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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 13:15

SPORTS D'HIVER

 

Version française – SPORTS D'HIVER – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson allemande – Wintersport – Erich Kästner

 

 

 

 

winterHotel.jpg

 

 

 

 

Sans être aussi explicitement politique que « À droite toute » qui, par parenthèse, semble bien être maintenant la devise de l'Europe, cette chanson est un portrait à l'acide ironique de « ces gens-là » et de leurs mœurs particulières et peu reluisantes.

 

 

Ou alors, trop... dit Lucien l'âne en riant de tous ses poils. Tous ces oisifs pesant cent mille tonnes sur le dos des pauvres et avec la « démocratisation des loisirs », tous leurs imitateurs, assoiffés de luxe et de clinquant, tant désireux de leur ressembler, sont l'écume sur un océan où se prépare on ne sait quel grain. Leur façon d'être, ce mélange de suffisance et d'envie me donne la nausée...

 

 

Et devait donner pareillement la nausée à Erich Kästner, si on lit bien sa chanson. Il y a de quoi... ces gens-là se retrouvent et se resserrent dans leurs réserves blanches loin du monde des millions de chômeurs dont ils tirent leur richesse. Misère et désarroi d'un côté, bombance et rigolade de l'autre. Le réel désespoir et l'apparence illusoire. Mais leur bal masqué est une danse sur un volcan... Quelques temps plus tard, quelques temps après que Kästner ait écrit ses chansons, tout le monde plongea dans l'entonnoir de la violence, de l'abjection et de la destruction. Ainsi va la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de les asservir, de les réduire à l'état de demandeurs, de quémandeurs, de les maintenir la tête sous l'eau aux seules fins de protéger leurs richesses, de grossir leurs profits, d'accroître l'écart qui tient les pauvres éloignés de leurs paradis artificiels. À propos, sais-tu qu'en Hongrie – par exemple, on en revient à ces temps-là...

 

 

Pas seulement en Hongrie, d'ailleurs... j'ai entendu dire que pas loin d'ici, à Anvers... Et puis, vois CE QU'ILS FONT AUX GRECS... CE N'EST QUE LE DÉBUT. Les Portugais en savent quelque chose, les Bulgares aussi et les Roumains... Il souffle sur l'Europe (sans compter le reste du monde) un vent nauséabond... Reprenons, Marco Valdo M.I. mon ami, cette tâche plus indispensable que jamais qui est la nôtre... Tisser le linceul de ce vieux monde suffisant, envieux, illusoire, nauséabond et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

On voit des hôtels, où qu'on regarde.
Et tout autour la neige s'étale.
Les sapins portent leur fourrure blanche,
Les dames bracelets bagues et broches.

 

Les gens font du bob et du ski
Sur la pente derrière la maison.
Et de loin, on les voit ainsi
Comme surgis d'une autre saison.

 

Le public est des plus bruyant.
La nature fait-elle ça ?
Elle n'a pas été construite pour ça.
Elle se tait. Et sourit seulement.

 

Autour de leurs dames en fleur
Tous les hommes sont à la neige:
Majors, directeurs et docteurs

Et de gras personnages.

Of course !

 

On voit des hôtels, où qu'on regarde.
Y a à peine encore la place pour la neige
L'air est plein de Ouis et de Well's
Et de Five o'clocks avec du jazz.

 

La montagne et la cascade

Perdent leur façade
Jeudi, c'est le bal masqué
Certains sont déjà déguisés !

 

Ils ne sont jamais modestes
Et doivent trouver tout net.
Ils croient que la nature est
Une commodité comme les toilettes.

 

Des avalanches dévalent de temps en temps
Et elles sont fort critiquées.
En quoi la neige intéresse-t-elle les gens ?
Elle tombe. Et c'est bien assez.

 

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Marco Valdo M.I.
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