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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:34

L'AUBERGE DU TRICOLORE (LA CHANSON DE LA GOURMANDISE)

 

Version française - L'AUBERGE DU TRICOLORE (LA CHANSON DE LA GOURMANDISE) – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – L'osteria del tricolore (la canzone della gola) – Karrofuffa– 2009

 

 

 

Bonsoir et bienvenue à l'Auberge du Tricolore
Au milieu des putains, de la fumée, des crachats, des rondes, des insultes et des chœurs.
Un temps le cuisinier c'était Benito, maintenant c'est son neveu
L'appétit des ventres toujours vides est toujours le même
Et pareil le rassurant sens de gestion familiale.

Pour commencer je vous conseille

Le minestrone de campagne électorale et de plantes en voie d'extinction
Si vous lisez les ingrédients ne vous laissez pas duper
Ce sont certes des visages décadents, mais ils ne s'abîment jamais
À choisir : c'est le passé dans de nouvelles assiettes
Pas mal, même si c'est du réchauffé

C'est l'histoire qui revient comme l'ail…
Ensuite le menu vous propose, pour rester léger
De la viande d'importation en sauce verte ou au poivre noir
Outre-mer, ils ont la fantaisie de la faire aux fers ou fumée
Ici chez nous, c'est mon jugement, sa mort est la noyade
Pour les amateurs de piquant, il y a le cabri au piment indien
On ne sait, si ça plaît au Vatican.

Sans vanterie, mais pour les tartes on dit que nous sommes les meilleurs
Mais notre plat-vedette est celui des juristes et des entrepreneurs
Méli-mélo diplomatiques, menteries hors de carnaval
Et pour les plus gourmands, nos tartes au paradis-fiscal
Gorges sèches de justice ? Le mousseux avec le bruit à la santé ! ! !

Nous vous l'offrons.
À très bientôt à l'Auberge du Tricolore
Car la nourriture, le vin et le reste se digèrent vite
Même si vous avez des ventres et des bouches prêts à vomir
Vous reviendrez ici chez nous…
Pour tout recommencer du début.

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Marco Valdo M.I.
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:28

SI DANS LE GHETTO, ILS HURLENT LA NUIT

 

Version française – SI DANS LE GHETTO, ILS HURLENT LA NUIT – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Blanca fra Santena e Venaria Reale – Davide Giromini – 2009

 

 

 

« Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit »

 

 

 

Il pleut et mon cœur qui de temps en temps oublie même de battre
Veut seulement suer cette nuit
Et choses comiques même les cloches exsudent
Dans une auberge entre Santena et Venaria Reale

Il pleut et nous sommes des âmes lucides

Presque résignées à rester dans leurs viviers
L’Amérique nous attend mais nous non
Nous n'arriverons jamais

Il pleut sur toutes les conquêtes
Que l'homme place au plus haut de son éthique
De sa théologie désespérée
À la cybernétique

Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit

Il pleut cette vie encore accrochée aux fils des télégraphes
La voix de la tornade de ce nouveau siècle souffle sur les colosses financiers
Souffle sur les délires organisés de l'époque new age
Pour rendre le meurtre plus humain, il pleut sur les délits familiaux du petit déjeuner

Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit

Il pleut sur Bertusi endormi la vie est un précipice
Dans lequel je suis tombé
Il pleut sur les fragiles réalités qu'elle enferme dans leur Germinal
Ils font la pureté sur mesure de leur société

Peuple pourquoi vous vous plaignez

Si dans le ghetto, ils hurlent la nuit
Ils ne peuvent pas tous regarder la télé
Avant d'aller au lit

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Marco Valdo M.I.
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 09:48

HIVER SUR LES LANGHE

 

Version française – HIVER SUR LES LANGHE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Inverno sulle Langhe – Davide Giromini – 2005

Texte et musique de Luca Rapisarda

Là sur les Langhe, il y a une baraque,

Il y a du vin et de la grappa,

Il y a du vin et de la grappa

Là sur les Langhe, il y a le bois noir,

C'est le cimetière des partisans.

 

Hiver Quarante-quatre,

Cannaies, puis montagnes de boue,

De terre, de glace.

Là sur les Langhe, il y a le vent noir,

Le long du sentier du partisan.

