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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 21:49

MAIS NOUS, NON !

Version française – MAIS NOUS, NON ! – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Ma Noi No! – Nomadi




Mais nous, mais nous, mais nous

Yeux fermés : ennuis,

Il faut faire attention.

Il faut faire attention

À ce qu'on voit,

À ce qu'on entend.


Mais nous, mais nous, mais nous

Yeux jamais fermés

Flatteries et vanité.

Flatteries et vanité

Ne sont pas, non, une réalité

Ne sont pas, non, une réalité


Enfants : apprendre à se taire,

Étudiants : apprendre à apprendre

Garçons, filles : apprendre à rêver

Et adultes : apprendre à subir ( Subir !)

Mais non !


Mais nous, mais nous, mais nous

Bons comme le pain,

Mais mauvais comme un chien,

Mauvais comme un chien

Quand on lui prend son pain,

Quand on lui prend son pain.


Mais nous, mais nous, mais nous

Bouche jamais fermée,

Misères et ambiguïté

Misères et ambiguïté

Ne sont pas, non, une réalité

Ne sont pas, non, une réalité

Soldats : apprendre à tirer

Étudiants : apprendre à marcher

Hommes, femmes : rêver

Et vieux : apprendre à mourir [ Mourir !]

Mais non !


Mais nous, mais nous, mais nous non !

Bouche cousue : jamais !

On a envie de parler,

On a envie de parler,

Parfois aussi de hurler,

Parfois aussi de hurler. [ Hurler !]

Mais nous, mais nous, mais nous non !

Bouche cousue : jamais !

On a envie de penser,

On a envie de penser,

Parfois aussi de chanter,

Parfois aussi de chanter. [ Chanter !]

Mais nous non !


Nous non ! No ! No !
Nous Nous Non ! No !
Nous Nous...

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Marco Valdo M.I.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 22:20

PETITE SIRÈNE

Version française – PETITE SIRÈNE – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Mala Sirena – Modena City Ramblers

 

Dédiée à la ville bosniaque, qui a résisté à la barbarie et à la folie du conflit balkanique et aux femmes de l'association locale Tuzlanska Amica, petites grandes sirènes.

 

 

 

Sur les blindés de l'ONU

Sur les Toyotas aux plaques étrangères

Sur les toits brûlés

Sur les cimes des minarets

 

La vie renaît

Sur tes cicatrices

La vie renaît

Sur tes cicatrices

 

Tuzla, petite sirène

Tuzla, petite sirène

Reprends ta liberté.

 

Au-dessus des lumières de tes petits kiosques

Au-dessus de tes paraboles rouillées

Au-dessus des regards perdus dans le vide

Dans les baraques des réfugiés


La vie renaît

Sur tes cicatrices

La vie renaît

Sur tes cicatrices

Tuzla, petite sirène

Tuzla, petite sirène

Reprends ta liberté.
Tu auras de l'eau bouillante pour laver tes cauchemars

Tu auras de la lumière la nuit et des vitres propres

Tu auras du carburant et du charbon

Et de la viande et de la farine et du sucre et du miel

 

Le soir, les vieux fumeront la pipe

Assis devant les cafés

Et les jeunes un jour réussiront à combler

Le trou noir au fond de ton cœur

La vie renaît

Sur tes cicatrices

La vie renaît

Sur tes cicatrices

Tuzla, petite sirène

Tuzla, petite sirène

Reprends ta liberté.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 19:47

SALVADOR

Version française – SALVADOR – Marco Valdo M.I. – 2009

Chanson italienne – Salvador – Nomadi – 1990

 


Salvador était un homme, vécut en homme

Mourut en homme, avec un fusil à la main.

Dans les casernes, les généraux trinquaient à la victoire

Avec des verres remplis du sang d'un peuple enchaîné.

 

D'un ciel de plomb

Pleuvaient des larmes de cuivre.

Le Chili pleurait désespéré

Sa liberté perdue.

 

Mille mères désolées pleuraient leurs fils disparus

L'amour avait des yeux écarquillés d'une fille brune

Même les colombes étaient devenues faucons,

Les oliviers transformés en croix.

D'un ciel de plomb

Pleuvaient des larmes de cuivre.

Le Chili pleurait désespéré

Sa liberté perdue.

 

Mais un peuple ne peut mourir, on ne tue pas les idées

Sur une tombe sans nom, naissait la conscience.

Tandis que l'aube des Andes éclairait les cieux,

Une colombe blanche cherchait son nouveau nid.

D'un ciel de plomb

Pleuvaient des larmes de cuivre.

Le Chili pleurait désespéré

Sa liberté perdue.

