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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 23:07

HYMNE DES BANQUIERS

 

Version française – HYMNE DES BANQUIERS – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson allemande – « Hymnus auf die Bankiers » – Erich Kästner – 1929



 


 



 



Et dire qu'elle a été écrite en 1929... Une chanson intitulée «  Hymnus auf die Bankiers », ce qui peut se traduire par « HYMNE DES BANQUIERS »... À la lire, on dirait qu'elle a été faite hier . En somme (c'est le cas de le dire...), la Guerre de Cent Mille Ans se perpétue obstinément et de génération en génération, on retrouve les mêmes forfaits, les mêmes événements. Les mêmes gens finalement reproduisant les mêmes comportements. C'est ce qu'on appelle la reproduction sociale. Et en analysant les choses en détail, on finirait par voir que leur mode de reproduction est fort semblable à la scissiparité.





Le banquier est scissipare, voilà tout !, dit Lucien l'âne d'un ton grave et scientifique. Puis, il éclate d'un rire tonitruant. Mais cette capacité à reproduire les mêmes comportements de prédateurs est précisément le mal qui ronge le monde.





De fait, de fait. Et je pense bien que le mécanisme est le suivant : Le banquier, disons aussi bien l'homme d'argent, tend à accroître ses revenus, à comme tous les riches dans cette Guerre de Cent Mille Ans qu'ils font aux pauvres, à faire croître ses profits et à étendre son champ d'action et de domination. Comme il a une certaine conscience que « la vie est courte », il ne parie pas sur le long terme, sauf quand il y est forcé. Il ne se soucie pas du futur et encore moins, de l'avenir des hommes. Ce qui l'intéresse (évidemment!), c'est le profit maximal et le plus rapidement possible. Alors, pour accélérer la progression des résultats, il prend des raccourcis, il cherche des voies rapides, il augmente au maximum la vitesse de sa progression... Il crée de la richesse virtuelle – pour lui, c'est mieux, c'est impalpable, c'est assez incontrôlable et ça grandit très vite ! Peu lui importe le réel et les gens. Il nie la réalité, il édifie des fortunes virtuelles en se nourrissant pourtant de ce qu'il peut quand même soutirer aux gens. Mais d'un œuf de fourmi pris à la fourmilière, il fait un éléphant. Tour de passe-passe, prestidigitation... Il souffle dans l'oeuf de fourmi et le gonfle, admirable baudruche, jusqu'à simuler un éléphant avec sa trompe et ses grandes oreilles – c'est un éléphant d'Afrique. Puis, il invente une pseudo-science ou plusieurs – l'économie, l'économétrie, l'économie politique, les sciences économiques, les sciences financières... (toutes sortes de sciences éléphantesques) afin de certifier ses discours fallacieux et de blanchir ses manœuvres audacieuses d'une teinture académique. Et bien sûr, ces pseudo-sciences reposent sur le postulat fondamental qu'en ce qui concerne l'économie, la finance et tout ce qui s'en suit, il ne saurait y avoir de morale. On comprend pourquoi... C'est le voleur qui sanctifie le délit.





Oh, dit Lucien l'âne, Marco Valdo M.I. mon ami, te souviens-tu du bon abbé Meslier, curé d'Étrépigny [[5393]] et de ce qu'il proposait comme destin aux riches ecclésiastiques et aux nobles. Il était question de pendre les uns avec les tripes des autres. C'est ainsi que je propose d'adapter la formule aux banquiers et aux économistes. «Je voudrais, et ce sera le dernier et le plus ardent de mes souhaits, je voudrais que le dernier des banquiers fût étranglé avec les boyaux du dernier économiste. »





Bonne idée !, Lucien l'âne mon ami, mais je n'avais pas fini. Ainsi, ayant créé une pseudo-science (ou plusieurs – tant plus il y en a, tant plus ça leur va...), il convient de mettre en place des écoles, des diplômes... Bref de créer la machine qui fabriquera et formera l'espèce détestable des « experts », laquelle a comme fonction essentielle de ratifier et de certifier la bonne conformité aux pseudo-lois de l'économie, de la finance... et surtout, de disqualifier tout intervenant qui n'aurait reçu la confirmation, l’ordination... D'où, il apparaîtra que ce que nous disons, ressemble furieusement dans sa démarche au testament du bon abbé. En fait aussi que l'économie, etc... est une religion ; la religion d'une église dont le Dieu n'est autre que l'argent.





Non seulement, ce sont des religieux, mais aussi, des fanatiques... Ils massacrent le monde et n'hésitent pas à fomenter les guerres les plus féroces... On n'arrête pas de le découvrir... C'est un des ordres les plus destructeurs dans cette Guerre de Cent Mille Ans ; c'est un des instruments les plus criminels aux mains des riches... Dès lors, Marco Valdo M.I., mon ami, il convient que nous poursuivions notre tâche qui est de tisser le linceul de ce vieux monde ploutophile, ploutocrate, intéressé, calculateur, comptable, économiste et cacochyme.





Heureusement !





Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane





 

Il peut se réjouir celui qui ne sait pas !
Il demande encore toujours: Qui ?

Ils empruntent l'argent à cinq pour cent
Et le prêtent à plus de dix.

 

Ils n'ont encore jamais froncé le sourcil,
Leur cœur jamais ne s'arrête .
Les différences font leur produit.
(On peut comprendre cela, comme on veut.)

 

Leur appétit est vertigineux.
Ils mangent Dieu et le monde.
Ils ne sèment pas. Ils récoltent seulement.

Et fructifient leur propre argent.

 

Ce sont les prestidigitateurs d'élite

Ils font de la magie les mains vides .
Ils tirent de l'or du téléphone
Et du pétrole du sable.

 

L'argent devient liquide. L'argent devient rare.

Ils font tout pour cela au besoin.
Et coupent le cou aux autres.
Le papier est parfois assassin.

 

Ils croient aux règles des règlements de dette
Et ils ne croient pas vraiment en Dieu.
Ils n'ont qu'une sympathie.
Ils aiment l'argent. Et l'argent les aime.

(Pourtant chacun peut faire faillite !)

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Marco Valdo M.I.
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