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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 20:41

LES PERDANTS MAGNIFIQUES

 

Version française – LES PERDANTS MAGNIFIQUES – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Magnifici perdenti - Massimiliano Larocca – 2012

Texte et musique de Massimiliano Larocca

 

Massimiliano Larocca est sûrement magnifique. En 2011, il disait que son nouvel album sortirait en 2012, et maintenant que nous sommes en 2012, il dit qu'il sortira en 2013. On n'est pas en train de ne parler ici de Springsteen que remplit des stades, mais de gens qui combattent avec leur propre musique et leurs mots. De gens qui remplissent le « petit théâtre » de Cent (Ferrara), le pub de Brenno (Côme) et le "Chille de la Balanza" dans l' ancien asile de Saint Sauve, à Florence. Il y a un peu de temps que je ne le vois pas et je ne l'entends pas le Larocca; et, sûrement, mon aversion (toujours plus grande) vis-à-vis de Facebook y aura mis du sien; tout de même, puis, un dimanche matin quelqu'un met un vieux cd sur la stéréo, et on comprend qu'est arrivé le moment, peut-être, de donner un coup de téléphone ou d'envoyer un pigeon voyageur. Ou un message dans une bouteille. Il me semble avoir entendu dire que le Larocca, bientôt, va se marier; ou il s'agit peut-être seulement d'un coup de vent dans un rêve à l'aube. Je vous l'avais dit qu'il est magnifique, et magnifiques sont les chansons qu'il écrit et que les habitués de pub, de petits théâtres, de fêtes improbables d'un parti réformiste ou révolutionnaire et d'asiles d'aliénés connaissent. Peut-être qu'un de ces jours,on le rencontre sur l'autobus ou près du chemin de fer pendant que passent les trains; et entretemps, ses chansons volent déjà pour l'air.

Celle-ci s'appelle Magnifici perdenti; aussi son nouvel album, dont on dit qu'il sortira en 2013. Il me semble d'avoir déjà entendu quelque chose du genre, même si ce n'était pas une chanson; c'était un roman, écrit cependant par quelqu'un qui a à voir avec les chansons, tel Léonard Cohen. Beautiful Losers, je crois qu'il s'appelait. Et ne l'ayant pas jamais lu, je ne sais pas si cette chanson à voir avec lui; je sais seulement que pour Larocca, lorsqu’il l'écrivit, il devait être passé quelque chose de son passé et inversement. Passée pendant qu'il se revoyait, peut-être, en toutes ces situations où quelquefois nous avons eu des prises de bec, en se portant bien ou mal, en restant debout ou penchés, ou ivres comme des madones qui pleurent pour de la tequila, parfois avec ces femmes dont il semblaient qu'elles ne partiraient pas et qui sont parties cependant, parfois à regarder les voitures passer pour la rue; des lieux qui existent encore ou qui n'existent plus, et des amitiés finies dans la haine et des bouts de chemin qui son terminés, et qui sait quoi d'autre.

 

Et nous voilà encore debout à jouer du couteau, à prendre des coups, un rêve en poche et avec ces faces qui jamais ne changent... Je crois que Larocca a écrit cette chanson pour cela.
Qui parle de lui comme de moi. Qui peut te parler de toi comme de personne. Qu'à présent, je vous fais écouter, elle dont sur votre Tube, il y a bien trois vidéos, pour un total de 218 visualisations. Qu'il y ait plus de visualisations de la vidéo du petit chien sot ou de ton fils qui fait caca sur le pot que des Perdants Magnifiques de Larocca : ça ne me va pas du tout. [RV]

 

 

*******

J'ajoute au commentaire de notre ami Ventu qu'à moi non plus, ça ne me plaît pas cette somptueuse ignorance que le monde a des Perdants Magnifiques... D'autant que cette chanson me rappelle à certains égards, un chanson de Brel qu'il faudra bien mettre un jour dans les CCG. Elle parle d'autres perdants, mais de la classe des gagnants... Je veux dire ceux dont « le papa a eu de la chance... ».[[41858]] Dans les deux cas, on trouve des « vitelloni » : ceux de Larocca sont de la classe du modèle fellinien ; ceux de Brel gravitent dans un autre univers, plus riche, plus friqué. Mais vont tout autant à la dérive... Au fait, Brel les appelle les « paumés du petit matin » ; Brel lui-même avait traduit dans une interview en anglais par « the losers of early morning ». The Losers : les perdants...

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

Nous voilà encore debout

À jouer du couteau, à prendre des coups,

Un rêve en poche

et avec ces faces qui jamais ne changent...

 

Jetés sur ces routes,

Sans préavis, par une main invisible

Garder la tête haute

pour qui court à contre-courant est impossible...

 

Et on peut nous indiquer

Des mouvements qu'il a pour toujours,

Si tu cherches un nom encore

Tu peux nous appeler entre les dents

Les magnifiques perdants.

 

Derrière la fumée dans les moteurs

Se consument les meilleurs,

Nous sommes comme beaucoup de gens

Ou comme les chiens au milieu du néant...

 

Toujours à la recherche d'un abri

Ou en retard pour le paradis,

Il y a qui gagne, qui prend,

Qui finalement se rend ...

Tous en file le samedi

À la poursuite d'un paradis,

Quand l'aube brisera la nuit

Nous serons encore absents,

Tous de magnifiques perdants

Nous voilà encore debout

À jouer du couteau, à prendre des coups,

Un rêve en poche

et avec ces faces qui jamais ne changent...

 

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