Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 09:29

LA DERNIÈRE PAGE DE « MEIN KAMPF »


Version française – LA DERNIÈRE PAGE DE « MEIN KAMPF » – Marco valdo M.I. – 2012

Chanson étazunienne - Last Page Of « Mein Kampf‎ » – Jim Robertson – 1945
Écrite par Jack B. Johnstone et Will Livermash



Mein_Kampf.jpg

Dans la première strophe Hitler est nommé "Schicklgruber", le nom de famille original de son père Alois, douanier autrichien, qui en 1876 , se le fit changer en Hiedler, le nom de famille de son père. biologique présumé, puis mal transcrit dans les registres en Hitler.

 

 

 

Maintenant que nous avons gagné le combat

Tous ensemble, nous écrirons

La dernière page de Mein Kampf

Nous l'écrirons , oui, c'est sûr.

Ainsi le monde entier pourra lire

La dernière page de Mein Kampf

Le livre sera plein douceur

De la façon dont il sera écrit maintenant

Les plans de Schicklgruber

Nous les changerons tous et comment !

Maintenant que nous avons gagné le combat

Tous ensemble nous écrirons

La dernière page de Mein Kampf

 

Les nations envahies sont maintenant libres

Elles seront heureuses quand elles verront

La dernière page de Mein Kampf

Nous rétablirons chaque frontière

Les nations Alliées réécriront

La dernière page de Mein Kampf

Et il n'y aura plus de projet

De conquérir aucun pays,

Mais il y aura Quatre Libertés

Qui tiendront toujours

L'esclavage et la brutalité

Disparaîtront quand nous écrirons

La dernière page de Mein Kampf

 

Himmler, Goering et Goebbels

Tous trépasseront quand ils verront

La dernière page de Mein Kampf

Ils verront que ce n'est pas une blague

Et qu'Adolf n'a jamais écrit

La dernière page de Mein Kampf

Il n'y aura plus de saluts nazis

Nous les remettrons à leur place

Il n'y aura plus de délires

Sur une race supérieure

Nous enverrons Adolf et sa bande

Aux Enfers, à la fin de

La dernière page de Mein Kampf



Par Marco Valdo M.I.
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 20:07

 

Montémé

 

Chanson française – Montémé – Marco valdo M.I. – 2012

 

 

Montémé, Montémé, cela me rappelle bien des choses, dit Lucien l'âne en tournant la tête pour manger une branche de saule. Mais je n'arrive plus trop bien à savoir quoi. Sans doute, s'agit-il de ce Mont-Aimé de Champagne où je gambadais autrefois, quand d'Ay, je m'en allais retrouver une bergère à Vertus. Elle me disait quand je descendais la colline d'un pas sautillant de ce trop de printemps qui me tenait au ventre, elle me disait « Ô mon aimé ! », ma bergère pleine de vertus.

 

J'aime beaucoup tes sympathiques remembrances, mon ami Lucien l'âne et j'imagine fort bien ton émoi. Cependant, si ma chanson parle bien de ce Mont-Aîmé-là, de ce Moïmer comme on dit là-bas, elle n'est pas aussi primesautière que tes aventures anciennes. C'est une terrible histoire de guerres et aussi, le souvenir d'un holocauste, la fin du premier Empire français, la venue du Tzar de toutes les Russies et l'annonce de la fin de l'Empire russe. On y trouve aussi des choses plus réjouissantes comme de grandes beuveries et une prêtresse nue.

 

Tout ça dans une si petite chanson ? Je ne peux y croire...

 

