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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 17:10

LA VALISE

Version française – LA VALISE – Marco Valdo M.I. – 2015

Chanson italienne – La valigia – Leo Valeriano – 1970

 

 

 

 

 

Et tout notre courage,

Dans la valise.

 

 

 

La question, Lucien l'âne mon ami, que je me pose… c'est : y a-t-il autant de valises dans les chansons en d'autres langues que l'italien ?

 

 

Franchement, Marco Valdo M.I. mon ami, je n'en sais rien. En fait, je ne le pense pas. J'ai même l'impression que cette foutue valise, qui tient à peine debout parfois, est le symbole-même de l'émigration italienne. C'est en tout cas, comme ça, que les immigrés ici en Wallonie le ressentent.

 

 

De fait, à propos de l'émigration des gens de tous les pays, j'ai entendu parler de bagages, de sacs, de malles, de boîtes, de caisses… de toutes sortes d'autres objets destinés à contenir les affaires de l'exil, mais pas autant de valises que chez les émigrés italiens… Faudrait voir dans d'autres émigrations et donc dans d'autres langues… Peut-être y en a-t-il chez les émigrés espagnols, portugais, grecs, roumains, russes, tchèques , irlandais… Que sais-je ?

 

Enfin, quoi qu'il en soit, ces chansons du départ sont toujours assez mélancoliques ; il est vrai qu'on ne quitte pas son village, sa ville, son pays, sa campagne, ses amis, ses parents pour un exil contraint et indéfini sans y être obligé par des circonstances graves, qu'elles soient économiques ou politiques, ce qui revient au même, car il s'agit toujours d'épisodes de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de conserver leurs privilèges, accroître leurs richesses, étendre leur pouvoir, multiplier leurs bénéfices et renforcer l'exploitationL'exil de l'émigré est toujours un départ forcé et sans joie, sans enthousiasme. On est loin là de l'aventurier séduit par la perspective des grands espaces ou les mystères de l'inconnu ; d'ailleurs, ce dernier n'emporte pas de valise… Quant à nous, dit Lucien l'âne en hochant son grand col, même si je connais l'exil itinérant depuis très, très longtemps, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde plein d'émigrés volontaires ou non, d'exils politiques, de fuites devant les persécutions, de courses vers la vie et cacochyme.

 

 

Heureusement !

 

 

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

 

 

Une bouteille de vin du pays,
Dans la valise ;
Une poignée de terre,
Dans la valise ;
Et un ciel bleu,
Dans la valise ;
Et tout notre courage,
Dans la valise.

 

Et tous les champs qu'on a pu voir,
Dans la valise ;
Et les mots qu'on n'a jamais su dire,
Dans la valise ;
Et une grappe de rêves,
Loin, loin, loin, loin, loin…

 


Et maintenant, le train nous tire vers demain.
Il y a la terre perdue avec l'espérance,
Les rêves qui naissent à l'aube,
Et ne se couchent jamais.

 

Une bouteille de vin du pays,

Dans la valise ;

Et tous les champs qu'on retient,
Dans la valise ;

Les au revoir à ceux qu'on ne reverra plus,

Dans la valise ;

Et les yeux de la mère,

Loin, loin, loin, loin, loin…

Dans la valise,

Dans la valise.

LA VALISE

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Marco Valdo M.I.
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