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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 21:58

 

LA POMME


Version française – LA POMME – Marco Valdo M.I. – 2015

d'après la version italienne de matteo88

d'une chanson en Comasque (Italien) – La pomaDavide Van De Sfroos – 1999

 

Pour une pomme, pour une pomme, 

Seulement cette pomme, mais c'était sa pomme

 

 

 

Mon cher Lucien l'âne, mon ami, je viens de traduire une chanson qui va bien te plaire et te faire rire ; je suis persuadé que tu vas l'aimer. Comme tu avais aimé, je m'en souviens, une autre chanson de pomme, du même Davide Van de Sfroos… C'était Le Fils de Guillaume Tell [[21743]].

 

 

Certes que je m'en souviens et j'en ris encore. Mais dis-moi, Marco Valdo M.I. mon ami, de quelle pomme s'agit-il cette fois-ci ? Ne me dis pas que c'est la pomme du pommier du paradis…

 

 

Et bien, si. C'est bien celle-là. Une chanson proprement biblique, appuyée si l'en est, sur des écrits saints, sur les seuls écrits qui vaillent, les seuls à raconter vraiment la création du monde et de l'homme à partir du père Adam. Je te rassure, il n'y a pas un gramme de science là-dedans. Mais enfin, c'est légendaire. Je te rappelle les faits tels qu'ils se sont réellement passés… Enfin, selon Van de Sfroos et selon la Bible, un ouvrage des plus sérieux, comme tu le sais. C'est l'histoire d'un type qui monte sur un arbre pour faire pipi, qui tombe et que le propriétaire de l'arbre chasse à coups de pied dans le cul. Je m'embrouille. En fait, le type – un certain Adam – fait pipi contre un arbre ; à ce moment, il voit une vipère et il a peur qu'elle lui morde le zizi. Alors, il appelle sa femme, une dénommée Ève pour qu'elle discute avec le serpent, le temps de faire ce qu'il doit faire. Erreur : le serpent les incite à monter sur l'arbre, à prendre des pommes et à les manger. Malheureusement, Adam tombe de l'échelle, un Ange chasse le serpent et le propriétaire (c'est un certain Dieu) furieux chasse le couple de maraudeurs à coups de pied.

 

 

Quelle histoire ! Elle correspond bien à ce qu'on m'avait raconté d'autres fois et d'autres façons. Je dirais que cette version-ci me semble plus réaliste. C'est une histoire comme il s'en passe dans tous les villages. Un conte paysan, en quelque sorte. Comme dans la chanson de Brassens, où il est question des voleurs de pommes. Comme tu le sais sans doute, c'est La Mauvaise Réputation [[1661]]. Rions un peu et reprenons notre tâche qui consiste – si certains ne le savent pas encore, disons-le fièrement – à tisser (comme de simples canuts) le linceul de ce vieux monde crédule, croyant, évangélisé par devant, catholicisé par derrière et cacochyme.

 

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 


Adam voulait faire pipi sous un arbre
Putain quelle épouvante, surgit une vipère 
La vipère bavarde de cela et de ceci 
Adam a peur qu'elle lui morde le canari
« Ève, Ève, viens ici aussi, 
Car seul, je ne veux pas y rester.
Il y a ici une vipère qui veut nous parler 
Elle dit que nous pourrions goûter… »

 

« Adam, je suis dégoûtée, même intelligent, 
Un serpent est toujours un serpent » 
Mais elle est curieuse, elle veut entendre
Ce que la vipère a à dire
« Cette pomme, on vous a dit de ne pas la toucher ;
Pour moi, c'est de la connerie, vous pouvez la manger.
Car vous, vous êtes ici
Et le Père éternel Dieu sait où il est parti.
Mangez la pomme, mangez-la tous les deux !
Il ne peut rien vous arriver, on vous a menti.
Mangez la pomme, mangez-la tous les deux !

Vous deviendrez plus malins que lui…


Pour une pomme, pour une pomme, 
Seulement cette pomme, mais c'était sa pomme


Adam, lui, est un brave type
Et brave aussi est sa femme.
C'est vrai ici nous sommes comme des rois.
Je ne dois pas travailler, je ne dois pas faire le maçon ;
Si je lui prends sa pomme, peut-être il pétera les plombs,
Il m'enverra un éclair, peut-être il me tuera »

 

Mais entre temps, Ève regarde son homme,
Elle lui dit qu'ils sont là comme deux gâteux.
Dans tout le Paradis, ils sont seuls tous les deux
Et le Père éternel Dieu sait où il fait un somme.
Nous avons tout, nous avons tout, c'est vite dit.
Mais entre temps, tout nus nous sommes.
C'est inutile de rester ici comme deux abrutis,
Les choses vont peut-être changer grâce à la pomme.

