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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:08

NON, JE NE DONNERAI PAS

 

MES FILS !

 

Version française – NON, JE NE DONNERAI PAS MES FILS ! – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson allemande – Nein, meine Söhne geb' ich nicht ! – Reinhard Mey – 1986

 

 

 

 

 

Non, je ne donnerai pas mes fils !

Ils ne marcheront pas dans les rangs et ne se battront pas jusqu'à crever

De froid dans un champ perdu, quand vous vous prélasserez en coulisse.

 

 

 

 

 

Sûrement la chanson pacifiste la plus connue de Reinhard Mey, le grand auteur-compositeur allemand malheureusement généralement méconnu en dehors de l'Allemagne. La même grande force rebelle et antimilitariste que le Déserteur, mais cette fois vue du point de vue d'un père qui se refuse de délivrer ses fils à l'armée et à la guerre et les fait déserter en se déclarant disponible à fuir avec eux (et il ne faudrait jamais oublier que la chanson a été écrite en Allemagne ; laquelle, contrairement à l'image stéréotypée qu'on en a, est très probablement, actuellement et depuis la fin de la IIième guerre mondiale, le pays où le pacifisme et l'antimilitarisme sont le plus répandus). Vraiment une chanson à encadrer.

 

 

 

Je pense, je vous écris, je vous dis définitivement aujourd'hui.

Il ne vous faudra pas longtemps pour savoir que j'ai deux fils.

Que j'aime tous les deux, dis-je, plus que ma vue, que ma vie,

Et ils ne porteront pas les armes ! Non, je ne donnerai pas mes fils !

 

Je leur ai enseigné le respect de la vie, de chaque être comme valeur la plus précieuse,

Je leur ai appris la pitié et le pardon partout et toujours, à mes fils.

Maintenant, ne les abîmez pas avec la haine ; nul but, nul honneur, nul service

N'est digne que l'on tue ou que l'on meure ; non, je ne donnerai pas mes fils !

 

Ce n'est certes pas pour vous que dans la douleur, leur mère les a mis au monde ;

Ni pour vous, ni comme chair à canon. Ni pour vous, toutes ces nuits de fièvre

Où je me désespérais auprès du petit lit. Où je séchais leur petit visage lisse

Jusqu'à sombrer d'épuisement. Non, je ne donnerai pas mes fils !

 

Ils ne marcheront pas dans les rangs et ne se battront pas jusqu'à crever

De froid dans un champ perdu, quand vous vous prélasserez en coulisse.

Mon devoir sacré de père est de protéger mes enfants de tous les dangers,

Et donc aussi de les protéger de vous ! Non, je ne donnerai pas mes fils !

 

Je leur enseignerai la désobéissance, la résistance et la ténacité,

À se révolter contre chaque ordre et à ne pas se courber devant l'autorité

Je leur apprendrai à suivre leur chemin, à ne s'incliner devant aucun artifice,

Aucun tribunal, si ce n'est leur conscience. Non, je ne donnerai pas mes fils !

 

Et, je m'enfuirai avec eux, plutôt que vous n'en fassiez vos esclaves.

Avec eux, j'irai à l'étranger, pauvres et comme des voleurs devant la justice.

Nous n'avons que cette courte vie, je le jure et je vous le crache au visage,

Ils ne sombreront pas dans votre hystérie. Non, je ne donnerai pas mes fils !
NON, JE NE DONNERAI PAS MES FILS !
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Marco Valdo M.I.
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 17:03

GUERRES SAINTES

 

 

 

Version française – GUERRES SAINTES – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson allemande – Von heiligen Kriegen – Reinhard Mey – 1967

Paroles et musique de Reinhard Mey

 

 

 

 

 

 

Chanson remontant un demi-siècle, mais – vous en conviendrez – encore plutôt actuelle…

 

 

Le commentateur italien qui nous a précédé a bien raison, cette chanson est toujours d'une grande actualité.

 

 

Un peu comme l'érotisme à Copenhague [[49024]], sujet à partir duquel j'ai écrit une chanson : « Sois islamique ! », pas plus tard qu'hier à la suite d'un acte imbécile, dément et criminel, commis au nom de la « Guerre Sainte », précisément. Donc, Lucien l'âne mon ami, voici une chanson sur la « Guerre sainte », « Djihad », comme la nomment certains furieux prophétiques. Elle date d'il y a un demi-siècle ; elle aurait pu être écrite bien avant car on n'a jamais manqué de délirants assassins fauchant leurs contemporains au nom d'entités nébuleuses Dieux, prophètes, livres et autres babioles ; entités fantômes dont ils usent pour justifier leurs penchants au sadisme. Ce qui, par parenthèse, permet de différencier les tenants d'une croyance :d'un côté, l'ensemble des croyants qui se contentent de croire et gardent leur croyance en eux-mêmes et de l'autre, ceux-là qui relèvent de la psychiatrie clinique. Ainsi, la chanson a été écrite en allemand par un Allemand, qui – composant aussi en français – aurait sans doute dû la traduire lui-même. Sans doute, l'a-t-il fait Mais je n'en ai pas trouvé de traces. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi Frédérik Mey (nom que se donne Reinhard Mey quand il chante en français) ne l'a pas mise à son répertoire.