 

Hiver Quarante-quatre,

Je parcourrai des routes plus haut

Je longerai des fermes tombées

En ruines avec le temps

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Marco Valdo M.I.
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 20:50

LES JOURS DU LIBÉRALISME SONT COMPTÉS


Version française – LES JOURS DU LIBÉRALISME SONT COMPTÉS – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Il liberismo ha i giorni contati – Baustelle – 2008 ‎

Texte de Francesco Bianconi
Musique de Francesco Bianconi et Carlo Ubaldo Rossi.‎
Album “Amen”‎

 

 

 

Il est difficile de résister au marché, mon amour

Par conséquent allons à la recherche

De révolutions et de veine artistique

Pour cela, les avant-gardes étaient d'attaque

Au moins jusqu'en 66

Mais maintenant la fin va de soi

Elle est inévitable

 

Anne pense succomber au marché

Elle ne sait pas pourquoi elle a passé la licence

Il y a des années , elle croyait à la lutte

maintenant, elle est paralysée sur la route

Elle feint d'être morte

Elle écrit à la bombe sur les murs

Que la catastrophe

Est inévitable

 

Elle voit la fin dans le métro

Dans la putain qui s'assied à côté d'elle

Dans le type fatigué

Dans son sac de Dior

 

Elle lit la fin dans les tas de Chinois

Dans les jours dépensés au centre commercial

Dans le sexe oral

Dans sa lascivité perdue

 

Elle voit la fin en moi qui vends des disques

De cette façon horrible

Elle voit le générique dans la Maison et dans la Liberté

 

Il est difficile de résister au marché, Anne le sait

Un temps avait comme rêve stupide :

Un noyau armé terroriste

 

Maintenant , c'est un corps fragile

Qui sait être mort et rêve l'Afrique.

Mûrie, elle compose des poésies

Sur la catastrophe

 

Elle voit la fin dans le métro

Dans la putain qui s'assied à côté d'elle

Dans le type fatigué

Dans son sac de Dior

 

Le Marché meurt de consomption

Ce n'est pas le péché, ce n'est pas Marx & Engels.

C'est l'extinction, c'est un gamin à l'agonie.

 

Elle voit la fin en moi qui dépense de l'argent

Et du temps passé au Nintendo

Au bar de la station

Et depuis des années, je ne l'appelle plus.

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Marco Valdo M.I.
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 21:34

LES MYSTIQUES DE L'OCCIDENT

 

 

Version française - LES MYSTIQUES DE L'OCCIDENT – Marco Valdo M.I. a – 2013

Chanson italienne – I mistici dell'Occidente – Baustelle – 2010

 

 

 

Amour de pauvreté ne connaît pas guerre
Ni vols, ni assassinats, ni sécheresse, ni éclairs,
Ni ne craint les autres serpents de cette terre

Amour de pauvreté ne connaît pas roi
Quoi d'autre peut te servir si tu vas dans le bois ?
Quoi d'autre peut t'aider là-bas en ville ?
Ton père conseille le couteau en ces temps difficiles
Quoi d'autre que le fer te sauvera ?

 

Nous nous sauverons en méprisant la réalité
Et ce tas de couillons disparaîtra
Et ni argent et ni passion ne servira
Gentils auditeurs, nous ne sommes rien en vérité

 

Des équipages perdus en haut mer
Le Président ne le sait peut-être pas

 

Qu'est-ce donc qui te portes à ces temps ?
Et pour le voyage que mettra Marta ?
Sa mère achètera le manteau contre la neige et le vent
Et ce joli bibi de la publicité

 

Nous nous sauverons en méprisant la réalité
Et ce troupeau de couillons disparaîtra
Ce sera très doux de nous détruire, tu verras
et l'amour limpide comme les cieux sera

 

Nous serons saints en méprisant la réalité
Et ce tas de couillons disparaîtra
Ni beauté ni couverture n'y servira
Nous ne sommes rien, seulement cécité

 

Des poissons empoisonnés au milieu de la mer
Et ceci le Président ne le sait pas

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Marco Valdo M.I.
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 21:09

 

QUI A LA PESTE

 

Version française – QUI A LA PESTE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Chi ha la peste – Rino Gaetano– 1970

 

Texte inédit de Rino Gaetano

 

 

La version « revue et augmentée » de Celui qui a la peste (cette fois sans point d'interrogation) ouvre le second cahier de chansons, écrites en 430 jours, du 1° janvier 1970. Le texte est beaucoup plus loin, l'histoire mieux articulée, la malaise accompagnée de la fulguration ironique et parodique. Un temps, le protagoniste lisait des nouvelles de coups d'État, de guérillas et, avec discrétion, même les annonces des putes. Maintenant, son effort pour s'informer des sujets importants se heurte à l'intérêt croissant des gens pour le potin (« à l'accouchement réussi/de cet acteur avec son mari ») et pour les nouvelles insignifiantes (« du nouveau yacht de ce souverain/régnant dans un pays lointain »). Bien intentionné à disserter d'économie, il jette l'éponge « lorsque j'ai vu que cette caste/parlait bien parlait mal/du vainqueur du Festival ».À ce Festival, en 1978, Rino aurait porté sa Gianna et son extraordinaire charge de fraîcheur et talent.