 

Pour une pomme, pour une pomme, 
Seulement cette pomme, mais c'était sa pomme.


Adam veut prendre la pomme sur l'arbre
Il tombe de son échelle, quel vol plané...
La vipère rit et l'Ange en colère
Plonge en piqué avec une masse,
Il lance un éclair de toute beauté.
À l'instant, la vipère se casse.
Adam et Ève qui veulent goûter
Prennent la pomme et la croquent.


La pomme les dégoûte, il y a un ver dedans.
Adam et Ève commencent à se donner des coups…
Le serpent avec sa tête de serpent
Rit tant qu'il roule dans un trou.
« Elle vous a plu ? », demande l'Ange
Et pan, un autre coup, et pan, une autre claque…
Le Père éternel n'a pas bougé,
Il regarde les deux idiots s'en aller :

« Je vous ai donné le Paradis et ce n'était pas assez ;
Vous vouliez la pomme et tout le pommier.
Il vous plaît de voler, il vous plaît de faire la guerre, 
Vous êtes vraiment faits pour vivre sur la Terre ! »

Et Adam et Ève, terriblement déçus 
Quittent le Paradis à coups de pied dans le...

 

 

 
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 21:36

FÊTE AU CHÂTEAU

 

 

 

Version française – FÊTE AU CHÂTEAU – Marco Valdo M.I. – 2015

 

Chanson italienne - Festa al castello – Pierangelo Bertoli – 1998

 

 

 

Dès le premier moment de paix, l'Église couronne son prochain Roi

Et la fête sera pour un nouveau voleur de liberté.

 

 

 

 

 

 

Joutes et aventures galantes, parties de chasse dans le fief du roi, 
Nobles vides et arrogants occupés seulement à parler d'eux, 
Pendant que chaque homme normal de la rue a une vie qui n'est pas une vie , 
Les gens sont fatigués et décidés à changer, ils ne veulent pas accepter les abus du roi.


Ils donnent l'assaut aux donjons, en hurlant le droit au bonheur 
Ils ont des râteaux et des fourches et le fer pointu ne les arrêtera pas, 
Ils sont des milliers décidés et sûrs, ils ont des mines qui parlent d'elles-mêmes
Ils ne fuiront pas les heurts les plus durs, ainsi ils prendront le Château du Roi.

 

Histoire d'un peuple qui aujourd'hui sera finalement son propre maître, 
Fragile victime d'ingénuité, il ne se souvient pas de ce qu'est le pouvoir ; 
Dès le premier moment de paix, l'Église couronne son prochain Roi
Et la fête sera pour un nouveau voleur de liberté.

 

Passent des mois et les années, mais le temps est un ennemi sans pitié, 
Repassent des choses déjà vues, rien n'a changé, une nouvelle majesté. 
Le royaume tout entier gît dans la misère et l'histoire dira ensuite pourquoi 
Vu que maintenant la faim est revenue, ils devront prendre d'assaut le Château du Roi.

 

Histoire d'un peuple qui aujourd'hui sera finalement son propre maître, 
Fragile victime d'ingénuité ne se rappelle pas ce qu'est le pouvoir ; 
Dès le premier moment de paix, l'Église couronne son prochain Roi
Et la fête sera pour un nouveau voleur de liberté.

 

 
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 21:15

LA GUERRE DE L'EAU

 

Version française – LA GUERRE DE L'EAU – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – La Guerra dell'acqua – Ivano Fossati – 2008

 

 

 

 

 

 


J'ai vu en chemin,
L'ange du bien
Il m'a dit : « Le travail me repaye »
C'est un crétin d'une multinationale
Pour qui les choses sont carrées


Il y avait un nom pour tout ceci
Il y a quelque temps d'ici :
« Nouvelle économie »

 

À quoi il se destine ?
C'est au sommet qu'il veut être ;
Il veut voyager en limousine.
Nous pouvons lui expliquer, nous pouvons lui dire,
Qu'il n'y a pas une ligne à son sujet dans les manuels scolaires


Et dans l'intervalle 
La guerre de l'eau est déjà commencée
Quelque part et de quelque manière
Pour quelqu'un sur cette Terre
Une vie décente est encore renvoyée.