 

 

Si je comprends bien, Marco Valdo M.I. mon ami, tu en as fait une version de ton cru.

 

 

En effet, je voulais me faire une idée de ce qui y était dit et je suis très content de ce que j'ai trouvé. Car, elle raconte trois guerres saintes – toutes aussi stupides l'une que l'autre : la première relate l'expansion de l'Islam, la seconde les Croisades, la troisième la Guerre de Trente Ans (et c'est une durée très sous-estimée) qui ravagea l'Allemagne et l'Europe centrale et qui je te le rappelle opposait les catholiques aux protestants. Et la chanson un rien sceptique, ou carrément mécréante, pose la vraie question : en quoi une guerre est-elle sainte ? J'ajouterais volontiers : en quoi une guerre sainte est-elle saine (d'esprit) ?

 

 

Là, tu as bien raison, c'est le cas de le dire. Il y a lieu de poser autrement la question. On ne peut, sauf en usant d'un sens figuré, poser sérieusement la question de la sainteté ou de la non-sainteté d'une guerre ou de quoi que ce soit ; car la sainteté, cela n'a aucun sens dans le réel. Par contre, on peut se poser la question de la santé mentale de ceux qui croient et qui, à partir de cette prémisse, édifient un univers fantasmatique, où ils abritent d'étranges entités qu'ils déclarent sacrées. Des gens qui à partir de là, veulent imposer leurs fantasmes aux autres humains et en cas de refus d'obtempérer, les massacrent à tour de bras. Tel est le sens de la guerre sainte, chose que nous les ânes, nous nous refusons à pratiquer.

 

 

Certes, mais c'est bien là le nœud, seuls les humains sont assez complexés pour vouloir imposer au monde pareilles sornettes. Cela dit, on aurait pu ajouter aux joyeuses tueries qui en découlent, celles qui ont été pratiquées au nom de croyances sans dieux, sans Dieu, sans entités anthropomorphiques désastreuses. En fait, vois-tu, le vrai problème, c'est la croyance elle-même qui est une drogue dangereuse. Elle rend fou celui qui l'absorbe. Ce qui est réjouissant dans cette chanson, c'est qu'elle rappelle que l'humanité a déjà connu pareilles mésaventures et qu'elle en est venue à bout.

 

 

Concluons ici : Ni Dieu, ni maître, ni guerre … et reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde malade de la croyance, calamiteux, massacreur et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

On a appelé au Djihad, à la guerre sainte
Et on a été de Médine et La Mecque
Au berceau chrétien, en Palestine,
Et puis, jusqu'à Tunis et en Espagne 
Avec des oriflammes, des épées et des choses semblables
Porter le salut de l'islam aux hommes.

On a remplacé la croix par le croissant
Et on a pendu les mécréants.

 

Ça n'a pas laissé indifférents les chevaliers de la Croix
Et autour de l'an mil, ça y était

On partait là avec chevaux, armes et bagages
À la croisade, au sacré carnage
Avec le feu et l'épée, cette fois, on y allait
Pour libérer des Turcs et des Sarrasins, la sainte patrie
Et celui qui ne put fuir la victoire de la Croix 
Par l'épée fut coupé en deux parties.

 

Pourquoi fait-on toujours la guerre aux mécréants
Ou contre une autre religion ?
On ne peut quand même pas supporter de tels hérétiques !
Alors, on fait la guerre au nom de la confession
Avec Wallenstein, Tilly et l'Empereur germanique.
On brûle les maisons des protestants
Et ceux-ci assassinent vieux ou jeunes
En réplique à la furie suédoise d'avant.

 

Aujourd'hui encore, on appelle à la guerre sainte
On y va en mots et en actes
Et tous au ciel montent en triomphe.
Mais dites-moi, en quoi une guerre est-elle sainte ?

 

 
GUERRES SAINTES
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Marco Valdo M.I.
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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 21:12

Dans les rues de Varsovie

 

Chanson française – Dans les rues de Varsovie – Jean Arnulf – 1966

 

 

Où sont passés, dis-moi

Les rires sur les chevaux de bois ?

 

 

 

 

Il faut juste rappeler (rue du Souvenir) que Varsovie ( et sa population) avait été détruite quasi complètement au cours de la guerre. Elle fut rebâtie – pour une part, pour une part seulement à l'identique. Mais en grande partie, Varsovie des années 60 ne se ressemblait plus ; elle n'avait plus les charmes de la Varsovie d'avant-guerre. Les rues se regrettaient elles-mêmes ; elles pleuraient leur ancien visage.

