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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:14

El loup et el Lemmeke

 

Chanson marollienne - El loup et el Lemmeke - Coco Lulu - 1898

Texte de Victor Lefèvre  (1822-1904)



 

 






Victor Lefèvre (1822-1904) fut un fonctionnaire modèle du service de l’Instruction publique de la ville de Bruxelles. Membre de la loge maçonnique bruxelloise « Les Amis Philanthropes », il composa quelques œuvres sous son nom mais c’est comme « barde de la rue Haute » et comme auteur marollien qu’il se fit connaître sous le pseudonyme de Coco Lulu.

 

 

Ah, Lucien l'âne mon ami, figure-toi... Oui, figure-toi ceci...

 

 

Au fait, que dois-je me figurer ?, demande Lucien l'âne un peu ahuri par un tel préambule. Figure-toi donc que j'allais tranquillement mon chemin, quand un loup survînt... Non ce n'est pas ça, mais presque. Je traduisais une chanson italienne où il est question de Lupi – en français , de loups [http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=6558&lang=it#agg220923] et j'y reviendrai prochainement, mais chemin faisant, il m'arriva une aventure que je m'en vais te conter.

Je regardais la page de cette chanson que je me préparais à traduire quand je me suis aperçu qu'il y avait un parcours des Loups contre la Guerre. Curieux comme un âne, je suis allé voir de quoi il s'agissait et j'ai découvert que ce parcours recensait 19 chansons. Je me suis dit : Tiens, y suis-je ? Ou plus exactement, y trouve-t-on les chansons que j'ai écrites et qui parlent de loups ? Tu les connais sans doute …

 

 

Évidemment... J'en ai au moins deux en mémoire... Le Petit Chaperon Rouge et le Loup de Rome [[8929]] et Les Loups dans la Ville [[22263]]... Ceci dit, ce sont de bonnes chansons. Et elles n'y sont pas ? J'en tombe de mon siège, dit Lucien l'âne bien campé sur ses quatre pattes.

 

 

Non en effet, ; tout comme ne s'y trouve pas Je ne hurlerai pas avec les loups [[36570]]

de Gilles Servat. Mais, c'est sûrement un ajustement à faire et il sera fait prochainement. Je te disais ça, car regardant les 19 chansons recensées, j'ai vu « Lupus in fabula » (Il lupo e l'agnello) de Daniele Sepe et la kyrielle de fables et de chansons qui l'accompagnent, dont 2 en italien, 2 en grec, 1 en latin et 1 en français.

 

 

Moi, dit Lucien l'âne en riant, je me souviens très bien de cette histoire en grec... C'était, il y a bien longtemps. Elle m'avait été racontée par un certain Ésope ou en grec, Αἴσωπος que je véhiculais là-bas en Phrygie – sans craindre les loups, ce sont eux plutôt qui craignent mes sabots et mes dents... J'imagine donc bien de quoi tu aprles... mais, je t'en prie continue, sinon on n'y arrivera pas.

 

 

Très bien, excellent, me suis-je dit. Et puis, et puis, une petite lampe s'est allumée au fond de ma mémoire et m'est revenue une version de la même histoire (appelons-la comme ça) en une langue que j'appellerais le « bruxellois »... dont le titre – toujours de mémoire – devait bien être « Le Loup et le Lemmeke », directement inspirée du sieur La Fontaine – proximité oblige.

 

 

Et qu'as-tu fait alors ?, demande l'âne Lucien tout ébahi encore.

 

 

Eh bien, j'ai cherché à al retrouver et j'y suis arrivé et à ma grande stupéfaction, j'en ai trouvé deux différentes... Une en « bruxellois », disons presque contemporain, disons, tel qu'on le parle encore et une bien antérieure en « marollien », une langue populaire étonnante comme tu vas pouvoir t'en rendre compte.

 

 

En marollien, dis-tu ? Mais qu'est-ce que c'est que cette langue-là ?, dit l'âne polyglotte et intéressé.

 

 

Le marollien ? Était (car je crois bien que cette langue a quelque peu disparu) à partir de la moitié du XIXième siècle la langue des habitants du quartier populaire des Marolles à Bruxelles. Quartier où aboutissaient les ouvriers venus construire la capitale du nouveau royaume – né en 1830, au moment donc où Bruxelles a connu une croissance rapide. Je ne sais si le « marollien » a encore cette étonnante figure de langue, écoute bien, de langue carrément « wallonne », mâtinée d'expressions flamandes. En clair, ce « brusseleir » était une langue d'oïl. C'est cette surprenante version du Loup et l'Agneau que je te fais voir... Car pour l'entendre, ce sera difficile... Son interprète est mort depuis un siècle et on n'en possède pas d'enregistrement et c'est bien dommage.

 

 

Car on connaît son interprète ? dit Lucien l'âne de plus en plus ahuri. Et qui ce serait bien ?