 

Si tu es un homme, ne dis pas de mensonges.
Parle droit aux derniers de la Terre.
Je suis comme suis et je fais mon possible.
Mais j'ai honte de ce que me coûte,
Une place où compter quelque chose ;
Oui, compter quelque chose .

Pour le fils de pute
Il n'est pas normal d'être différents
Personne le fera pour vous
Tracez votre route
Ne laissez pas mal agir le brigand

Aucun dérangement, il ne le fait pas pour lui.
Il veut le consentement même des déshérités,
Des baptisés dans l'eau et le sel.
Mais qui est-il, que veut-il ?
Il est un fou à lier.


La guerre de l'eau est déjà commencée
Quelque part et de quelque manière.
Je ne suis pas un faucon mais je reconnais
Un congrès de vautours,
Un ciel plein de vautours, oui.


Si tu es un homme, ne dis pas de mensonges.
Parle droit aux orphelins de la Terre.
La guerre de l'eau est déjà commencée
Quelque part et de quelque manière
Et ensuite ce sera à nous, et ensuite ce sera à nous

 


J'ai vu en chemin,
L'ange du bien
Il m'a dit : « Le travail me repaye »

LA GUERRE DE L'EAU
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 21:37

CE QUI MANQUE AU MONDE

 

 

Version française – CE QUI MANQUE AU MONDE – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – Quello che manca al mondo – Ivano Fossati – 2011

 

 

 

 


Je ne suis pas cet homme qui avait un rêve.

Qu'en est-il des rêves de ce temps ? 

 

‎ 
Ce qui manque au monde, c'est un peu de silence 
Ce qui manque dans ce monde, 
c'est le pardon que je ne vois et n'entends pas 
Tou
les gens autour rêvent de surmonter l'orage
Ce qui sert à la vie, c'est l'eau et le sel


Je ne suis pas cet homme qui avait un rêve.
Qu'en est-il des rêves de ce temps ? 
De quoi parlons-nous dans cette vie ? 
De quoi nourrissons-nous nos enfants ?‎ ‎


Ce qui manquera demain, c'est un monument à l'égalité. 
Ce qui manque déjà cette nuit, ce sont mille mots d'amour.
Car il y a des gens qui parlent d'amour dans une langue morte.
Ils sont vivants : ça leur suffit et ils savent attendre.
Mais dans cet été qui ressemble plutôt à décembre 
Tout ne va pas bien ou plutôt si, s'il vous semble.

 

Ce qui manque au monde, je le vois bien avec mes yeux. 
Ce qui manque dans ce monde, je ne peux pas le raconter.
Je ne suis pas cet homme qui avait un rêve 
Et même pas, l'artiste qui avait un don.
Mais aussi une seule pensée fait son chemin
Comme toutes les grandes illusions .

Ce qui manque au monde, c'est un peu de silence.
Ce qui manque dans ce monde, c'est le pardon que je ne vois et n'entends pas. 
Ce qui manque au monde, c'est un peu de silence.

 

 

 
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 21:27

ESCLAVES DU SALAIRE

 

Version française – ESCLAVES DU SALAIRE – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – Schiavi del salario – Senza Sicura – 1999

 

 

 

Trente nuits et trente jours, cauchemars et production

Pour nous, esclaves du salaire il n'y a ni paix ni liberté.

 

 

 

 

Tête basse et pas d'ennuis, tu ne peux pas t'arrêter maintenant
Il y a une planète qui travaille, tu ne peux pas y couper
Tu donnes tout ce que tu as et ils te demandent davantage
Ne leur offre pas tes os cassés et ta sueur
Il est plus gratifiant de travailler pour soi-même
Trente nuits et trente jours, cauchemars et production
Pour nous, esclaves du salaire il n'y a ni paix ni liberté.
Contributions et tant par heure, es-tu sûr qu'il en soit ainsi ?
Si ta faim a un prix, ce n'est certes pas celui-ci
Il est plus gratifiant de travailler pour soi-même
Plus une lire, ni à l'État ni aux patrons, ni sueur
Libère une zone et avec les camarades fais ainsi
Production et liberté pour soi-même et on lira
Sur les bleus « Jamais plus esclaves du salaire ! »
Il est plus gratifiant de travailler pour soi-même
En collectivisant le pain.