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Marco Valdo M.I.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 17:02

PRISONNIER DE QUI ?

Version française – PRISONNIER DE QUI ? – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Prigionniero di chi ? - Modena City Ramblers - 2009

Les heures passent fixant le mur

Et écrivant des lettres

Qui mesurent l'éloignement

De ma liberté

Attendant, attendant, ici, prisonnier de qui ?

J'ai épuisé toutes les réponses

Mais restent les pourquoi

De l'absurdité et de l'impuissance

Que je sens maintenant au-dedans de moi

Attendant, attendant, ici, prisonnier de celui qui peignant l'illusion éloigne la réalité

Jours amers, jours avares dans l'attente

D'une nouvelle dignité

Nuit noire, nuit lente dans l'attente

D'une nouvelle humanité

J'ai rêvé de prendre mon envol en dépassant les limites

Qui tiennent mes pensées

À l'écart de la vraie liberté

Attendant, attendant, ici, prisonnier de celui qui peignant l'illusion éloigne la réalité

Jours avares, jours amers dans l'attente

D'une nouvelle dignité

Nuit noire, nuit lente dans l'attente

D'une nouvelle humanité
Jours amers, jours avares dans l'attente

D'une nouvelle dignité

Nuit noire, nuit lente dans l'attente

D'une nouvelle humanité.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:59

RELIGION

 

Version française – RELIGION – Lucien Lane – 2010

Chanson australienne – Religion – Charles Tyler – 2007

 

 


La terre est juste la terre

Comme la mer est juste la mer

Aucune terre n'est jamais promise

Aucune terre n'est jamais sacrée

Ce sont seulement des mots que disent les gens

Juste des pensées qui les égarent

Ce sont juste des mythes de l'histoire

Juste ignorance et stupidité


La religion empoisonne tout

La religion est le péché originel

Les prêtres pédophiles

Les attentats-suicides

L'avion dans la tour

La fille qu'on tue pour l'honneur.


Et un enfant est juste un enfant

Pas un musulman ou un juif

Pas un chiite ou un sunnite

Pas un chrétien ou un hindou

Ce sont juste des étiquettes qu'on attribue

À ceux qui encore innocents et libres

Quand ils sont trop jeunes pour départager

La réalité de l'invention.


La religion est une grande erreur.

La religion est la confiance brisée

Le poison dans la cour

L'aire du soupçon

L'école de la foi et la madrassa

Le frère qui tue le frère


Et un livre est juste un livre

Juste des mots sur une page

Il n'y a pas d'écritures saintes

Tout écrit est de main d'homme

Il n'y a pas d'après-vie à craindre

Aucun Dieu à révérer

La règle simple pour vivre ici

Est juste la bonté ici et maintenant.


La religion paralyse les pensées

La religion est le passé qui lie

Les évangélistes idiots

Contestant l'évolution

Les croisades, le Jihad

Et la solution finale.


La religion empoisonne tout

La religion est le péché originel.

 

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Marco Valdo M.I.
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 22:25

Promenade au Val Salice


Canzone léviane – Promenade au Val Salice – Marco Valdo M.I. – 2010
Cycle du Cahier ligné – 82

Promenade au Val Salice est la huitante-deuxième chanson du Cycle du Cahier ligné, constitué d'éléments tirés du Quaderno a Cancelli de Carlo Levi.

 

 

Une main rouge sur les murs de boue

Des villages indiens. Mémoire.

Les images du souvenir sont floues.

"Faites tous votre devoir",

Affirmation abrupte, noire

Propagande continue, partout présente,

Conquérante et menaçante

Infantilisation de masse :

Propagande de masse,

Pensée de masse, art de masse.

Mensonge et télévision

Instruments de la domestication.

Fondements de l'État de masse.

Des ouvriers ont gravé dans la pierre

Sur un mur de Giulianova

Piazza del Belvedere

Une inscription lapidaire

"Aux prolétaires,

Tués dans la guerre bourgeoise de 1915-18".

 

La mémoire est chaotique

Planquée dans un fouillis d'arbres tristes,

Derrière une grille en fer forgé et de gros chiens.

Une mystérieuse villa.

La pente raide du Righino longe le Rio Salice.

Sur une grande pierre lisse en forme de sofa

Jetu, mon oncle d'Amérique,

Argentine, Uruguay, Mexique ou Venezuela.

Attend l'aube dans le lit du ruisseau.

À présent, le Rio Salice est couvert par une route

Par des maisons et des immeubles.

Écrasés l'auberge du Bossu, la Madonnina,

Le lit de Jetu et la campagne de ma nonna ,

Avec ses cannées, ses vignes, ses vaches, ses prés et ses bois.