 

 

Bon, d'abord, je te préviens... Il a un nom à coucher dehors avec un billet de logement, comme disait ma grand-mère. Un nom drôle... C'était son nom d'artiste, son nom de chansonnier... Il s'appelait Coco Lulu. Et on en connaît même l'auteur de cette chanson d'El Loup et el Lemmeke... Il s'appelle Victor Lefèvre, qui de son vivant était employé d'administration... Je crois bien me souvenir qu'une rue porte son nom à Schaerbeek, grande commune de Bruxelles, où j'imagine il habita. Il est mort en même temps que le chansonnier, étant la même personne physique.

 

 

On connaît ça... dit l'âne Lucien en souriant aux anges. Mais sais-tu que cette histoire me paraît avoir certaine actualité – par exemple du côté de l'Ukraine. Enfin, loup ou pas loup, tissons le linceul de ce vieux monde où les plus forts entendent toujours avoir raison, où les riches et les puissants entendent toujours tirer profit des plus faibles... Monde infâme et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

El loup et el Lemmeke

 

A Hanske Taverne.

 

Quans' qu'on fait des rus', c'est toujours el capon
Qu'est l' plus fort, qu'a raison.
..............................................
Un petit Lemmeke un jour
Buvait de l'eau dans un' rivière...
Un loup qu'avait très soif, vient, et dit en colère :

« Ploch' ve den doch' ! c'est à m'tour
» De boire, et tu viens sur ma place.
» Halte là !
» Petit' crapul' que t'es là !
- Beh ! mossieu le loup, je passe
» Plus bas que toi ! je salis pas votre eau.!
- Stinker ! qu'en wallon on appelle agneau,
» Sur moi t'as dit tout' sort' de choses
» Deux ans passés - Prends gard' si t'oses
» Encor' me crétiquer !.. - Tu dis deux ans passés ?
» Alours j'étais cor pas sul'terre.
» Je têt' cor ma mère!..
- C'était pas toi ? - Och ! non ! - Alours c'était vot' frère ?
- Beh ! j'en ai pas ! - smoel toe ! c'est assez !
» C'était alours des gens' de vot' famile...
» Le chien, le briger...
» Y m'laissont jamais tranquille,
« Et j'vas m'revenger...
Avec el Lemmeke y file
Dans les bois, et va l'manger...
..................................................
Tu vois bien que c'est l'capon
Qu'est le plus fort, qu'a toujours raison.

 
 
El loup et el Lemmeke
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Marco Valdo M.I.
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:53

CHANT DES TAILLEURS JUIFS

 

DE LA WEHRMACHT

 

 

Version française – CHANT DES TAILLEURS JUIFS DE LA WEHRMACHT – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Canto dei sarti ebrei della Wehrmacht – Stormy Six – 2013

Écrite par Umberto Fiori et Tommaso Leddi des Stormy Six
Du spectacle “Benvenuti nel ghetto” (Bienvenue au ghetto) créé par le groupe avec Moni Ovadia, à l'occasion des 70 ans de l'insurrection du ghetto de Varsovie.

 

 

 

« Pourtant est-ce peut-être là où quelqu'un résiste sans espoir, que commence l'histoire humaine, comme nous l'appelons, et la beauté de l'homme. » Yannis Ritsos/Γιάννης Ρίτσος, fragment de « Ελένη », 1970.

 

 

Entre avril et mai 1943 les Juifs du ghetto de Varsovie — hommes et femmes, vieillards et enfants — se rebellèrent face à la violence des SS et leur tinrent tête, armes la main, pendant presque un mois. Il s'agit du premier épisode de résistance armée contre les nazis ; un épisode d'autant plus significatif que les protagonistes — dans des conditions désespérées d’infériorité militaire et presque total isolement — en furent les victimes désignées de la persécution raciste et du génocide, les « sous-hommes sans honneur » et que les troupes de Hitler s'attendaient seulement à de la lâcheté et de la soumission. Les onze chansons du disque, écrites à l'occasion de l'anniversaire, évoquent le historique épisode sous divers angles.

 

Le second morceau se fonde sur les chroniques du temps : quand les Allemands commencèrent les déportations du ghetto vers les camps de concentration, l'ordre — au moins dans un premier temps – fut d'épargner les travailleurs juifs « stratégiquement utiles » et parmi ceux-ci les tailleurs qui confectionnaient les uniformes de la Wehrmacht. Leur chant est celui de ceux qui – pendant que la vague de l'Histoire approche – cachent leur tête sous le sable, en espérant être épargnés.

 

 

Nous sommes des tailleurs de métier.

C'est notre profession, c'est notre univers.

Manches, bords, broderies, cous, visières,

Aigles, grades, bracelets, croix gammées

 

 

 

Certes, l'air qu'on respire

Figure parmi les pires.