 

 

 

Un soir, je marchais dans les rues de Varsovie ;
Rue du Souvenir, un soir
L'été était triste à mourir, un soir
Pleuraient encore les rues de Varsovie
Rue du Souvenir, un soir
Varsovie pleurait dans le noir.

 

Là-bas tout a changé, c'est oublié
On va danser avec l'été
Pourtant l'été là-bas
N'a plus tout à fait le goût d'autrefois
Où sont passés, dis-moi
Les rires sur les chevaux de bois ?

 

Ce soir, je me souviens des rues de Varsovie
Aux Champs-Élysées, ce soir
Où l'hiver vient de commencer, ce soir
Je le trouve trop indécent, Paris
Dans ce grand café, le soir
On porte le luxe en sautoir.

 

Là-bas tout est cassé. Pour oublier
On va danser, le pied léger
Mais le cœur n'y est pas
Et l'été n'a plus le goût d'autrefois
On n'ose plus, je crois
Rire sur les chevaux de bois.

 

 

Là-bas, chagrin de guerre ne finit pas.

Dans les rues de Varsovie
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Marco Valdo M.I.
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 21:13

Sois islamique !

 

Chanson française – Sois islamique – Marco Valdo M.I. - 2015

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, Lucien l'âne mon ami, ils ont remis ça. À Copenhague, cette fois ! Alors, je me suis dit, écrivons une chanson. Car nous, notre façon de dire les choses, c'est la chanson. Et aussi, de dire les choses sans détour. 

 

 

D'accord, excellentes manières. Mais, qui a remis ça ? 

 

 

Des tueurs se référant à je ne sais quel prophète ou à je ne sais quel Dieu que personne, à part les croyants eux-mêmes dans leur croyance, n'a jamais vu, ni entendu, ni rien. Néant absolu. Donc, ces tueurs ont été mitrailler une réunion où on discutait de la liberté d'expression. Ces gens-là se réclament, disent-ils, de l'Islam. C'est leur choix, c'est leur propre détermination. Dès lors, on ne saurait éluder pareille appartenance, qui est le premier moteur de leurs actions. D'autres qui se réclament tout autant de l'Islam, prétendent leur dénier ce droit. Mais c'est une affaire entre eux. Les faits sont là : des tueurs délirants tuent des femmes, des enfants, de hommes, des jeunes, des vieux, vendent des êtres humains, les brûlent, les décapitent… et veulent ainsi semer la terreur. À commencer par les gens d'Orient et d'Afrique… En ce compris, ceux qui se réclament du même Dieu et du même prophète. Ici, en Europe, ils procèdent un peu différemment, quoique le but soit le même : créer un climat de terreur et cultiver la haine. Ce sont des haineux… C'est évidemment une manière de faire qui relève de la propagande. Le pseudo-doktor Goebbels usait déjà de pareilles méthodes. À l'époque déjà, certains recommandaient le silence face à la menace pour ne pas l'aggraver. On a vu où cette pieuse attitude a mené le monde. Il n'y a donc pas lieu de taire les choses et il convient de dénoncer les tueurs et leur stratégie. 

 

 

Marco Valdo M.I. mon ami, je reviens un instant sur cette étrange hostilité qui les habite à l'égard de la liberté d'expression, dont ils pourraient user pour défendre leur point de vue. À croire que cette liberté est un danger mortel pour leur cause. 

 

 

Et pour cause… Elle l'est et ne peut que l'être pour des gens qui croient que – par exemple – la parole d'un Dieu est sacrée, ou l'image d'un prophète ou que sais-je encore. Cela dit, qu'ils le croient, ça les regarde. Mais ils veulent l'imposer aux autres et c'est là, Lucien l'âne mon ami, c'est là que le bât blesse. Ils ne sont – comme je l'ai évoqué plus haut – certes pas les premiers à vouloir enfoncer leurs croyances dans la tête des autres à coups de livres sacrés, de bâton, de marteau, d'épée, de fusil, de mitraillettes, au besoin en les torturant, les razziant, les assassinant. On a connu ça ici, pour le même genre de furie religieuse, il y a quelques siècles. Mais on avait réussi – plus ou moins, à calmer ce genre de prurit. 

 

 

Ton rappel historique m’inquiète, car il a fallu quand quelques centaines d'années pour en venir à bout – enfin, disons, à refréner quelque peu les ardeurs des prosélytes. Et tout de même, la chanson ? Parle-moi de la chanson…

 

 

Le fondement de cette chanson, c'est de mettre fin à cette valse du politiquement correct qui ne veut pas appeler un chat un chat et un islam, un islam. Les tueurs se réclament de l'Islam ; j'acte le fait. Mais duquel ? Cela dit, je ne suis pas en position et je ne le souhaite pas, de distinguer les diverses formes d'islam et leur plus ou moins grande pertinence islamique. Tout ce que je peux en dire, c'est que ces gens-là disent tirer leur cheminement de l'islam ; ils ont en eux comme une voix qui les interpelle et leur enjoint de tuer les infidèles. C'est du moins ce qu'ils prétendent. C'est ce que raconte le refrain : cette voix parle dans la tête des tueurs. Et la chanson entend bien mettre au ban, ces tueurs – ceux d'ici et ceux d'ailleurs. Voilà tout. 

