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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 20:49

RESPECTONS NOS CHERS PATRONS !

 

 

Version française - RESPECTONS NOS CHERS PATRONS ! – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - Mio caro padrone come La rispetto – Riccardo Scocciante – 2013


Sull'aria di Mio caro padrone domani ti sparo
di Paolo Pietrangeli.

 


Nous recevons et publions de mauvaise grâce ce texte de « notre » Riccardo Scocciante :


Très chers administrateurs du site,

Je sais que je jouis d'une très mauvaise renommée ici et je dois dire candidement que non seulement je n'ai jamais absolument rien fait pour la démentir, mais que même je me contrefiche absolument d' un bienheureux bouquet. Cependant, ces derniers temps, j'ai suivi le débat brûlant qui s'est développé autour de la chanson Mio caro padrone domani ti sparo (MON CHER PATRON, DEMAIN JE TE DESCENDS) de Paolo Pietrangeli. J'ai lu que quelqu'un a été, comment dire, dérangé par la présence de cette chanson sur le site, et alors j'ai pensé – pour une fois – contribuer à rasséréner les âmes et à apporter une vraie parole de paix. Mais pauvres patrons ! Pourquoi devrait-on les flinguer ? Comme l'enseigne sa sainteté le pape...
Giuseppe Roberto Piero Gèssica porcaputt comment s'appelle-t-il encore ? ah oui François, non seulement le pardon est toujours et chrétiennement recommandable, mais pour nos patrons, qui par leur sacrifice nous permettent de nous suicider… de gagner pour nous et nos familles le pain quotidien présent déjà dans la prière à Notre Père. Honorons donc nos patrons et restons à notre poste ; la chanson que je viens de composer veut exactement inviter à ceci. Et basta avec toutes ces horribles chansons subversives dont vous avez encombré ce site, nom de Dieu !


Votre tas de merde, casse-couilles etc bien aimé

 

Riccardo Scocciante.

 

 

 

 

Mais, dit Lucien l'âne en se secouant de rire, c'est une chanson de lèche-bottes, une chanson de lèche-cul... Il fait fort cette fois, Riccardo...

 

 

En effet, c'est bien ce que tu dis. Mais tout le monde comprendra qu'elle dit exactement l'inverse de ce qu'elle prétend signifier. Et c'est d’autant plus drôle... Tout est venu de certains esprits chagrins qui trouvaient à redire qu'on s'en prenne un peu aux patrons et qu'on envisage ici doucement de les faire disparaître. Il y en a à qui ça ne plaît pas...

 

 

C'est à peine croyable, dit l'âne Lucien hilare. Oh, notre aimable Scocciante a bien eu raison de leur concocter une canzone à ces « honnêtes gens »... Manière aussi d'antiphrase, figure de style qui dit une chose pour dire son contraire et « honnête homme » pour désigner un fripon. Gloire donc aux patrons, à leurs femmes, à leurs maîtresses et à leurs Mercédes... Et soyons, disons soyez, car nous les ânes nous connaissons cette manière depuis la nuit des temps, donc vous les humains, soyez donc serviles jusqu'à la nausée. Signor, sì...

 

 

À peine croyable, dis-tu. Eh bien, détrompe-toi, ce délirant discours que tient Scocciante, dont on connaît la vilenie, ce propos qu'il tient par dérision, avec un fort assaisonnement d'herbes d'ironie, dont il use par antiphrase, ce délirant discours, dont on pourrait croire qu'il fut impossible, est pourtant l'exacte reproduction de l'attitude de certains. Crois-moi, Lucien l'âne mon ami, les faux culs existent, je les ai souvent croisés. Et ce n'est pas à toi que je dois suggérer qu'il existe une guerre terrible où il faut à chaque instant, chaque jour, dans chaque geste tenir son camp... Au nom de qui ? Au nom de quoi ? Tout simplement au nom de soi... La solidarité commence avec soi... Conscience de soi et dignité...

 

 

J'écoute, j'entends et je comprends, dit l'âne Lucien raillant certain général romain envahissant la Gaule. J'écoute, j'entends et je comprends... Il s'agit de la guerre des guerres, la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de les maintenir sous le boisseau, de les écraser plus encore, de renforcer leur domination, d'accroître leurs richesses... Et là, en effet, il faut à tous moments choisir son camp. Oh, nous les ânes, on le sait bien qu'il faut parfois baisser la tête, quand on ne peut faire autrement et qu’il vaut mieux un âne vivant qu'un lion mort... Cependant, il faut distinguer une certaine aptitude à l'adaptation et une franche collaboration. Le fait est qu'il ne faut jamais renoncer à tisser le linceul de ce vieux monde tout d'exploitation vêtu, aussi absurde qu'avide, aussi vain que stupide et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

Circulaire à la ronde

Et à toutes les usines du monde :

Adorons nos patrons

Nos actionnaires, nos supermanagers, nos directions.

Commandeurs illustres

Je vous écris la présente

Pour vous faire connaître

Notre peu recommandable affection

Pour Votre Gloire.

 

Pour vous faire savoir

Que le vingt et un, quel beau jour

Le vingt et un du mois en cours

Nous avons décidé

D'aduler

Votre Gloire.

Chers patrons en face de vous,

En signe de respect, je plie le genou,

Votre intelligence géniale et profonde

Nous comble d'une béate plénitude .

 

Mes chers camarades, pourquoi ces visages ?

Avec ces syndicats et leurs mauvais présages

Il ne reste qu'à nous donner entièrement au patron,

Peut-être ainsi mangera-t-on.

 

Quel beau jour

Le vingt et un

Tous à votre vénération

Tous sans exception

Pensez, quel beau jour

Quel beau jour

Nous verrons.

 

Mais d'abord je déclame

Un poème encomiastique,

Je proclame solennellement :

« Notre paye suffit bien ! »

Pour les suppléments

On ne veut pas de salaire,

Quelle horreur, c'est mesquin,

C'est tellement ordinaire !

 

Camarades, il est clair

Que le vingt et un

La grève ici

Personne ne la fera

Et alors nous serons

Plus grands et plus forts

Et ensuite mieux encore

Nous serons tous morts

Cependant…

 

Jusqu'au dernier instant

Vénérons nos grands patrons

Avec leurs femmes et leurs grosses Mercédes

Et même plus encore, leurs maîtresses.

 

Jusqu'au dernier moment

Nous, nous serons fidèles au poste

À suer à peiner

Tous les jours, nuit et jour.

 

Jusqu'au dernier instant

Bouches fermées et bleus trempés

Tant qu'ici chez Thyssenkruppeu

On brûlera à petit feu

Très chaud et très beau

Si chaud et si beau

Si chaud et….

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