Beaucoup, à ce qu'on dit,

Dans les camps seront mis

À travailler pour l'ennemi :

Soupe, pelle, pioche.

C'est moche !

 

Oui, mais peut-être pour nous

On fera une exception.

Ils en tueront, beaucoup,

Raconte-t-on,

Mais moi, je pourrai me sauver,

Toi, tu pourras te sauver :

Nous sommes des tailleurs de métier.

 

Nous sommes des tailleurs de métier.

C'est notre profession, c'est notre univers.

Manches, bords, broderies, cous, visières,

Aigles, grades, bracelets, croix gammées

Ils ne font au fond rien de mal :

C'est un bal masqué, c'est un carnaval.

 

Si ça leur plaît à eux

De se mettre en costume et de gueuler,

Si ça leur plaît à eux

De semer l'effroi, de terroriser,

Qu'ils le fassent. Pourvu que nous

Ils nous laissent en paix, nous

Ils nous laissent travailler

En paix,

En paix.

CHANT DES TAILLEURS JUIFS DE LA WEHRMACHT
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Marco Valdo M.I.
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 18:51

BIENVENUE DANS LE GHETTO

 

(COCKTAIL MOLOTOV)

 

 

Version française – BIENVENUE DANS LE GHETTO (COCKTAIL MOLOTOV) – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Benvenuti nel ghetto ( Cocktail Molotov ) – Stormy Six – 2013

Écrite par Umberto Fiori et Tommaso Leddi des Stormy Six
Du spectacle “Benvenuti nel ghetto” (Bienvenue au ghetto) créé par le groupe avec 
Moni Ovadia, à l'occasion des 70 ans de l'insurrection du ghetto de Varsovie.

 

 

« Pourtant est-ce peut-être là où quelqu'un résiste sans espoir, que commence l'histoire humaine, comme nous l'appelons, et la beauté de l'homme. » Yannis Ritsos/Γιάννης Ρίτσος, fragment de « Ελένη », 1970.

 

Ce n'est pas chaud assez,

Pour vous, cet accueil ?

Allons, en avant, courage !

À chaque nouvelle arrivée, un hommage :

 

 

 

 

Entre avril et mai 1943 les Juifs du ghetto de Varsovie — hommes et femmes, vieillards et enfants — se rebellèrent face à la violence des SS et leur tinrent tête, armes la main, pendant presque un mois. Il s'agit du premier épisode de résistance armée contre les nazis ; un épisode d'autant plus significatif que les protagonistes — dans des conditions désespérées d’infériorité militaire et presque total isolement — en furent les victimes désignées de la persécution raciste et du génocide, les « sous-hommes sans honneur » et que les troupes de Hitler s'attendaient seulement à de la lâcheté et de la soumission. Les onze chansons du disque, écrites à l'occasion de l'anniversaire, évoquent le historique épisode sous divers angles.

 

Ferdinand von Sammern, l'officier Waffen SS cité dans « Bienvenue dans le ghetto », conduisit en avril 1943 une première tentative, faillie, de répression de la résistance juive, qui s'était révélée beaucoup plus tenace de prévu. Les combattants juifs disposaient de très peu d'armes conventionnelles (des fusils, pistolets) ; contre les nazis, ils utilisèrent des engins de fortune, surtout bouteilles incendiaires fabriquées selon la méthode du « cocktail Molotov » (du nom du ministre soviétique qu'on disait être l'inventeur).

 

 

 

 

Hommes de von Sammern,
Waffen SS,
Bienvenue dans le ghetto !

Les rues sont un peu étroites
Pour les tanks et les camionnettes.
Sous le blindé !
Je lève ma bouteille et je trinque.

Cocktail Molotov,
Deux parties d'essence et une de phosphore.
Ensuite bien agiter.
Ça te met le feu dans les veines,
Le cocktail Molotov.

Hommes de von Sammern,
Waffen SS,
Bienvenue dans le ghetto !

Ce n'est pas chaud assez,
Pour vous, cet accueil ?
Allons, en avant, courage !
À chaque nouvelle arrivée, un hommage :

Cocktail Molotov,
Deux parties d'essence et une de phosphore.
Ensuite bien agiter.
Ça te met le feu dans les veines,
Le cocktail Molotov.

C'est fort ? Tu savais pas.
C'est un étrange chatouillis,
Naguère, un soviétique l'inventa,
Mais ce sont les Juifs qui le lancent ici..

Cocktail Molotov,
Deux parties d'essence et une de phosphore.
Ensuite bien agiter.
Ça te met le feu dans les veines,
Le cocktail Molotov...

BIENVENUE DANS LE GHETTO  (COCKTAIL MOLOTOV)
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Marco Valdo M.I.
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:25

UMSCHLAGPLATZ

 

 

Version française – UMSCHLAGPLATZ – Marco valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Umschlagplatz - Stormy Six2013

Écrite par Umberto Fiori et Tommaso Leddi des Stormy Six
Du spectacle “Benvenuti nel ghetto” (Bienvenue au ghetto) créé par le groupe avec
Moni Ovadia, à l'occasion des 70 ans de l'insurrection du ghetto de Varsovie.