 

 

Oui, dit Lucien l'âne en râpant le sol d'un sabot noir. Maintenant, dis-moi, comment l'as-tu construite ta chanson ? Il me semble que c'est une parodie, un genre que tu aimes. Il me semble reconnaître une chanson…

 

 

En effet, c'est une parodie. Elle est tirée d'une chanson qui eut son heure de gloire et qui fait encore bien rire aujourd'hui (à condition de l'écouter…), chanson qui elle-même était une parodie. Disons donc, une parodie au carré. Je m'explique. Moi, je suis parti de la chanson des Charlots ; une chanson intitulée : Sois érotique !, où il est question de Copenhague. Elle m'est revenue, car j'avais en tête déjà l'injonction : « Sois islamique ! ». Eussent-ils été catholiques, que le procédé aurait fonctionné aussi bien. Quant à la chanson des Charlots, c'est une parodie d'une chanson de Gainsbourg : Je t'aime, moi non plus. Deux chansons très érotiques… À partir de là, j'ai écrit et vite… Car je voulais qu'elle sorte encore aujourd'hui. 

 

 

Et tu as bien eu raison. Il n'est pas possible qu'on laisse les tueurs, ces guerriers de la foi poursuivre leurs méfaits sans réaction. Il y a des choses qui ne se font pas et ces manières-là d'assassins sont des choses qui ne sont font pas. Alors reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde trop religieux, trop croyant, trop guerrier et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

Je ne sais pas ce qui arrive à la vie 

Depuis qu'ils ont flingué à Paris
L'humanité est en danger,
C'est un prophète qui les appelle
À massacrer les infidèles
M'est avis qu'ils sont vachement dérangés
Et pour un peu qu'on les taquine
Ils sortent en tirant leur doctrine.

 

Sois islamique, sois islamique,
Qu'Il dit, (Qu'Il dit)
Va tuer avec ton fusil (Han, han)
Va tuer avec tes amis (Han, han)
Sois islamique, sois islamique,
Qu'Il dit, (Qu'Il dit)
Et comme le prophète n'aime pas les blagues (Pas les blagues)
Ils remassacrent à Copenhague (À Copenhague)

 

On a tous pris un abonnement
Charlie est ressuscité maintenant 
Depuis, les trucs qu'on bouquine
C'est rien que du sexe magazine,
Sous des prétextes diététiques
On fait de la cuisine hérétique
Et on se demande après manger
Si leur dieu n'est pas enragé. 

 

Sois islamique, sois islamique,
Qu'
Il dit, (Qu'Il dit)
V
a tuer avec ton fusil (Han, han)
V
a tuer avec tes amis (Han, han)
Sois 
islamique, sois islamique,
Qu'
Il dit, (Qu'Il dit)
Et 
comme le prophète n'aime pas les blagues (Pas les blagues) Ils remassacrent à Copenhague (À Copenhague)

 

Malgré leurs chantages menaçants
On continue à vivre tranquillement
Avec ça, il n'y a pas plus dévots
On abeau leur dire que c'est idiot
Ils ont des mœurs de plus en plus folles
Au moindre dessin, ils s'affolent.
Ils ne pensent pas, ils croient ;

Ils assassinent au nom de la foi.
.
Sois islamique, sois islamique,
Qu'
Il dit, (Qu'Il dit)
V
a tuer avec ton fusil (Han, han)
V
a tuer avec tes amis (Han, han)
Sois 
islamique, sois islamique,
Qu'
Il dit, (Qu'Il dit)
Et 
comme le prophète n'aime pas les blagues (Pas les blagues) 

Ils remassacrent à Copenhague (À Copenhague)

 


Sois islamique, sois islamique,
Qu'
Il dit, (Qu'Il dit)
V
a tuer avec ton fusil (Han, han)
V
a tuer avec tes amis (Han, han)
Sois 
islamique, sois islamique,
Qu'
Il dit, (Qu'Il dit)
Et 
comme le prophète n'aime pas les blagues (Pas les blagues) 

Ils remassacrent à Copenhague (À Copenhague)

Sois islamique !
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Marco Valdo M.I.
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 16:13

Vivre ce temps

 

 

 

 

Chanson française – Vivre ce temps – Jean Arnulf – 1963

 

 

 

 

 

Pour vivre juste le temps

 

 

 

 

 

 

 

Encore une chanson de Jean Arnulf . Je finirai par penser que tu as un faible pour lui, dit Lucien l'âne en faisant un pas de côté pour saisir une branche de saule… et la goinfrer.