Alors, je te détaille les choses, mais bien entendu de façon succincte. Car, vois-tu, Lucien l'âne mon ami, comme je te l'ai déjà dit, une chanson n'est pas un cours d'histoire, ni un traité encyclopédique, ni rien de ce genre. De plus, une chanson demande à l'imagination de celui qui l'écoute de faire certains efforts... Elle ne se livre pas toute comme ça... Elle aime l'intelligence et elle la sollicite. Mais venons-en quand même à quelques éclaircissements. En premier, ce soleil rouge qui surgit en ayant dans l'oreille le mot de Cambronne, qui est un mot du peuple, comme tu le sais, toi qui comme moi, doit l'user et l'entendre quasiment tous les jours. Je ne crois pas inutile d'insister sur tout ce que ce « merde » a de symbolique. Je te rappelle en une anecdote rapide que Cambronne, qui devait ménager – suite à la défaite – les occupants de la France et le roi qu'ils avaient réinstallé sur son trône, répondait quand on lui demandait s'il avait vraiment prononcé ses mots héroïques en réponse à la provocation des Anglais : « Vous rendez-vous ? » : « La garde meurt et ne se rend pas » et ensuite, en réponse à la même question : « Vous rendez-vous ? », il avait tout simplement dit : « Merde ! ». Cambronne donc, pour ménager la chèvre et le chou, répondait : « Je n'ai jamais pu dire : « La Garde meurt et ne se rend pas », puisque voyez-vous : « Je ne suis pas mort et je me suis rendu ».

 

 

Oh, je comprends sa réponse, d'autant que je sais qu'il l'a vraiment craché ce boulet-là ; je m'étais réfugié dans un bosquet voisin et j'ai tout entendu. Et puis, on peut l'interpréter de diverses façons... ce fameux « Merde », lancé aux Anglais. Je m'explique. Ce pouvait être : Merde, on n'a plus de balles, Merde, ils sont trop nombreux, Merde, je suis blessé, Merde, on meurt vraiment, Merde, cette guerre me fait chier... Peut-être faudrait-il écrire la litanie de Cambronne...

 

Pour les Puissances, je te renvoie à tes souvenirs d'histoire... Les troupes contre-révolutionnaires vont en effet envahir Paris... et ramener la monarchie. Cette fois, ces loups ne sont pas entrés par Ivry ou par Issy, comme les loups [[http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=715&lang=it]] chantés par Reggiani, mais bien par Saint-Denis...

 

C'est normal quand on vient du Nord, dit l'âne Lucien.

 

Ensuite, Alexandre est bien entendu l'empereur de Russie, le tzar, tout heureux d'envahir Paris, d'occuper l'Élysée et qui va fêter ça par un grand défilé militaire... 350.000 soldats... Et où ça ? Sur le Montémé, là-bas en Champagne. À l'endroit qui est aujourd'hui nommé Bergères-de-Vertus. Pourquoi ? Comment a-t-il voulu obstinément faire ce rite de victoire à cet endroit, à 2500 kilomètres de Moscou ? Que savait-il du Montémé ? Que savait-il des Cathares, lui, l'orthodoxe, féru de religion ? Pour l'anecdote aussi, nous sommes en Champagne, dans un pays de vignes et de vin... La soldatesque russe ne va pas se priver d'en boire, d'en boire tant que le fait est toujours présent dans un refrain populaire, deux cents ans après,

 

« Buveurs de Moscovie, partirez-vous ?

Nous boirons bien notre vin sans vous. »

 

Ensuite, toute la fin de la chanson tourne autour du Montémé lui-même, de sa signification et de l'élimination par l'Église catholique à coups de délations, d'intimidations, de rafles, de prisons, de meurtres, d'incendies, de bûchers, de massacres, de croisades de la religion concurrente des Cathares. Le Montémé est un témoin très important de cet « ethnocide ». D'abord, car les Cathares y étaient présents – Aubri dixit – depuis environ huit cents ans, depuis l'arrivée de Fortunat, prêtre manichéen, chassé par Augustin, lui-même manichéen retourné, le prototype du traître. Sache par exemple qu'en l'An Mil, à Vertus, Leutard développait les thèmes manichéens et cathares et y ajoutait une contestation sociale fort populaire et le refus de payer l'impôt à l'Église... Ce qui était somme toute logique. Pour cela, on l'a traité de fou hérétique (actuellement, on dirait terroriste...), puis on l'a emprisonné et ensuite, pour être bien sûrs, on l'a suicidé dans le puits de Vertus, dit « puits de Saint-Martin ». La guerre d'extermination des cathares ne s'est pas arrêtée pour autant, on continua à brûler de l'hérétique et à Montémé, en 1239, on en fit un énorme bûcher. Pour situer également l'extension de cette guerre que la catholicité fit aux Cathares, Montségur, [[http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=9276&lang=it]], autre massacre, autre bûcher, se déroulera à l'autre bout de la France, dans les Pyrénées. Cette guerre d'extermination se poursuivit dans les Alpes... Ce fut une grande fête en présence de moult évêques, prêtres, curés, doyens, chevaliers et dames de la noblesse... à l'instigation et sous la houlette de Thibaud de Champagne. L'affaire dura plusieurs jours de suite. On avait pris au marché de Provins dans une rafle six cents « suspects », la plupart dénoncés par un ancien cathare dénommé Robert le Bougre, dit le « marteau des Cathares »... On brûla vifs les 183 qui ne voulurent pas abjurer.