 

Tiré de : Rino Gaetano, « Mais le ciel est toujours plus bleu » - Pensées, racontes, poésies inédites, par Massimo Cotto. Mondadori, Milan, 2004. Pp. 93-94.

 

 

 

Aux nouvelles sensationnelles
Je me suis toujours intéressé
Et en cela, je me suis trompé

Je lisais tout sur les coups d'État
Les guérillas et avec discrétion
Même les annonces des putes
Celui qui a la peste et celui qui ne l'a pas

J'avais lu tant de journaux
Que je me croyais désormais informé
À propos de la nation, l'église et l'état

J'ai eu l'honneur de participer
À une réunion de chrétiens
De païens de juifs de musulmans

Et en bavardant de tout et de rien
Je voulais être très éloquent
Je m'aperçus que je ne savais rien

Celui qui a la peste et celui qui ne l'a pas
Parmi des amiraux sergents officiers
Je voulais sans cesse engager
Des discussions sur les guerres en mer.

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Marco Valdo M.I.
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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 16:18

LE SANG ET LA POUDRE

 

Version française – LE SANG ET LA POUDRE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Il sangue e la polvere - Guacamaya– 2012

 

 

 

Je voudrais que la paix ne soit pas une bannière
Qu'elle soit un sentiment, une action véritable
Et que paix ne signifie pas ignorance
Mais qu'elle mette dans chaque chambre une balle
Prête à tirer en cas de nécessité
Contre tout oppresseur qui attente à la liberté

La révolution n'est pas qu'un sentiment
Et le vent nous apporte ses chansons
Sa rage et son sang, à chacun le cœur rouge
On n'éteint pas le soleil en tirant dessus

Je voudrais qu'il y ait encore une utopie
Car à nos vies manque la folie
Et que si on veut encore faire l'histoire
Il manque les rêves, les ailes pour voler
Par dessus les murs, plus loin que le lointain
Chercher une nouvelle semence à l'espérance

La révolution n'est pas qu'un sentiment
Et le vent nous apporte ses chansons
Sa rage et son sang, à chacun le cœur rouge
On n'éteint pas le soleil en tirant dessus

 

Avant de partir, encore une autre chose
Avant de vous laisser cette chanson comme épouse
Je n'ai pas de patrons ni à droite , ni à gauche
Seulement un drapeau, l'antifasciste
Un drapeau qui n'a pas couleur
Mais c'est celui de l'opprimé, jamais de l'oppresseur

La révolution n'est pas qu'un sentiment
Et le vent nous apporte ses chansons
Sa rage et son sang, à chacun le cœur rouge
On n'éteint pas le soleil en tirant dessus

La révolution n'est pas qu'un sentiment
Et nos chansons nous les donnons au vent
Pour qu'il les porte loin tout partout
On n'éteint pas le soleil en tirant dessus

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Marco Valdo M.I.
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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 21:33

L'année avant celle



Canzone française – L'année avant celle– Marco Valdo M.I. – 2013

Histoires d'Allemagne 87

An de Grass 88

Au travers du kaléidoscope de Günter Grass : « Mon Siècle » (Mein Jahrhundert, publié à Göttingen en 1999 – l'édition française au Seuil à Paris en 1999 également) et de ses traducteurs français : Claude Porcell et Bernard Lortholary.

 

 

 

Mon ami Lucien l'âne, je t'arrête tout de suite et je réponds par avance à ta sempiternelle question concernant cet étrange titre : « L'Année avant celle ». La réponse est d'une simplicité et d'une tautologie absolues : l'année 1988 précède l'année 1989. Je te dis ça pour que tu ne nous fasses plus perdre notre temps avec des questions oiseuses. Dès lors, comme tu le vois, 1988 est bien l'année avant celle...

 

 

Certes, dit Lucien l'âne un peu éberlué. J'admets volontiers que l'année 1988 est bien celle qui précède 1989... Mais en quoi cela explique-t-il ton titre nébuleux ? Résumons : qu'avait donc de si particulier pour une Histoire d'Allemagne, cette année après celle qui nous occupe... ?