 

 

« Pourtant est-ce peut-être là où quelqu'un résiste sans espoir, que commence l'histoire humaine, comme nous l'appelons, et la beauté de l'homme. » Yannis Ritsos/Γιάννης Ρίτσος, fragment de « Ελένη », 1970.

 

 

Entre avril et mai 1943 les Juifs du ghetto de Varsovie — hommes et femmes, vieillards et enfants — se rebellèrent face à la violence des SS et leur tinrent tête, armes la main, pendant presque un mois. Il s'agit du premier épisode de résistance armée contre les nazis ; un épisode d'autant plus significatif que les protagonistes — dans des conditions désespérées d’infériorité militaire et presque total isolement — en furent les victimes désignées de la persécution raciste et du génocide, les « sous-hommes sans honneur »et que les troupes de Hitler s'attendaient seulement à de la lâcheté et de la soumission. Les onze chansons du disque, écrites à l'occasion de l'anniversaire, évoquent le historique épisode sous divers angles.

 

 

Il y a un terrain, entre la ville et le ghetto
Où tout trépasse et se transforme.
Là, on trie les Juifs et les cageots.

 

 

 

 

Umschlagplatz est le nom « technique » que les SS donnaient à un terrain – originairement destiné à la distribution de denrées alimentaires – où étaient rassemblés les Juifs du ghetto, pour être chargés sur les convois qui les transportaient dans les camps de concentration. Un temps, circula encore la nouvelle qu'il s'agissait de simples camps de travail ; l'idée d'une extermination de masse semblait incroyable. À celui qui partait était remise une miche de pain. Beaucoup voulaient croire à la promesse d'une vie meilleure. « Umschlag » signifie en allemand transbordement mais même changement improvisé, renversement. L'Umschlagplatz de Varsovie est le lieu d'un monde à rebours, où régnait l'arbitraire plus absolu.

 

 

 

Entre les caisses, les soupirs et les coquilles d'oeuf
Siffle et halète la locomotive :
Elle est là pour nous transporter sur l'autre rive,
Dans les champs où naît le monde neuf.
On nous a promis travail et liberté,
Sur l'Umschlagplatz.

 

Il y a un terrain, entre la ville et le ghetto
Où tout trépasse et se transforme.
Là, on trie les Juifs et les cageots.
Toute exception, ici, devient règle,
Et pure vérité, tout mensonge
Sur l'
Umschlagplatz.

 

Ne cherchez pas un siège, un matelas,
Ne posez pas vos paquets sur le pavé.
Que croyez-vous ? Marquez le pas !
Ce n'est pas la fin, ici. On ne fait que passer.
Ici on monte dans le wagon et on y va,
Sur l'
Umschlagplatz.

 

Entre les charrettes de choux et les voitures
Il n'y a pas place pour les bavardage et les plaintes,
La paperasse, les tribunaux, les assemblées.
Pas de problèmes : seulement des solutions.

On commande et on agit sans discussions.
Sur l'
Umschlagplatz.

 

Entre les charrettes de choux et les voitures
Il n'y a pas place pour les bavardage et les plaintes,
La paperasse, les tribunaux, les assemblées.
Pas de problèmes : seulement des solutions.

On commande et on agit sans discussions.

Sur l'Umschlagplatz.

UMSCHLAGPLATZ
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Marco Valdo M.I.
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 14:59

L'EXTINCTION DE LA RACE

 

HUMAINE

 

 

 

Version française – L'EXTINCTION DE LA RACE HUMAINE – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – L’estinzione della razza umana – Baustelle – 2013

 

Sur le groupe Baustelle, voir http://it.wikipedia.org/wiki/Baustelle

http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?lang=it&id=46729&all=1#last

 

 

 

Tournera la terre

Follement belle

Après l'extinction de la race humaine 

 

 

 

 

 

 

Contre moi
Pour

Le faucon
La grenouille
La mort
La plante du thé
Contre toi

Pour

Sauver

L'hirondelle
Les pétales des orchidées

 

La liberté
Que nous appelons en vain
La société
Car son guide est humain

 

Meurt la forêt, survit la tribu
Qui coupe la tête au coq qui ne chante plus
Meurt même l'amour
Qui n'a pas de couleur
Il pleut sur le cadavre durant des semaines
Des cavaliers du travail semblables à Jésus
Nous ne supportons pas les humains
nous ne les supportons plus
Tournera la terre
Follement belle
Après l'extinction de la race humaine

Sans nous
Une ère inhumaine sera
Nulle épidémie de peste ne viendra
Plus jamais nous polluer
Nous balayera
Notre lâcheté proverbiale
De brume nous serons noyés
Et puis l'oubli nous couvrira

