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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 20:01

IRIS ET SILVIO

Version française – IRIS ET SILVIO – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Iris e Silvio – Del Sangre - 2006

 

 

Silvio Corbari et Iris Versari venaient d'avoir vingt ans ou presque, étaient amants, résistaient ensemble, trahis ensemble par un Judas, ils moururent ensemble... furent pendus ensemble. Ils sont toujours ensemble plus de soixante ans plus tard.


Le sel brûlait

Avec violence les blessures;

Il y avait les larmes de lune

Dans le ciel de Faenza

Il y avait un homme et une femme

Pendants d'un réverbère

C'était leur tribut de sang

À la plus belle histoire d'amour.

Dans l'hiver de Tredozio

Quand le Dieu soleil dansait

Il la vit, il était le cœur

Du courage et sa passion

Était Iris Blanchefleur,

Force de libération,

Il était Silvio le rebelle,

Commandant, homme d'honneur.

La voix des fusils

Parlait jour et nuit;

Il y avait le feu, il y avait le couteau

Le destin tirait au sort

Il commandait ses fidèles,

Courage et inconscience,

Corbari l'insaisissable

Corbari, roi de Faenza.

 

Elle était froide, elle était décidée

Le pistolet à la main

Si douce, si belle

Un baiser qui t'effleure.

Côte à côte, cœur à cœur,

Jusqu'à l'ultime soupir,

Ils regardaient toujours devant

Imaginant leur futur.

 

C'était le jour de la punition

Quand Judas revînt au monde.

Ils le cherchèrent la nuit

Pour lui régler son compte.

Il réagit avec cette rage

De celui qui veut en finir,

Défendant son rêve

Et sa compagne blessée.

 

Ainsi par amour

Elle se tira de la vie

Pour ouvrir au Commandant

Une issue de secours

Et sur leur ultime baiser

Finit la partie,

Le silence tomba

Comme un claquement de doigt.

 

Soixante ans sont passés

Mais leur souvenir est encore là

De ces deux amants combattants

Morts pour la liberté.

Mais chaque année à Modigliana

Le vingt-cinq avril

On les voit enlacés

Danser toute la nuit, puis disparaître.

 

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Marco Valdo M.I.
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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 21:36

VINGT ANS DE PLUS

Version française – VINGT ANS DE PLUS – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne - Vent'anni in più – Lineamaginot – 2003

 

Bien bien, Général, tu as vingt ans de plus

Tu as vendu ton arsenal, tu ne combats plus

Tu as rempli ton armure de normalité

Tu croyais que c'était la fête, mais ce ne l'est pas...

 

Tu as passé un doigt d'huile sur ta dignité

Pour la protéger du vent qui parlera

À présent, je ne m'apitoie pas de te voir,

Avec les mains sur les tempes, mais ce n'est pas...

Ce n'est pas ainsi, ce n'est pas ainsi...


Souvenir


Face à face avec notre destin, nous nous battrons jusqu'au matin,

À l'épée, à la main, nous combattrons jusqu'à demain.


« Toujours droit », tu me disais, « Ne te tourne pas là.

L'homme probe a ce don : il sait ce qu'il fait ! »

Tu as honte d'expliquer ce que tu n'es plus,

Tu croyais que c'était la fête, mais ce ne l'est pas...


« Si tu t'arrêtes pour écouter, il t'arrivera

De tomber. » me disais-tu, sourd à celui qui ne va pas...

Maintenant, je ne compatis pas quand je vois

Tes mains aux tempes, qu'est-ce qu'il y a...

 

Succès

 

Face à face avec notre destin, nous nous battrons jusqu'au matin,

À l'épée, à la main, nous combattrons jusqu'à demain.


Quelle peine tu me fais à présent

Tu as gaspillé tant et tu ne le sais pas

 

Je t'entends

Face à face avec notre destin, nous nous battrons jusqu'au matin,

À l'épée, à la main, nous combattrons jusqu'à demain.