 

 

Dans ces Histoires d'Allemagne, mon ami Lucien l'âne, il te souviendra que notre premier locuteur, c'est-à-dire l'écrivain Günter Grass, s'est constamment inquiété de l'existence de deux Allemagnes – la Démocratique et la Fédérale et plus encore de ce qui pourrait se passer si l'une prenait le pas sur l'autre dans le cas d'une éventuelle réunification. Et bien, 1989 est une année-symbole particulière en cette affaire... C'est elle : celle... Celle où tomba le mur, ou du moins, il tomba d'un côté. Car , comme tout le monde peut aisément s'en rendre compte, un mur a deux côtés. [7911] Et il ne manqua pas d'arriver ce qui arrive toujours quand tombe un mur d'un côté où il y a des gens... Cette catastrophe les a purement et simplement écrasés. C'était prévisible, mais on n'a pu y parer, comme il est apparu par la suite.

 

 

 

Grass1989.jpg


 

 

D'accord, dit Lucien l'âne en ouvrant grand ses yeux au velours noir, mais maintenant que tu as résolu la question du titre mystérieux, dis-moi ce que dit ta chanson...Qui la chante et de quoi elle parle... ?

 

 

Mon ami Lucien l'âne, tu poses la meilleure question qui soit en demandant qui la chante car c'est l'auteur lui-même, ce qui en fait une chanson à résonance biographique et même, autobiographique. On peut tout à fait bien comprendre la chose dès le deuxième vers... Car Ute est la femme de Günter Grass. Les amis de Dresde – ville située en Démocratique – sont définis comme un peintre très sérieux et une danseuse très gaie. Je ne peux t'en dire plus. Par contre, ce que je peux te dire, c'est qu'à l'époque quand on voulait aller de la Fédérale en Démocratique et vice-versa, il fallait avoir un visa. Quant aux Monts Métallifères, ce sont des montagnes qui sont traversées par la frontière, ici qualifiée d'autre frontière.

 

 

Pourquoi autre ?, dit Lucien l'âne en relevant le front froncé. Voici encore une énigme...

 

 

Car bien entendu, « la frontière » est celle entre la Démocratique et la Fédérale et que celle-ci ne peut être qualifiée que d'autre frontière. Cette autre frontière est celle entre l'Allemagne et la Tchécoslovaquie... Frontière qui sera franchie par des chars, comme il est dit dans la chanson. Une première fois en 1938 par des chars envahisseurs et l’autre fois, trente ans plus tard, par des chars aux intentions particulièrement amicales et fraternelles – qu'ils disaient. Pour la suite de la chanson Günter Grass lequel est d'abord un dessinateur et un sculpteur va raconter au travers de ses dessins « au fusain de Sibérie » la dégradation des forêts qu'il dessine... et il va évoquer de manière très écologiste la calvitie des montagnes d'Allemagne qui dès cette époque s'étendait, s'étendait... à toute l'Europe.

 

 

Mais, dis-moi, ne trouves-tu pas, Marco Valdo M.I. mon ami, que le refrain est un peu bizarre et décalé avec ses Crac, Zim, boum, tralala et patatras... Que vient-il faire dans cette histoire d'Allemagne ?

 

 

Mais voyons, Lucien l'âne mon ami, je trouve, pour ma part, que c'est le refrain le plus significatif qui soit, le plus percutant si l'on veut bien en voir la dimension politique... Il annonce les suites de la chute du mur et de la future réunification... Et si tu le lies à la « calvitie des montagnes d'Europe », il me semble carrément prémonitoire de la situation actuelle. Toujours cette mise en garde contre les dangers de la réalisation du rêve d'Otto (von Bismarck)... Danger qu'incarne actuellement l'ambition de la belle Walkyrie... Regarde d'ailleurs cette rengaine et regarde-la en pensant l'Europe :

« on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Et qu'on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras »

 

 

Donc, Marco Valdo M.I. mon ami, pour paraphraser certaine maxime souvent évoquée ici – si j'ai bien compris – on dira : REGARDEZ CE QU'ILS ONT FAIT AUX ALLEMANDS , ILS VOUS LE FERONT DEMAIN... Les Grecs, les Portugais, les Espagnols commencent à en savoir quelque chose... Concluons cet épisode et reprenons notre tâche qui est, faut-il le rappeler, de tisser le linceul de ce vieux monde répétitif, destructeur, défolieur, catastrophique et cacochyme.