 

Contre moi
Pour

Le cobra
La hyène
La croissance des nénuphars
Contre toi
Pour

Les insectes
Les pavots
Les loups
Les hautes marées
La gravité
Car s'envoler est sain

 

 

Meurt la forêt, survit la tribu
Qui coupe la tête au coq qui ne chante plus
Meurt même l'amour
Qui n'a pas de couleur
Il pleut sur le cadavre durant des semaines
Des cavaliers du travail semblables à Jésus
Nous ne supportons pas les humains
Nous ne les supportons plus
Tournera la terre
Follement belle
Après l'extinction de la race humaine 

L'EXTINCTION DE LA RACE  HUMAINE
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Marco Valdo M.I.
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 21:20

CHANT DU LUMPEN

 

Version française – CHANT DU LUMPEN – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson allemande – Lumpenlied – Erich Mühsam – 1909


http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?lang=it&id=46965



Texte d'Erich Mühsam, dans le recueil “Wüste, Krater, Wolken” publié en 1914.
Musique de Béla Reinitz (1878-1943), compositeur, militant de la gauche hongroise.
Dans le film “Mephisto” (1981) du réalisateur hongrois István Szabó, interprété par Klaus Maria Brandauer, tiré d'un récit de Klaus Mann.
Plus récemment mis en musique par Frank Spilker e Knarf Rellöm.

 

 

 

 

 

Erich Müsham
(tableau de Brigittte Arndt 
www.brigitte-arndt.de)

 

Une chanson dans le style cabaret qu'Erich Mühsam [http://labouchedefer.free.fr/spip.php?article51] écrivit à l'époque de son séjour à Munich, où il fonda un groupe socialiste révolutionnaire appelé « Gruppe Tat » avec lequel il entendait conscientiser et impliquer dans le processus révolutionnaire le « Lumpenproletariat », le sous-prolétariat urbain. L'expérience échoua, car les « lumpens » n'étaient pas vraiment intéressés par la propagande socialiste autant qu'à la nourriture et aux boissons disponibles pendant le meeting du Tat…

Et en effet cette chanson,quoique ironique, est en même temps très amère, car à la désacralisante vision d'une bourgeoisie avide, hypocrite et d'un nationalisme (le même qui livrera l'Allemagne aux nazis) se joint même la déception par rapport à la capacité des classes subalternes d'exprimer solidarité et conscience politique, même si pour Mühsam la faute n'est pas la leur mais celle du système capitaliste, si séduisant en apparence et difficile à attaquer…

 

 

 

 

 

N'était-ce pas ce même Erich Mühsam qu'on croise dans « Mon Siècle » de Günter Grass et qu'on a croisé dans tes Histoires d'Allemagne en 1934 – Erich Mühsam, poète, anarchiste et assassiné ? J'en ai gardé un souvenir aigu, dit Lucien l'âne en balançant sa tête noire.

 

 

Très juste, c'est bien de lui qu'il était question et il me plaît de rappeler ainsi au jour cette chanson, qui, souviens-t-en, relate le supplice et l'exécution d'Erich Mühsam par les nazis au camp de concentration d'Orianenburg. Après l'avoir torturé, face à son implacable résistance (Ora e sempre : Resistenza !), ils finiront par le pendre dans la nuit du 9 au 10 juillet 1934, connue sous le nom de la Nuit des Longs Couteaux. Mais cette fois, c'est le poète, chansonnier, auteur Mühsam qu'il m'est donné de traduire et ce n'est là qu'un début... Car Mühsam comme bien d'autres et sans doute, plus encore que bien d'autres, est un de ces auteurs que couvre une mystérieuse chape de silence. Une première explication m'avait été donnée par Carlo Levi, lui qui mena la résistance au régime fasciste pendant près de vingt-cinq ans et au fascisme, le reste de son existence. Carlo Levi signalait le fait que les opposants à un régime sont triplement pénalisés : une première fois dans leur pays comme opposants (résistants, terroristes...), une seconde fois comme exilés, et une troisième fois en exil comme ressortissants d'un pays disons dictatorial ou même, démocratique ou prétendument tel... Et là, ils sont doublement suspects puisqu'en plus de les regarder comme des ressortissants de leur pays d'origine et donc de son régime, on les considère également comme de dangereux subversifs. Et de surcroît, pas seulement, cela je l'ajoute, pendant que dure le régime, mais bien au-delà. Leurs livres, leurs œuvres, leurs écrits sont interdits, confisqués et souvent brûlés ou détruits... et sont ainsi plongés dans un oubli volontaire. Pour certains, on va jusqu'à tenter de faire disparaître jusqu'à la moindre trace de leur existence... Ce qui fait que l'ostracisme qui les a frappé se perpétue. C'est là aussi une excellente raison de faire l'effort de les faire resurgir du néant... D'autant plus que si on les avait poursuivis, massacrés, si on avait tenté de les effacer du monde, c'est précisément car ils pensaient, parce qu'ils disaient des choses intéressantes, parce que ce qu'ils disaient était porteur d'intelligence, de compréhension du monde. Parce que, volens nolens, ils s'insérent dans cette Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin d'accroître leurs richesses (on le voit très clairement actuellement...), d'affermir leur pouvoir, d'étendre leur domination, d'imposer leur vision du monde, laquelle est d'un infantilisme consternant et dément. Tellement dément qu'il met en cause la vie-même de l'espèce humaine. Je m'explique : au cœur de la guerre de cent mille ans, on trouve ce qui est en quelque sorte son moteur et cette machine infernale, c'est l'avidité qui pour se satisfaire a besoin d'une croissance constante et donc, infinie de la richesse et des éléments matériels de son mode et de son niveau de vie. Et cette boulimie d'enfant gâté de la nature nous conduit tout droit au suicide collectif et semble-t-il dans pas trop longtemps...