 

 
 
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 19:26

L'HABIT D'ÉPOUSE

 


Version française – L'HABIT D'ÉPOUSE – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – L'abito della sposa – Ivano Fossati – 1996

 

 

 

 


Que veux-tu qu'elle soit, belle ?

 

 

 

 

 

Récit de la violence subie par les femmes de la part des soldats, et si je ne me trompe pas, elle se réfère aux viols de l'aire balkanique de cette période.
(Paolo Baldessarini)

 


Elle a l'estomac maigre
Cette jeune épouse.
Vous devriez la faire
Manger davantage.
Elle a un laid rêve de femme
Qui ne dit pas une parole 
Mais avance mètre par mètre,
Dans l'herbe froide,
Un soldat épuisé
Sur les rails brûlés.
Dans un italien théâtral, il crie :
« Vive la folie »
Et elle : « J'ai peur des bonnes nouvelles
Car c'est pire qu'on ne dit
Même l'enfer de Babylone
Fut oublié ainsi »

 

Messieurs, que voulez-vous que ce soit?
C'est tout le temps qui passe.
Que voulez-vous que ce soit ?
C'est un habit qui se porte.
Que veux-tu que ce soit ?
C'est ton temps qui va passant.
Elle leva un peu sa jupe ;
L'homme lui dit : « Viens, maintenant ».

 

Quand, même le dernier soldat
L'eut accompagnée là
Dans ce froid charnel,
Elle se sentit encore belle
Avec son parfum vulgaire
Comme la soif de victoire
À consommer pendant des jours
Et ainsi toujours.


Messieurs, que voulez-vous qu'elle dise ?
C'est tout le temps qui passe.
Que voulez-vous qu'elle dise ?
C'est un habit qui se porte.
Que veux-tu qu'elle soit, belle ?
C'est ton temps qui va passant.
Le soldat lui dit : « Je tremble »
Et elle répond : « Dors, maintenant ».

 

 
L'HABIT D'ÉPOUSE
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:37

Deux assassins dans un miroir

 

 

Chanson de langue française – Deux assassins dans un miroir – Marco Valdo M.I. – 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici, Lucien l'âne mon ami, une chanson de circonstance. Tu connais les journaux, tu connais les médias. Ils parlent de tout et de rien, question de soutenir leur audience. Et ici, de ces jours-ci, ils font grand bruit autour du séjour en prison d'un dénommé Dutroux, personnage de vile réputation. Ce personnage doit sa célébrité à ses penchants odieux et à ses actes crapuleux. Vingt ans déjà que la société respecte l'être humain en cet assassin. Elle rêve de le réhabiliter et il n'est pas du tout sûr qu'elle y arrive un jour. Mais au-delà, qu'en sera-t-il ? On a déjà libéré sa comparse et peut-être certains imaginent lui laisser un jour pareil destin. Mais que se passera-t-il alors ? Je lisais un long papier qui célébrait ce curieux anniversaire et j'en étais là de ma réflexion, quand me revint à l'esprit, une tout autre histoire où un autre assassin avait survécu – un demi-siècle – à sa condamnation à mort et se la coulait douce, sous un nouveau nom, dans un pays étranger.

 

 

Moi, dit Lucien l'âne en remuant la queue, je me souviens bien de cet abuseur et tueur de fillettes, un personnage immonde que je me refuserai toujours à prendre sur mon dos. Il n'en est heureusement pas question. Quant à l’autre ordure, il me paraît le reconnaître et me souvenir de lui que l'on voyait parfois en grand uniforme d'oberschtroumpfmachin dans certaine littérature exaltant d'anciennes gloires habillées de noir. Mais je me demande à présent, ce que vient faire ton grand-père dans cette affaire ?

 

 

Oh, tu sais Lucien l'âne mon ami, que ce mien grand-père avait fait un détestable séjour de quatre ans (1914-18) en un camp en Allemagne, il en avait gardé un très mauvais souvenir. À la suivante, son fils était mort des tortures… Il en gardait une colère rentrée. Des activités de guerre clandestine, il avait conservé les instruments et avait décidé, c'était un têtu, de faire à sa manière justice pour son fils. Il était néanmoins patient et savait attendre. Il attendait donc le retour auto-proclamé cent fois de l'illustre chef de Rex à Bruxelles pour lui faire subir le sort des collaborateurs. Mais le dénommé Degrelle, planqué en Espagne, n'est jamais revenu. Et Grand-Père est mort sans avoir pu accomplir ce geste qui l'aurait soulagé de sa colère. C'est en songeant à cette idée fixe de mon Grand-Père, que je me suis posé la question de ce qui pourrait se passer si un assassin aussi immonde était libéré… Personnellement, je pense que s'il doit sortir un jour, il lui faudra affronter son destin… De toute façon, ces gens-là sont condamnés à vivre avec eux-mêmes et à se voir dans un miroir. Ce qui n'est pas rien : « Miroir, beau miroir, dis-moi qui je suis ? Un assassin, une brute, une crapule... »