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Dans la cabane de nos amis de Dresde

Avec Ute, on fit un séjour de l'autre côté

Dans la cabane de nos amis de Dresde

Avec un visa des démocratiques Autorités

Dans la cabane de nos amis de Dresde

Au cœur des monts Métallifères

Sur la route où passaient les chars de touristes

À quelques pas de l’autre frontière

Il y a cinquante ans dans les chars du chancelier Hitler

Sur la route passaient d'arrogants touristes

Il y a vingt ans dans les chars de l'Armée Populaire

Sur la route passaient de fraternels touristes

 

L'année avant celle où le mur tomba

Crac, boum, patatras

L'année avant celle où le mur tomba

Crac, boum, patatras

Et qu'on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Et qu'on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras

 

Je ne crois que ce qui se dessine

Je dessinais des troncs tords

Je ne crois que ce qui se dessine

Je dessinais des arbres morts

Je ne dessine que ce que je vois

Des pins renversés, des hêtres déracinés

Je ne dessine que ce que je vois

La mort des forêts, les bois assassinés

Bref, les forêts se mourraient

Pluies acides, maladies cryptogamiques

Ainsi, nos forêts se mourraient

Chlorose des résineux, destruction endémique

 

 

L'année avant celle où le mur tomba

Crac, boum, patatras

L'année avant celle où le mur tomba

Crac, boum, patatras

Et qu'on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Et qu'on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras

 

Dans le Haut Harz, au fusain de Sibérie

Sur mon papier granuleux, je dessinais tout cela

Dans le Haut Harz, au fusain de Sibérie

Sur mon papier granuleux, de haut en bas

Dans le Haut Harz, au fusain de Sibérie

Les abattus sur les pentes

Dans le Haut Harz, au fusain de Sibérie

Les essarts sur les crêtes

La calvitie des montagnes se propageait

Sans égard aux frontières, par dessus le rideau de fer

La calvitie des montagnes se propageait

À l'Allemagne, à l'Europe tout entière

 

 

L'année avant celle où le mur tomba

Crac, boum, patatras

L'année avant celle où le mur tomba

Crac, boum, patatras

Et qu'on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Et qu'on fut d'abord tous en joie

Zim, boum, tralala

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras

Avant de retomber encore plus bas

Crac, boum, patatras

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:48

MIS À PART MON CHIEN

 

Version française – MIS À PART MON CHIEN – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – Escluso il cane – Rino Gaetano – 1977

 

 

« Il ne reste que des gens absurdes
Avec leurs solutions faciles
Et dans leurs yeux, il y a un canon... »

 

 

Qui me dit je t'aime
Qui me dit je t'aime
Mis à part mon chien
À part mon chien
Tous les autres sont mauvais
À peine disponibles
Mécréants et orthodoxes
D'aphorismes perdus dans le néant

 

Qui me dit je t'aime
Qui me dit je t'aime
Mis à part mon chien
À part mon chien
Il ne reste que des gens absurdes
Avec leurs solutions faciles
Et dans leurs yeux, il y a un canon
Et un élixir de réflexion

 

Et tu ne reviens pas chez moi…
Pourquoi ne reviens-tu plus chez moi ?

 

Qui me dit je t'aime
Qui me dit je t'aime
Mis à part mon chien
À part mon chien
Paranoïa et dispersion
Inertie grise et film d'action
Préparées même les unions
Des entreprises de chansons

 

Et tu ne reviens pas chez moi…
Pourquoi ne reviens-tu plus chez moi ?
Et tu ne reviens pas chez moi…
Pourquoi ne reviens-tu plus chez moi ?

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Marco Valdo M.I.
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 10:02

EN CONSTRUISANT DES MAISONS

 

Version française – EN CONSTRUISANT DES MAISONS – Marco Valdo M.I. a – 2013

Chanson italienne – Fabbricando case – Rino Gaetano – 1978

 

 

 

La promotion immobilière a comme but principal de construire des fortunes.

Lucien l'âne







En construisant des maisons hôpitaux immeubles et monastères
En construisant des maisons on se sent plus lestes et plus légers
En construisant des écoles tu apportes ta contribution personnelle à l'instruction
En construisant des écoles sous-traitance corruption et pots-de-vin d'un million
En construisant des maisons populaires biservices selon le plan régulateur
En construisant des maisons on crée un vide en son cœur
On crée un vide en son cœur
Mais après on va chez son confesseur et on se fait exorciser
On dépense pour des bonnes œuvres
Pour de grands malheurs et on gagne son paradis
Et on meurt en odeur de sainteté
En construisant des maisons
En construisant des maisons hôpitaux immeubles et monastères
En construisant des maisons on se sent plus lestes et plus légers
En construisant des maisons on assure un avenir à nos fils avec amour
En construisant des maisons avec le sourire et dans la bonne humeur
Avec le sourire et dans la bonne humeur
Mais après on va chez son confesseur et on se fait exorciser
On dépense pour des bonnes œuvres
Pour de grands malheurs et on gagne son paradis
Et on meurt en odeur de sainteté
En construisant des maisons

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Marco Valdo M.I.
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