 

 

 

 

 

 

Oh, tu sais Lucien l'âne mon ami, Jean Arnulf, Jean Arnulf, Jean Arnulf… D'abord et avant tout, c'est une voix magique. Il vient d'une époque où dans la chanson, on trouvait d'abord un chanteur ou une chanteuse ou plusieurs, et une mélodie qui parfois faisait corps avec le texte, parfois servait simplement de support. Donc, principalement, il y avait de la musique en accompagnement, on parlait d'accompagnement musical. Ce qui permettait d'écouter et de comprendre et le cas échéant, d'apprécier et le chanteur ou la chanteuse ou le groupe vocal et accessoirement, la musique. Pour bien me faire comprendre, l'accompagnement musical, c'était un peu comme la salade (avec ou sans vinaigrette ou mayonnaise) pour le steak ; l'important, c'est le steak. L'accompagnement, c'est ce que les Italiens appellent le « contorno ». Cela dit, on peut aussi bien manger le plat tout seul. Jean Arnulf, le veinard, chantait aux temps où la voix et la musique vivaient des amours merveilleuses.

 

 

 

 

 

 

Et d'ailleurs, la musique s'appréciait d'autant mieux que les auditeurs n'étaient pas sourds, qu'ils prêtaient volontiers l'oreille. C'est vrai, moi aussi, je suis sous le charme de la voix de Jean Arnulf comme je peux l'être avec la voix de Giani Esposito. Par exemple, quand il chante « Le Clown » (https://www.youtube.com/watch?v=jGwQ6-Xi2W4#t=15), j'en ai des frissons jusqu'au bout de la queue.

 

 

 

 

 

 

De fait, Jean Arnulf et Giani Esposito étaient presque contemporains et tous deux avaient une formation de comédien ; ce qui, il faut bien le comprendre, est de la première importance. Tous deux ont une maîtrise de la voix, de ses inflexions et du texte… Et une présence en scène tout-à-fait stupéfiante, sans tous les falbalas, les appareillages et les apparatures dont doivent s'entourer bien des faiseuses de chansons et de faiseurs de spectacle et de bruit. Cette façon qu'il avait de considérer la chanson comme un art donnait à Jean Arnulf (et bien entendu, à bien d'autres qui pratiquaient de même) une dimension extraordinaire et la capacité de faire entendre un texte, de faire vivre la poésie et ce n'est pas rien, une certaine intelligence. En fait d'intelligence, sa chanson faisait toute la place à l'intelligence de l'auditeur, à l'intelligence du spectateur.

 

 

 

 

 

 

Ce qui ne semble plus à l'ordre du jour, dit Lucien l'âne. La plupart du temps, on se contente de leur donner du son… AH ! AH ! Et ils l'avalent par les oreilles… Mais, dis-moi, cette chanson-ci…

 

 

 

 

 

 

C'est une chanson toute en finesse, dont on ne sait trop à qui elle s'adresse, mais elle parle de la vie et de sa fragilité… Surtout en temps de guerre. Elle rappelle une chanson de Boris Vian, que ce dernier avait intitulé : Juste le temps de vivre….[[4814]]. Cependant, on ne l'entendra pas aujourd'hui, je n'ai pu en trouver de trace sonore… Ce n'est sans doute que partie remise. Cependant, avant de conclure, je voudrais te faire remarquer combien les choses sont plus fortement dites quand elles sont ainsi suggérées, quand elles se coulent dans tes pensées avec une sorte de timidité.

 

 

 

 

 

 

En attendant, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde tonitruant, parasité, mercantile et cacochyme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour vivre juste le temps

De quelques guerres,

De quelques larmes,

De quelques rues.

 

 

 

Un temps passé sous les ombrelles

Des chaudes heures du cimetière

Vivant sa mort dans la chapelle

Sûr d'y trouver son coin de terre.

 

 

 

Pour vivre juste le temps

De quelques larmes,

De quelques rues,

De quelques guerres.

 

 

 

Un temps lâché sur un amour

À dévorer les heures qui frappent ;

Un temps pendu au petit jour

Au canon des fusils qui crachent.

 

 

 

Pour vivre juste le temps

De quelques rues,

De quelques larmes,

De quelques guerres.

 

 

 

Un temps rempli de mots usés

Te conduira jusqu'au jour J.

Un temps pendu au bout de ton nez

Qui t'emmènera au bout de ta vie.

 

 

 

Mais vivre juste le temps,

De quelques armes,

De quelques putes,

De quelques larmes.

 

 

 

Un temps bourré de liberté

Où s'envolera à tire d'aile

Une colombe encore blessée

Pour annoncer l'aube nouvelle.

