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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 18:05

SUR LA LUNE

Version française - SUR LA LUNE – Marco valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Sulla Luna – Gianni Rodari

 

J'ai découvert cependant que « Sulla Luna », avec une dizaine d'autres comptines du grand pédagogue (Gianni Rodari), a été mise en musique par Stefano Panzarasa, géologue, éducateur ambiantal et musicien, et est inclue dans son CD intitulé « Orecchioverde », publié en 2009.
« L'Oreille Verte de Gianni Rodari » est également un livre de Panzarasa et publié par Presse Alternative.

 

 

Salut, merci d'avoir trouvé ma chanson et pour la citation de mon livre…
J'ai mis en musique plus de 40 textes de tendance écopacifiste du grand poète Gianni Rodari, sur la solidarité, la paix, contre la guerre et les bombes nucléaires, l'égalité, l'amour pour l'enfance et la nature.
Quelques-unes de ces chansons sont dans le cd annexe au livre, d'autres ou les mêmes font maintenant partie du répertoire du groupe éco-rock rodarien « Insalata Sbagliata » et j'insérerai dans les C.C.G. celles expressément contre la guerre.
Salut et bon travail,
Stefano Panzarasa


www.orecchioverde.ilcannocchiale.it
bassavalledeltevere@alice.it

Stefano Panzarasa –12/8/2012

 

La guerre des cloches

 

de Gianni Rodari,

tiré de « Fables au téléphone » – 1962

 

 

 

Il y eut autrefois une guerre, une grande et terrible guerre, qui faisait mourir beaucoup de soldats d'une côté et de l'autre. Nous étions ici et nos ennemis étaient là, et ils nous tiraient dessus jour et nuit, mais la guerre fut si longue qu'à un certain point, il vint à manquer le bronze pour les canons, le fer pour les baïonnettes, et cetera.

 

Notre commandant, le Supergénéral Bombon Sparon Pestafracasson commanda d'enlever toutes les cloches des clochers et de les fondre toutes ensemble pour fabriquer un très gros canon : un seul, mais assez gros pour gagner la guerre avec un seul coup.

 

Pour soulever ce canon fallut cent mille grues ; pour le transporter au front, il nous fallut nonante-sept des trains. Le Supergénéral se frottait les mains de contentement et disait : – Lorsque mon canon tirera, les ennemis s'enfuiront sur la lune.

 

Voici le grand moment. Le supercanon était pointé sur les ennemis. Nous nous étions rempli les oreilles d'ouate, car le vacarme pouvait nous casser les tympans et la trompe d'Eustache.

 

Le Supergénéral Bombon Sparon Pestafracasson commanda : – Feu !

Un artilleur pressa un bouton. Et tout à coup, d'un bout à l'autre du front, on entendit un gigantesque tintement de cloches : Ding ! Dong ! Dang !

 

Nous enlevâmes l'ouate de nos oreilles pour mieux entendre.

- Ding ! Dong ! Dang ! – tonnait le supercanon. Et cent mille échos répétaient par les montagnes et les vallons : – Ding ! Dong ! Dang ! - Feu ! – cria le Supergénéral pour la deuxième fois : Feu, Nom de Dieu !

 

L'artilleur pressa à nouveau le bouton et à nouveau un joyeux concert de cloches se répandit de tranchée en tranchée. Il semblait que sonnaient ensemble toutes les cloches de notre patrie. Le Supergénéral s'arrachait les cheveux de rage et continua à se les arracher jusqu'à ce qu'il ne lui en resta plus un seul.

 

Puis, il y eut un instant de silence. Et voilà que de l'autre côté du front, comme un signal répondit un allegro assourdissant : – Ding ! Dong ! Dang !

 

Car vous devez savoir que même le commandant des ennemis, le Mortechal Von Bombon Sparon Pestafrakasson avait eu l'idée de fabriquer un supercanon avec les cloches de son pays.

Ding ! Dang ! – tonnait maintenant notre canon. – Dong ! – répondait celui des ennemis.

Et les soldats des deux armées bondissaient des tranchés, couraient les uns vers les autres, dansaient et criaient : – Les cloches, les cloches ! C'est la fête ! C'est la paix !

 

Le Supergénéral et le Mortechal montèrent sur leurs automobiles et s'enfuirent ; ils consommèrent toute l'essence, mais le son des cloches les poursuivait encore.

 

 

 

 

Sur la Lune, je vous en prie,
N'envoyez pas de général :
Il en ferait une caserne
Avec trompette et caporal.

N'envoyez pas de banquier
Sur le satellite d'argent,
Il le mettrait dans un coffre d'acier
Pour le montrer contre paiement.

N'envoyez pas de ministère
Avec sa suite de huissiers :
Il remplirait de papier
Les cratères lunaires.

Il y faut un poète
À poser sur la Lune ;
Avec sa tête dans la Lune

Dame, c'est sa planète

À rêver les plus beaux rêves
Il est depuis toujours habitué :
Il sait espérer l'impossible
Même quand il est désespéré.

Pour que les rêves et les espérances
Éclosent en fleurs d'évidence,
Sur la Lune et sur la Terre
Faites place aux rêveurs !

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Marco Valdo M.I.
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