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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:43

L'ITALIE

Version française – L'ITALIE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – L'Italia – Mercanti di Liquore e Marco Paolini– 2005

 

« Quand je l'ai connue l'Italie était déjà femme
De constitution robuste, forte et saine
Plus que travailler, je dirais qu'elle s'agitait,
Et comme elle était grasse, elle suait… »

« Deux bêtes dans l'étable et une chorale de poules,
Qu'on calmait en les serrant par le cou.
Pour nous faire fête, l'Italie s'inventait
Des histoires fabuleuses, tirées d'on ne sait où… »

« Si tu l’emmenais faire un tour, l'Italie en maillot rose,
Montait à l'arrière en voiture car elle était bienséante…
Moitié du siège à elle, et moitié à nous ses frères,
Pas vraiment de Mameli, cependant assez seyants… »

« Quand elle allait dîner dehors, elle dévorait, après quoi
On pouvait se regarder dans le plat,
Et le ventre plein, brusquement elle se levait,
Faisait une révérence, notre Italie et ensuite, dansait.
Nous là, muets et fascinés par le rythme de ses pas.
Elle dansait vraiment bien comme souvent font les gras,
Dans le tourbillon, notre Italie haletait et se démenait
Parfois, tombait mais toujours, elle se relevait »

« Lorsque je l'ai connue, nous étions compatriotes,
Elle puait de misère et avait des manières étranges
Avec cette grosse voix et un rire du tonnerre,
Contente de vivre, en plus de survivre
À la guerre d'après-guerre et la guerre d'après encore
Une nature de putain en habit de nonne,
Maîtresse ès ruses et un peu girouette
Mais respectueuse d'autrui, plus tendre et plus humaine.
Elle avait les yeux ardents et une belle gestuelle,
Le sein ample, l'allure familiale,
Un corps très gauche un peu hors mesure
Contenu avec peine par des points de suture,
Encore belle pourtant, magnifique et attrayante,
D'une beauté impudique et parfois indécente,
Encline et bien disposée aux vices du plaisir,
l'Italie savait même jouir… »

« Avec les ans, nous nous sommes perdus de vue,
Je lui écrivis nombre de fois mais sans jamais de réponse.
On me dit qu'elle s'était mise dans des affaires étranges
Et qu'elle s'entourait de voleurs et de crapules…
Puis hier, je l'ai rencontrée dans un supermarché,
Mon Italie avec son chariot au rayon des surgelés,
Tellement amaigrie qu'elle paraissait une autre,
Avec ses pommettes refaites et sa frange courte »

« J'aurais voulu lui dire que j'avais la nostalgie
Des temps où je jouissais de sa compagnie,
En somme, que je la trouvais belle, séduisante vraiment
Et que même lointain, j'étais toujours son parent »

« Elle m'a regardé comme on regarde les enfants,
Elle m'a demandé si je savais où étaient les purées,
En me voyant perplexe, elle s'est retournée brusquement
Et en un rien de temps, l'Italie s'en est allée… »

« Italie, mon amour ancienne, tu as perdu ta gaîté
Et tu ne te souviens même pas de la vieille courtoisie,
Et même si j'admets que j'ai mal vieilli,
Que diable, tu pourrais au moins me saluer !
Pourtant malgré tout, je t'aime encore
Quelque chose de moi t'appartient encore,
Il te plaît de faire la salope et de me désespérer,
Mais je sais qu'un jour ou l'autre, je te reverrai danser »

la la la la
la la la la
la la la la

 

 

 

 

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