 

 

 

Pour vivre juste ce temps,

De l'espérance,

Pour vivre juste ce temps,

Le temps d'aimer.

 

Pourquoi tu trembles ?

Vivre ce temps
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 21:42

NOTRE MER

 

Version française – Notre Mer – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – Mare nostro – Gang – 2015

 

 

 

Mer, porte-les à terre

Avant que ne meure la dernière étoile

 

 

 

 

 

Notre Mer, je t'en prie, écoute.
Cette nuit, aie de la patience et du cœur
Il y a un bateau au milieu des vagues
C'est un bateau qui porte l'espoir
Il n'a pas de voile et pas de moteur
Il n'y a pas de port et pas de phare
Mais, vois, ils sont nombreux
Ce bateau est leur sauvegarde
Regarde-les bien, ils sont nombreux,
Sous leurs pieds, ils emportent leur monde
Et dans leurs yeux qui sait combien de cendres ?
Combien ont-ils enterré de larmes ?

 

C'est eux l'histoire du grain
Le feu qui revient au coucher du soleil
Le pain rompu à la main, 
Partagé à la fin du jour.
Mer, je t'en prie, cette nuit
Ne les noie pas !
Mer, notre Mer

 

Notre Mer, celui qui les guide, c'est ce Dieu
Qui n'a pas de frontières
Qui marche sur l'eau et sur le feu
Et qui brise toutes les chaînes.
C'est un Dieu de toutes les couleurs
Qui combat la faim et la guerre
Pour lui, personne n'est d'ailleurs
Aussi bien dans les airs que sur terre

 

C'est eux l'histoire du grain
Le feu qui revient au coucher du soleil
Le pain rompu à la main, 
Partagé à la fin du jour.
Mer, je t'en prie, cette nuit
Ne les noie pas !
Mer, notre Mer

 

Mer, porte-les à terre
Avant que ne meure la dernière étoile
Avant la relève de la garde
Pour que ne les voie pas la sentinelle,
Que la terre ne soit pas prison,
Menottes, immatriculation,
Mais une route par le soleil baignée
Qui ne soit jamais une route mauvaise.

 

 

C'est eux l'histoire du grain
Le feu qui revient au coucher du soleil
Le pain rompu à la main, 
Partagé à la fin du jour.
Mer, je t'en prie, cette nuit
Ne les noie pas !
Mer, notre Mer

NOTRE MER
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 21:42

ADDIO RICCARDO

 

 

Version française – ADDIO RICCARDO – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne - Addio Riccardo – anonimo – 1945

 

 

 

 

CommBounaneuit 1945 [[37049]], écrite en occitan et à laquelle on renvoie pour les notices biographiques, la chanson est dédiée au partisan Riccardo Gatto, de Giustizia e Libertà (Justice et Liberté), qui opérait parmi les vallées Pellice, Germanasca et Angrogna avec la 5ième division alpine GL « Sergio Toja ». Les formations Giustizia e Libertà étaient liées au Parti d'Action. [RV]

 

Deux mots sur G&L (Giustizia e Libertà) et le Parti d'Action : Giustizia e Libertà est à l'origine un mouvement clandestin sous le fascisme, destiné à combattre le régime. Il fut fondé par notamment les frères Rosselli. Giustizia e Libertà donnera naissance au Parti d'Action. Sous le fascisme, agissait plus en mouvement de résistance où l'on peut noter les personnalités telles que : Carlo et Nello Rosselli, Ernesto Rossi, Gaetano Salvemini, Piero Gobetti, Carlo Levi, Piero Calamandrei, Feruccio Parri, Emilio Lussu, ... Les formations militaires virent le jour après 1943 et menèrent la lutte de libération face aux armées allemandes et aux milices fascistes.

 

 

 

Le quatre février déjà,

Les ratissages commencèrent

Même dans la Vallée d'Angrogna

Il nous fallut fuir.

 

À six heures, six heures et demie,

Quand l'aube commençait à poindre,

À Buonanotte , les Allemands

Commencèrent à tirer.

 

Maudite soit cette nuit

Où nous allâmes tous là-bas,

N'était cette nuit

On serait tous là .

 

Le dix-sept mars, triste journée,

Quand le soleil commence à tomber,

Une rafale de mitrailleuse

Vînt briser ta vie.

 

Ô Riccardo, ô Gatto Riccardo, ô toi,

Commandant, frère et soldat,

Fièrement tu es tombé,

Pour Justice et Liberté.

 

En héros, tu es tombé

Comme c'était ta volonté,

Mais le destin t'a frappé

Avec une abjecte cruauté.

 

Que Dieu console ta mère,

Tes parents et tes frères.

Ta mort est déjà vengée

Par notre volonté.

 
 
 ADDIO RICCARDO
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Marco Valdo M.I.
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 15:50

Fils de personne !

