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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:37

LE SERPENT À PLUMES

 

Version française – LE SERPENT À PLUMES – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Il serpente piumato – Nomadi – 1991





Évidemment, cette chanson évoque tout à la fois le serpent à plumes des Amérindiens, serpent aquatique chez les Olmèques, Quetzalcóatl et Ehécatl chez les Aztèques, Kukulkan chez les Mayas du Yucatán, Tohil chez les Mayas quichés ou encore Coo Dzavui chez les Mixtèques et la ville colombienne de Medellín, la « Ciudad de la Eterna Primavera » (Ville du printemps éternel), ses plus de deux millions d'habitants et tout ce qu'elle signifie en ce qui concerne certain cartel et ses exportations mortifères.



Quant à la flûte, d'où vient -elle ?



À mon sens, elle n'est pas seulement cette flûte indienne que l'on entend dans le monde entier ; c'est aussi celle d'Hamelin, où un flûtiste emmena tous les enfants du pays vers des lieux inconnus...







Le serpent à plumes vole haut dans le ciel,

Dans l'air se répand une douce brume,

Elle parle de fumée, d'inconscience et de rêves

Et joue de la flûte de Medellín.



Dans le monde tous l'ont entendue.

Hommes, femmes, jeunes et enfants

Suivent ignorants ce doux appel

Cette senteur de choses anciennes et loyales.



Mais le serpent à plumes a un autre visage,

Celui féroce d'un condor impitoyable

Qui se jette inexorable sur sa proie

Et la broie avec des griffes d'acier.



Sa brume sombre jusque dans les maisons

S'insinue sournoise dans les consciences,

Elle réveille toujours des monstres prêts à frapper,

Elle tue amour et solidarité.



Courez acheter le paradis perdu

Donnez un coup de pied à l'ennui des jours,

Suivez le vol du serpent à plumes,

Suivez la cantilène de la flûte de Medellin.



Mais le serpent à plumes a un autre visage,

Celui féroce d'un condor impitoyable

Qui se jette inexorable sur sa proie

Et la broie avec des griffes d'acier.



Les vendeurs de mort font de bonnes affaires

Car la demande est toujours en augmentation,

Avec des dollars sales, ils construiront hôpitaux

Pour qui a suivi ce grand mirage.



Et toi mère ne laisse pas partir ta fille,

Aux grands yeux bleus, aux cheveux blonds

Fais qu'elle n'écoute jamais cette cantilène,

Et dis-lui qu'on peut vivre dans la réalité.



Et dis-lui que le serpent à plumes a un autre visage,

Celui féroce d'un condor impitoyable

Qui se jette inexorable sur sa proie

Et la broie avec des griffes d'acier.

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Marco Valdo M.I.
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