 

Tu sais, Marco Valdo M.I., mon ami, pour ce qui est d'une doctrine qui repose sur interprétation des mondes à partir du bien et du mal... J'en ai connu depuis fort longtemps de ces doctrines, moi qui parcourait le monde depuis tant de temps. J'en ai connu jusqu'au fond des Indes, à Babylone, en Égypte, dans la Grèce d'Ionie ; on m'en parlait dans les mystères auxquels, je te le rappelle, j'ai été initié... Une telle religion précède et de loin l'apparition du catholicisme... Cela dit, l'ancienneté d'une religion ne la rend ni meilleure, ni pire, ni plus véridique... Deux choses encore, qu'est-ce que cette prêtresse et qu'est donc ce soleil rouge ?, dit l'âne Lucien, tout entier pris par sa curiosité...

 

Comme tu as pu t'en rendre compte, toi qui as parcouru le monde et son histoire, toi qui connais les civilisations paysannes et fondamentalement, païennes, la sorcière est la plus redoutable partisane de la résistance aux simagrées thaumaturgiques de l'Église. Elle, la sorcière, soigne vraiment les gens, elle les console vraiment du malheur, elle est aussi la femme – personnage sulfureux par excellence. Elle est femme, mais ce n'est pas une vierge aseptisée. Elle détient un savoir et un savoir-faire. Elle est aussi redoutable en ce qu'elle est celle qui accompagne vraiment le dernier sommeil. Elle est l'acabadora. En plus, cette femme qui danse nue magnifie la nudité et le corps humain, que l'Église n'aura de cesse à travers les siècles de vouloir dissimuler et déprécier ... Domestiquer le naturel pour magnifier quoi ? Pour le forcer à quoi ? À respecter la puissance et la richesse, tout simplement. Quant au soleil rouge, c'est l'embrasement de la nature, l'embrasement populaire, la lumière des belles journées de la vie dans toute sa quotidienneté.

 

Certes, cela me rappelle une sentence que je t'ai souvent entendu prononcer, qui dit : « Au matin du grand soir, le coq rouge pondra l'œuf noir »... et l'histoire de la prêtresse-sorcière, femme promise au bûcher, comme les Cathares et les pauvres amis de Valdo, m'en rappelle une autre de tes sentences, que nous évoquons souvent ici : « Noi, non siamo cristiani, siamo somari ». Et nous, pour mettre fin à la domination qui contraint les pauvres au travail et qui justifie cette exaction en serinant aux pauvres ces paroles de riches : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », « et moi aussi, dit le riche, je gagnerai mon pain à la sueur de ton front », nous n'usons pas de la torture, ni du bûcher. Nous usons de la parole pour tisser le linceul de ce vieux monde, religieux, obscène, emberlificoteur et cacochyme.

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

 

 

 

Le soleil rouge résonne

Encore du mot de Cambronne

Les Puissances sont entrées

Comme des loups par Saint-Denis

Alexandre occupe l'Elysée

Pour fêter la victoire de son Moscou-Paris

Au pied du Montémé, un lieu bien éloigné

Durent défiler

Raides et de neufs vêtus

Trois cent cinquante mille soldats

Lentement marquèrent le pas

Et des générations de gens de Vertus

Buveurs de Moscovie, partirez-vous ?

Nous boirons bien notre vin sans vous.