 

Chanson française – Fils de personne ! – Johnny Hallyday – 1971 

 

 

Il y en a qui naissent
Dans les plis du drapeau
Au son des hymnes militaires

 

 

 

 

 

 

Tiens Lucien l'âne mon ami, une chanson de Johnny. D'accord, elle date, mais Johnny aussi . Mais comme on le sait, certains chanteurs en France sont d'une incommensurable longévité. Juste pour te préciser la chose, Charles Trenet chantait encore à 87 ans…

 

 

Certes, dit Lucien l'âne en riant et en se trémoussant dansant d'une patte sur l'autre, lui, il aurait même chanté comme fantôme… À propos de fantôme, je me rappelle très bien ta parodie : Je Chôme [[9561]], tirée de sa chanson « Je Chante ». Mais quand même, il est mort…

 

 

Lui oui, mais il en est d'autres qui sévissent encore : Guy Béart, 85 ans ; Hugues Aufray, 86 ans ; Marcel Amont , 86 ans ; Annie Cordy : 87 ans et Charles Aznavour : 91 ans… et toujours en activité. 

 

 

M'est avis qu'il faudra bien tout pour qu'ils laissent place à leurs successeurs. Et même, je pense que seule l'enveloppe violette pourra les calmer. 

 

 

Oui, oui… Je le pense aussi ; seule la camarde en viendra à bout. Dès lors, dans tout ça, le brave Johnny a l'air d'un jeunot avec ses 72 ans. Ce qui ne l'empêche pas de s'activer comme un volcan sur de gigantesques plateaux et d'avoir un fort goût de revenez-y, comme une saveur de réchauffé, un parfum de camembert trop fait, une consistance de yaourt périmé. Ce qui n'empêche pas qu'il ait pu avoir quelques chansons intéressantes. Celle-ci par exemple. D'accord, c'était à ses débuts et in illo tempore, il avait quelques bons paroliers autour de lui. C'était il y a un demi-siècle, ou presque. 

 

 

Je me demande bien pourquoi ils persistent à des âges pareils, dit Lucien l'âne.

 

 

Tu peux bien parler toi qui as commencé ta carrière il y a plus de vingt siècles… Cependant, je vais te donner un éclaircissement. Il te faut considérer ceci qui est une question simple : que pourraient-ils faire d'autre ? Et puis aussi, autre façon de voir la chose, le fait qu'à mon sens, ce sont des victimes du système commercial de la chanson, qui les exploite tant qu'ils peuvent rapporter. Il ne manque d'ailleurs pas d'artistes – peu importe qu'ils fussent ou non à notre goût ou selon nos attentes – que le-dit système a laissé finir dans une misère crasse.

 

 

En somme, dit Lucien l'âne en secouant la tête, on les presse jusqu'à la dernière goutte et puis, on les abandonne. Comme on a souvent fait avec les ânes... Cela dit, que raconte-t-elle cette chanson qui lui vaut d'être ici dans les chansons contre la guerre ?, dit Lucien l'âne en agitant malicieusement les oreilles.

 

 

Eh bien, ce fils de personne commence par affirmer qu'il n'est en aucun cas fils de militaire… et il enchaîne, ni fils de milliardaire, ni fils de fonctionnaire. Pour un peu, on le croirait anarchiste. Comme je te l'ai dit, c'était il y a longtemps. Depuis, ce n'est plus trop crédible. Et de toute façon, il est fort différent de cet autre fils de personne [[49002]] que chantait Jean Arnulf.

 

 

Ben, écoutons-la et reprenons notre tâche un peu répétitive, mais comment faire autrement, et tissons le linceul de ce vieux monde plein de guerres, de richesses, de bruits et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

Il y en a qui naissent
Dans les plis du drapeau
Au son des hymnes militaires
Et quand la troupe défile sous leurs carreaux
Ils ont l'âme guerrière.

 

Mais pas moi,
Mais pas moi,
Je ne suis pas né militaire.
Mais pas moi,
Mais pas moi,
Je suis le fils de personne !

 

Il y en a qui naissent avec dans leur berceau
Les milliards de leur père.
On leur apprend que tout peux s'acheter.
Les affaires, oui, sont les affaires.

 

Mais pas moi,
Non, pas moi,
Je ne suis pas né milliardaire.
Mais pas moi,
Non, pas moi,
Je suis le fils de personne !

 

Il y en a qui naissent
Dans le respect des lois.
Ils peuvent faire une belle carrière.
Leurs paradis, c'est un bureau étroit
Dans un immense ministère.

Mais pas moi,
Non, pas moi,
Je ne suis pas né fonctionnaire.
Non, pas moi,
Non, pas moi,
Je suis le fils de personne !

 

 

Non, pas moi,
Non, pas moi,
Je suis le fils de personne.
Non, pas moi,
Non, pas moi,
Je suis le fils de personne !

