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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 20:52

JOE MITRAILLETTE



Version française – JOE MITRAILLETTE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne - Joe Mitraglia – Nomadi – 1978

Texte et musique de Maurizio Bettelli

 

 

L'histoire d'un partisan qui a combattu avec la Résistance dans les montagnes, en couvrant les sentiers d'Allemands et de fascistes "morts", et qui, une fois revenu à la maison, continue à combattre contre les fascistes qui sont restés, jusqu'au moment où il est trahi et tué à son tour.

 

 

 

Ici en ville on n'en entend plus parler

Trop d'années ont passé

Et trop tristes à rappeler

Jours noirs jours damnés

Certain vieux quand il entend le nom

De Joe Mitraillette le partisan

A les yeux qui se colorent étrangement

Comme si on lui avait enlevé le vin du canon.

 

Joe Mitraillette était au nombre de ceux

Qui avaient dit non aux républiquetteux

Il s'était lui aussi réfugié dans la montagne

En laissant à la maison femme et enfants

Il combattit dans les bois sur l'Appennin

Et il avait couvert les sentiers

De Benedello au Montefiorino

D'Allemands et de fascistes morts

 

Après l'hiver vient le printemps

Celui de 45 fut le plus beau

Et la libération ne semble pas vraie

Depuis mois on n'utilise pas la poêle

Le grain manque aussi dans les greniers

En vingt ans, ils ont tout tari

Même les larmes pour les morts

Ces maudits aux matraques noires.

 

Ils étaient nombreux pour tuer Gobetti

Nombreux encore qui frappaient la nuit

Et moi, je veux les maudire tous.

Si pas par Dieu au moins par mes coups

Disait-il ainsi descendu des montagnes

Rouges de sang et rouges de pensée

Il apporte avec soi ses fusils prêts

À continuer notre Printemps.

 

Ainsi la nuit et même en plein jour

Joe Mitraillette tirait toujours

Il ne voulait plus de fascistes dans ses environs

De Sant'Eufemia jusqu'à la Pomposa

Il y avait sur les murs le sang de la vengeance

Une nuit quelqu'un cria son nom

Une embuscade et un coup de baïonnette le tua

Quelqu'un ria quelqu'un comme Judas.

 

Ici en ville on n'en entend plus parler

Trop d'années ont passé

Et trop tristes à rappeler

Jours noirs jours damnés

Certain vieux quand il entend le nom

De Joe Mitraillette le partisan

A les yeux qui se colorent étrangement

Comme si on lui avait enlevé le vin du canon.

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Marco Valdo M.I.
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