La prêtresse se dénudait dans le couchant

Sa jument portait tous les tourments

Alexandre, ange de lumière

Au sommet du Moïmer

Cinq jours sur le mont bizarre

Médita sur l'holocauste des Cathares

Et la fin prochaine des tzars.

Et le soleil rouge éclate dans le soir.

 

 

 

 

Par Marco Valdo M.I. - Publié dans : Marco Valdo M.I.
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 23:41

Le Parti d'en Rire

 

Chanson française – Le Parti d'en Rire – Pierre Dac et Francis Blanche – 1959

http://www.dailymotion.com/video/xaywdx_pierre-dac-francis-blanche-le-parti_fun

 


 

Le Parti d'en Rire a comme devise : « Contre tout ce qui est pour – Pour tout ce qui est contre ». Son organe officiel a existé quelques années, c'était L'Os à Moëlle, rédacteur en chef : Pierre Dac, journal où on a rencontré pêle-mêle outre Pierre Dac, Francis Blanche, Pierre Doris, Jean Yanne, Robert Nahmias...

 

 

 

 

Ah, Lucien l'âne mon ami, je ne sais trop ce que tu pourrais penser de la manie de Mélanie et encore moins, ce que tu pourrais penser de toute forme d'élections... En somme, je me demande, si tu as déjà voté... et pour quel parti , le cas échéant, tu le ferais...

 

Tu sais bien, Marco Valdo M.I., mon ami, que nous les ânes, nous sommes interdits d'élections – rassure-toi, pas d'érections... Bien au con traire, voilà qu'on nous en attribue (viriles) bien plus qu'il ne nous en faut. Nous ne sommes ni électeurs, ni élus. Mais, toi, qui vis dans une de ces démocraties confortables et somme toute, assez luxueusement meublées – du moins dans ses Palais de la Nation, dans ses Assemblée, mais pas trop dans les maisons du peuple – si tu devais voter ... juste une supposition – pour quel parti, à quel parti réserverais-tu ta voix ?

 

À supposer qu'un jour, j'aille voter... Tu as bien dis que c'était là une supposition, une simple supposition...

 

Ce serait assez drôle, en effet.

 

Mais voyons, Lucien l'âne mon ami, arrête de braire... Moi, je n'ai aucune hésitation à ce sujet... Je sais très bien quel parti je prendrais et pour quel parti, je voterais... Et je vais te le dire en confidence, car ce sont là des choses que généralement on cache, un secret un peu honteux, en tous cas d'une stricte confidentialité... Mais moi, je n'ai aucune honte, aucune réticence à dire le nom du parti auquel irait – je dis bien irait, dans le cas évoqué par ta supposition où j'irais voter – irait, donc, ma voix... Par parenthèse, on est bien peu de chose... Je te confesse que je n'ai qu'un goût moyen pour le MOU (Mouvement Onaniste Unifié), ou même le MOI (Mouvement Onaniste Indépendant)... Ce sont des conservateurs, pour ne pas dire des réactionnaires...Donc, ma voix irait au Parti d'en Rire, fondé conjointement par Pierre Dac et Francis Blanche... en 1959. Car, tu en conviendras avec moi et avec eux, je veux dire Francis Blanche et Pierre Dac et tous les membres du Parti d'en Rire... «  Seules la joie et la gaieté peuvent nous sauver du pire. »

 

Ah, que voilà une belle et vigoureuse proclamation... Quand on voit ce qu'ils font aux Grecs (et qu'ils nous feront demain), il ne reste que le Parti d'en Rire « pour nous sauver du pire »... Pour un tel parti, on irait même jusqu'à aller voter... Même nous les ânes... C'est tout dire.

 

Et puis, Lucien l'âne mon ami, regarde ce programme, digne du Captain Cap... [[http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Captain_Cap/I/Un_mot_sur_le_Captain_Cap]] :

 

« Réconcilier les oeufs brouillés ,

Faire que le veau d’or puisse se coucher... »

 

En effet, je trouve la chose exaltante et élection ou pas, il convient cependant de tisser le linceul de ce vieux monde électoral, particrate, plein de promesses et cacochyme...

 

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

 

 

 

 

Oui
Notre parti
Le Parti d’en rire
Oui
C’est le parti
De tous ceux qui n’ont pas pris de parti
Notre parti
Parti d’en rire
Oui
C’est le parti
De tous ceux qui n’ont pas pris de parti
Sans parti pris, nous avons pris le parti
De prendre la tête d’un parti
Qui soit un peu comme un parti
Un parti placé au-dessus des partis


En bref, un parti, oui
Qui puisse protéger la patrie
De tous les autres partis
Et ceci
Jusqu’à ce qu’une bonne partie
Soit partie
Et que l’autre partie
C’est parti !  Ait compris
Qu’il faut être en partie
Répartis
Tous en seul parti : Notre parti


Nous avons placé nos idéaux
Bien plus haut
Que le plus haut
Des idéaux
Et nous ferons de notre mieux
Crénom vindieu de vindieu de Vindieu !
Pour que ce qui ne va pas aille encore mieux
Oui pour vivre heureux
Prenons le parti d’en rire
Seules la joie et la gaieté peuvent nous sauver du pire
La franche gaieté
La saine gaieté
La bonne gaieté des familles


Nos buts sont déjà fixés:
Réconcilier les oeufs brouillés ,

Faire que le veau d’or puisse se coucher,
Apprendre aux chandelles à se moucher ,

Aux lampes-pigeons à roucouler,
Amnistier les portes condamnées,
A l’exception des portes-manteaux
(tiens ça rime pas, ah oui je sais:)
C’est pour ça qu’y peuvent s’accrocher
Exiger que tous les volcans
Soient ramonés une fois par an,
Simplifier les lignes d’autobus
En supprimant les terminus
Et pour prouver qu’on n’est pas chiches
Faire beurrer tous les hommes-sandwichs.
Voilà quel est notre programme
Voilà le programme

Une, deux, trois
Demandez le programme

Quatre, cinq, six...
On le trouve partout

Trois, quatorze, seize...
Je le fais à cent sous


Mais... pas d’hérésie !

 


- Notre parti
- Parti d’en rire, oui
- Non!
- Si!
- Crétin!
- Pauvre type!
- Abruti !


Et voici... ce qu’est notre parti  : Oui !

 

Par Marco Valdo M.I.
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 13:58

GUÉRILLA

 

Version française – GUÉRILLA – Marco valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Siamo Guerriglia – Banda Bassotti – 2012


Texte : David Cacchione, Musique : Angelo "Sigaro" Conti

 

 

 

 

Partout et malgré tout

Sur les montagnes de la vie

Les fleuves de souvenirs

Se croisent dans cette histoire

J'écoute les idées

Comme dans un train bondé

Et je raconte l'onde

Qui se mouvait sur les monts

 

Mais on ne vit pas esclaves

Quand on naît rebelles

De jour et de nuit

D'Ostiense à la Via Rasella

Nos vieux allaient et venaient

Dans les villes occupées

Toujours libres

Et jamais domptées

 

Nous sommes

Car nous pensons

Et nous nous ressouvenons

Et puis nous rêvons

Et nous résistons

Ensuite, nous avançons

Et nous revenons

Nous sommes Guérilla

 

Entre vie et mort

S'est faite cette histoire

Celle des sept Cervi

Est unique mémoire

Le massacre de Marzabotto

Et des Fosse Ardeatine

L'histoire n'est pas un rêve

La mémoire vit

 

Aucune phrase

Aucune égalité

Ce n'est jamais égal

Qu'on vous arrache les ongles

On ne peut pas oublier

Un DNA commun

Nous tient en vie.

Nous sommes Guérilla

 

En ce monde où

La paix vit de bombes

il y a encore des rebelles

Sur les montagnes - de notre vie

 

Nous sommes

Car nous pensons

Et nous nous ressouvenons

Et puis nous rêvons

Et nous résistons

Ensuite, nous avançons

Et nous revenons

Nous sommes Guérilla

Nous sommes Guérilla

 

Par Marco Valdo M.I.
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 22:47

LE POURQUOI DE LA GUERRE

 

 

Version française – LE POURQUOI DE LA GUERRE – Marco Valdo M.I. – 2012

Chanson italienne – Perché una guerra – Fausto Amodei (1966)

 

 

 

On commence par t'enseigner que c'est ton devoir sacré

De défendre la patrie, de défendre ses frontières

On l'enseigne à l'école, le dictionnaire le dit

Ils le récitent tous comme le rosaire.

C'est ton devoir sacré, tu dois en être enthousiaste

Si tu n'y crois pas, tu es un castré, un pédé

Ne pas y croire, ça veut dire non seulement être lâches

Mais, être privés de ses organes virils.

Un jour, le jour vient où il n'y a plus de gains

Où l'économie est en phase de stagnation

Où ce qu'on produit ne trouve plus d'acheteurs

Où les travailleurs deviennent trop exigeants.

Un jour, le jour vient où pour l'économie

La guerre est le meilleur remède qui soit

Elle vivifie l'industrie, elle fait taire les syndicats

Soutient le P.I.B. et crée de nouveaux marchés.

 

Patrons et gouvernants en un rien de temps

se mettent d'accord sur qui sera l'ennemi

Peu importe qu'il soit race inférieure

Ou gens belliqueux d'une autre couleur

Ou sauvages à civiliser

Ce qui compte est que se développe l'industrie

Des fusils et des canons, fameuse vache grasse

Aux commandes bien payées et comptant.

Et ceux qui ne veulent pas admettre comme un devoir

De défendre en armes la patrie aux frontières

Sont déclarés en bloc lâches, traîtres

Mis dedans ou mieux encore, éliminés.

Ou on choisit de crever au front si on a de la malchance

Ou on crève certainement chez soi avec honte

Les guerres des patrons ne sont pas facultatives

De bon ou de mauvais gré, il faut les faire.

 

L'État et les patrons fournissent tout

La fanfare à la gare, les dames en larmes

Des cours accélérés donnés en quelques jours

Un titre qui sert seulement si on revient.

Le chocolat, le cognac, des bordels à bon marché

Et tas de discours et phrases d'adieux

Le code de guerre, la cour militaire

La prison ou le cercueil à qui ne veut pas y aller.

L'État et les patrons ne sont plus pingres

Car la guerre rapporte de splendides bénéfices

Et ces investissements sont à long terme

Et les taux d'intérêt croissent comme des champignons.

Et puis la sainte église avec de petites restrictions

A souvent donné ses bénédictions

Elle les a souvent données depuis que l'histoire est l'histoire

Et que le Père Éternel veut aussi sa victoire.

 

Et les soldats partent et vont en longue file

Ils marchent vers le front à mille à cent mille

Puis les soldats reviennent mais il y en a beaucoup moins

Que ceux qui étaient partis sur ce long train.

C'est déjà une grande chance d'être rentré

Même si on a été blessé ou mutilé

Déjà bien chanceux qui chez lui peut revenir

Mais beaucoup ne peuvent même plus repartir.

Que toute cette route n'ait servi à rien

C'est dur à comprendre pour tous ces gens

Pour tous ces gens qui grâce à cet abattoir

Ont perdu un fiancé, un père ou un frère.

Pour tous ces gens qui ont aussi payé le prix

Même s'il n'en est seulement resté un morceau

C'est dur à comprendre que tout est arrivé

Seulement pour que l'industrie augmente son chiffre d'affaires.

 

Alors voilà l'État et les riches se mettent

À distribuer des diplômes de martyrs et de saints

À donner des médailles, à faire des monuments

Pour que tous les rescapés soient contents.

Convaincus d'avoir fait un noble devoir

Et pas d'avoir été pris pour des cons

Tant qu'il y a qui seront convaincus qu'il faut être un héros

Ce qui aura été avant, ensuite se répétera.

On rabâche que c'est un devoir sacré

De défendre en armes la patrie aux frontières

Jusqu'à ce que l'économie pour dépasser cette mauvaise passe

Ne trouve en d'autres guerres son habituel remède.

C'est un cercle vicieux qui tend à ne jamais finir

Tant que toi tu ne voudras pas t'efforcer de comprendre

T'efforcer de comprendre la vérité qui est

Que ton véritable ennemi marche à ta tête.

 

Par Marco Valdo M.I.
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