 

 

Voilà qui est réjouissant, dit l'âne Lucien... Et personne ne fait rien pour l'empêcher ?

 

 

La réponse que je pourrais te donner n'est pas très encourageante. Elle tient en une question : Comment amener une espèce composée d'une forte composante d'enfants pourris gâtés, comme le bébé de la chanson de Rossini, à renoncer à leur nanan ?

 

 

C'est bien ça... Et ça ressemble vraiment à une mission impossible... En fait, j'ai bien l'impression qu'on ne peut rien faire ; c'est un train fou et nous en sommes les voyageurs. Il ne nous reste qu'à refuser de participer à l'orgie et de notre côté, à tisser tranquillement mais obstinément le linceul de ce monde horriblement avide, absurde, ambitieux et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

Pas de cravate au cou, pas d'argent dans le sac.
Nous sommes le miteux Lumpenpack,
Sur quoi les bourgeois crachent.
Le bourgeois blanc de Stiebellack,
Avec ses décorations sur son frac,
Le bourgeois au chapeau claque,
Pieusement et parfaitement honnête.

 

Le bourgeois qui crache est très convenable.
Il a des bijoux en or véritable -
Nous, on a du schnaps dans le ventre.
Et ça nous soûle ce schnaps dans le ventre,
Et celui qui est saoul ose des choses,
Qu'on trouve mauvaises
Et même aussi basses.

 

Le bourgeois est bien élevé,
Il a appris la bible et le latin.
Nous n'apprenons que l'avidité.
Il boit des
Schwarzbiers et des grands vins,
Il flâne au soleil agréablement,
Et il s'époussette, quand un indigent
Frôle son vêtement.

 

Où le bourgeois a-t-il pris :
Son sac d'argent et ses fusils ?
Comme nous, il vole les gens.
Mais à nous seulement, on l'interdit.
Pourtant, il prend plus que son content.
Et puis, il faut voir comme
Il rançonne les pauvres pommes.

 

Oh, je ferais bien l'homme riche,
Qui vole et qui triche,
Estimé et reconnu.
J'écarterais de mon chemin,
Fritz, Johann, vos hommes de main

Votre peuple de chiffons, je vomis dessus.
Ils méritent bien ça vos chiens !

CHANT DU LUMPEN
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Marco Valdo M.I.
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:27

Il est grand temps ! Il est grand temps ! 

Alerte, alerte, il est plus que temps !!!

Celui qui perd son temps aujourd'hui est un dément, 


IL EST GRAND TEMPS !

 

Version française - IL EST GRAND TEMPS ! – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson allemande – Höchste Eisenbahn! – Friedrich Hollaender – 1932

Paroles et musique de Friedrich Hollaender.

 

 

 

Cette chanson donnait son titre à la dernière des revues de cabaret composées par Hollaender avant de fuir l'Allemagne nazie, quand – comme dit le refrain – il restait peu de temps à perdre, peu de temps pour faire tout ce qu'on n'avait pas fait jusqu'alors… Juste le temps de faire ses valises et de sauter dans le premier train et laisser ce pestilentiel et sombre pays, otage des chemises brunes.

 

Il y a des cabarets, comme le « Tingel-Tangel » fondé par Hollaender lui-même en 1931, qui menèrent désespérément la dernière bataille contre le nazisme qui était en train de gagner le pouvoir. Ce n'est pas un hasard si à l'automne 1932, les S.A. firent irruption au Tingel-Tangel en détruisant tout et en frappant les acteurs qui jouaient justement « Höchste Eisenbahn » « IL EST GRAND TEMPS ! »…

 

Friedrich Hollaender fuit Berlin à grands pas quelques heures après l'incendie du Reichstag (qui fut, comme on sait, un épisode manigancé à dessein par les nazis comme prétexte à la répression de toute forme d'opposition et de désaccord) sans réussir à rien emmener, pas même une des centaines de partitions écrites par lui. Presque tout fut perdu dans le furieux délire du régime, y compris la partition et les brouillons et les photos de scène de cette revue, par la suite patiemment reconstituée à partir du peu de matériel resté.

