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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:36

ET MOI, J'ÉTAIS SANDOKAN

 

Version française – ET MOI, J'ÉTAIS SANDOKAN – Marco Valdo M.I. – 2008

Chanson italienne – E io ero Sandokan – Armando Trovajoli – 1974

 

 

 

Sandokan est un de ces héros paradoxaux. Un des paradoxes culturels, qu'on s'explique mal, a priori. En effet, pour les Italiens et depuis plus d'un siècle Sandokan est un personnage -clé de l'enfance; son nom suffit pour évoquer l'aventure, les combats à l'épée, les tigres et les mers du Sud. C'est le héros par excellence, à l'égal de D'Artagnan , de Rocambole, du Bossu... pour les gens de culture française. Et précisément, pour les gens de la culture française pourtant voisine de l'italienne, Sandokan, le tigre de la Malaisie, est quasi-inconnu et que dire alors d'Emilio Salgari, l'auteur de « Les pirates de Malaisie », titre générique des romans du « Tigre », série de romans commencée en feuilleton en 1883 et finie en 1911.

 

Pour l'édification de la culture française, on dira succinctement qu'Emilio Salgari est né à Vérone en 1862 et mourut à Turin en 1911.

Une dernière chose à propos de Salgari, qui partagea ce destin - avec Dumas, par exemple - d'enrichir ses éditeurs en étant quant à lui dans un état de quasi-pauvreté, obligé de produire roman sur roman pour subsister et faire subsister sa famille (sa femme Ida et ses quatre enfants).

Il se suicidera le 25 avril 1911 en laissant entre autres, une lettre à ses éditeurs :

« À mes éditeurs :

À vous qui vous êtes enrichis sur mon dos en me maintenant moi et ma famille dans une demi-misère continuelle ou pire encore, je demande seulement qu'en compensation des gains que je vous ai donnés, vous pensiez à mes funérailles. Je vous salue en cassant ma plume.

Emilio Salgari. »

 

Il y a d'ailleurs une série de films et de chansons évoquant Sandokan.

 

Mais celui-ci, celui de cette chanson-ci, s'il est guerrier, s'il combat, ce n'est pas dans les mers du Sud, ce n'est pas dans une guerre imaginaire et ce n'est pas pour faire gagner de l'argent à des éditeurs. Le Sandokan de Trovajoli est le pseudo d'un résistant, d'un partigiano, d'un de ceux qui marchaient dans les nuits sans lune et qui faisaient crier aux SS : « Achtung Banditen ! ».

Ce n'étaient pas des héros de papier et la belle qu'ils allaient délivrer s'appelait : Liberté !


Mais celui-ci, celui de cette chanson-ci, s'il est guerrier, s'il combat, ce n'est pas dans les mers du Sud, ce n'est pas dans une guerre imaginaire et ce n'est pas pour faire gagner de l'argent à des éditeurs. Le Sandokan de Trovajoli est le pseudo d'un résistant, d'un' partigiano, d'un de ceux qui marchaient dans les nuits sans lune et qui faisaient crier aux SS : « Achtung Banditen ! ».
Ce n'étaient pas des héros de papier et la belle qu'ils allaient délivrer s'appelait : Liberté !
«Nous marchions avec l'âme à l'épaule dans les ténèbres... »

Ils avaient pour devise : Ora e sempre : Resistenza !

Elle est toujours d'actualité plus soixante ans plus tard.

 

 

 

 

 

Nous marchions avec l'âme à l'épaule

Dans les ténèbres ne haut là-bas

La lutte pour notre liberté

En chemin nous éclaira.

 

Je ne savais pas quel était ton nom

Je ne pouvais pas dire quel était mon nom

Ton nom de bataille était Pinin

Et le mien était Sandokan.

 

Nous étions tous prêts pour la mort

Mais nous ne parlions jamais de la mort

Nous disions du futur

Si le destin nous sépare

Le souvenir de ces jours

Nous réunira toujours

 

Je me souviens qu'ensuite vint l'aube

D'un coup quelque chose changea

Le lendemain était venu et la nuit était passée

Là-haut dans le ciel, le soleil

Se levait dans la liberté.

 

Nous étions tous prêts pour la mort

Mais nous ne parlions jamais de la mort

Nous disions du futur

Si le destin nous sépare

Le souvenir de ces jours

Nous réunira toujours.

 

Je me souviens qu'ensuite vint l'aube

D'un coup quelque chose changea

Le lendemain était venu et la nuit était passée

Là-haut dans le ciel, le soleil

Se levait dans la liberté.

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Marco Valdo M.I.
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