Des ouvriers ont gravé dans la pierre

Sur un mur de Giulianova

Piazza del Belvedere

Une inscription lapidaire

"Aux prolétaires,

Tués dans la guerre bourgeoise de 1915-18".

 

 

La guerre est passée là

Et la marque invisible de mes premiers pas.

Comme Ninive, Babylone,Vejo, Ségeste, Sélinonte ou Petra,

N'existe plus,

Tout ce monde enchanté a disparu

Sauf dans mon premier tableau,

Avec le peuplier, coupé pendant la guerre,

Avec la maison, la barrière,

La glycine à contre-jour, la volière.

Dans ma mémoire chaotique,

Les souvenirs se chevauchent :

La promenade au Val Salice,

Une ombre, légère, transparente,

Une feuille matinale, une clarté absolue.

Des ouvriers ont gravé dans la pierre

Sur un mur de Giulianova

Piazza del Belvedere

Une inscription lapidaire

"Aux prolétaires,

Tués dans la guerre bourgeoise de 1915-18".

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 21:50

LE NAUFRAGE DU LUSITALIA

Version française – LE NAUFRAGE DU LUSITALIA – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Il Naufragio del Lusitalia – Modena City Ramblers – 2009

 

Sacré Lucien, tu es bien l'âne au monde que je fréquente avec le plus de plaisir. Je dis çà, car je devine déjà ta question à propos du titre de cette chanson. Oui, il s'agit bien d'une lourde allusion au Lusitania... Et voici ce qu'on en sait (en fait, Wiki) – en très résumé : Le RMS Lusitania est un paquebot transatlantique britannique armé par la Cunard. Son nom vient de celui de la province romaine de Lusitanie, le Portugal actuel. C'est le navire-jumeau (sistership) du paquebot Mauretania. Son torpillage par un sous marin allemand U-20, le 7 mai 1915, au large de l'Irlande, avec plus de 1 200 passagers (dont près de 200 Américains) et un chargement secret de munitions semble avoir fortement contribué à l'entrée en guerre des États-Unis.



C'est donc un titre construit un peu comme celui de ta canzone : Le Radeau de Lampéduse... (http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=12413&lang=it) Je m'en étais bien douté. Et c'est d'ailleurs, d'une certaine manière, un sujet assez proche : une catastrophe maritime.



En apparence, en effet. Mais détrompe-toi bien vite. C'est une pure parabole et si la chanson donne cette impression d'une catastrophe maritime en train de s'accomplir ou en tous cas, laisse penser qu'elle est engagée et qu'elle pourrait s'accomplir, cette catastrophe du Lusitalia ne se passe pas en mer, comme le laisse penser le texte.



Ah bon, dit Lucien l'âne tout d'un coup plus attentif encore, comme tendu de tous ses muscles et ses tendons, et alors, de quoi s'agit-il ?



Le titre lui-même devrait te mettre la puce à l'oreille et elle aura de quoi s'occuper cette puce, dit Marco Valdo M.I. en souriant. Lusitalia, pas Lusitania. Je sais, il n'y a qu'une seule lettre de différence... Mais si la Lusitania indique le Portugal, la Lusitalia renvoie sans conteste à l'Italie. Et c'est bien du naufrage de l'Italie actuelle qu'il s'agit... Les pirates se sont emparés du bateau et l'Italie, celle qui ne s'accommode pas de voir ces voleurs dans l'obscurité, celle qui étouffe sous le régime demande, espère, réclame et finalement devra bien aller le chercher par elle-même :

un filet de vent

un filet de vent

un filet de vent par pitié

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane


Rescapés de l'ouragan, le vent nous a porté ici

Liés aux mâts pour ne pas tomber à la mer

Sous le grand mât, les voiles pendent déchirées

Et le timon s'est brisé sous les coups des vagues


La foudre a emporté notre capitaine

Mais la nuit était déjà perdue dans les duels avec les pirates

Le mousse et les officiers sont en fuite avec le rhum

Dans la nuit sans lune, des voleurs dans l'obscurité

 

 

Nous livrés aux courants

Nous à la dérive en attente d'un mirage

Nous rescapés du grand naufrage

(un filet de vent) poussera de quelque part
(un filet de vent) peut-être nous sauvera

(un filet de vent) et l'espérance reviendra

(un filet de vent) par pitié

 

 

Fascinés par l'abîme sous un ciel sans étoiles

On tangue éperdus en giflant l'horizon

Le quartier-maître cherche la vague à la hune du grand-mât

Et rêve de découvrir pour nous aussi l'Amérique


 

Prisonniers à ciel ouvert sans saint sur notre pennon

Il nous reste seulement à invoquer les sirènes

La fièvre nous dévore un à un jusqu'au cœur

C'est un miracle si l'aube nous apporte les mouettes


 

Nous livrés aux courants

Nous à la dérive en attente d'un mirage

Nous rescapés du grand naufrage

(un filet de vent) poussera de quelque part
(un filet de vent) peut-être nous sauvera

(un filet de vent) et l'espérance reviendra

(un filet de vent) et la terre on atteindra

(un filet de vent) poussera de quelque part
(un filet de vent) peut-être nous sauvera

(un filet de vent) et l'espérance reviendra

(un filet de vent) par pitié

 

 

un filet de vent

un filet de vent

un filet de vent par pitié

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 21:46

Judith à Caporetto


Canzone léviane – Judith à Caporetto – Marco Valdo M.I. – 2010
Cycle du Cahier ligné – 81

Judith à Caporetto est la huitante et unième chanson du Cycle du Cahier ligné, constitué d'éléments tirés du Quaderno a Cancelli de Carlo Levi.


Qu'est-ce que c'est encore que ce titre étrange ?, dit l'âne Lucien en mettant ses oreilles en points d'interrogation. Que vient faire Judith à Caporetto ou l'inverse, que Caporetto vient faire dans l'histoire de Judith, dont je crois d'ailleurs me souvenir que je l'avais rencontrée et même portée sur mon dos d'âne; c'était en Judée, il y a quelque temps et un peu après, elle avait égorgé un général... Quant Caporetto, n'est-ce pas ce lieu où il y eut une fameuse bataille avec plein de morts ?

Exact, Lucien mon ami l'âne. C'est bien de cette Judith et de ce Caporetto que parle la canzone. Pour le reste, je te laisse l'interprétation de l'aventure de Judith rapportée à Caporetto... Remarque quand même qu'elle lui fait son affaire à ce militaire et qu'elle le met, lui et toute son armée en déroute... et que c'est un peu ce qu'ont fait les « somari » à Caporetto. Comme tu pourras le découvrir, c'est une méditation – celle de notre mystérieux guerrier-blessé-prisonnier – sur divers épisodes de la guerre de Cent Mille Ans et aussi, sur la manière dont la propagande écrit l'histoire... Les vrais héros ne sont pas nécessairement ceux qu'ont dit dans les communiqués officiels.

J'imagine bien, te connaissant tellement que je puis lire dans tes pensées, que les vrais héros ce sont ces paysans soldats qui ont appliqué la grève aux armées comme il est dit dans L'Internationale et qui se débarrassaient des tueurs venus de l'arrière... J'avais entendu dire à l'époque, que dans cette guerre – celle qu'avec une belle ironie Brassens dit préférer entre toutes, on fusillait des régiments entiers, pour l'exemple, ou alors, on faisait tirer l'artillerie sur ses propres troupes, question de mater les récalcitrants. Des deux côtés du fameux front. On voit bien ainsi où est le véritable ennemi... Crois-moi, c'est un des enseignements de la Guerre de Cent Mille Ans que l'ennemi du pauvre n'est pas l'étranger, c'est le riche et le puissant et que la guerre en fin de compte se révèle toujours être une guerre civile...

Tu as raison, mon ami Lucien l'âne, et regarde, c'est dit dans la canzone, comme la guerre se résout – du moins cet épisode italo-autrichien de l'étape Caporetto – Piave – quand le combat cesse faute de combattants, quand les soldats d'un camp, puis de l'autre fuient le théâtre des opérations et tout simplement se rendent; en l'occurrence, alternativement. Peut-être un jour, verra-t-on deux armées soi-disant antagonistes se rendre en même temps... l'une à l'autre. Évidemment, il leur faudra préalablement liquider leurs généraux... Comme il est dit dans L'Internationale...

« Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air, et rompons les rangs
S'ils s'obstinent, ces cannibales
À faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux. »

En voilà d'excellents pacifistes, dit Lucien l'âne.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

Exit Judith, sur sa chevelure portant
Dans un plat d'or et d'argent
La tête du général
Et laisse le corps et le cimeterre
Puis, s'en va dans l'air matinal
Rayonnante sous la première lumière.
Pourquoi donc restent-elles dans la mémoire
Cette sanglante histoire et ces larmes
Ou cette photographie du désespoir
Du peuple espagnol vaincu en armes
Guerre civile du monde entier
Qui n'en finit pas de durer
Vingt ans avant, même comédie
Dans toute la ville, un air de tragédie
Les titres au kiosque à journaux.
La Défaite de Caporetto,
À Caporetto le front brisé.
La Vénétie ouverte à l'invasion
Les « somari », les paysans soldats révoltés
Après des millénaires de soumission
Se rendaient par centaines de milliers
Ils appliquaient la grève aux armées
Liquidaient les carabiniers dans les tranchées
Abandonnaient fusils et canons
Et couchaient les morts sur le sable
C'était la révolution
Ou quelque chose de semblable.
Que sont devenues les photos de ces faits si héroïques,
Les a-t-on brûlées toutes, comme les veuves en sari
À la mort de leur seigneur de mari ?
Qu'a-t-on gardé de cette débandade historique ?
Il en reste une seule, où apparaît une épaule, un bras, des cheveux.
À des milliers de morts de là
Sur le Piave, les armées pour la troisième fois
Se heurtèrent à la fin de l'octobre pluvieux
Où d'autres soldats se rendirent aux soldats
Heureux d'en finir comme çà !

 

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 21:41

TERRE LIBRE

 

Version française – TERRE LIBRE – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Libera Terra – Modena City Ramblers – 2009

 

Chanson dédiée à Libera, un mouvement contre les mafias ( et il y a du boulot...). Terre Libre parle explicitement de la Sicile... « Terre des cent pas ! », voir la chanson I cento passi ( http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=4266&lang=it), qui raconte l'histoire de Beppino Impastato, fils de mafieux assassiné par la mafia contre laquelle il luttait sans reculer.

 

Regarde ma terre bercée par le souffle du vent

Écoute ma terre caressée par les vagues de la mer

Terre d'orgueil et de sueur, gardienne de la mémoire

Terre du sud qui renaît et veut réécrire sa propre histoire

 

Regarde ma terre confisquée par la brutalité

Écoute ma terre qui demande la légalité

Terre brûlée par le soleil qui têtue refuse son destin

Terre du sud qui lutte, terre arrachée à la mort

 

Libre le soleil, libre le vent

Libre l'eau qui coule

Libres le cœur et le bras

Libre pensée sur une terre libre

Libre la semence, libre le grain

Les fruits de la résistance

Libres l'huile et le vin

Libres les champs de la violence

 

Hume ma terre, sens l'odeur des oranges et des citrons

Écoute ma terre et danse au rythme de ses chansons

Une terre qui demande du répit, terre qui souffre, terre blessée

Terre du sud orgueilleuse, terre qui aime la vie

 

Touche ma terre, tends la main sans défiance

Écoute ma terre qui proclame son innocence

Terre de lave et de sel, terre d'épines, terre de pierres

Terre du sud piégée, terre des cent pas !

 

Libre le soleil, libre le vent

Libre l'eau qui coule

Libres le cœur et le bras

Libre pensée sur une terre libre

Libre la semence, libre le grain

Les fruits de la résistance

Libres l'huile et le vin

Libres les champs de la violence

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 21:40

JE SERAIS BIEN PACIFISTE, MAIS...

 

Version française – JE SERAIS BIEN PACIFISTE, MAIS... – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Sarò anche pacifista, ma... – RAF Punk – 1981

 

 

 

Je ne veux plus passer des heures et des heures dans la salle d'attente d'une gare

Je ne veux plus être moqué quand je passe dans la rue

Traité avec violence, tourné en dérision

 

Mais qu'est-ce que je peux faire, c'est votre système

Tout ce qui vous arrive vous l'avez voulu,

Foutue merde appelée civilisation,

Le droit à la vie vous l'avez oublié.

 

Je ne veux pas être arrêté par la police,

Montrer mes papiers, me faire fouiller

Je n'arrive pas à comprendre les voleurs et les voyous

Qui volent celui qui n'a rien

Je ne peux m'habiller comme je veux

Je ne peux circuler le soir sans regarder autour de moi

 

Mais qu'est-ce que je peux faire, c'est votre système

Tout ce qui vous arrive vous l'avez voulu,

Foutue merde appelée civilisation,

Le droit à la vie vous l'avez oublié.

 

Non non non non non non je n'en peux plus

J serais bien pacifiste, mais je vous le ferai payer

Vous utilisez la violence pour réprimer tout ce qui est différent de vous

Et vous croyez que mon pacifisme soit seulement passivité ou faiblesse

Mais désormais j'ai compris que pour vivre je devais lutter et aussi combattre

Je voulais seulement anarchie et paix, mais cette fois vous allez me le payer.

 

Foutue merde appelée civilisation,

Le droit à la vie vous l'avez oublié.

Et alors vous allez comprendre ce qu'est votre système

Tout ce qui vous arrive, vous l'avez voulu VOUS.

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Marco Valdo M.I.
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