 

 

 

Alerte, alerte, il est plus que temps !!!
De faire tout ce que tu n'as pas fait !

 

Y a-t-il une femme que tu n'as pas encore embrassée ?
Y a-t-il encore un pays, où tu n'es pas allé ?
Il est grand temps ! Il est grand temps !
Y a-t-il une issue que tu n'as pas encore trouvée ?
Y a-t-il un droit que tu ne peux te procurer ?
Il est grand temps ! Il est grand temps!
Car on ne sait ce qui arrivera demain,
Et personne ne peut prévoir ce qui adviendra.
Tout peut être bouleversé, après-demain déjà,!
Seul aujourd'hui est certain :

 

Pour saisir, ce qu'il faut saisir,
Pour haïr, ce qu'il faut haïr,
Pour enchaîner ce qu'il faut enchaîner,
Pour sauver ce qu'il faut sauver.
Il est grand temps ! Il est grand temps !
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!
Celui qui perd son temps aujourd'hui est un dément,
Il n'y a pas de bonnes solutions pour les chances perdues.
Il est grand temps!
Ah, l'aiguille avance à une cadence éperdue
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!

 

Y a-t-il une injustice que tu n'as pas réparée ?
Y a-t-il une chance que tu n'as pas tentée ?
Il est grand temps ! Il est grand temps !
Y a-t-il un mufle que tu n'a pas encore calmé ?
Y a-t-il des pauvres que tu n'as pas aidés ?
Il est grand temps! Il est grand temps !
Y a-t-il une vérité que ta bouche garde pour soi ?
Y a-t-il encore toujours des musiques militaires ?
Toujours encore le cauchemar de la guerre ?
C'est maintenant à toi :

 

D'oser ce que tu dois !
De dire ce que tu dois !
De justifier ce que tu dois !
De pleurer, ce que tu dois !

 

 

Il est grand temps ! Il est grand temps !
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!
Le train, que tu manques maintenant,
Part sous ton nez, et toi limace humaine inerte, tu restes sur le trottoir.
Il est grand temps !
L'aiguille avance impitoyable. As-tu fait ton devoir ?
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!

IL EST GRAND TEMPS !
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Marco Valdo M.I.
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:42

L'HOMME EST UNE MACHINE QUI AVANCE

À COUPS DE PIED DANS LE CUL

 

Version française - L'HOMME EST UNE MACHINE QUI AVANCE À COUPS DE PIED DANS LE CUL – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – L'uomo è una macchina che va a calci in culo – Fucktotum – 2009

 

 

 

Jarry sur son vélo Clément 96

 

 

 

 

 

.

Juste une remarque, dit Marco Valdo M.I. en riant : la définition de l'homme par Fucktotum me paraît assez proche de celle du vélo que dans « La Passion considérée comme une course de côte », citée en introduction à L'Aviateur [46427], Jarry attribuait aux Chinois de son imaginaire : « ...la définition que donnent aujourd’hui les Chinois de la bicyclette : « Petit mulet que l’on conduit par les oreilles et que l’on fait avancer en le bourrant de coups de pied. » .

 

J'aime beaucoup cette définition, mais, laisse-moi te dire que jamais un âne ne se laisserait conduire comme ça...

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul

 

L'histoire enseigne et l'a démontré :
L'homme est paresseux quand il n'est pas motivé
Et les révolutions et les grandes découvertes
Sont le fruit de coups de pied dans les couilles
Les droits de l'homme sont des conneries
S'ils ne sont pas défendus à coups de lattes
Les proclamations solennelles ne perturbent pas l'imbécile
La masse ne se bouge que quand elle a le ventre vide

 

L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
Une bête de somme, une tête de mule
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul

 

Celui qui dit de tendre l'autre joue
A déjà rempli son ventre
Le prêtre le dit aussi pour nous tenir tranquilles
Mais à l'occasion il bénira les fusils
Et contre la faim et la diphtérie
L'ONU amuse la galerie
L'unique forme d'engagement civil
C'est de prendre un fusil

 

L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
Une bête de somme, une tête de mule
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul

 

L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
Une bête de somme, une tête de mule
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul

 

 
L'HOMME EST UNE MACHINE QUI AVANCE  À COUPS DE PIED DANS LE CUL
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Marco Valdo M.I.
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:38

LA TERRE CESSERA DE TOURNER

 

Version française - LA TERRE CESSERA DE TOURNER – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Il giorno che la Terra smise di girare - Fucktotum – 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah, Lucien l'âne mon ami, voici une chanson qui va bien te plaire, car elle remet les humains à leur vraie place et plus exactement, les ramène à leur vraie dimension dans l'univers... Autant dire à pas grand chose.

