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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 22:50

FASCISTES SUR MARS

 

 

Version française – FASCISTES SUR MARS – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne - Fascisti su Marte - Corrado Guzzanti

 

 

Après vous être bien marrés en écoutant"Fascistes sur Mars" du bon Guzzanti (fils), vous êtes prêts pour voir un film qui contient la vérité, jamais racontée à l'opinion publique italienne sur les horribles crimes de guerre dont s'est salie l'armée fasciste italienne pendant ses guerres coloniales en Afrique et dans les Balkans. Badoglio, Graziani, Roatta et des centaines de fascistes officiels auraient mérité un "Nuremberg" et - vu que nous ne sommes pas pour les échafauds - au moins de belles prisons à vie à régime dur... ils ne furent par contre jamais jugés : pourquoi ?

Comment encore aujourd'hui, avec les troupes italiennes qui occupent l'Irak et l'Afghanistan, droite et gauche essayent encore de nous faire croire que nous Italiens, nous sommes des occupants « au visage humain », de « braves gens » même en guerre ?

Fascist Legacy (L'eredità del fascismo)

L'héritage du fascisme, Grande-Bretagne1989.
2x50 minutes.
Régie: Ken Kirby; conseiller historique: Michael Palumbo;
photographie: Nigel Walters; assemblage: George Farley;
voix : Michael Bryant.

Un documentaire présenté par la BBC en deux épisodes, le 1 et 8 novembre 1989, suscitant une protestation de l'ambassade d'Italie à Londres, une interpellation parlementaire et des articles dans les plus grands quotidiens italiens. Il a par la suite été acheté par la RAI qui en a produit une version italienne qui n'a jamais été présentée.Fascist Legacy, L'héritage du fascisme, Fascist Legacy,

 

Le film affronte le sujet du refoulement des crimes systématiquement commis par l'Italie fasciste dans la construction de son empire, au nom de la « civilisation supérieure italienne » et de sa « mission civilisatrice », en Afrique (Libye – Ethiopie – Somalie) et dans les Balkans (Albanie – Yougoslavie – Grèce). Massacres de civils, destruction de villages entiers, élimination des élites intellectuelles et politiques, usage d'armes chimiques, destruction des cultures et du bétail pour réduire par la faim la population, déportations et camps de concentration avec une mortalité qui atteignit même 50% des internés.
Une série d'horreurs, avec un bilan de morts, arrondi par défaut, de 300.000 Éthiopiens, 100.000 Libyens, 100.000 Grecs et 250.000 Yougoslaves.

 

N'est-elle pas contre la guerre peut-être cette parodie amusante de la rhétorique fasciste belliciste de et colonialiste ? La question (tout-à-fait rhétorique et posée par nous) ne peut avoir qu'une seule réponse: certainement OUI.

 

 

 

 

Arditi, comment nommer autrement ces vaillantes fleurs du régime qui osèrent mettre un impératif catégorique dans les sables bolcheviques de Mars.

Des vies marquées par la gloire qui arrivèrent par l'action là où la mollesse bourgeoise n'aurait pas même poussé l'imagination.
Héros, disons-nous, et nous raillons avec des plaisanteries et rires martiaux ceux qui moquent la mémoire de ces fières bandes.

Ils donnèrent à l'Italie un nouvel Empire et pour lui et pour elle ils périrent.
Fut-ce vraie gloire? La question (tout-à-fait rhétorique et posée par nous) nous indigne également et fait bouillir notre sang dans nos veines ultraromaines.

 

Le dit le descendant, héritier d'un monde fatigué et global privé de son Duce, où l'industrie italienne est réduite à la mercerie et la chemise noire mise à des mannequins ossus.

 

Bizarre est l'esprit humain soudain oublieux de ce qui hier encore était, mais devant de grands hommes et face à leurs entreprises la voilà qui se fait granit et les mots la gravent comme le couteau des cœurs romantiques dans l'écorce d'arbre. Ils sont gravés pour toujours ces noms : Fecchia, Pini, Freghieri, Barbagli et Santodio; cet arbre, c'est l'histoire, ce cœur, c'est l'Italie, ce couteau, c'est ... je ne sais pas !

 

Des hommes marqués par le sort, qui seuls connurent l'honneur d'entendre sonner l'heure de la destinée : Mars était italienne, Mars était fasciste.

 

Ils furent le bras et la main du Duce s'étendant au-delà des grises barrières libérales du cosmos, du Duce qui ne le sut jamais, mais qui le pressentit avec certitude ; son esprit est comme une de ces machines calculatrices prodigieuses dont on attend l'invention.

 

En ce qui nous concerne nous affirmons avec la plus grande vigueur ce fait historique pur, net, merveilleux et pourtant incontestable, qui s'annonce et se fige dans cette phrase simple et lapidaire :
« À l'heure 15:00 du 10 Mai 1939. Mars est fasciste ! »

 

 

 

Sur un prototype de fusée allemande,

Avec six galettes chacun comme provende,

Nos héros disent à la martienne sans embarras,

Tes antennes vertes devant notre Duce, tu plieras !

 

Fascistes sur Mars,

Planète bolchevique rouge et traître,

Des fascistes sur Mars,

Avec un mousqueton et au cœur un « j'en ai rien à foutre »

 

Nous sommes incroyables

Nous sommes submersibles,

Nous sommes les ignifuges,

Les conquistadors irrévocables

Du sang avec de l'honneur

Et nous briserons les reins à ces extraterrestres.

 

Fascistes sur Mars,

planète rouge attend que nous venions à toi,

Fascistes sur Mars,

Nous te donnerons à notre Duce à notre Roi.

 

Nous sommes incroyables

Nous sommes submersibles,

Nous sommes les ignifuges,

Les conquistadors irrévocables

Du sang avec de l'honneur

Et nous briserons les reins à ces extraterrestres.

 

Fascistes,

Fascistes,

Sur Mars,

Fascistes.

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Marco Valdo M.I.
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commentaires

luca 08/12/2012 10:39

hé oui, tu l'as encore dans tes oreilles pointues cette entêtante musique de mandoline, Lucien l'âne, qui fait son apparition sitôt qu'il est question de l'Italie, même à propos d'horreurs comme
celles dont celui qui guide tes pas vient de rappeler l'existence... C'est toujours le même 'Italiani brava gente", cette incapacité à admettre qu'un coup de matraque puisse être donné par un
italien, et qu'en ce cas il fait aussi mal, qu'un coup de matraque donné par un non-italien.
A quoi j'ajoute que cette primaire italophilie complique de njos jours singulièrement la tâche de ceux qui écrivent sur la période fasciste, autrement bien sûr que pour se livrer à du lêchage de
bottes à retardement ; et que pour tout dire cette tendance à arrondir les angles quand il est question de l'Italie favorise le point de vue fasciste, et défavorise le point de vue adverse.
Les fascistes ? Ils étaient italiens, DONC (CQFD)... "pas si méchants que ça". Et les antifascistes ? Ils étaient italiens, DONC... "pas si sérieux que ça" !