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Marco Valdo M.I.
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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 21:07

La Belle Libertaire

La Belle libertaire – Marco Valdo M.I. – 2010
Cycle du Cahier ligné – 104

 

La Belle Libertaire est la cent-quatrième chanson du Cycle du Cahier ligné, constitué d'éléments tirés du Quaderno a Cancelli de Carlo Levi.

 

 

Quel titre séduisant, j'ai bien envie de la rencontrer cette « pâle aux cheveux de jais » ? Qui est-elle ? Allons, Marco Valdo M.I. mon ami, dis-moi tout cela.

 

D'abord, mon cher ami Lucien l'âne aux yeux de braise, je t'annonce que ceci, cette belle libertaire est la dernière chanson du cycle du Cahier Ligné. Rappelle-toi, ce cycle, je l'ai commencé il y a une année. C'est long une année. Et je ne savais quelle serait sa dimension, de combien de canzones il serait fait, ni lesquelles, ni quand je terminerais. Et maintenant, voici la fin. Devant moi, comme un grand vide... Que va devenir notre ami le prisonnier, que va devenir notre blessé, que va devenir notre songeur ? J'en suis tout bouleversé... Maintenant, cette « pâle aux cheveux de jais », sortie tout droit de Verlaine, c'est comme tu le verras, tout simplement la paix, tout simplement la vie, tout simplement la terre... C'est un hymne à la terre, à la vie, à la paix et bien évidemment, à la tendresse et à l'amour. Pour qu'il n'y ait pas d'équivoque, en ces temps où l'amour est galvaudé par un cuistre qui veut l'affubler d'un parti politique, où certains délirants veulent prendre en otage la liberté et la mettre en maison, je te précise que le mot libertaire doit être compris ici dans son sens propre : libertaire veut dire tout simplement anarchiste.

 

Décidément, elle me plaît de plus en plus, cette canzone. Mais dis-moi, Marco Valdo M.I. mon ami, la première partie n'est pas dans cette tonalité-là, me semble-t-il...

 

En effet, en effet, Lucien l'âne mon ami, le premier couplet est plus amer, plus noir, plus dur. En somme, tu as là décrit dans cette première partie, le monde concentrationnaire dans lequel on vit, ce monde où le vilain nain – souviens-toi de Fafner – et ses courtisans : « Ces mouches vertes et frénétiques

Cet essaim incongru de taons noirs et détestables

Ces êtres malfaisants et difformes

Empoisonnent la vie au-delà de toute forme... »,

ce monde qu'il faut faire disparaître absolument pour en quelque sorte désintoxiquer la terre;

 

et de l'autre, le monde qu'on s'efforce de construire, ce monde tel qu'on aimerait qu'il soit pour de vrai.

« la paix … cette pâle aux cheveux de jais … cette belle libertaire »

Ce monde pour lequel il vaut vraiment la peine de s'émouvoir, de se mouvoir et bien évidemment, se battre.

 

Tu as raison, Marco Valdo M.I. mon ami, tissons le suaire de ce vieux monde peu ragoûtant et cacochyme, comme nos ancêtres les Canuts, tissons le linceul du vieux monde...

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

Les Dieux font le monde à leur ressemblance.

Emmenée par un nain puissant,

Leur immonde descendance,

Ces monstres, même pas reconnaissants,

Indignes de cette divinité théocratique,

Ces mouches vertes et frénétiques

Cet essaim incongru de taons noirs et détestables

Ces êtres malfaisants et difformes

Empoisonnent la vie au-delà de toute forme.

Leur existence paraît illogique, insupportable

La seule vraie question à poser

Chaque jour, à chaque moment

Aux amis, aux voisins, aux enfants

C'est : Comment s'en débarrasser ?

Comment éliminer cette engeance mortifère ?

Comment en somme, sauver la terre...

 

Une silhouette antique

Dans un lieu somptueux

Ou un palais magnifique

Solennel et merveilleux

À la prestance divine et fière

D'une extraordinaire beauté

C'est une fée, c'est une sorcière.

Dans les gestes si légers

De cette belle inconnue

Éclate une tendresse absolue.

La seule vraie question à poser maintenant

Aux amis, aux voisins, aux enfants

Comment chanter et danser la paix ?

Comment enchanter cette pâle aux cheveux de jais ?

Comment séduire cette belle libertaire ?

Comment en somme, aimer la terre...

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 17:58

PRENDS LE MONDE EN MAIN

 

Version française - PRENDS LE MONDE EN MAIN – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Prendi in mano il mondo – Ivan Della Mea – 1997

 

C'est l'argent, le capital et le marché qui font la guerre...
Et le reste ce sont tous de faux prétextes, TVA comprise, surtout le “dieu de la mort”

 

 

Au fond de mon puits, les mille drapeaux

Les livres des chefs leurs sages paroles

Les cartes de membres, les votes et l'homme à chier

Pouvoir pouvoir pouvoir pouvoir

Il y a les guerres et les murs du froid

On lit en croate, bosniaque et serbe

Les Kurdes les Rwandais, ont des noms de morts

Les noms des vivants les nomps des forts

 

Sont marc, dollar et franc

Yen, rouble, sterling et toujours plus fatigué

Dans mon opuits, je me dis la vraie raison

On assassine pour la lire pas pour la religion

Le dieu de la mort dessine les frontières

C'est le dieu de la mafia c'est le dieu du piouvoir

C'est le dieu de la bombinette française

Il a un nom, un seul, il s'appelle marché.

Il te veut libéral il te veut libériste

Avec des feuilles d'olivier démoplurielles

Elles sont vierges et saintes les sept soeurs

(Esso, Shell, BP, Gulf, Texaco, Mobil, Chevron.)

Il y a celui qui mange le poulet, celui qui n'a même pas la peau.

C'est le dieu des puissants, ancien et pas idiot
Du fond de mon puits, je me dis, c'est le même

Du nord du monde, violent et mortel

Il s'appelle marché et c'est le capital.

Je me demande s'il n'est pas temps

De rendre souffle et vie à la raison

 

Je me demande s'il n'est pas temps

De rendre souffle et vie à la raison

 

Je me demande s'il n'est pas temps

De rendre souffle et vie à la raison

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 15:27

TERRE LIBRE

 

Version française – TERRE LIBRE – Marco Valdo M.I.– 2010

Chanson italienne – Terra libera – Linea – 2008

 

 

Au sud, soleil du sud

Cancer et silence d'indifférence

Mais il y a et il y aura une nouvelle récolte et une nouvelle vie

L'olivier, la soif, le rêve, le calme

Il y a de l'eau à boire, dans le Corléonèse

Entre les sillons et le blé dur

Une nouvelle saveur, un nouvel orgueil

Pour qui le recueillera, cet espoir dans son âme

Déchirée, aimée, marquée par la semence

La plaine de mafia, souffrante et soignée

Tu ne l'aurais jamais dit, l'aurais jamais dit, jamais dit c'est une terre libre.

300 hectares de terrain confisqués aux familles mafieuses

300 à présent libres cultivés par de jeunes Siciliens

Dignité et rachat en d'autre mots...

Mais il y a et il y aura

Une nouvelle récolte hors saison

Pour qui le recueillera, cet espoir dans son âme

Déchirée, aimée, marquée par la semence

La plaine de mafia, souffrante et soignée

Tu ne l'aurais jamais dit, l'aurais jamais dit, jamais dit c'est une terre libre.

 

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Marco Valdo M.I.
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 09:27

SI LE CIEL ÉTAIT DE PAPIER BLANC

 

Version française - SI LE CIEL ÉTAIT DE PAPIER BLANC – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Se il cielo era bianco di carta – Ivan Della Mea – 1965

 

 

 

Les paroles de cette chanson sont tirées d'une lettre écrite par Chaïm, un garçon de 14 ans enfermé dans le camp de travail de Pustków.

Chaïm fut tué en 1944.

Chaïm lança sa lettre, écrite en yiddish, au-dessus des barbelés du camp; elle fut heureusement ramassée et conservée jusqu'à la libération.

(Virginia Niri)

Voir aussi Il canto sospeso de Luigi Nono avec des textes tirés des « Lettres des condamnés à mort de la Résistance européenne ».

 

« Si le ciel était de papier blanc » est une expression tirée du Talmud.

 

En hébreu, Chaïm signifie « Vie ».

 

Pustków est un petit village situé dans le sud-est de la Pologne. Les Allemands voulaient y construire un gigantesque camp SS incluant des magasins, des casernes et diverses installations spéciales. Pour ce faire, une quinzaine de villages furent évacués de force et incendiés. Un camp de travail fut construit afin de fournir la main d'œuvre. Les premiers prisonniers arrivèrent en 1940, pour la plupart des Juifs venant de toute la Pologne. La plupart d'entre eux périrent dans des conditions inhumaines.

En 1941, on construisit un camp destiné aux prisonniers de guerre russes. Ces prisonniers dormaient dehors et ne recevaient aucune nourriture. Afin d'empêcher toute évasion, les prisonniers n'étaient vêtus que de leur sous-vêtements. Pour ne pas mourir de faim, ces hommes en arrivèrent à manger de l'herbe et des racines. Le travail et la faim firent périr la plupart d'entre-eux. Ceux qui parvinrent malgré tout à survivre furent exécutés en masse au pied de la "colline de la mort".

En septembre 1942, les Allemands construisirent un troisième camp de travail destiné aux Polonais mis au travail obligatoire. Les conditions y étaient les mêmes que pour les deux autres camps. Les prisonniers du camp de Pustków travaillaient sur le développement de la fusée V-2.

Malgré la terreur mise en place par les forces allemandes, un mouvement de résistance polonais s'empara d'une fusée V-2 intacte. Cette fusée avait été lancée à titre d'essai mais était retombée sans exploser. Les résistants polonais réussirent à s'en emparer, à la transporter clandestinement à Varsovie d'où un avion anglais put l'amener à Londres.

Au début du mois d'août 1944, le camp fut entièrement détruit et incendié. Tous les survivants furent exécutés . Bien que le nombre total de victimes de Pustków soit inconnu, on estime à plus de 15.000 personnes le nombre de prisonniers qui y moururent.

 

 

 

Si le ciel était de papier blanc

Et toutes les mers d'encre noire

Je ne saurais vous dire, mes chers,

Quelle tristesse j'ai au fond du cœur

Tant il y a de chagrin et de douleur

Autour de moi.

 

L'aube s'éveille dans l'amertume

Nous épars dans la forêt

à demi-nus, à couper le bois

Avec nos pieds tordus et ensanglantés;

Ils nous ont pris chaussures et manteaux,

Nous dormons à terre.

 

Presque chaque nuit, comme un rite,

Ils nous réveillent à coups de bâton;

Franz rit et lance une carotte

Et nous, larves affamées,

On se dispute des ongles et des dents

La moindre feuille.


Deux gars se sont enfuis

Il nous ont rassemblés en carré,

Un sur cinq , ils ont fusillé

Mais même si moi, je n'étais pas un cinquième

Il n'y a pas de demain ici dans ce camp

Et moi, je ne vivrai pas.

C'est mon adieu

À vous tous, chers parents,

Frères et amis,

Je vous salue et je pleure.

 

Chaïm

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 21:47

MA CHÈRE FEMME


Version française – MA CHÈRE FEMME – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – O Cara Moglie – Ivan della Mea – 1965

 


La plus fameuse chanson d' Ivan della Mea ...

D'époque, cette chanson n'en a pas. C'est une chanson d'aujourd'hui, si on entend encore lutter et lutter pour vivre. Simplement vivre. Une lutte dure sans peur. Ce sont des paroles que l'on ne met pas en pension, jamais, celles-là. [R.V.]

 

Ma chère femme, ce soir, je te prie

Dis à mon fils qu'il aille dormir

Car les choses que je dois dire

Ne sont pas des choses qu'il doit entendre

 

Ce matin, là, au travail

Avec le sourire du chef de section

M'est arrivée ma liquidation

Ils m'ont licencié sans pitié.

 

La raison est que j'ai fait la grève

Pour la défense de nos droits,

Pour la défense de mon syndicat,

De mon travail et de la liberté.

 

Quand la lutte est de tous pour tous

Ton patron , tu verras, cèdera

Quand au contraire, il vainc, c'est parce que les jaunes

Lui donnent la force qu'il n'a pas.

 

On l'a bien vu devant les grilles

Nous on appelait les camarades à la lutte

Et soudain le patron fait un signe, un geste

Et l'un après l'autre, ils commencent à entrer

 

Ma chère femme, tu devrais les voir

Avancer tout courbés, tout pliés

Nous, on criait : Jaunes, vendus !

Et eux, passaient tout droit sans regarder.

 

Ces malheureux faisaient peine

Mais derrière eux, là sur le portail

Ce porc de patron riait tout joyeux

Je les ai maudits sans pitié.

 

Ma chère femme, je me suis trompé

Dis à mon fils qu'il vienne écouter

Car il doit comprendre ce que veut dire

Lutter pour la liberté.

 

Car il doit comprendre ce que veut dire

Lutter pour la liberté.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 20:14

LE PARTISAN JOHN

Version française - LE PARTISAN JOHN – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Il Partigiano John – Africa Unite – Modena City Ramblers


Le premier coup sera tiré ici

Droit en face, on tire dans le visage

La première fois, çà fait mal

Et puis, ça libère.

Le premier coup, ils l'ont tiré ici

Droit en face, on tire dans le visage

De sang froid et en plein soleil

Il y a là

Il y a là ce passé qui affleure

Il y a des explosions de rage et de tension, on ne contrôle plus

John le sait,

Il a septante ans et il ira

Rechercher son fusil

S'il le faut, il ira

C'est un partisan et il luttera

Où est la pitié ?

 

Le premier coup sera tiré ici

Droit en face, on tire dans le visage

La première fois, çà fait mal

Et puis, ça libère.

Le premier coup, ils l'ont tiré ici

Droit en face, on tire dans le visage

De sang froid et en plein soleil


Mais John est fort fatigué et il a faim

Faim d'aide et de support

Que la tempête ne donne pas

Ils ont mêlé les cartes

Et la banque encaisse

Ce sont des escrocs

Le sable et l'or

Pour qui ne sait pas.



Le premier coup sera tiré ici

Droit en face, on tire dans le visage

La première fois, çà fait mal

Et puis, ça libère.

Le premier coup, ils l'ont tiré ici

Droit en face, on tire dans le visage

De sang froid et en plein soleil


Le premier coup, ils l'ont tiré ici

Droit en face, on tire dans le visage

De sang froid et en plein soleil

Droit en face, on tire dans le visage

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 21:19

ARRÊTONS-LA

Version française – ARRÊTONS-LA – Marco valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Fermiamoli – Gang – 1991

 

 

Arrêtons cette sale guerre

De pétrole et de profit

Comme quelqu'un croit

Que lancer des bombes

Serait son droit

Droit du plus fort,

Droit criminel,

Droit impérialiste,

vrai visage du capital.

 

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement


Toi de quel côté es-tu,

Toi qui ne dis rien

Toi qui es en sécurité

Dans ta maison d'occident

Ils t'appelleront bientôt

Mais ne t'en fais pas

Contre cette guerre

Ton devoir est de déserter


Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

 

Ville des mille et une nuits

Ville de sang et de douleur

Ils t'ont mis à feu,

Ils t'ont brisé le coeur

Ainsi se fait l'histoire

Le nouvel ordre mondial

Ta vie compte moins

Que les intérêts d'une

Multinationale


Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement


Nous sommes le troisième camp,

Les non alignés

Nous sommes avec toi,

Sud du monde

Contre leurs Tornados

et leurs chars

Hors du Golfe,

Dehors les sionistes

Quittons l'Otan

Dehors les gladiateurs

Dehors les interventionnistes

Complices de ce massacre.


Arrêtons-la, Arrêtons-la

Arrêtons-la immédiatement

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Marco Valdo M.I. - dans Gang
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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 21:03

MÉDECIN

 

Version française – MÉDECIN – Marco Valdo M.I. – 2010

Chanson italienne – Un Medico – Fabrizio De André

 

 

Le médecin est un homme ou une femme qui a pris l'engagement – c'est une des obligations les plus solennelles du serment d'Hippocrate – de soigner les gens - au besoin gratuitement. Une des plus belles formulations – il en existe beaucoup – est celle du serment des futurs médecins de l'université de Montpellier :

 

« En présence des Maîtres de cette École, de mes chers condisciples et devant l'effigie d'Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l'Être suprême, d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la médecine.

Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et n'exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Admis dans l'intérieur des maisons, mes yeux n'y verront pas ce qui s'y passe ; ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime. Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères.

Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque. »

Il faut bien constater – avec la chanson de Fabrizio De André – que ce serment n'est pas toujours le souci principal des médecins.

Il en est cependant qui ont le courage de préserver leur honneur en respectant cette noble règle.

Comme dans la chanson, il leur en coûte souvent.

J'en ai personnellement connu un qui eut les pires ennuis car il était généreux avec les pauvres. Ces estimables collègues le dénoncèrent et le menacèrent d'autres représailles.

 

J'en ai un près de chez moi qui pratique la médecine du peuple, une médecine gratuite pour les pauvres... Il est très mal vu de la confrérie.

 

Ce fut aussi le cas de Carlo Levi qui médecin eut l'idée saugrenue de soigner (et même de guérir) les paysans d'Aliano (Basilicate ou Lucanie) – ceux-là même qui disaient « Noi, non siamo cristiani, siamo somari » - gratuitement. On lui envoya dire de cesser par l'autorité publique – le podestat fasciste. Il suffit pour s'en convaincre de relire « Le Christ s'est arrêté à Eboli ».

 

La Guerre de Cent Mille Ans passe aussi dans le rangs de la médecine...

 

Ainsi parlait Marco Valdo M.I.

 

Enfant, je voulais guérir les cerisiers

Quand rouges de fruits, je les croyais blessés

La santé pour moi les avait abandonnés

Quand ils avaient perdu leurs fleurs de neige

 

Un rêve, ce fut un rêve, mais il ne dura pas peu

Je jurai alors que je serais médecin

Et pas pour un dieu ni même par jeu :

Pour que les cerisiers retrouvent leurs fleurs

Pour que les cerisiers retrouvent leurs fleurs

 

Et quand je fus finalement docteur

Je ne voulus pas trahir l'enfant pour l'homme

Et il en vînt tant et ils se disaient des « gens »

Cerisiers malades en toute saison.

 

Et mes collègues d'accord et mes collègues contents

À me lire au cœur tant de volonté d'aimer

M'envoyèrent le meilleur de leur clientèle

Avec son diagnostic sur le visage et le même pour tous :

Malade de faim, incapable de payer.

 

Et alors, je compris, je fus contraint à comprendre

Qu'être médecin est seulement un métier

Que tu ne peux offrir la science aux gens

Si tu ne veux pas mourir du même mal

Si tu ne veux pas que le système ne t'écrase par la faim.

 

Et le système, c'est sûr, t'écrase par la faim

Chez tes enfants, chez ta femme qui alors te méprise,

Pour cela, j'enfermai dans une bouteille ces fleurs de neige,

L'étiquette disait : élixir de jeunesse.

 

Et un juge, un juge à la face d'homme

M'envoya feuilleter les crépuscules en prison

Inutile au monde et sur mes doigts

Marqué pour toujours : escroc charlatan

Docteur professeur escroc charlatan

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