 

 

Oh, oh... Je me réjouis de la découvrir.

 

 

 

Et ce n'est pas tout, elle replace également les églises et les religions dans le paysage. Et puis, elle met fin au mythe de l'éternité de la Terre, laquelle comme tu le sais, n'en a plus pour très longtemps... À peine quelques milliards d'années.

 

 

Houla, la fin approche. C'est affolant, dit Lucien l'âne en riant de toutes ses dents. Je ne l'imaginais pas si proche

 

 

Mais la chanson nous raconte une autre histoire ; elle nous dévoile d'autes mystères...

 

 

 

Quels mystères ? Qu'y aurait-il encore que nous ignorerions ?

 

 

 

Eh bien, elle nous révèle, en fait, que nous vivons sous la coupe d'extraterrestres, qui tiennent les leviers de commande de toute notre vie : ils contrôlent toute la richesse par les banques, le pouvoir par la politique et influencent gravement nos consciences par leurs prêtres, leurs papes et leurs Monseigneurs... Évidemment, il faut tenir compte du fait que c'est la version italienne. Ailleurs, ce sont d'autres religieux qui jouent les mêmes rôles.

 

 

Tout cela est bien inquiétant, dit Lucien l'âne tout tremblant. Comment va-t-on y mettre fin ?

 

 

 

Il s'agira tout simplement de s'en débarrasser... Comment ? La chanson ne le dit pas... Elle conclut juste ceci :

« Alors on se débarrassera en toute justice
De ces envahisseurs jouant les Monseigneurs. »

 

 

Voilà qui est clairement dit. Pour la méthode, on verra au moment opportun. En attendant, apportons-y notre petite contribution et traduisant cette chanson, décolonisons la planète de ses envahisseurs, tissons, tissons le linceul de ce vieux monde condamné à disparaître, sous influence, rébarbatif, supplicieur et cacochyme.

 

 

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 

 

 

Le jour où la Terre cessera de tourner
On découvrira que les prêtres sont des Martiens
Ils décolleront pour Mars dans leurs clochers
En réalité, des fusées spatiales, d'étranges engins.

 

 

 

Le vent soufflera fort, personne n'ira travailler
Les politiciens et les banquiers fuiront dans le ciel
Eux aussi n'étaient que des agents étrangers
Ils s'en retourneront là-bas (Bon débarras !) avec leurs grattes-ciel

 

 

 

Le jour où la Terre cessera de tourner
Le Pape cessera de parler (Ouf!)
Plus de journaux, plus de télés
Plus de publicité pour nous casser les pieds (Ouf!)

 

 

 

Restera un grand silence et des fleuves poissonneux
Et les bisons en troupeaux rôdant furieux
Ce sera l'heure de se démener
Pour convaincre la Terre de se remettre à tourner

 

 

 

On comprendra combien elle est lasse d'être habitée
Par des milliards de cons qui l'importunent
Face à l'univers, on compte pour des prunes
Quand on s'en rendra compte, la galaxie sera sauvée

 

 

 

 

Il sera enfin clair que ces siècles de supplice
Étaient l’œuvre de créatures venues d'ailleurs
Alors on se débarrassera en toute justice
De ces envahisseurs jouant les Monseigneurs

LA TERRE CESSERA DE TOURNER
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Marco Valdo M.I.
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:27

JE HAIS LA NATURE

 

Version française – JE HAIS LA NATURE – Marco Valdo M.I. – 2014

Chanson italienne – Odio la natura – Fucktotum – 2002

 

 

 

 

 

 

En pur « fucktotum style », mais c'est aussi toujours – à sa manière - une chanson contre la guerre à notre belle terre…

 

 

 

Je hais la nature

Je la regarde avec peur

Les koalas, les hérissons et les pandas

C'est le diable qui les envoie

 

Animaux anthropomorphes

Et nous humains tous morts

Mieux vaut l'aube nucléaire

Que l'aurore boréale

 

J'aime le verre et le ciment

Et la poussière d'amiante

Les pétroliers sur la plage

Et les mouettes qui naufragent

 

Je hais la nature

Je la regarde avec peur

On travaille, on sue, on espère

Ensuite par les bactéries, on meurt.

 

Je fais don aux pingouins

D'un beau trou dans l'ozone

Et au dîner aux voisins

Des grillades à la tonne

 

À la moissonneuse-batteuse,  j'écume

La forêt centenaire

Avec la trinitro, dans la brume

Le gorille saute en l'air

 

Je rêve de parkings et de prés de vinyle

De pluies acides qui baignent un gris avril

Ce monde mort est bien fini

Rats d'égout et cafards dans nos lits

 

Je hais la nature

Les légumes me saturent

Le ciel bleu et l'air pur

Sacrédieu, putain de nature !

JE HAIS LA NATURE
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Marco Valdo M.I.
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