Fils de personne !
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Marco Valdo M.I.
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 11:04

Je ne suis fils de personne

 

 

 

Chanson française – Je ne suis fils de personne – Jean Arnulf – 1976

Paroles : Serge Rezvani

 

 

 

 

LES PLUS BELLES CHANSONS CONTRE LA GUERRE SONT DES CHANSONS DE PAIX.

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 

Nous n'avons pu retrouver une version de l'interprétation de Jean Arnulf. Il existe cependant une version plus récente de Mona Heftre : http://www.dailymotion.com/video/x7r4zt_mona-heftre-chante-rezvani-je-ne-su_music

 

 

 

 

 

 

Laissez-moi me prendre au piège

Du doux plaisir d'exister.

 

 

 

 

 

 

Je ne suis fils de personne.
Je ne suis d'aucun pays.
Je me réclame des hommes
Qui aiment la Terre comme un fruit,
Qui aiment la Terre comme un fruit.

 

 

 

Au gré de l'amour, je veux m'abandonner
Au rythme des jours et des nuits dévoilées.
J'aime le goût d'écume, la saveur des embruns,
La douce amertume des brumes du matin.

 

 

 

Reverrai-je encore l'automne ,
Le temps des grandes marées,
Puis l'hiver où tout frissonne,
Puis un printemps, puis l'été,
Toutes saisons pour aimer ?

 

 

 

Je ne suis fils de personne.
Je ne suis d'aucun pays.
Je me réclame des hommes
Qui aiment la Terre comme un fruit,
Qui aiment la Terre comme un fruit.

 

 

 

Au gré de l'amour, peut-on s'abandonner
Quand on se souvient ce que sera demain
Contre les humains qui s'aiment dans leur coin ?
Les forêts d'acier fleurissent de barbelés.

 

 

 

Sommes-nous si peu de choses,
Des insectes trop petits ?
Ne sommes-nous plus des hommes
Pour nous laisser faire ainsi ?
Est-il encore temps d'aimer ?

 

 

 

Je ne suis fils de personne.
Je ne suis d'aucun pays.
Je me réclame des hommes
Qui aiment la Terre comme un fruit,
Qui aiment la Terre comme un fruit.

 

 

 

Au gré de l'amour, j'aimerai m'abandonner
Dans un lit de sable, par les vagues bordé,
Sous le grand soleil, avant d'être glacé,
Au bruit des abeilles, vivre le temps d'aimer

 

 

 

Reverrai-je encore les neiges,
Les feuilles mortes s'envoler ?
Laissez-moi me prendre au piège
Du doux plaisir d'exister.
Laissez-nous le temps d'aimer.

 

 

 

 

Je ne suis fils de personne.
Je ne suis d'aucun pays.
Je me réclame des hommes
Qui aiment la Terre comme un fruit,
Qui aiment la Terre comme un fruit.

Je ne suis fils de personne
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Marco Valdo M.I.
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 16:23

L'émigré

 

Chanson française – L'émigré – Jean Arnulf - 1976

Paroles : Serge Rezvani

 

Je le revois accordant son violon...

 

 

Il venait tout droit, son violon sous le bras
D'un ghetto polonais, ça se voyait
D'une ville polonaise aux cent carillons
Qui sonnaient au beffroi
La peur et la mort sur son front bien trop pâle
Dès l'enfance avaient gravé leur nom
La peur et la mort et tellement d'autres choses
Dont jamais il ne voulait parler
Ses yeux fiévreux, beaucoup trop fiévreux
Trop profonds, trop tristes
Ont marqué mon âme à tout jamais
Je le revois accordant son violon
De ses mains si blanches
Son sourire si doux me hante encore

 

Chaque jour, il partait son violon sous le bras
Et mon cœur se serrait chaque fois
Il tenait par la main, sa fille
Une enfant, c'est tout ce qui lui restait
Sa femme, ses amis, ses parents étaient morts
Aucune tombe n'existait à leur nom
Rayés de la vie par ces terribles choses
Dont jamais il ne voulait parler
C'était la guerre, nous étions voisins
Et il venait s’asseoir
Chez nous en souriant doucement le soir
Je le revois accordant son violon
De ses mains si blanches
Son sourire si doux me hante encore

 

Il venait tout droit, son violon sous le bras
D'un ghetto polonais, ça se voyait
Il fut arrêté avec son enfant, l'hiver était très froid
La nuit et la mort, les souffrances qu'il craignait
Quelque part en Pologne furent leur sort
La peur et la mort et tellement d'autres choses
Dont jamais il n'avait voulu parler
Ses yeux fiévreux, beaucoup trop fiévreux
Trop profonds, trop tristes
Ont marqué mon âme à tout jamais
Je le revois accordant son violon
De ses mains si blanches
Son sourire si doux me hante encore

 
 
 
L'émigré
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Marco Valdo M.I.
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