Ceux un peu moins cons se mettent en queue du cortège

Sans aucun doute, on les reconnaît à ce pas

Seuls les fascistes marchent de cette façon-là

 

Si vous ne les connaissez pas, observez un peu

L'allergie atavique qu'ils ont pour le rouge

Ils ne peuvent voir sans blêmir de fureur

Drapeaux ou mouchoirs de cette couleur

Peut-être sont-ils comme les taureaux dans les arènes

Mais ils n'ont pas de couilles et la comparaison est incomplète

On a appris d'une enquête qu'ils les portent dans la tête

Maintenant, vous les reconnaissez, ce sont eux

Les fascistes ressemblent aux taureaux comme les bœufs

 

Si vous ne savez pas, voici ce qu'ils valent

Eux et leur mouvement qu'ils appellent social

Mouvement de millions, mais de millions qui passent

Des poches des patrons, dans les poches des tueurs

Déjàclaires à Arcinazzo leurs tours de passe-passe

Mouvement, mais de la main en vrai masturbateur

Une technique manuelle de la droite nationale

Maintenant que vous savez qui les achète, les reconnaissez-vous

Seul le fasciste fait aussi bien le voyou.

 

Si vous ne les connaissez pas regarder le meneur

C'est un bourreau ou un assassin, c'est un commandeur

Sur l'orbace, il porte la chemise et la cravate

Pour cacher tout le sang qui l'incruste

Il a acheté un drapeau national et chaque fois qu'il le déploie

On sent un peu l'odeur de sa chemise noire

Il joue l'homme de bien tant que ça lui plaît

Je vois : Almirante est celui avec le pistolet

Et la matraque bien cachés dans son gilet.

 

Repensez au passé, si vous ne les connaissez pas

Aux attentats de Milan et de la Piazza Fontana

Avec deux bombes et une fleur aux lèvres

Maintenant, avec le TNT, ils font la flamme tricolore

Et comme avant contre la démocratie, les revoilà

Avant avec la Gestapo, maintenant avec la CIA

Nourris par les fèces des colonels hellènes

Maintenant, ces fascistes, ces charognes

Qu'ils retournent aux égouts avec leurs amis qui y sont déjà.

 


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Marco Valdo M.I.
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 14:26

RAPHAËL

 

 

Version française – RAPHAËL – Marco Valdo M.I.

Chanson italienne – Raffaële – Fausto Amodei

 

 

Selon les « Cantacronache », la musique est bien d'Amodei mais les paroles sont de Dario Baraldi, « un obscur employé d'Olivetti obscure » ; son texte a été préféré à textes de personnages littéraires beaucoup plus notables, comme Giovanni Arpino, Franco Parenti, Folco Portinari ou Ignazio Buttitta.
(P.89 de "Cantacronache", CREL-Scriptorium, 1995) [Alessandro]

 

 

 

 

Raphaël, on l'avait nommé

Il est né au Mexique

Un jour assez tragique

Où ça n'arrêtait pas de tirer

 

Quand il sut un peu parler
Avec son visage d'ange
Et son sourire sans mélange
Il se mit à chanter

 

Maman, dis-moi si c'est vraiment mal
De pendre un général
Un seul et la tête en bas
Un seul, dit-elle. Plus, on ne peut pas

Un seul, dit-elle. Plus, on ne peut pas

 

Sa mère inquiète

Le fit bénir
Raphaël laissait dire

Il n'avait que son général en tête

 

Quand il était encore enfant
Il jouait avec des petits soldats
Il les pendait par les pieds et leur tordait les bras
Avec grand plaisir et beaucoup d'amusement

 

Maman, dis-moi si c'est vraiment mal
De pendre un général
Un seul et la tête en bas
Un seul, dit-elle. Plus, on ne peut pas

Un seul, dit-elle. Plus, on ne peut pas

 

Soudain, un jour l'étincelle

De l'insurrection éclaire le ciel
Sans hésiter, il s'en va

Rejoindre Pancho Villa

 

Mais l'amour à son tour requit Raphaël
La jeune fille était fort belle

Elle avait un visage plein de douceur
Raphaël lui donna son cœur

 

Maman, dis-moi si c'est vraiment mal
De pendre un général
Un seul et la tête en bas
Un seul, dit-elle. Plus, on ne peut pas

Un seul, dit-elle. Plus, on ne peut pas

 

Mais à leur bonheur manquait

Quelque chose encore
La jeune fille soupirait, car il fallait

Le consentement de son père

Orgueilleuse, elle dit d'un air entendu
Que c'était un grand général
Raphaël se sentit mal

Mais son amoureuse l'a convaincu

 

Maman: Je crois que c'est vraiment mal
De pendre un général
Maintenant que j’aime tête en bas
Plus, jamais, je ne demanderai ça
Plus, jamais, je ne demanderai ça