 

 

Vu comme ça, il vaudrait peut-être mieux qu'il ne sorte pas… C'est aussi, ce que je pense. Mais laissons cela, ces gens méprisables et leur destin, nous n'avons pas grand-chose à en faire. Reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde hanté par la douleur, malade d'egos détraqués, d'orgueils hypertrophiés et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

Monsieur Dutroux vit encore

Que se passera-t-il s'il en sort ?

Triste destin

Que celui d'un tel assassin.

 

Oublier n'est pas un mot populaire

Et qui croira à la réhabilitation

D'un tel pensionnaire

D'innombrables prisons.

 

Feu mon grand-père tenait de côté

Dans un coffret bien fermé

Certaine arme automatique

Certaines balles magiques.

 

Il tenait tout cela sous clé

Depuis fort longtemps, depuis plus de vingt ans :

Une arme, des balles, un instrument de résistant

Souvent graissé, à un usage préservé.

 

Il l'avait réservé à certain exilé

Qui en un lieu protégé,

Loin de Sainte Gudule,

Ressassait mille gloires ridicules.

 

Mais jamais n'est revenu à Bruxelles

De sa retraite ibérique

L'Oberschtroumpfführer Degrelle.

Grand Papa a rangé son automatique.

 

Monsieur Dutroux vit encore ;

On ne sait rien de ses remords.

En a-t-il eu d'ailleurs ?

Ira-t-il chez les bonnes sœurs ?

 

Monsieur Dutroux vit encore ;

Que se passera-t-il s'il en sort ?

On ne connaît jamais l'heure et le décor

Où l'insatiable Dame vient et mord.

 

 

 
Deux assassins dans un miroir
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 21:05

LES FOUS DE ROME

 

 

Version française – LES FOUS DE ROME – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne (Laziale Romanesco) – I matti de Roma – Simone Cristicchi – 2013

 

 

 

 

 

 



Les fous de Rome sont nombreux, certains sont tristes, d'autres amusantsIl y en a des soiffards, de Reggio, des chanteurs, des caractéristiques, comme les monuments.

Dans mon quartier, il y avait Agostino, qui effrayait toutes les filles
Il criait qu'il était le démon, les cornes sur sa tête étaient deux piments rouges.
Sur l
a Togliatti parfois on trouve Roscio, il monte avec sa flûte sur le quatre cent cinquante et un
Il 
joue trois notes et bredouille quelques mots, demande deux sous, mais jamais personne ne donne rien.

Les fous de Rome sont la grimace édentée des rues de la cité

Pour rappeler à qui se prend trop au sérieux quel mal est la normalité,

Quel mal odieux est la normalité.

Il y a Berardo le boxeur sonné, qui est devenu fou des coups pris à la tête.
Maintenant, il est vieux, et rode toujours seul, une cigarette est tout ce qui lui reste.
Aujourd'hui dans le métro une dame jurait, elle était là, à se disputer au milieu du va-et-vient
Avec quelqu'un qui n'y était pas, n'y est plus, peut-être quelqu'un qu'il n'y a jamais eu.

Un tas de psychiatres ont tenté de déchiffrer le grand mystère du cerveau.
Si on me demande qui sont les vrais malades, cela dépend de quel côté de la grille, on se trouve.
Cela dépend de quel côté de la grille, on se trouve.


Les fous, je sais que c'est vous, qui ne riez pas et qui êtes toujours si sérieux,
Enfermés tout le jour dans un bureau, pendant que la vie vous salue du dehors,
Et vous restez enfermés au dedans, pendant que la vie vous couillonne du dehors.

 

 
LES FOUS DE ROME
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 20:52

HISTOIRE DU CHIEN FIDO

 

 

Version française – HISTOIRE DE FIDO – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – La storia del cane Fido – Lorenzo De Antiquis – 1958

 

 

 

 

Le 9 juin 1958, Fido

Est mort attendant son maître.

