Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 11:06

IL PORTAIT DES TENNIS

 


Version française - IL PORTAIT DES TENNIS – Marco Valdo M.I. – 2013

tirée de la version italienne de Musica e Memoria d'une chanson milanaise d'Enzo Jannacci – 1964


Texte et musique d'Enzo Jannacci

 



29 Mars 2013 : un des plus grands auteurs-compositeur italiens de toujours s'en est allé . In memoriam, une des plus belles et des plus célèbres de ses chansons

 

 


Excusez-moi, mais je voudrais vous raconter
Mon ami qui s'en allait sur le chemin
À l'Idroscalo pour aller prendre un bain
C'est que l'amour l'a frappé

Il portait des tennis, il parlait tout seul
Depuis longtemps déjà, il suivait un beau rêve d'amour.
Il portait des tennis, il avait bon œil
Ce fut le premier à partir, c'était son tour.

Un beau jour, qu'il marmonnait derrière
Tout seul, il l'avait vu passer
Blanche et rouge, telle une bannière

Et depuis lors, il n'a plus pu parler

Il portait des tennis, il parlait tout seul
Depuis longtemps déjà, il suivait un beau rêve d'amour.
Il portait des tennis, il avait bon œil
Ce fut le premier à partir, c'était son tour.


Un beau jour à côté de ce pauvre diable s'arrête une auto, quelqu'un en sort et lui demande « Oh ! » « C'est à moi que vous parlez ? » « Oui, à toi, tu ne connaîtrais pas, s'il te plaît, la route pour aller à l'aéroport Forlanini ? » « Non monsieur, moi, je n'ai jamais été à l'aéroport Forlanini, je ne sais pas où il est » « La route pour aller à l'Idroscalo, au moins, tu la connais ? » «  L'Idroscalo, je le sais où il est, vous me conduisez à l'Idroscalo, je monte dans l'auto, elle est puissante, c'est une puissante machine » « Pas dans l'auto, clochard » « Non monsieur, je viens aussi dans l'auto, je n'ai pas jamais été en auto, moi. Une belle auto… Arrêtez, monsieur, laissez-moi descendre, laissez-moi descendre, je suis arrivé, s'il vous plaît, arrêtez-vous ici »


S'il vous plaît, arrêtez-vous ici
Car j'ai eu mon grand amour, moi aussi,

Un amour, un bel amour, comme on dit.


Il portait des tennis, il parlait tout seul
Depuis longtemps déjà, il suivait un beau rêve d'amour.
Il portait des tennis, il avait bon œil
Ce fut le premier à partir, c'était son tour.

On l'a trouvé sous un tas de cartons
On l'a regardé, personne ne le connaissait
On l'a touché pour voir s'il dormait
« Laissez tomber, c'est un vagabond »


Il portait des tennis, il parlait tout seul
Depuis longtemps déjà, il suivait un beau rêve d'amour.
Il portait des tennis, il avait bon œil
Ce fut le premier à partir, c'était son tour.

Partager cet article

Repost 0
Marco Valdo M.I.
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : CANZONES
  • CANZONES
  • : Carnet de chansons contre la guerre en langue française ou de versions françaises de chansons du monde
  • Contact

Recherche