Mais ce cher beau-papa

Ne ne l'écoutait pas
Et sans hésiter, il a ordonné

De le pendre à un prunier

C'est ainsi que le rebelle
Raphaël fut exécuté
Et de son souffle dernier
Il soupira de plus belle

Maintenant, je sais que ce n'est pas mal

De pendre un général
Un seul et la tête en bas
Malheureusement, le pendu, c'est moi
Malheureusement, le pendu, c'est moi

 

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Marco Valdo M.I.
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 20:21

LES CHOSES INTERDITES

 

 

Version française – LES CHOSES INTERDITES – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Le cose vietate – Fausto Amodei – 1958

Paroles et musique de Fausto Amodei

Texte : Cantacronache, Aventure politique et musicale des années cinquante, par Emilio Jona e Michele L. Straniero, Crel-Scriptorium 1995, p. 171.

 

 

 

 

En plus des interdictions que nous a signifiées le bon Dieu
Sous le nom, bien connu, de «commandements»
Des gens crurent qu'il serait très pieux
D'en créer et d'en publier au moins cent
«No Smoking »,«Interdiction de dépasser»,
Ne pas laisser traîner de saletés,
À certains endroits, il est «interdit de cracher »
Dans d'autres, « Ne pas jeter d'immondices. »
Mais toutes ces choses sont sans douleur
De petites indications pour nous rendre meilleurs
Le problème est que ces types qui font tant d'histoires
Rendent les choses permises obligatoires.

Dans les rues, il y a les panneaux
« No parking », « Propriété privée »
Et, dans les magasins, dans les dépôts
« Ne touchez pas la marchandise exposée»,

Pour éviter aux jeunes les dérèglements
Que peut provoquer le monde du sexe,
Pour tous les mineurs en-dessous de seize ans
À certains endroits, c'est «Entrée interdite ».
Mais toutes ces choses sont sans douleur
De petites indications pour nous rendre meilleurs
Le problème est que ces types qui font tant d'histoires
Rendent les choses permises obligatoires.

« Ne pas se pencher au dehors », « Sens interdit »
« Passage interdit aux cyclomoteurs »
« Baignade interdite », « Stationnement interdit »,
« Ne parlez pas au conducteur »:
Parmi les nombreuses interdictions en tous genres
La loi n'interdit pas, un peu étrangement
De nous envoyer tuer nos frères,
Et faire la guerre aux pauvres gens.
On nous oblige à jouer au soldat
Pendant bien dix-huit mois
Et le seul commandement oublié
Dit clairement: «Il est interdit de tuer. »

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 12:14

 

 

LE PRIX DU MONDE

 

Version française – LE PRIX DU MONDE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Il prezzo del mondo - Fausto Amodei

 

 

 

Il s’était peu inquiété d’avoir des patrons ou des clients ; il aurait voulu n’avoir que des amis ; mais la plupart des hommes, au lieu d’aimer et d’être aimés, préfèrent commander ou servir.

 

Juste Olivier

Le Pré aux noisettes

1863

http://www.ebooks-bnr.com/olivier-juste-le-pre-aux-noisettes-tome-1/

 

 

 

Tout est marqué
Au prix marchand,
Tout est là qui attend
Impatiemment d'être acheté.

 

C'était un monde tout à nous
Là pour tous les gens
Pourquoi devons-nous
L'acheter aux marchands ?

 

Ils nous ont volé le monde entier
Qui est notre commune propriété
Pour nous le revendre et se l'approprier.

 

Nous louons le monde à l'heure
À ceux qui l'ont loti ;
Ils n'en augmentent en rien la valeur
Mais en font grimper seulement le prix.

 

Nous étions tous égaux
L'égalité est en morceaux
Il faut à présent racheter nos émotions
Comme des biens de consommation.

 

Ils ont volé l'abondance
Pour nous la revendre en vitesse
Sous le nom de richesse

 

L'homme, maintenant, trouve
Quelqu'un qui l'estime
Non pour ce qu'il sait faire
Mais pour ce qu'il possède.

 

Ils nous ont volé, peu à peu,
Nos cerveaux et même nos cœurs,
Ils nous ont laissé dans leur jeu
Le rôle de consommateurs.

 

Ils nous permettent sans façon
d'acquérir leurs dons
Avec une ristourne, si nous sommes bons.

 

Le monde, à chaque instant,
C'est nous qui le faisons,
Chaque jour en gaspillant
La force que nous vendons

 

L'argent que nous devons gagner
À produire le monde entier
Nous permet à peine d'en acheter
Un morceau de piètre qualité

 

Ce vieux monde compromis
Abattons-le en chanson
Sans regret, sans concession.
Et faisons un nouveau monde, les amis

 

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Marco Valdo M.I.
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