D'un homme et d'un chien, c'est le tableau 

Dans le cœur, il demeure

Un véritable amour et son histoire…

 

 


Il s'agit d'une histoire absolument vraie, que je connaissais depuis des années puisque, il y a nombreuses années, j'avais une amie née précisément à Borgo San Lorenzo ; et j'ai vu en personne, plus d'une fois, le monument du chien Fido sur la place Dante dans la petite ville de Mugello. C'est justement cette fille qui me raconta l'histoire pour la première fois. 

La retrouver cette nuit contée par un aède est pour moi une sorte de magie qui réveille des souvenirs lointains.


Riccardo Venturi, 11 novembre 2004, à 3.44 du matin.

 

L'HISTOIRE DU CHIEN FIDO
du Sito della Unicoop Firenze
de Stefano Giraldi


Lorsqu'on parle d'une fable, on pense à une histoire imaginaire ou à un mythe hors de la réalité. L'histoire que nous vous racontons est par contre un fait réellement arrivé, l'histoire d'un chien du nom de Fido, elle se passe dans la belle vallée du Mugello.

Carlo Soriani, un ouvrier de Luco del Mugello, un village près de Borgo San Lorenzo, au temps de la seconde guerre mondiale trouva dans un fossé un petit chien blessé. Soriani ramassa ce chiot et le ramena chez lui où il lui donna les premiers soins et une niche.

Le petit chien, une fois guéri, se prit d'une grande affection pour son nouveau maître et chaque jour se rendait à l'arrêt du car qui ramenait les ouvriers de Borgo San Lorenzo pour attendre son  retour. Mais en ce terrible décembre de 1943, au cours des bombardements aériens sur Borgo San Lorenzo, Carlo Soriani mourut.

Fido ne désespéra pas de voir revenir son bon maître et pendant bien 14 ans, il se rendit ponctuellement à l'arrivée du car pour attendre, malheureusement inutilement, que l'ouvrier en descende. La guerre était finie, l'Italie changeait et le fidèle Fido avait vieilli, mais chaque jour, il se présentait encore à l'arrêt du car et attendait.

En 1957, le maire de Borgo honora Fido d'une médaille d'or, à la grande émotion de la femme de Soriani, présente à la cérémonie. Le 9 juin1958, Fido mourut : il fut enterré près de la tombe de son maître Carlo Soriani, dans le cimetière communal de Luco del Mugello. La commune de Borgo San Lorenzo décida de rappeler cette extraordinaire histoire d'amour et de fidélité et confia la tâche au sculpteur Salvatore Cipolla de réaliser une statue en bronze du chien. La statue se trouve toujours sur la Place Dante, à côté de la mairie de Borgo San Lorenzo.

 

 

Ma grand-mère, dit Marco Valdo M.I., qui se prénommait Agnès, faut dire que son père était berger, me disait toujours : « Dépêche-toi de croire ça, sinon on t’en racontera d'autres ». Cependant, elle en connaissait des histoires de chiens fidèles et elle m'en a raconté beaucoup, car pour ce qui est des chiens, les bergers, ils en savent quelque chose. Et Agnès, qui fut elle-même bergère, Agnès, l’histoire de Fido, elle t’aurait dit qu'elle est véridique. D’ailleurs, toute l'Odyssée, témoigne pour lui, au point que mon ami Mathelyne, berger sur le Larzac, avait nommé son chien Ithaque, lequel avait la taille d'un jeune veau. Eh bien, Lucien l'âne mon ami, je te demande ton avis aussi à propos de Fido et de son fidèle attachement.

Pour moi, dit Lucien l'âne, il ne fait aucun doute. Il n'y a que les humains pour en douter. Je m'en vais te conter une histoire a contrario. Au temps très lointain où je promenais sur mon dos une sorte de savant philosophe du côté de Syracuse[http://www.youtube.com/watch?v=VMTQUqlmxXM] (c'est l'auteur qui chante cette version : un gars qui n'avait pas de voix, mais un micro ; il faisait chavirer les vieilles dames – un genre à lui tout seul ; mon cousin disait qu'il chante en « dégueulando »), dans une excursion aux pieds de l'Etna, j'avais rencontré un chien, tu sais aussi un de ses chiens qui vivent dans les paysages, gardent quelques animaux… un chien qu'une meute attaquait durement… Avec mon philosophe sur le dos, je chargeai cette bande de corniauds, qui s'en allèrent comme une volée de corbeaux… Des années plus tard, dans le même coin, ce fut mon tour d'être assailli par deux hommes qui voulaient me prendre, je fus soudain secouru par un chien terrible et furieux. C'était lui ; il mit ces goujats en fuite. Oui, les chiens ont de la mémoire et une mémoire fidèle et reconnaissante. Mais je t’en prie, écoutons la chanson et retournons à notre tâche qui consiste à tisser le linceul de ce vieux monde où parfois, on trouve de belles histoires et de quoi trouver le courage de mener une vie longue et parfois rude.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

