DON QUICHOTTE
Version française – DON QUICHOTTE – Marco Valdo M.I. – 2012
Chanson italienne – Don Chisciotte – Modena City Ramblers – 1997
Salut à toi, l'âne Lucien mon ami, toi qui fus un moment le compagnon d'équipée de Sancho courant après Rossinante, qui courait – un peu forcée par son cavalier – vers les moulins qu'il convenait de détruire ou de réduire à leur premier état... Toi qui vis les magiciens, toi qui assistas à la bagarre dans l'auberge... Voici encore une chanson intitulée Don Quichotte et cette fois, c'est lui qui raconte , c'est lui qui parle et qui semble – hélas ! - bien las. Ceci dit, on en a déjà parcouru quelques autres de chansons qui parlaient de Don Quichotte... Souviens-toi, par exemple, de L'Homme de la Mancha...[[39065]], où Brel chantait à pleine voix : « Car j'ai l'honneur d'être moi, Don Quichotte de la Mancha... »
Sans doute, sans doute... je m'en souviens très bien. Mais ici, Don Quichotte parle un autre langage... Il dit qu'il a perdu la boussole... C'est le moins qu'on peut en dire... Mais je crois bien qu'il faut comprendre les choses différemment. Ce n'est pas lui qui perd la boussole dans cette parabole, c'est la société environnante... Comme c'est d'ailleurs le cas actuellement encore. Le monde, ce monde, leur monde, ce monde des riches qui mène cette foutue Guerre de Cent Mille Ans est en effet privé de boussole et fonce droit vers d'insondables abîmes. Cette Guerre de Cent Mille Ans que les riches mènent contre les pauvres pour de mesquines raisons d'enrichissement, de domination, d'exploitation... Des raisons mesquines et honteuses... Moi, tout âne que je suis, je serais couvert de honte s'il me venait à l'idée de vouloir exploiter d'autres ânes ou même des humains... aux fins de m'enrichir afin de satisfaire de délirantes lubies comme de posséder plus que nécessaire, comme de tirer profit en imposant à d'autres de travailler pour quelque misérable solde... Je n'oserais plus trop me mirer dans la rivière ou dans la mare à l'idée de faire partie de la mafia des riches... ou même, de servir ses desseins. Je me préfère âne et ainsi, je reste. Cela dit, il nous faut, mon ami Marco Valdo M.I., reprendre notre tâche quotidienne de tisser le linceul de ce vieux monde indécent, injuste, insensé et cacochyme (heureusement !)
Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
Je vois des ombres et des fantômes
Mes ennemis qui dansent
Les diables et les spectres m'entourent.
Les voix se pourchassent
Les bruits me confondent
Et autour de moi, le monde s'évanouit
L'orchestre a fini
Le concert depuis un moment
Et personne n'est resté à danser ici.
Nous sommes les derniers, Sancho
À marcher dans cette rue de débris
Et de vieux drapeaux.
(Ma route d'un coup s'est perdue )
Dis-moi ce que je fais ici.
(Mon rêve est en pièces).
J'ai perdu la boussole
Mes pensées se perdent dans la brume
Je suis fatigué, perdu et je me demande
Ce que je fais
ici.
De leurs salons et leurs cellules
Me regardent mes amis
Ils sourient et secouent la tête.
Les moulins m'attendent
Mes cibles m'ont reconnu
Je cours éperdu
J'ai perdu la boussole.
Leurs sons retentissent
Mais il ne reste plus personne
pour écouter.
Nous sommes les derniers,
Sancho, à errer
Dans ce désert énigmatique
De souvenirs pathétiques.
Dis-moi ce que je fais ici.
(Ma route d'un coup s'est perdue )
Dis-moi ce que je fais ici.
(Mon rêve est en pièces).
J'ai perdu la boussole
Mes pensées se perdent dans la brume
Je suis fatigué, perdu et je me demande
Ce que je fais ici.
L'orchestre a fini
Le concert depuis un moment
Et personne n'est resté ici à danser.
Nous sommes les derniers, Sancho
À marcher dans cette rue
De débris et de vieux drapeaux.
Dis-moi ce que je fais ici.
(Ma route d'un coup s'est perdue )
Dis-moi ce que je fais ici.
(Mon rêve est en pièces).
J'ai perdu la boussole
Mes pensées se perdent dans la brume
Je suis fatigué, perdu et je me demande
Ce que je fais ici.
L'orchestre a fini...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires