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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 21:58

MAUDIT SOIT COPERNIC

 

Version française – MAUDIT SOIT COPERNIC – Marco Valdo M.I. – 2016

Chanson italienne – Maledetto sia Copernico – Michele Mari – 2007

 

 

 

 

 


Nicolas Copernic face au ciel

 

 

 

 

 

 

 

Dialogue maïeutique 

 

 

 

 

Tiens, dit Lucien l’âne en riant, voilà Copernic qui revient. Si je me rappelle bien, c’était lui qui fermait le bal de ta dernière version française.

 

 

Eh oui !, Lucien l’âne mon ami. C’était bien lui et sa révolution copernicienne qui concluait L’INQUISITION . Mais cette fois, au lieu d’éloges, il reçoit une volée de bois vert, il est maudit.

 

« Maudit soit Copernic,

Maudit soit Copernic ! »

 

 

On ne peut être plus clair, dit Lucien l’âne en riant aux éclats. Pauvre Copernic !

 

 

Halte !, Lucien l’âne mon ami. C’est de l’humour, c’est pour rire. En fait, de toute façon, Copernic s’en fout, vu qu’il est mort il y a près d’un demi-millénaire. C’est l’humour d’un de nos contemporains qui dit regretter la grandeur passée de l’humanité, quand l’homme se croyait encore cet être merveilleux créé par un Dieu qu’il avait inventé tout exprès pour ça. Alors, comme c’est bien cette fameuse révolution copernicienne, cette remise à plat de la platitude de la Terre et de sa centralité dans l’Univers, qui a fait chuter et l’homme et son Dieu de leur piédestal, l’auteur de la chanson maudit Copernic. Ce « Lost Paradise » est le résultat le plus désolant, aux yeux de notre auteur, de cette découverte copernicienne. Mais cette déception est baignée d’acide comique…

 

 

Il ne me reste qu’à conclure, à proposer de reprendre illico notre tâche et à nous remettre à tisser le linceul de ce vieux monde déboussolé, déchu, triste et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

 

 

 

Un temps, il y avait des points fixes
Tout tournait autour de nous
L’espace n’avait pas d’abysses
Immobile, au centre, notre monde à nous.
Nous étions le principe,
Tout le reste conséquence.
Nous étions le prince et les maîtres,

Mais ensuite, damnée connaissance !


Maudit soit Copernic,

Maudit soit Copernic !


Nous savions où se trouvait le paradis
Et l’espace était seulement une réplique.
Nous nous tenions fermes en un point précis
Et pas sur cette espèce de manège.
Nous ne nous attendions pas à ce que finît

Le règne de Dieu parmi les étoiles fixes.
Nous ne savons jamais où nous sommes
Depuis que avons découvert notre sarabande.


Maudit soit Copernic,

Maudit soit Copernic !

Un temps, nous avions une immense
Terre à conquérir,
Un univers où montrer notre puissance
Et des géants à estourbir.
Maintenant, nous sommes réduits à des fourmis,
Sous mille drapeaux tous ennemis,
À nous tuer pour une aire à répartir,
Une demi-heure avant de mourir.


Maudit soit Copernic,

Maudit soit Copernic !

 

Maintenant que nous sommes minuscules et mobiles,
À quoi riment nos prétentions,
Nos amours et nos sentiments nobles,
Notre rage et nos contestations ?
Au vu de la poussière que nous sommes,

Je ne sais pourquoi nous continuons.
Je ne sais même pas si c’est bêtise,
Orgueil ou désespérance.

 

Maudit soit Copernic,

Maudit soit Copernic !

MAUDIT SOIT COPERNIC

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