… un soir d'hiver, en 1941, Carlo Soriani, un ouvrier de Luco del Mugello, une fraction de Borgo S. Lorenzo, pédalait sur sa vieille bicyclette, en direction de sa maison…

 

Temps de guerre, la nuit est pluvieuse
La route boueuse,
Le noir total.
Un ouvrier pédale, mais il entend
Un gémissement :
Quelqu'un se trouve mal.
« Qui est-ce ? » se demande
Carlo Soriani, homme aimable
Au cœur très sensible.
Ce chiot dans le fossé 
Blessé, souillé le noie de pitié.


Il le ramasse et le presse sur sa poitrine,
Il ferme sa veste
Et son chemin, il reprend.
Arrivé chez lui, sa femme et ses enfants
Donnent caresses et baisers
À ce chien bébé.
Maintenant, il a trouvé une niche,
Une maison, Fido est heureux
avec son sauveur.
Il suit le maître où qu'il veille,
Ponctuel, à l'aube 
le réveille.

Part de Luco chaque jour un car,
Qui revient au soir
Et Fido le sait de toujours.
Pour travailler chaque jour,
Son maître sur cette carriole
Se rend à la ville.
Fido fait la fête, remue la queue
Quand au soir revient son maître.
Sauts de joie, d'affection, d'amour
Il exprime de bon cœur
Son bonheur.


La haine envahit, la guerre est féroce,
Terrible croix,
Pour l'humanité.
Un bombardement jette l'effroi
Borgo S. Lorenzo
Est durement frappé.
30 décembre, cent morts.
Carlo Soriani ne reviendra plus.
Pauvre Fido, cherche son patron.
Il ne connaît pas la raison
Pour laquelle il ne revient plus.

 

Déchirement continu, douleur immense, 
Du chien erre
Qui ici et là cherche .

Revient la paix, passe la guerre,
Mais Fido tenace continue

Il reste plein d'espoir.
Sur place, il monte dans le car
Chercher son maître tous les soirs.
Pauvre Fido, disent les gens 
Et le chien patient
Reste là et se couche.

Quatorze ans maintenant ont passé
Les temps ont changé
C'est l'heure du « boum » économique.
Fido est déjà vieux mais stoïque
Sur la place continue d'attendre
La tête basse.
Le 9 juin 1958, Fido est mort 
Attendant son maître encore.
D'un homme et d'un chien, voici l'affaire
Dans mon cœur, demeure
Un véritable amour et son histoire…

 

sur la place Dante de Borgo S. Lorenzo au milieu d'un parterre, un monument en bronze du chien « Fido », œuvre du sculpteur Cipolla, rappelle la fidélité de ce chien.

 

 

 

 

 

HISTOIRE DU CHIEN FIDO
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Marco Valdo M.I.
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 21:08

CARYL CHESSMAN

 

 

 

Version française – CARYL CHESSMAN – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – Caryl Chessman – Lorenzo De Antiquis – 1960

 

 

 

 

Il n'y aura pas de clémence

Il n'y aura pas de pitié.

En chambre à gaz,

Mourir il devra.

 

 

 

 

 

 

CARYL CHESSMAN, LE BANDIT À LA LUMIÈRE ROUGE

Le cas de Caryl Chessman, dans les années 1950, réussit plus que tout autre à ameuter l'opinion publique contre la peine de mort, tant aux États-Unis qu'à l'étranger (témoin cette chanson d'un des plus populaires aèdes italiens, qui ne choisit pas par hasard l'air de Caserio.


Né en 1921, Caryl Chessman était un cambrioleur de profession qui avait passé une grande partie de sa vie en prison. Libéré par une mesure de grâce de la prison de Folsom, en janvier de 1948, il fut à nouveau arrêté à Los Angeles comme le « Bandit à la lumière rouge». Il s'agissait d'un criminel qui attaquait surtout des petits couples à l'écart dans les parkings et dans d'autres endroits isolés, en utilisant un clignotant rouge comme celui de la police. Ensuite, il volait les victimes, parfois en violant la fille.

Les portraits-robots fournis par les victimes parlaient d'un homme avec les dents tordues, au volant d'une Ford nouvelle, décapotable et de couleur claire. Caryl Chessman fut arrêté avec deux autres malfaiteurs ; il avait avec un clignotant rouge et était au volant d'une Ford nouvelle. Qui, cependant, n'était pas décapotable et de couleur sombre.


La police réveilla une des victimes en pleine nuit, demanda à cette femme de se pencher à la fenêtre de l'appartement dans laquelle elle vivait, et la femme identifia Chessman comme son assaillant à un étage de distance et dans le noir. Chessman ne correspondait pas à la description physique qui avait été donnée du cambrioleur.


Malgré cela, Chessman signa un aveu, qu'ensuite, il retira en affirmant qu'il avait extorqué par la force par la la police. Lorsque deux journalistes investigateurs commencèrent à s'occuper du cas, ils découvrirent une photo de Chessman peu après l'arrestation, le visage manifestement tuméfié. Chessman fut incriminé avec dix-sept chefs d'accusation qui allaient du hold-up à la séquestration de personne.

 

Sur base de la « Loi Lindbergh », votée en Californie en 1933, après l'enlèvement et le meurtre du petit Charles Lindbergh jr. (le fils du célèbre aviateur qui avait le premier traversé l'océan), peine pour l'enlèvement avec des coups et blessures, pouvait être soit la prison à vie sans possibilité de grâce ou la mort. Le jury ne demanda pas de circonstances atténuantes ; dès lors, Chessman fut condamné à la chambre à gaz.

 

Une fois dans le couloir de la mort de la tristement célèbre prison de Saint Quentin, Caryl Chessman commença la lutte, en écrivant depuis sa cellule 2455 quatre livres pour sa défense, qui connurent une popularité immense dans le monde entier. En étudiant toutes les possibilités juridiques présentées à son cas, il réussit à faire renvoyer pendant douze ans son exécution (par huit fois) en rassemblant une documentation fouillée. Ce fut inutile : le 2 mai 1960, le gouverneur Brown rejeta la neuvième demande de suspension et Chessman fut gazé.


Durant les douze ans de sa captivité à Saint Quentin, eut lieu aux États-Unis le premier grand mouvement d'opinion contre la peine de mort. De tout le monde parvinrent des appels pour la révision du procès Chessman ; parmi les signataires, Eleanor Roosevelt, Pablo Casals, Aldous Huxley, Ray Bradbury, William Inge, Norman Mailer, Dwight McDonald, Christopher Isherwood et Robert Frost. Ironie du sort, le gouverneur Edmund J. Brown, qui repoussa la question de suspension en affirmant « avoir les mains liées », était un opposant reconnu à la peine de mort.

 

 

2 Mai 1960
La cellule de la mort
S'ouvrait à Saint Quentin
Ordre de la Cour.
Pour Caryl Chessman
Sans pitié
Depuis 12 ans
Enfermé là.


Il avait été arrêté
Sous l'accusation 
D'être le bandit
À la lumière rouge
Qui arrêtait les autos
Pour voler
et ensuite violer

Les filles.

Pendant environ 12 ans,
Chessman s'est défendu;
La Loi américaine
Cependant l'a réfuté.
Par huit fois
Pour diverses raisons
Fut renvoyée
Son exécution.

Il a écrit dans trois livres
Qu'il était innocent ;
Un jeune marginal
Mais pas un délinquant.
Tout le monde
Peut se tromper.
Moi, à la mort
Je ne veux pas aller.

 

De toutes les nations,
Sa grâce fut implorée.
Son avocate
Tombée amoureuse
S'était adressée
Au Gouverneur
Et espérait encore 
Le sauver.


Les heures passaient
Et l'instant atroce
Maintenant approchait,
Horrible et rapide.
Il n'y aura pas de clémence
Il n'y aura pas de pitié.
En chambre à gaz,
Mourir il devra.

 

Coupable ou innocent,
Son sort fut terrible.
Le bourreau à 10 heures
Donna la mort à Chessman.
Peut-être a-t-il voulu
Préserver la fille 
Et « ce secret »
Avec lui emporter.

 

 
CARYL CHESSMAN
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Marco Valdo M.I.
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